Monthly Archives: juin 2022

Conseils pour une annonce freelance qui percute

Si l’on connaît ou maîtrise déjà les techniques de rédaction d’une offre d’emploi “standard”, destinée à un futur salarié, qu’en est-il de l’annonce de mission pour un freelance  ? Même si la transparence et la clarté, le choix de mots impactants et de formulations simples restent des basiques, l’approche est sensiblement différente. Travailler avec un freelance c’est apprendre à décloisonner son monde, à sortir de la relation patron-employé et à adapter ses pratiques managériales.

Faites sentir à votre futur collaborateur freelance que vous avez cerné sa valeur ajoutée. Tout commence au travers d’une annonce qui l’atteindra en plein cœur.

Prendre le temps

D’abord juriste en droit du travail et recruteur dans un cabinet de conseil, Clara Lefèvre  décide de troquer le “marteau” contre la plume pour devenir copywriter full time. A trente ans, elle vit de l’écriture et accompagne les acteurs du monde RH dans leur stratégie de communication… Comme l’optimisation de leurs offres d’emploi. « Dans mon parcours de recruteur, j’ai vu qu’il y avait un véritable sujet sur les annonces, qu’elles étaient souvent considérées comme inutiles. On demande aux recruteurs de travailler les annonces mais on leur demande aussi d’y consacrer le moins de temps possible. Conséquence ? Le rendu est très superficiel et cela se ressent au moment de candidater. »

Réfléchir à la notion de candidat idéal

Notre experte estime qu’on sous-estime trop souvent l’impact de l’écriture sur la motivation du candidat. Cette discordance traduirait un manque de compréhension de ce qui est en jeu. « D’une fiche de poste à une autre, les missions sont plus ou moins les mêmes. Elles sont bien entendu améliorées, valorisées, mais ce n’est pas l’élément différenciant. Ce qui l’est c’est l’intention derrière, savoir à qui l’on s’adresse, réfléchir à la notion de candidat idéal, de matching avec le poste, d’environnement de travail… »

Le recruteur qui propose une mission doit donner envie : traiter le freelance non pas comme un candidat mais comme un prestataire externe.

Comprendre l’environnement freelance

Clara Lefèvre bosse dans l’écriture autant que dans la psychologie humaine. Elle possède une capacité d’écoute et de perception des gens qu’elle peut mettre à profit, chaque jour, dans son métier. Elle parvient parfaitement à saisir les contours du freelance qui, avant tout, à l’âme d’ « un auto-entrepreneur. Dans un contexte de recherche du candidat idéal, le freelance devrait presque être traité comme une entreprise. Il faut bien avoir en tête qu’intégrer un freelance c’est intégrer quelqu’un qui a déjà son environnement de travail, qui a ses propres problématiques.

Je pense que le recruteur qui propose une mission doit donner envie et donner envie c’est, selon moi, traiter le freelance non pas comme un candidat mais comme un prestataire externe, un peu à la manière du consultant dont on attend des recommandations, de la force de proposition. Il ne s’agit pas seulement d’un travail exécutif. L’entreprise a trop vite fait de confondre recrutement d’un salarié et intégration d’un externe. »

Il y a également une question d’investissement-prix. Pour qu’un freelance s’investisse, il y a le sens et l’attractivité de la mission qu’on lui propose mais il y a aussi le prix.

Miser sur la collaboration

Au-delà de donner des conseils et des outils pour optimiser la rédaction d’une annonce, il faut donc partir du postulat que le freelance s’inscrit dans une relation de collaboration avec l’entreprise. La connaissance du freelancing doit absolument trouver un ancrage dans le texte.  « Avant, les gens qui ne parvenaient pas à obtenir de cdi exécutaient des petites missions freelances pour vivre. Aujourd’hui, la tendance s’est renversée. À côté d’un statut qui prend de l’ampleur, les grandes organisations peinent à suivre, freinées par de vieux stigmates. On ne cherche pas à attirer et à fidéliser le freelance de la même manière qu’une personne qui a vocation à rester. Il y a également une question d’investissement-prix. Pour qu’un freelance s’investisse, il y a le sens et l’attractivité de la mission qu’on lui propose mais il y a aussi le prix. »

Donner à voir

« Au même titre que la rédaction d’une offre d’emploi pour un candidat salarié, il est important voire nécessaire de considérer le freelance comme un prospect et, dans ce cadre, de l’amener à se projeter. » continue notre copywriter aguerrie. Une annonce attractive est une annonce qui raconte une histoire, qui donne au candidat de quoi se projeter, de quoi savoir s’il détient les compétences et tous les acquis nécessaires pour se lancer dans l’aventure “entreprise”.

Parmi les twist à apporter à une annonce, une description détaillée de la mission mais aussi de l’organisation et de ses attentes profitera sans nul doute aux deux parties. L’une affichant clairement ses intentions, l’autre identifiant en une lecture si le job est le bon à l’aune de ses ambitions. Personne ne perd son temps. Donnez donc à voir et “projetez” votre prospect sur ce que vous voulez lui confier. A l’inverse, soyez curieux de le découvrir, d’appréhender son mode de vie, intéressez-vous à ce qui l’entoure.

Attirer avec transparence

La lecture d’une annonce peut susciter de nombreuses réactions : l’enthousiasme, la curiosité mais aussi la fuite, la panique… Pour ne pas noyer le freelance, le perdre dans une liste de tâches à rallonge ou encore dans un jargon trop inspiré “West Coast”, allez à l’essentiel. Sans rien négliger de l’essentiel. « Il y a un juste équilibre à trouver dans la description d’une mission. Les détails sont importants mais il ne faut pas tout dire dès le départ, ils arriveront bien assez tôt.

Par contre, si une entreprise vit une situation bouleversante, un rachat, une cession, un changement de direction, je pense qu’il faut être clair là-dessus et ne pas trop user d’expressions galvaudées telles que ‘dans un contexte de grandes mutations’… ‘Clarity over cleverness’ comme on dit ». N’ayez donc pas peur des mots mais n’effrayez pas non plus, soyez juste, soyez clair.

