Robots recherchent humains : 7 règles pour faire coexister homme et machine

15% des employeurs belges prévoient d’augmenter leurs effectifs en raison de la digitalisation, alors que seulement 5% d’entre eux prévoient de les réduire

Les robots vont-ils voler les emplois de l’Homme ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres depuis une dizaine d’années. En pratique, c’est tout le contraire qui semble voué à se produire, comme le montre la troisième édition de l’étude menée par ManpowerGroup sur l’impact de la digitalisation sur l’emploi. En effet, les employeurs n’ont jamais été si nombreux (93% contre 91% l’an dernier) à prévoir d’accroître leurs effectifs ou de les maintenir au niveau actuel en raison de l’automatisation de certaines tâches. Aujourd’hui, la priorité sur le marché du travail consiste à accompagner l’impact de la transformation digitale sur les compétences.

Les robots ont besoin des humains

« Se demander en permanence si les robots vont prendre nos emplois nous éloignent du véritable débat » affirme Philippe Lacroix, Managing Director de ManpowerGroup BeLux. « Certes, de plus en plus de machines viennent grossir les rangs des entreprises, mais cela n’empêche pas celles-ci de continuer à créer des emplois. Le marché du travail se transforme profondément et les entreprises doivent se donner les moyens de renforcer les compétences de leurs employés pour les préparer à des métiers émergents et complémentaires à ceux qui seront tenus par des machines. Oui, les robots ont besoin des humains… encore fautil que ces derniers disposent des compétences nécessaires nécessaires pour faire équipe avec eux. »

Les compétences d’ordre technologique et numérique sont de plus en plus recherchées dans tous les métiers, mais ce sont bien les qualités humaines que les employeurs valorisent plus qu’hier, à l’heure où l’automatisation devient la norme et les machines gagnent en efficacité dans l’exécution de tâches routinières. Et si 39 % des entreprises belges peinent à former leurs salariés aux compétences techniques les plus demandées, 45 % rencontrent encore plus de difficultés à leur faire acquérir les qualités humaines dont elles ont besoin, comme le sens de l’analyse et la communication. Aujourd’hui, l’avenir appartient aux candidats qui font montre de compétences cognitives supérieures à la moyenne, de créativité, d’aptitudes à assimiler et exploiter des informations complexes, tout en étant à la fois adaptables et agréables à vivre.

7 suggestions pour faire coexister l’homme et la machine

Alors que digitalisation et automatisation deviennent la norme en entreprise, les politiques de gestion RH doivent  évoluer. Les
difficultés de recrutement atteignant un niveau record partout dans le monde et les employeurs prévoyant d’automatiser certaines
tâches et de créer de l’emploi, on ne peut plus se contenter de dénicher des talents : il faut les façonner.

Dans son rapport ‘Humans wanted : The Robots need you’, ManpowerGroup formulent 7 recommandations pour faire coexister l’homme et la machine. Avec en fil rouge, la formation continue et le développement des compétences. En effet, plus de 9 employeurs belges
sur 10 ont déclaré vouloir renforcer les compétences de leur personnel d’ici 2020 afin de faire face au défi de la digitalisation.

1| NE PAS OUBLIER L’IMPORTANCE DU LEADERSHIP

Les dirigeants doivent être les moteurs du changement, de l’innovation et les premiers promoteurs de la culture de la formation pour que leur entreprise devienne un terrain propice à l’apprentissage et pour faire face aux défis d’une époque marquée par la rapide évolution des compétences.

2| FAIRE DES FEMMES UNE PART ESSENTIELLE DE LA SOLUTION

Les femmes constituent 50 % de la population active et sont, depuis 2017, davantage diplômées que les hommes. Il est donc indispensable de promouvoir une culture qui donne aux femmes toute la place pour s’épanouir. Au reste, ce qui fonctionne pour les femmes fait recette pour tout le monde.

3| COMPRENDRE LES ASPIRATIONS DE VOS EMPLOYÉS

À l’horizon 2025, les millennials et les membres de la Génération Z, c’est-à-dire ceux nés après 1995, représenteront plus des deux tiers de la population active mondiale. Les entreprises doivent s’adapter à ces jeunes professionnels en proposant des modes de travail plus variés et flexibles, du contrat de mission au temps partiel en passant par l’intérim, s’ils veulent attirer et fidéliser les plus talentueux ; c’est ce que 87 % des actifs attendent d’elles.

4| CONNAÎTRE PRÉCISÉMENT LES CAPACITÉS DES SALARIÉS

Les entreprises doivent s’appuyer sur l’évaluation, l’usage de données exactes et actualisées et d’outils de prédiction des performances pour placer leurs employés aux postes où ils seront le plus efficaces, et éviter le cloisonnement des compétences.

5| OFFRIR UNE FORMATION SUR MESURE

Les entreprises doivent abandonner les méthodes de formation de masse au profit d’approches ciblées et encadrées grâce auxquelles leurs employés pourront acquérir les compétences stratégiques qu’elles ont tant de mal à trouver en externe.

6| MISER SUR LES QUALITÉS HUMAINES

Les entreprises doivent affiner leurs stratégies RH pour tenir compte du fait que les qualités humaines sont plus difficiles à développer que les compétences techniques.

7| DONNER À L’HOMME LES CLÉS POUR TIRER LE MEILLEUR PARTI DES TECHNOLOGIES

Les entreprises doivent constamment mettre à niveau leurs salariés et façonner des talent

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