Monthly Archives: février 2023

« The future of work » vu par la FEB : où sont les freelances ?

Les chiffres et ce qu’ils disent

Quand une institution aussi reconnue dans le paysage de l’emploi que la FEB se penche sur l’avenir du travail sans jamais évoquer la Talent Economy ni les freelances, c’est contrariant. C’est inquiétant aussi. Mais plusieurs points intéressants se dégagent malgré tout et ont le mérite d’ouvrir des pistes de réflexion. Notamment à propos des défis pour tous les travailleurs du royaume (ou presque) amenés à se réinventer régulièrement.

La digitalisation s’impose depuis plusieurs années. Une évidence qu’il faut intégrer aux réalités du monde de l’emploi, et les chiffres de la FEB sont sans appel : entre 2016 et 2021, grâce à la croissance économique, la Belgique comptait – pour la première fois de son histoire – 5.060.000 personnes actives. Une bonne nouvelle donc. Et elle n’arrive pas seule : d’ici 2030, la FEB prévoit la création de 351.000 nouveaux emplois qui seront de toute évidence liés au digital.

Une Belgique à la traîne ?

En revanche, Jeroen Franssen, Senior labor market expert chez Agoria, nous ramène les pieds sur terre en changeant la perspective : toutes ces jolies évolutions belges restent malgré tout « à la traîne par rapport à la croissance d’emplois moyenne en Europe. » Bien que nous nous réjouissions de ces 351.000 emplois, Jeroen Franssen nous rappelle que 126.000 autres emplois vont disparaître. Sur le même laps de temps. Notamment pour s’adapter aux évolutions numériques. À titre d’exemple, 50.000 emplois administratifs n’existeront plus d’ici 2030.

Les entreprises devraient proposer des modalités de travail plus souples pour attirer de nouveaux candidats au lieu de se limiter à une image idéalisée d’un candidat sur mesure.

Dans ce contexte, la FEB veut mettre l’accent sur les personnes inactives. « Aujourd’hui, il y a 210.000 offres d’emploi pour moins de 300.000 demandeurs d’emploi. Il faut que les inactifs soient mieux soutenus dans l’enregistrement de leurs compétences, les entreprises devraient proposer des modalités de travail plus souples pour attirer de nouveaux candidats au lieu de se limiter à une image idéalisée d’un candidat sur mesure », propose Jeroen Franssen. Il faut donc accorder plus de place aux compétences de chacun et miser gros sur les reconversions. Et pour cela, « il nous reste encore beaucoup de boulot ! »

Démystifier l’IT

Pour y parvenir, il semble important de démystifier le monde des datas. Le numérique apparaît souvent comme inaccessible, trop pointu, trop compliqué. À ce sujet, Hélène Portegies, CHRO Allianz Benelux, rassure. « Je viens du secteur des assurances où les données ont toujours été importantes. On constate qu’il existe des postes en effet très pointus comme celui des datas scientists. Mais ceux qu’on appelle les datas stewarts réalisent des missions beaucoup plus accessibles.

Depuis quelques années chez Yuzzu, on vulgarise un certain nombre de concepts et on parle de travail ‘agile’. On mélange dans les équipes les profils différents pour enrichir et accélérer le développement. Une personne qui aura une expérience spécifique va pouvoir travailler de façon rapprochée avec une personne de l’IT.  Ça favorise une accessibilité et ça donne envie d’évoluer. »

C’est alors aux entreprises de s’interroger : quels profils sont nécessaires ? Quelles seront les évolutions à venir ? Qui, dans la maison, serait capable de prendre ces rôles ? « Il est urgent d’inciter les employés à la formation, d’enthousiasmer les personnes à s’y mettre. »

La digitalisation, les transitions énergétiques et les progrès technologiques font de l’apprentissage tout au long de la vie une nécessité pour rester pertinent, tant pour les employeurs que pour les travailleurs.