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Reshaping Work : le rendez-vous de tous les protagonistes

Coopératives

Jovana mène actuellement des recherches universitaires sur les coopératives de plateforme : « les coopératives conjuguent les capacités technologiques de l’économie de plateforme avec un type d’entreprise où les travailleurs et les utilisateurs sont propriétaires de la plateforme. Elles allient les principes fondamentaux de la coopération aux avantages des plateformes technologiques. La création de valeur leur revient également. Les coopératives classiques sont plus résilientes que les entreprises et, par exemple, elles peuvent aussi faire face aux crises. Elles pâtissent juste de leur lenteur décisionnelle. Mais les plateformes technologiques permettent de numériser cette phase de prise de décision, ce qui lui fait gagner en rapidité et en efficacité. »

Partago, la coopérative citoyenne gantoise de covoiturage en voiture électrique, est selon elle un bon exemple : « Le principe est simple : dès le moment où suffisamment de personnes situées dans un certain quartier se montrent intéressées par le covoiturage, Partago y met à disposition une voiture électrique. Des histoires circulent à propos de personnes qui distribuent des dépliants dans leur voisinage pour trouver suffisamment de participants. Pensez-vous qu’un chauffeur Uber se donne autant de mal pour vendre Uber ? Non, parce que tout l’argent va à Uber ! »

Conférence

En 2017, Jovana a organisé sa première conférence consacrée à l’avenir et aux défis du travail sur les plateformes. Elle l’a fait en collaboration non seulement avec des universitaires, des entreprises, des plateformes, des politiciens, mais aussi avec des travailleurs de plateformes réels. « Nous sommes les pionniers et jusqu’à présent les seuls à avoir abordé cette question au travers d’une approche multipartite. » La recette a fait mouche, elle a suscité l’intérêt et la Stichting “Reshaping work” est devenue une réalité. Jovana organise depuis lors une conférence politique annuelle. Elle reconnaît que la participation de travailleurs de plateforme aux groupes de discussion reste toujours difficile, tout comme leur implication.   Elle évoque non sans fierté le rapport 2021 sur la mise en place de conditions de travail correctes et loyales dans des modes de travail.

Aujourd’hui, Jovana se trouve dans la dernière ligne droite de la conférence “Reshaping Work 2022 conference“ des 13 et 14 octobre à Amsterdam. Elle tient à évoquer la thématique suivante : « Les technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle (IA) et les plateformes numériques remodèlent la façon dont les individus et les organisations opèrent. Bien que les systèmes et plateformes d’IA semblent vouloir façonner l’avenir du travail à un degré significatif, leur impact réel dans une perspective professionnelle, sociale, organisationnelle et/ou politique reste encore vague. Quelles répercussions l’économie de plateforme et l’AI@Work auront-ils effectivement sur l’avenir du travail ? Nous jouerons en la matière un peu le rôle de médiateur dans la recherche de solutions utiles à tous ! »

Dialogues multipartites

La fondation Reshaping Work, dont le siège est à Amsterdam, joue un rôle de pionnier dans l’approche multipartite lorsqu’il s’agit de discuter des dernières tendances concernant les innovations numériques et l’avenir du travail : « Le Reshaping Work Dialogue crée un espace de réflexion et de discussion collectif pour les entreprises, les syndicats, les scale ups, les startups, les instituts de recherche, les syndicats, les groupes d’intérêt et les experts indépendants. »

Un monde du travail à l’épreuve du futur et meilleur ne dépend pas d’une seule et même entité. Non, l’obligation est conjointe. « Tous les protagonistes méritent une place dans le débat pour aborder ensemble les modes de travail atypiques. Nous y facilitons les discussions entre entreprises, startups, syndicats, groupes d’intérêt, etc. Initiative novatrice à plus d’un égard, elle se révèle très utile, car elle propose aux nombreux intervenants un espace fiable où ils peuvent échanger leurs points de vue en toute connaissance de cause. Nos discussions peuvent aussi inspirer le monde politique européen. »

« Nous venons donc de lancer une nouvelle campagne de dialogues multipartites , cette fois avec 30 organisations partenaires telles que Malt, Collective Benefits, le groupe Adecco, Zurich Insurance, Acture Group, Zenjob, Uber, Smart Coop, UNIA Europe, Cera Coop, ETUI, WEC, CESI, WageIndicator Foundation… »Trois questions clés parsèment les échanges de cette année :

  • les répercussions de la proposition de directive européenne sur la sécurité sociale et les conditions de travail correctes pour les travailleurs de plateformes ;
  • l’obligation de rendre compte, les principes éthiques et la réglementation des systèmes et algorithmes d’IA sur le marché du travail ;
  • formation, employabilité et participation des jeunes au marché du travail et bien-être au travail pour les générations à venir. »

Plateformes pour les travailleurs du savoir

La priorité de Jovana porte en effet sur le “gigwork” ou travail de plateforme réservé aux personnes non qualifiées. « En ce qui concerne les plateformes dédiées aux freelances plus qualifiés, la question est beaucoup plus complexe. Pensons à Upwork, Fiverr, Toptal, etc..” Ces plateformes, d’ailleurs, refusent d’être assimilées à l « économie de plateforme ». « Leur terrain de jeu reste international. Des personnes originaires d’Asie ou de pays en développement proposent aussi des services à des clients en Europe. Quelle législation et quel système fiscal sont applicables ici ? »

Jovana se sent aussi très préoccupée par ces travailleurs du savoir ou ces travailleurs de plateforme plus qualifiés. « Contrairement aux employés fixes, ils ne reçoivent ni formation ni enseignement complémentaire provenant de leur plateforme. Ils ne bénéficient pas non plus de perspectives de carrière. En revanche, seuls 10 % d’entre eux gagnent assez pour pouvoir subvenir à leurs besoins. » Selon Jovana, ces plateformes disposent d’un pouvoir et de données énormes. Elles établissent les évaluations des collaborateurs, décident de leur entrée et de leur sortie. Mais comment un jeune débutant peut-il se forger une réputation ? Peut-elle être transmise ? Ne devraient-elles pas accorder un budget d’apprentissage ? Pour Jovana, ces plateformes doivent en être responsables. « Peut-être que la pénurie de talents les amènera à comprendre qu’elles acquièrent un avantage concurrentiel si elles s’occupent mieux de leurs travailleurs et leur offrent don des formations, etc. »

À lire également : “Groei platformen vraagt om versnelling in dialoog tussen beleidsmakers, belangenbehartigers en platformbedrijven”

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« Le Chief Freelance Officer est mort »

Le Chief Freelance Officer est mort. C’est le titre percutant que Bertrand Moine a choisi pour son article afin de tourner tous les regards vers un constat assez clair : « Les entreprises collaborent de plus en plus avec les freelances, néanmoins elles n’ont en général pas de véritable stratégie leur permettant d’optimiser leur relation avec cette nouvelle force de travail ». En fait c’est déjà en 2016 qu’il préconisait la création du poste de « chief freelance officer » (CFO). Aujourd’hui il ose prendre le contrepied de son intuition.

Il faut mettre en place une structure qui permet d’accueillir et d’intégrer les freelances.

Gig economy vs talent economy

Entre le DRH et le Directeur des achats, le CFO aurait été chargé de la gestion et de la fidélisation des travailleurs indépendants. Car l’essor du travail indépendant fait partie des bouleversements majeurs de l’organisation du marché du travail. « Cette forme de travail correspond notamment à des aspirations sociétales nouvelles. On peut distinguer certains travailleurs souvent peu qualifiés qui subissent leur indépendance, et les experts qualifiés qui choisissent ce statut pour donner une nouvelle dimension à leur vie professionnelle » explique Bertrand Moine.

Où reste la stratégie d’intégration des freelances ?

Il est l’heure. L’heure pour les entreprises de s’inscrire dans une approche de Total Talent Management. La montée en puissance de la freelance economy implique une remise en question de la conception de la gestion des ressources humaines. C’est aussi l’avis de Bertrand Moine : « Les entreprises sont amenées à collaborer avec des travailleurs de statuts différents : salariés et freelances travaillent de plus en plus ensemble, main dans la main. Mais pour véritablement en tirer profit il faut mettre en place une structure qui permet d’accueillir et d’intégrer les freelances. » Sur le terrain, le co-fondateur de Digital-Village observe trop souvent que la relation reste transactionnelle et menée par Procurement. « Certains utilisent déjà des Freelance Management System (FMS). Néanmoins, ces pratiques s’inscrivent dans une vision très administrative, juridique et économique. Rares sont les entreprises gérant leurs freelances de manière véritablement intelligente. L’absence de centralisation rallonge les délais de recrutement et rend difficile de trouver la « pépite » que l’on attendait. »

Il faut impérativement que les services des ressources humaines prennent la main sur la gestion des freelances.

Place au RH

Quelque chose continue à frapper Bertrand Moine : « La gestion des freelances est en général confiée à la direction des achats. De leur côté, les RH sont associées aux seuls salariés. Il existe donc un vide entre service des ressources humaines et direction des achats qu’il m’avait, dans un premier temps, semblé souhaitable de combler par cette fameuse nouvelle fonction de CFO. Mais force est de constater que très peu d’entreprises ont créé de tels postes, restant dans un modèle classique de gestion des freelances par les services des achats. Il faut impérativement que les services des ressources humaines prennent la main sur la gestion. Cela permettrait que les travailleurs indépendants soient considérés comme une ressource propre de l’entreprise, et non plus comme simples sous-traitants externes. »

Sources : Bertrand Moine sur LinkedIn

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L’automatisation du travail est-elle synonyme d’avenir du travail ?

Hier, l’invention des robots pour l’accomplissement de tâches répétitives et pénibles était une révolution dans le monde industriel. Aujourd’hui, nous évoluons dans une ère où certaines machines prennent la forme de logiciels. Software Advice s’est penché sur la question sur l’impact au quotidien sur notre travail. Selon leur étude auprès de 1 000 employés français, 53% des travailleurs estiment que l’automatisation du travail (en grande partie liée à l’intelligence artificielle) aura un impact sur leur quotidien au cours des 10 prochaines années.

Les travailleurs sont motivés par la numérisation du travail

Dans son article, le média Siècle Digital relève un premier constat : 64% des employés interrogés pensent que la pandémie a accéléré l’utilisation du numérique dans leur entreprise. On cite bien sûr les chatbots, les nouveaux logiciels et les réunions virtuelles. 53% des répondants pensent que l’automatisation des tâches aura un impact sur leur quotidien d’ici 2032. L’enquête de Software Advice parle d’un ‘optimiste’ vis-à-vis des nouvelles technologies en entreprise pour 38% d’entre eux et ‘enthousiaste’ pour 13%. Plus fort encore, les travailleurs se disent même « motivés par la numérisation du travail ».

Encore plus de formation à la numérisation

Siècle Digital relève également une demande importante de formation au numérique. 77% des sondés pensent que leur employeur devrait les former à de plus nombreuses compétences numériques et, par extension, à la maîtrise des outils d’automatisation des tâches. L’automatisation des tâches n’est donc pas un sujet qui effraie les employés. Selon Caroline Rousseau, analyste chez Software Advice, « les employés sont en demande réelle de formation. Les entreprises vont devoir aménager des plages horaires dédiées, car investir du temps de travail dans la formation est la promesse d’un rebond ou d’une réorganisation réussie, et de salariés plus épanouis ».

L’automatisation source d’emploi

Selon Caroline Rousseau, analyste chez Software Advice, les travailleurs interrogés sont 48% à penser qu’à l’avenir « il y aura davantage de perspectives d’emploi en raison de l’automatisation ». En revanche, l’incertitude est tout de même présente pour 20% des répondants qui ne savent pas si l’automatisation aura un impact positif ou négatif sur l’emploi. Selon Caroline Rousseau, analyste chez Software Advice, « les employés sont en demande réelle de formation. Les entreprises vont devoir aménager des plages horaires dédiées, car investir du temps de travail dans la formation est la promesse d’un rebond ou d’une réorganisation réussie, et de salariés plus épanouis ».


L’automatisation au service du travail

  • Gestion de projet : saisie de données, attribution de tâches, envoi de rappels…
  • Support client : réponses aux questions fréquentes, priorisation des tâches, chatbot…
  • Marketing : marketing automation, contenu dynamique personnalisé…
  • Comptabilité : flux de documents, encodage, automatisation de la communication…
  • RH : onboarding, génération de contrats, mise à jour de données personnelles…

Comment les répondants perçoivent-ils leur avenir au regard de l’automatisation ?

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Photo by Tim van der Kuip on Unsplash

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World Employment Conference 2022: Il est où… l’amour ?

WEC ? L’acronyme de World Employment Confederation, l’organisation mondiale des sociétés de services intermédiaires dans le secteur RH. « Nos membres, compte tenu de leur poste dans les organisations, sont aux premières loges pour repérer les tendances et les évolutions du monde du travail Ils ne cessent de concevoir par ailleurs de nouveaux services et solutions pour leurs clients », déclare Bettina Schaller.

Point urgent du programme politique : la résilience face au marché du travail

Les CEO du monde entier se préoccupent des trois principaux enjeux de la gestion des talents. 69 % de l’ensemble des organisations se plaignent du manque de candidats talentueux, et ce pour diverses raisons. Retenir les talents au sein de l’entreprise se révèle être une tâche ardue ; les gens quittent de leur plein gré les organisations parce que, par rapport à la situation d’avant-crise sanitaire, ils considèrent autrement la question du travail dans leur vie. L’économie ‘’stop & go’’, par ailleurs, signifie que la gestion des talents nécessite une organisation plus flexible.

L’appel de Schaller et de la WEC est sans ambages : les changements à apporter sur le marché du travail pour concilier les besoins des organisations et des travailleurs doivent figurer parmi les priorités !

L’appel de Bettina Schaller et de la WEC est sans ambages : les changements à apporter sur le marché du travail pour concilier les besoins des organisations et des travailleurs doivent figurer parmi les priorités !

En attendant, qu’est-ce que les organisations peuvent déjà faire par elles-mêmes ? Existe-t-il des modèles à suivre qui peuvent nous inspirer ? Que dit la recherche scientifique ? Ces questions ont été abordées lors de tables rondes, de discussions et de séances keynote.