La volonté d’apprendre

Dans le rapport de la FEB, Monica De Jonghe – Directrice générale et Executive Manager du centre de compétence Emploi & Sécurité sociale de la FEB, écrit d’ailleurs ceci : « La digitalisation, les transitions énergétiques et les progrès technologiques font de l’apprentissage tout au long de la vie une nécessité pour rester pertinent, tant pour les employeurs que pour les travailleurs. » Une culture de l’apprentissage essentielle dans un monde qui bouge. Une culture de l’apprentissage qu’il est donc urgent d’améliorer.

Monica De Jonghe estime qu’il s’agit d’une responsabilité partagée par trois parties : l’employeur, le gouvernement… et l’individu. Lors du séminaire de la FEB, elle insistait sur ce point. « La Belgique est dernière de la classe au niveau européen en matière de formation. Aujourd’hui, chacun a son rôle à jouer ! On constate qu’il y a un énorme décalage entre les sommes d’argent investies dans les formations, et la volonté des travailleurs d’apprendre. Seuls 17% des travailleurs se déclarent prêts à s’adapter aux nouveaux défis et à de nouvelles tâches… Alors qu’ils doivent voir cet apprentissage comme quelque chose de nécessaire pour rester pertinents sur le marché de l’emploi. Le travailleur a la responsabilité de son avenir. »

Un constat qui explique en partie que le pays soit à la traîne pour s’adapter aux réalités numériques et digitales. Mais on y voit aussi une opportunité pour les freelances qui pourront faire la différence sur le marché, drivés par leur capacité à se réinventer en continu.

Travailler hors champ

Ce dernier point, Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement Réformateur invité par la FEB, l’a bien saisi. Il soulignait d’ailleurs les balises que l’on se fixe en Belgique (et dans l’ouest de l’Europe) qui cadenassent l’évolution du marché du travail. « Nous vivons dans une société qui reste ancienne et qui ne permet pas de valoriser de manière juste toute une série de compétences. Dans le monde du numérique, on trouve des jeunes qui n’ont aucun diplôme et qui sont tout à fait capables d’hacker un système. Mais il n’existe pas de procédure de recrutement qui leur permette d’être engagés par une entreprise. Les sélections sont trop formatées, elles excluent automatiquement de nombreux petits génies. Il faut laisser plus de place aux autres moyens de rencontres. »

Notre modèle de sécurité sociale n’est pas du tout adapté aux nouvelles formes de travail. Elle pousse à enfermer les employés dans des fonctions uniquement pour garder un parachute.

Il s’est dans la foulée attaqué au droit social en Belgique. « Notre modèle de sécurité sociale n’est pas du tout adapté aux nouvelles formes de travail. Elle pousse à enfermer les employés dans des fonctions uniquement pour garder un parachute. Il existe beaucoup de personnes très compétentes qui ont envie d’être autonomes et de travailler dans un secteur qui leur plaît, mais qui se brident par peur de renoncer à leurs droits sociaux et au chômage, le cas échéant. » Sur ce point, nous ne lui donnerons pas tort. Tout en reposant cette même question, qui est restée sans réponse au terme du séminaire : quelle place pour les freelances ?

Continuez sur votre lancée :

Posted in L’Avenir du Travail | Tags , , , , , , , | Commentaires fermés sur « The future of work » vu par la FEB : où sont les freelances ?

Gestion stratégique du personnel : des avantages en pagaille !

L’étude

À l’automne 2022, le MIT Sloan Management Review et Deloitte ont mené leur troisième enquête mondiale annuelle sur l’avenir de la population active. Plus de 3 700 managers et dirigeants du monde entier ont fait état des approches de leurs organisations en matière de gestion du personnel.

L’équipe en place a réparti ces participants en trois niveaux de maturité en fonction de leurs réponses aux questions portant sur leur définition de la main-d’œuvre, la proportion de la main-d’œuvre qu’ils gèrent globalement et la capacité de gérer une main-d’œuvre mixte (interne et externe).

12 % des participants gèrent leur main-d’œuvre dans sa globalité et se disent prêts à gérer une main-d’œuvre mixte, interne et externe.