Une sélection parmi les nombreuses interventions passionnantes :

l’important n’est pas tant le fossé entre les attentes des employeurs et celles des travailleurs, mais le rythme auquel les employeurs s’adaptent aux changements du marché du travail. Il existe un décalage énorme entre les attentes des travailleurs et des employeurs — le marché du travail est un monde parallèle. La culture d’une organisation est donc d’une importance capitale, aujourd’hui plus que jamais ! « Prenez soin de vos collaborateurs », conseille Adam Hawkins,  ’’Midnight oil, is now morning yoga’’. Autrement dit ; la flexibilité et l’équilibre dans une vie sont désormais des facteurs déterminants pour les personnes qui travaillent

Il existe un décalage énorme entre les attentes des travailleurs et des employeurs — le marché du travail est un monde parallèle.

Entretenir la motivation des travailleurs

Des personnes toutes générations confondues poursuivent désormais des ambitions supérieures et souhaitent approfondir leurs compétences. Au travail, mais aussi hors du travail. Elles font des petits boulots, suivent des cours ou créent leur propre entreprise à titre d’activité complémentaire. Organisation, vous devez comprendre ce phénomène et y faire face afin de retenir ces talents et de les voir continuer à contribuer à votre réussite. Le leadership ? D’accord, mais pas en répondant du tac au tac. En envisageant la question sous l’angle des compétences, vous créez toute une palette de solutions pour préserver la motivation des travailleurs.

Un cadre législatif à la traîne

« N’attendez rien de l’UE », a déclaré le commissaire européen de l’emploi et des droits sociaux, Nicolas Schmit, « nous n’apportons qu’un cadre de qualité, le véritable dialogue social doit avoir lieu dans l’organisation. Le cadre législatif est toujours en retard sur la réalité des nombreuses et rapides évolutions du monde du travail. Les travailleurs de l’UE disposent déjà de droits fondamentaux qui ont toujours été garantis. Nos priorités actuelles ? Un ensemble de lois et de règlements qui permettent à chaque individu de travailler où, quand et comme il le souhaite. Le monde politique est trop conservateur, il est toujours dans une logique 9 h – 5 h ».

« Les gens vont être amenés à changer d’emploi plus souvent et nous devons de toute urgence trouver un cadre et un système pour y faire face, » a-t-il poursuivi. En procédant de la sorte, nous leur offrons davantage de sécurité et de confiance en eux. « Autorités publiques, nous sommes tenus de faire comprendre aux travailleurs que les multiples mutations sont une bonne chose et que nous nous soucions de leurs répercussions sur chacun d’entre eux. »

Le monde politique est trop conservateur, il est toujours dans une logique9 h – 5 h

Quelle est la prochaine étape ?

La philosophie à privilégier pour les années à venir ? Faites… des talents, pas la guerre, dit expert interculturel Pellegrino Riccardi. Trop de sociétés enfreignent le contrat social et négligent d’investir dans leurs travailleurs. Des exemples ? Licencier des collaborateurs de plus de 50 ans ou nourrir des préjugés à l’encontre de certains groupes à potentiel. “They pee in the well and then they complain the water is not drinkable. « Elles font tout pour apporter de l’eau au moulin, puis se plaignent que l’eau n’est pas potable. » Instaurez la confiance en adoptant une politique en faveur de l’humain.

Organizations pee in the well and then they complain the water is not drinkable « Elles font tout pour apporter de l’eau au moulin, puis se plaignent que l’eau n’est pas potable. »

Un grand nombre de personnes envisagent désormais la vie, leur carrière, leur travail sous un angle fondamentalement différent. Depuis la pandémie, elles sont à même de tout gérer. La qualité de leur vie dépend de la qualité de leurs relations : sommes-nous en sécurité ? Sommes-nous reliés les uns aux autres ? Avons-nous un avenir ensemble ? Il revient aux organisations de répondre à cette nécessité de sécurité et de rapports de qualité. Les personnes font un amalgame entre vie professionnelle et vie privée. Comment faire ? Par l’adoption et la communication systématique d’une vision claire. La sécurité au travail constitue une part essentielle du bonheur au travail. L’amour est nécessaire sur le lieu de travail : faites sentir à votre entourage qu’il est aimé, qu’il a sa place.

Employees who feel #Love perform better. Where is the Love?

La prochaine conférence de la WEC est prévue les 21 et 22 mars 2023 à Bruxelles.

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Baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi : ce que le 3e trimestre 2022 nous réserve

L’activité devrait rester soutenue sur le marché du recrutement au cours du 3e trimestre 2022. Selon l’enquête réalisée en avril par ManpowerGroup auprès de 520 employeurs, 4 employeurs sondés sur 10 (41%) prévoient d’augmenter leurs effectifs d’ici la fin du mois de septembre 2022, tandis que 16% d’entre eux prévoient de les réduire. 39% des employeurs interrogés n’anticipent aucun changement.

Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi (2) – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements – atteint la valeur très positive de +25%. C’est une baisse de 9 points par rapport au trimestre précédent, mais une hausse de 11 points par rapport au 3e trimestre 2021.


Résultats du baromètre des perspectives d’emploi réalisé par ManpowerGroup :

    • Les employeurs prévoient de ralentir le rythme des embauches, mais rapportent des Prévisions Nettes d’Emploi toujours très favorables : Belgique (+25%), Bruxelles (+19%), Flandre (+25%), Wallonie (+33%).
    • Les pénuries de talents se maintiennent √† des niveaux très élevés dans les trois régions du pays : 76% au niveau national, 77% √† Bruxelles, 75% en Flandre et 74% en Wallonie.
    • Les employeurs de tous les 10 secteurs sondés rapportent des intentions de recrutement positives pour le prochain trimestre, le secteur ‘IT, Technologie, Télécoms, Communication & Médias’ se montrant nettement le plus dynamique (+47%),
    • C’est dans le secteur IT que les difficultés de recrutement sont les plus fortes (86%) devant le secteur du Commerce et de la Logistique (81%)
    • Les difficultés de recrutement s’intensifient en fonction de la taille des entreprises : près de 8 employeurs sur 10 (79%) occupant plus de 250 personnes sont touchés par les pénuries de talents.
    • Dans le monde postcovid, les softs skills les plus recherchées par les employeurs mettent l’accent sur l’autonomie des travailleurs : responsabilité/fiabilité, prise d’initiative, résolution de problème, capacité d’adaptation ou soif d’apprendre.
    • Les intentions de recrutement pour le prochain trimestre sont positives dans 39 pays sur 40 , la Belgique (+25%) se situant au m√™me niveau que la moyenne de la région EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique).

Crise des talents sans précédent

Lors de cette édition, ManpowerGroup a également réalisé son enquête annuelle sur les pénuries de talents. Plus de trois employeurs belges sur quatre (76%) éprouvent des difficultés à remplir leurs postes vacants, et un sur cinq affirme éprouver de grosses difficultés à trouver les bons profils.  C’est une baisse de 7 points par rapport à l’an dernier.

« Dans un contexte d’une plus grande incertitude et de pression sur les coûts, les employeurs belges prévoient de ralentir le rythme des embauches au cours du prochain trimestre, même s’ils continuent de rapporter des intentions de recrutement très favorables dans les trois régions du pays et dans les 10 secteurs sondés » explique Sébastien Delfosse, Managing Director de ManpowerGroup BeLux. 

En raison de l’accélération des transformations du marché du travail, les employeurs doivent faire face à une crise des talents sans précédent au niveau mondial – Sébastien Delfosse, Managing Director de ManpowerGroup BeLux.

« En raison de l’accélération des transformations du marché du travail –  démographie et départ à la retraite des boomers, pression sur les compétences en raison de la digitalisation, évolution des attentes des travailleurs dans le monde post-covid et nouveaux défis à relever par les organisations – les employeurs doivent faire face à une crise des talents sans précédent au niveau mondial. Avec trois employeurs sur quatre impactés par cette crise, la Belgique se situe au même niveau que la moyenne observée au niveau mondial. Cela fait longtemps que le diagnostic sur les pénuries des talents a été posé, mais aujourd’hui il y a vraiment urgence ! Tous les acteurs sur le marché de l’emploi doivent se mobiliser et établir leur plan d’action pour améliorer la gestion des talents, à court et à long terme, afin de réduire le fossé entre l’offre et la demande de compétences, et créer ainsi un marché du travail plus durable. »

Créations d’emploi et difficultés de recrutement dans les trois régions

Malgré des prévisions en recul,  les employeurs des trois régions du pays rapportent des intentions de recrutement toujours très favorables : +33% en Wallonie, +25% en Flandre et +19% à Bruxelles. Dans le même temps, les employeurs des trois régions continuent d’éprouver des difficultés à remplir leurs postes vacants : 77% sont impactés par les pénuries de talents à Bruxelles, 75% en Flandre (dont 23% affirmant éprouver de ‘grosses difficultés de recrutement’ et 74% en Wallonie. « Chaque région doit faire face à des problématiques spécifiques, mais toutes doivent augmenter le taux d’emploi, améliorer la mobilité et renforcer l’activation des demandeurs d’emploi vers les métiers en pénurie » ajoute Sébastien Delfosse. 

Forte demande en provenance des secteurs de l’IT et pour les fonctions digitales

Les employeurs des 10 secteurs d’activité sondés prévoient de créer de nouveaux emplois d’ici la fin du mois de septembre, même s’ils rapportent des prévisions en recul dans neuf d’entre eux par rapport au trimestre précédent. Ce sont les employeurs des secteurs ‘IT, Technologie, Télécoms, Communication & Médias’ (+47%) et du secteur du ‘Commerce de gros et de détail / Supply Chain & Logistique’ (+35%) qui se montrent les plus optimistes. Les perspectives d’emploi sont également très positives dans le secteur des Services publics, de la santé, de l’éducation et des services collectifs (+25%) et de la Finance, des banques, de l’assurance et de l’immobilier (+24%) ainsi que – signe encourageant – dans le secteur de l’Horeca, de la culture et des loisirs(+23%).

Demande accrue en IT et digitalisation

Aucun secteur n’est épargné par les pénuries de talents. Sur un marché de l’emploi en pleine transformation, les profils IT et digitaux sont devenus les profils les plus recherchés. En effet, non seulement 86% des employeurs sondés dans ce secteur éprouvent des difficultés de recrutement, mais les fonctions digitales ont également été citées comme les profils les plus difficiles à trouver par l’ensemble des employeurs, tous secteurs confondus. Les difficultés de recrutement sont fortement ressenties dans le secteur du Commerce & de la Logistique (81%), le secteur Autres Services aux entreprises (81%) faisant appel à des spécialistes de tous horizons, que ce soit dans les domaines juridiques, techniques, scientifiques ou administratifs. Les pénuries touchent également le secteur des Services publics, de la santé, de l’éducation et des services collectifs (+75%) et le secteur de l’Horeca / Culture & Loisirs (+73%) qui peine à reconstituer ses effectifs au lendemain de la pandémie du Covid. Les secteurs de la Construction (73%) et de l’Industrie manufacturière (72%) doivent toujours faire face à un manque structurel de main-d’œuvre qualifiée, tandis que le secteur de la Finance, des banques, de l’assurance et de l’immobilier (69%) éprouve aussi des difficultés à attirer des talents.

Face à ce constat, Sébastien Delfosse préconise de « renforcer l’attractivité et la qualité de toutes les filières de formation », tandis qu’au niveau des entreprises l’accent doit être mis sur « la fidélisation du personnel et la mise en place de politiques RH individualisées tenant compte des nouvelles attentes des salariés ». 

Les difficultés de recrutement s’accentuent en fonction de la taille de l’entreprise

Selon l’enquête de ManpowerGroup, les intentions de recrutement pour le prochain trimestre sont positives dans les quatre segments d’entreprise. Si toutes sont frappées par les pénuries de main-d’œuvre, on observe que les difficultés de recrutement s’accentuent avec la taille de l’entreprise : + 69% pour les microentreprises (< 10 travailleurs), +73% pour les petites entreprises (10-49 travailleurs), +78% pour les moyennes entreprises (50-249 travailleurs) et +79% dans les grandes entreprises (≥ 250 travailleurs). 

Dans le monde post-covid, les employeurs éprouvent des difficultés à trouver des  travailleurs faisant preuve d’autonomie et de responsabilité 

Soft skills dans le monde post-covid : autonomie et responsabilité

Si les employeurs éprouvent des difficultés à trouver du personnel en raison du manque de compétences disponibles (hard skills), c’est également au niveau des qualités personnelles que les problèmes de recrutement se font ressentir, avec une nouvelle tendance qui semble émerger. Sébastien Delfosse : « Notre enquête laisse apparaître une évolution des soft skills recherchées. Dans le monde post-covid, les employeurs éprouvent des difficultés à trouver des  travailleurs faisant preuve d’autonomie et de responsabilité. Ce sont des qualités essentielles pour évoluer dans un monde du travail qui privilégie des modes d’organisation hybride. » Concrètement, voici le top 5 des soft skills les plus recherchés par les employeurs en Belgique : dans l’ordre, responsabilité/discipline, initiative, résolution de problème, résilience/adaptabilité, soif d’apprendre/curiosité. Les soft skills liées à la collaboration ou à la vie sociale restent importantes, mais n’arrivent qu’en huitième et neuvième position. 