L’indice de répartition résultant de l’écosystème de la main-d’œuvre se compose de répartiteurs intentionnels (12 % des participants), partiels (74 %) et de non-répartiteurs (14 %).

Cet indice sert de modèle aux dirigeants de toutes les industries et pays afin de réfléchir sur la meilleure façon de planifier, de recruter, de diriger et de fidéliser la main-d’œuvre. La productivité, l’alignement stratégique et la satisfaction de la main-d’œuvre en sont les principaux avantages.

La gestion stratégique des effectifs offre des avantages à tous les niveaux

Selon l’étude, les 12 % d’organisations participantes qui ont réussi à mettre en place une politique RH pour l’ensemble de l’écosystème des personnes actives ont obtenu des résultats nettement meilleurs dans 8 domaines :

  1. un meilleur alignement de leurs effectifs sur leurs objectifs stratégiques ;
  2. une répartition optimale du travail entre leurs propres salariés et les talents externes ;
  3. une meilleure fluidité des talents pour les fonctions critiques ;
  4. une meilleure adaptation des talents à la culture de l’organisation ;
  5. une gestion pluridisciplinaire de l’ensemble du personnel ;
  6. un suivi global de l’ensemble des effectifs, et pas seulement celui des salariés ;
  7. une implication des effectifs à la réussite de la société ;
  8. un soutien de la technologie à la gestion et à l’optimisation de l’écosystème.

Source : MIT Sloan

À lire également :

Posted in Recours aux talents externes | Tags , | Commentaires fermés sur Gestion stratégique du personnel : des avantages en pagaille !

Blockchain : pour un bouleversement du monde du travail

La Blockchain, qu’est-ce que c’est ?

On pourrait décrire cette technologie comme un énorme tableur qui répertorie l’ensemble des transactions dans un ordre bien précis et de manière publique. “C’est une base de données inaltérable, transparente, décentralisée, sécurisée et traçable de tous. Un système autonome à la scalabilité infinie”, explique Geremino Leto, membre de Walchain, le réseau wallon qui se donne pour mission de valoriser et de favoriser la blockchain dans notre pays. Au sein de cette technologie, on retrouve notamment l’utilisation de Smart Contracts (ou contrats intelligents), un code informatique facilitant l’exécution d’accords contractuels sans avoir recours à un intermédiaire.

La révolution en marche

La technologie de la blockchain est à la fois une révolution technique et idéologique. “À côté de la prouesse mathématique (évoquée plus haut), on retrouve un bouleversement des mentalités et de la vision de la gouvernance”, poursuit Geremino Leto. “On touche en effet ici à des notions de pouvoir, de redistribution des avantages/gains ou encore d’autonomie et de responsabilité”. Un point repris largement par de nombreux observateurs estimant que, grâce à la Blockchain, nous ne serions plus esclaves de nos données. Nous en reprendrions le contrôle.

Le monde du travail en ébullition

Lidée est de savoir en quoi cette innovation majeure dans le domaine informatique aura un impact sur le monde du travail. Et il ne faut pas chercher bien loin pour cibler ses nombreux atouts :

Aujourd’hui, les gens ont besoin de prendre part aux décisions. Ils veulent avoir un impact et se sentir engagés réellement.

Lavènement des DAO (Decentralized Autonomous Organisation) : toute organisation qui adopterait la blockchain pourrait ainsi développer un nouveau type de gouvernance. Les communautés ainsi créées pourraient alors se fédérer au sein d’une infrastructure décentralisée. “C’est, en soi, une nouvelle manière de gérer les projets, les start-ups ou les entreprises. Aujourd’hui, les gens ont besoin de prendre part aux décisions. Ils veulent avoir un impact et se sentir engagés réellement. La blockchain permet cette transition”.

Il est par exemple tout à fait possible de lier certaines étapes spécifiques d’un travail freelance au paiement de l’employeur. Adieu les risques d’impayés !

Des freelances à lesprit plus léger : les freelances pourront troquer la lourdeur administrative à laquelle ils doivent généralement faire face contre des relations de travail plus agiles et moins bureaucratiques. “Et pour cause, la technologie de la blockchain permet l’authenticité et la certification des données”, explique Geremino Leto. Les conventions, les contrats, les facturations et les paiements sont donc sécurisés et automatisés sur le réseau. Il est par exemple tout à fait possible de lier certaines étapes spécifiques d’un travail freelance au paiement de l’employeur. Adieu les risques d’impayés !

Un gain de productivité : les Smart Contracts constituent un atout majeur et un outil très puissant en termes de productivité. L’organisation des échanges étant confiés à un processus informatique, tous les frais liés aux transactions seront donc réduits. Mais l’efficacité sera également renforcée. “Pensez à un notaire par exemple. En un clic, l’intégralité de ses documents seront signés et toutes les parties seront payées/débitées. Grâce à la technologie de la blockchain, les professionnels pourront se concentrer sur leur core business, c’est-à-dire le contenu et les relations de qualité avec leurs clients”.

Des litiges plus vite résolus : si la prise en charge de litiges entre deux parties peut souvent prendre du temps dans un système plus centralisé, ils se voient bien plus vite résolus au sein d’une communauté basée sur la technologie de la blockchain. Comme toutes les données et les preuves du désaccord sont transparentes, authentifiées et accessibles publiquement, les décisions sont souvent prises sans tergiversation. De plus, elles peuvent servir de références aux autres prestataires et indépendants qui se retrouveraient dans la même situation.

C’est également encore un gain en termes de productivité pour les entreprises et les PME qui trouveraient plus rapidement les profils et les prestataires freelances qui leur correspondent vraiment.

Un recrutement renforcé : l’une des principales difficultés dans le recrutement reste l’exposition des profils à la recherche d’emplois. “Lors d’un entretien d’embauche, il n’est pas rare qu’un candidat n’arrive pas à faire valoir correctement son expérience et ses compétences. Pire encore, il peut les exagérer ou les inventer”. Cette incertitude disparaît avec la technologie en présence puisque les informations données d’un côté comme de l’autre sont validées par le système. C’est également encore un gain en termes de productivité pour les entreprises et les PME qui trouveraient plus rapidement les profils et les prestataires freelances qui leur correspondent vraiment. Sans parler du suivi de carrière et du ciblage des besoins en termes de formation. Un mode de fonctionnement plus aisé pour les RH.

Les freins au système

Malgré ses nombreux atouts, la blockchain peine encore à développer son plein potentiel. L’un de ses aspects les plus problématiques reste la méconnaissance de cette technologie de la part du public. “La plupart des gens associent la blockchain à l’illégalité et aux détournements de fonds”, explique Geremino Leto. “Ils ne comprennent pas que la blockchain est une technologie et qu’elle n’est en aucun cas responsable des actions illégales des gens qui l’utilisent”.

La blockchain a donc un grand avenir devant elle dans le monde du travail mais il faudra du temps avant qu’elle ne se généralise.

C’est aussi l’atout majeur de la blockchain qui fait fuir ceux qui y trouveraient pourtant le plus leur compte : son côté décentralisé. Et pour cause, cela impliquerait un changement total de tous les processus de gestion d’une entreprise en passant par l’ensemble du système informatique. Cela demanderait donc un repositionnement idéologique (en supprimant toute hiérarchie), un coût en installation, un coût humain et un coût en formation. La blockchain a donc un grand avenir devant elle dans le monde du travail mais il faudra du temps avant qu’elle ne se généralise.

Continuez sur votre lancée :

Photo by Hitesh Choudhary on Unsplash

Posted in L’Avenir du Travail | Tags , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Blockchain : pour un bouleversement du monde du travail

Ère numérique : théâtre de productivité ou opportunité ? (WEC 2023)

‘Working in a digital age’. Enfonçons cette porte ouverte pour planter le décor de la World Employement Conference 2023 à Bruxelles. On ne présente plus l’événement annuel de cocréation qui rassemble plus de 200 leaders d’opinion du marché du travail. Le 29 mars, la question centrale concernera l’orchestration de cette ère numérique face à des marchés qui semblent aller plus vite que la musique.