Perspectives d’emploi positives dans 39 des 40 pays et territoires sondés

Les  intentions de recrutement pour le 3e trimestre 2022 sont positives dans 39 des 40 pays et territoires sondés, seule la Grèce rapportant des prévisions négatives. Avec +25%, la Prévision Nette d’Emploi de la Belgique se situe en dessous de la moyenne mondiale (+33%) et au même niveau que la moyenne de la région EMEA (+25%).  Au niveau des pénuries de talents, avec 76%, la Belgique se situe au même niveau que la moyenne mondiale (75%).

À propos du baromètre ManpowerGroup

Le Baromètre ManpowerGroup des Perspectives d’Emploi (ManpowerGroup Employment Outlook Survey – MEOS) pour le 3e trimestre 2022 a été mené en  avril 2022 auprès d’un échantillon représentatif de plus de 40.000 employeurs publics et privés (dont 520 en Belgique) dans 40 pays et territoires. L’objectif de l’enquête est de mesurer l’évolution des intentions de recrutement des entreprises pour le trimestre à venir et par rapport au trimestre précédent. Chaque employeur interrogé a répondu à la même question : “Comment anticipez-vous l’évolution de l’emploi total dans votre entreprise au cours du prochain trimestre, c’est-à-dire jusqu’à fin septembre 2022, par rapport au trimestre actuel ?”. C’est la seule étude prospective de cette envergure dans le domaine de l’emploi. Elle est unique par sa taille, son objectif, sa longévité et son contenu. Mené depuis 60 ans, le Baromètre ManpowerGroup constitue l’une des enquêtes les plus fiables en matière d’emploi et est considéré comme un indicateur économique reconnu.

Découvrez Le Baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi sur le site web www.manpowergroup.be.

Les résultats complets, incluant les rapports et les graphes, des 40 pays et territoires participants peuvent être téléchargés dans le Research Center du site www.manpowergroup.com/meos.

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Le freelancing via une plateforme : positionnez-vous pour décrocher vos missions

Démarrer sur les chapeaux de roue en tant que freelance ne se fait pas sans mal. De nombreux freelances, et notamment les nouveaux venus, éprouvent des difficultés à se mettre en avant auprès de prospects.

Une préoccupation qui les mobilise pour la plupart d’entre eux. Comment faire en sorte d’être considéré comme le meilleur candidat pour la mission ? Quelles informations doivent-ils veiller à partager avec les prospects ?

Le défi de se démarquer est rendu encore plus difficile par la nécessité de disposer d’une expertise particulière. Il existe des domaines de compétences plus recherchés que d’autres. Qui plus est, les plateformes acceptent beaucoup plus de freelances qu’elles ne peuvent affecter à un projet.

Que faire ? Jon Younger a demandé à plusieurs responsables de plateformes de freelance de lui prodiguer des conseils.

Faites la différence en présentant un profil adapté à un créneau particulier

Un profil général vous fait disparaître parmi la masse. À la création de votre profil, avec une photo ou une vidéo professionnelle, optez pour une niche spécifique qui vous distingue des autres. Actualisez votre profil et votre disponibilité sur une base régulière afin que les prospects sachent à quel moment et pendant combien de temps ils peuvent collaborer avec vous.

Faites valoir votre portefeuille de projets. Inscrivez-y de nouveaux dossiers et expériences pour tenir votre profil à jour.

La crédibilité est un aspect primordial. Ajoutez-y des formations et des certifications afin de consolider votre profil et votre crédibilité. Le matériel de référence tel que les publications, les conférences ou les présentations constitue un avantage supplémentaire pour votre profil.

Donnez la parole à votre authenticité dans un pitch taillé sur mesure

Freelance, vous incarnez votre propre marque. Proposez votre candidature pour des missions qui vous permettent de révéler votre passion. Chaque prise de contact avec un prospect constitue une belle occasion de faire parler cette fameuse passion.

Privilégiez un discours conçu pour le client sans termes techniques.

Tout projet nécessite un pitch soigneusement préparé par votre « moi » authentique. Consacrez-y suffisamment de temps et effectuez des recherches. Privilégiez un discours conçu pour le client sans termes techniques. Montrez votre « pourquoi ». En plus de répondre aux questions, expliquez comment vous allez aborder le travail.

Faites une candidature propre à un projet en particulier

Persuadez votre prospect en lui fournissant avec enthousiasme des informations spécifiques à un programme. Ne vous limitez pas à un CV, mais relatez votre histoire. Présentez des projets passés : soulignez-y votre rôle, la finalité et le résultat concret. Limitez les informations que vous donnez à votre domaine d’expertise et soignez-les.

Insistez sur la manière dont vous pouvez, par vos compétences propres et celles que vous avez acquises précédemment, offrir une solution efficace au problème du client.

Recourez à des témoignages qui vous apportent une longueur d’avance

Persuadez vos futurs clients de la qualité de vos services. Invitez les clients chez qui vous avez déjà travaillé à vous donner un avis ou un retour sur la mission que vous avez effectuée. Servez-vous de ces évaluations lorsque vous abordez de nouveaux employeurs potentiels.

Place au positionnement pour réussir !

Consultez l’article intégral de Jon Younger publié récemment dans Forbes.

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” Les talents externes sont encore trop souvent considérés comme un back-up “, Mélanie Verhage, Managing Consultant de Profile Group

Son Master en Marketing en poche, Mélanie Verhage va consacrer le début de sa carrière à deux grands groupes actifs dans le B2C. En 2013, un déménagement et un nouveau venu dans la famille stimuleront une réorientation professionnelle. Inattendue, certes, mais pleine de sens pour la marketeuse. Car arrivée à Liège, Mélanie avoue ne pas tout de suite retrouver chaussure à son pied. Quitte à recommencer, elle décide d’apprendre un nouveau métier. « Ma rencontre avec Andrew Simmonds, Managing Director de Profile Group a été décisive. J’allais pouvoir développer la culture entrepreneuriale qui sommeillait en moi. Mais dans le secteur du recrutement. »

Créer sa place dans un nouveau secteur

Mélanie Verhage se souvient de cette époque où le bureau de Liège ne comptait encore que deux personnes. Aujourd’hui, ils sont près de 20 collaborateurs et 45 au total sur les 3 bureaux. « Le marché avait un tout autre visage. Et pour ma part, j’ai dû beaucoup apprendre en poussant une à une les portes des prospects, cela ça me donnait une telle énergie que nous avons très vite développé un beau portefeuille de clients. Je suis aujourd’hui très fière et reconnaissante de la belle équipe liégeoise que nous formons. Aujourd’hui, nos clients de la première heure le sont toujours et nous collaborons dans une vraie dynamique de partenariat grâce à notre portfolio étendu de services. Finalement, ce qui donne sens à mon travail ce sont d’abord les personnes avec qui je collabore et ce qu’ils m’apprennent.»

C’est de cette envie de créer de la valeur ajoutée que sont nés nos services de MSP et de RPO.

Politique d’écoute et d’agilité

Tout comme elle le faisait dans ses fonctions de Marketing, Mélanie Verhage tient à marquer la différence grâce à une politique d’écoute et d’agilité. « Même si cela peut paraitre un peu cliché, la clé est de partir des besoins du client plutôt que de services existants. C’est d’ailleurs de cette envie de créer de la valeur ajoutée que sont nés nos services de MSP et de RPO ». Car oui, Mélanie à un jour eu l’audace de s’afficher en tant que Managed Service Provider. Une innovation issue de l’identification d’un besoin chez John Cockerill à Seraing.

Le projet MSP John Cockerill

Pour le groupe international d’ingénierie et de maintenance de Seraing, le recrutement de CDI ne suffit plus pour répondre à la demande de recrutement. Les talents externes entrent alors dans la danse. Centralisation des données, optimisation des coûts, besoin de réactivité et de suivi des candidats… tous les ingrédients sont rassemblés pour se positionner face à la demande de sous-traitance de la gestion des ressources externes exprimée par John Cockerill.

En lice, 3 acteurs MSP expérimentés et un petit nouveau : Profile Group, équipé du VMS de ProUnity. « Inexpérimentés dans le domaine, nous avons répondu au cahier des charges sans grande prétention. Si nous avons été sélectionnés, c’est d’abord pour notre approche basée sur la gestion du changement envers toutes les parties prenantes. Bref, les ressources et l’humain au centre de notre modèle » explique Mélanie Verhage.

Recruter vite et de manière qualitative

Toute l’organisation John Cockerill est adepte du travail en mode projet. Et comme Mélanie Verhage tient à le souligner « le Workforce Planning en mode projet est un art. Une fois le projet gagné et confirmé, il faut pouvoir recruter vite et de manière qualitative. Et c’est là que la technologie VMS et notre pool de consultants forment un outil puissant : vous disposez rapidement des ressources alignées à vos projets. Même pour les profils pointus dans le cadre des projets technologiques du marché des énergies renouvelables dont John Cockerill est pionnier ». Si Mélanie Verhage doit retenir une chose de cette cocréation, c’est la forte culture d’innovation du groupe John Cockerill qu’elle transpose avec succès dans sa propre organisation.

Il faut que les entreprises de notre tissu économique s’ouvrent au Total Talent Management. L’objectif doit être le talent et non le type de contrat.

Changer le paradigme

L’ambition de Mélanie Verhage est de continuer à évangéliser la solution MSP auprès de ses clients. « Il faut que les entreprises de notre tissu économique s’ouvrent au Total Talent Management. L’objectif doit être le talent et non le type de contrat. J’ai l’impression que les freelances sont encore trop souvent considérés comme une solution back-up alors qu’ils représentent une opportunité sans précédent. Et bien sûr, on n’approche pas le marché des CDI avec les mêmes outils ni le même réseau que celui de la consultance. »

Le marché reprend, mais le recrutement est un réel obstacle. Surtout dans les organisations qui accusent un retard dans le cadre d’une marque employeur forte.

L’avenir des RH se conjugue au présent

Et si le réel tremplin de la croissance du business était une culture collaborateurs forte et sans compromis ? Voilà le vrai centre de préoccupation des responsables RH selon Mélanie Verhage. « Le marché reprend, mais le recrutement est un réel obstacle. Surtout dans les organisations qui accusent un retard dans le cadre d’une marque employeur forte. C’est une urgence ressentie par les entreprises et notre rôle est de les aider à construire, communiquer et faire vivre une expérience collaborateurs authentique. »

Je veux sensibiliser nos clients à la culture de l’innovation pour éviter cette course folle aux candidats.

Employee Value Proposition

Pour Mélanie Verhage, l’avenir du travail est synonyme de quête de sens individuelle et collective. « Ce ne sont pas des mots qui surfent sur une tendance, c’est une vraie question à se poser. Les nouveaux modes de travail répondent, en partie, à ces besoins d’autonomie, de flexibilité et de responsabilisation. La réponse doit être complétée par les valeurs de l’entreprise. » Pour y arriver, notre spécialiste propose de s’inscrire dans une démarche d’Employee Value Proposition (EVP). « Nous ne sommes pas dans la perception assurée par la marque employeur, mais bien dans la création de valeur très concrète. Selon moi, la dimension principale est celle des critères ESG (ndlr : Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). » L’objectif n’étant pas d’être le premier de classe sur les trois axes, mais d‘avoir un plan d’attaque précis et à très court terme. Ici aussi, Mélanie Verhage veut sensibiliser ses clients à la culture de l’innovation pour « éviter cette course folle aux candidats ».

Les 3 conseils de Mélanie Verhage

  • Définir sa marque et sa culture employeur. Sans quoi vous courez un marathon à pieds nus.
  • Identifier ses besoins et ses attentes. Et les prioriser.
  • S’ouvrir au Total Talent Management pour attirer les talents. C’est une question de confiance dans le marché.

Mélanie Verhage

Marketeuse pur-sang dans le B2C, Mélanie Verhage (42) n’avait pas imaginé intégrer le secteur des RH à son parcours de carrière. Une réorientation réussie en 2013 qui la propulse aujourd’hui en tant que Managing Consultant de Profile Group.

Profile Group

  • Recrutement et sélection, MSP, RPO, Assessment, ATS.
  • 3 bureaux en Belgique : Bruxelles, Anvers, Liège
  • 150 recrutements/an via RPO
  • 200 consultants en gestion
  • Écosystème de 60 partenaires MSP

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L’IA dans le recrutement : opportunité ou menace ?

L’IA, celle qui nous semblait sortir tout droit d’un film de science-fiction, vient raviver les fantasmes. Elle inquiète et pousse à la réflexion. A juste titre puisqu’elle est partout, des transports à la santé publique, en passant par l’environnement et… le management. Comment s’intègre-t-elle dans les nouveaux processus de recrutement ? Comment impacte-t-elle le quotidien des recruteurs ? Quid de son cadre législatif ?

l’IA c’est l’ensemble des théories et des concepts qui permettent de construire des ordinateurs qui vont simuler l’intelligence humaine.

Une (r)évolution impressionnante

Pour glaner nos infos, nous sommes allés côtoyer le concret auprès de Laurent-Philippe Ham, CEO et co-fondateur de Beelance. Selon lui, l’IA “c’est l’ensemble des théories et des concepts qui permettent de construire des ordinateurs qui vont simuler l’intelligence humaine.” Sa rapidité d’évolution est extraordinaire. “On crée des ordinateurs qui vont de plus en plus vite, qui sont de plus en plus performants et puissants. En 1997, on assiste à un événement clé : la star des échecs, Garry Kasparov perd pour la première fois contre un ordinateur. Un champion d’échecs est battu par la technologie, par une machine capable de traiter l’info plus rapidement que l’être humain. Je me rappelle qu’en 97’ le PC commençait à se démocratiser, il pouvait enfin tenir sur un bureau. Aujourd’hui on retrouve toute cette intelligence à l’intérieur de nos téléphones portables. La rapidité à laquelle l’être humain a construit et fait évoluer la technologie est impressionnante.”

L’algorithme de matching n’est pas là pour remplacer le recruteur mais bien pour l’aider, pour lui éviter de screener un ensemble de paramètres qui n’ont pas de valeur ajoutée directe.

La percée dans le monde RH

En recrutement, l’IA est exploitée à travers l’algorithme de matching, une infime partie de son potentiel. “Chez Beelance, on construit un algorithme basé sur l’ensemble des compétences du marché en informatique. Une compétence vaut X, sa petite sœur vaut X-2, son cousin vaut X-4…,  tous les langages de programmation sont automatiquement liés les uns aux autres. Ce n’est donc pas parce que sur un CV on n’a pas indiqué la compétence X, qu’elle est complètement inexistante. Si sa petite sœur ou son cousin ont été enregistrés, ils seront quand même liés à l’acquis X. A la fin du processus, un taux de matching sera donné qui permettra de pondérer la compétence. Il s’agit d’un pourcentage de correspondance, par rapport à la demande de départ.

Le recruteur toujours aux commandes

Non, l’algorithme ne remplace pas le recruteur. Comme le confirme Laurent-Philippe Ham,  « l’IA aide le recruteur en lui évitant de screener un ensemble de paramètres qui n’ont pas de valeur ajoutée directe. Il reçoit donc un taux de matching et le vérifie ensuite, le valide. » Chez Beelance par exemple, les taux de matching sont liés à l’algorithme. La compétence, elle, n’est pas encore vérifiée. Mais c’est bel et bien la prochaine étape.

Exploiter la faille

Avec des volumes de données qui ne font qu’exploser, l’IA semble être une opportunité incroyable. D’abord, pour alléger le quotidien des recruteurs, ensuite pour leur faire économiser du temps et beaucoup d’énergie. Mais si les avancées sont des chances, elles sont aussi des poudrières, prêtes à rallumer de vieilles angoisses et à soulever les passions. “Il y a quelques années, Amazon a voulu faire en sorte que tout son processus de recrutement passe par l’IA. L’humain a entraîné la machine à traiter des bases données qu’il avait créées lui-même. Il a donc injecté dans les algorithmes un peu de son histoire et de ses influences. Sur base de données biaisées, l’IA s’est alors mise à discriminer en reproduisant des schémas racistes et misogynes induits par l’humain.” raconte Laurent-Philippe Ham. Un cercle vicieux donc mais peut-être une chance à saisir, notre chance d’exploiter la faille.

L’Union européenne règlemente

C’est bien pour toucher l’excellence et renforcer la confiance des consommateurs qu’un projet de loi a été publié par la commission européenne en avril 2021. Certains systèmes d’IA devront être analysés de manière approfondie et jugés selon les risques qu’ils représentent. “Cela signifie que le risque (potentiel) que présente une application d’IA conditionne les règles qui lui seront appliquées. Ainsi, la proposition recense quatre catégories, chacune étant assortie d’un ensemble de règles correspondant. Il s’agit des catégories suivantes : « risque faible ou minimal », « risque élevé » et « risque inacceptable »” indique Agoria, fédération de l’industrie technologique. Dans le recrutement, l’IA est jugée à “risque élevé”, c’est-à-dire que le système d’IA utilisé pour recruter devra répondre à des critères de sécurité plus rigoureux, plus élevés. C’est l’IA dans toutes ces potentialités qu’il faut encadrer, mais avant tout, c’est la raison de son utilisation qu’il faut, une fois pour toutes, définir.

L’IA, un projet de société

L’IA traite donc des données pouvant contenir des biais cognitifs, sociaux ou raciaux, représentant une menace pour les minorités. La machine ne crée pas la misogynie, elle la reproduit fidèlement au contact de l’humain. Voilà toute la nuance. Véritable miroir de nous-mêmes, l’IA nous incite plus que jamais à prendre de la distance et à développer une pensée critique. Voyons comment, en tant qu’êtres faits de chair et d’émotions, nous pouvons trouver notre place, essentielle et irremplaçable au regard de la technologie.

L’IA doit être conçue dans un cadre déterminé, en même temps qu’un projet technologique elle doit être un projet de société, s’inscrire dans des objectifs qui ne seront pas ceux d’une société capitaliste, de la productivité, mais bien ceux de citoyens engagés, engagés à plus de conscience, plus d’éducation et d’ouverture. En fait, c’est l’IA qui va nous apprendre à être véritablement “humains”.

Photo by ThisisEngineering RAEng on Unsplash

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Vers une migration légale plus fluide des travailleurs ?

Pool de talent en UE

Des pénuries de main-d’œuvre en nombre subsistent à ce jour, en dépit du fait que de nombreux postes ont été confiés à des travailleurs migrants originaires de pays tiers. Les propositions de la Commission visent à remédier aux pénuries persistantes sur le marché du travail et à faire face aux défis de la transition écologique et numérique de l’économie. La nécessité de simplifier la législation dans le domaine de l’immigration prend tout son sens, car entre 2,25 et 3 millions de ressortissants de pays tiers entrent chaque année dans l’UE par des voies légales.

Pour attirer davantage de talents, la Commission propose de créer un pool de talents. Les ressortissants de pays tiers qualifiés y seraient admis sur des critères de compétences spécifiques ou autres. Ils pourraient ensuite s’inscrire sur une plateforme en ligne.

Partenariats de talents

La Commission propose par ailleurs de lancer des partenariats de talents avec certains pays tiers. Ces derniers peuvent concerner tous les profils dans différents secteurs. Les premiers partenariats seront lancés, fin de cette année, avec un certain nombre de pays d’Afrique du Nord.

Soins de santé, jeunesse et innovation

La Commission vise à attirer du personnel à faible et moyenne qualification des pays tiers dans les secteurs où il y a le plus de pénurie. Selon elle, il faut créer des opportunités pour les jeunes et promouvoir l’innovation dans ces secteurs. Les besoins en personnel variant d’un État membre à l’autre, la Commission propose de commencer par le secteur des soins de santé de longue durée. La plupart des États membres éprouvent des difficultés à recruter et à retenir les professionnels de la santé. La Commission étudie les modalités de recrutement du personnel des pays tiers par les États membres.

Pour en savoir plus sur la proposition de l’UE, consultez l’article : Migration légale : attirer des compétences et des talents dans l’UE

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