Numérique : toutes les cases sont cochées ?

Sur le podium, nous retrouverons Laetitia Vitaud (the one and only). Mais où nous emmènera-t-elle le temps de sa conférence ? « Malgré le backlash contre les plateformes et les entreprises Tech, on assiste à une normalisation des outils numériques. On en parle même plus, c’est devenu une évidence. Le travail hybride est devenu une banalité. Mais normaliser va de pair avec un certain niveau de maturité. Et force est de constater qu’on commence à analyser les obstacles de cette normalisation. »

Nous devons affiner notre rapport au numérique sans pour autant y renoncer.

Une affaire d’agriculture raisonnée

En tant que spécialiste de l’avenir du travail, Laetita Vitaud met le doigt sur ce premier défi : l’ère digitale est synonyme de (mauvaise) santé mentale, de fatigue digitale et d’un usage probablement irraisonné des outils numériques. « J’aime comparer les prochaines étapes de cette normalisation aux méthodes de l’agriculture raisonnée. Soit optimiser le résultat en tenant compte des meilleurs éléments à disposition plutôt que de prendre une position d’antitout. Bref, affiner notre rapport au numérique sans pour autant y renoncer. »

Retour au ‘putting out system’ ?

Restons un instant sur ce phénomène de normalisation qui touche de plein fouet cette quête d’équilibre des temps de vie. Laetita Vitaud nous replonge dans notre sphère domestique souvent devenue le premier espace de travail. Cette centralité nous ramènerait à la période de prérévolution industrielle : le ‘putting out system’, une sorte de délocalisation où la production était réalisée à domicile. « On y revient, car nous vivons de moins en moins au rythme de l’industrie.

Aujourd’hui, on est dans une ère de services et plus particulièrement de soins et de traitement d’infos. Le travail doit donc à nouveau être pensé et organisé en fonction de la sphère domestique. » Un exemple ? Pensez aux assureurs qui réfléchissent aux critères d’une bonne police dans le cadre de la protection d’un collaborateur en travail hydrique. Ou encore le défi de l’équipement du poste de travail ergonomique à domicile…

Tant qu’on fliquera le temps passé de manière obsessionnelle, on sera à côté de la plaque par rapport à la productivité.

L’acte de présence numérique

Parlons aussi de notre modèle du temps. Pour notre experte, même à l’ère du numérique nous restons prisonniers de ce temps si nous continuons à vouloir faire acte de présence numérique. « Certains jouent dans une grande pièce de théâtre où l’objectif serait de se montrer sans forcément être productif. Non, dans notre modèle économique de services la présence dans un lieu devient absurde. La nouvelle jauge de mesure est la relation plutôt que le temps. Tant qu’on fliquera le temps passé de manière obsessionnelle, on sera à côté de la plaque par rapport à la productivité. »

Un marché du travail (dé)connecté ?

Coup de rétro vers l’édition 2022 de la WEC qui se concentrait sur le thème ‘Connecting Worker and Employer Expectations’. Les choses ont-elles évolué selon Laetitia Vitaud ? « Ce qui caractérisait 2022 c’était la crainte d’une pénurie encore plus forte. Ce qui logiquement augmente le rapport de force du travailleur. Mais en réalité je crains ne pas pouvoir le vérifier. L’inflation augmente beaucoup plus vite que les salaires alors que la demande est plus forte que l’offre. Il y a une incohérence non ? ». L’experte désigne ici un blocage dans le recrutement de talents, un marché qui manque de fluidité et des entreprises trop conservatrices au rayon du recrutement.

Spoiler alerte : tendances 2023…

Bon, faut pas rêver, on ne va pas tout vous dévoiler sur l’intervention de Laetita Vitaud. Mais quelque chose nous dit qu’elle vous parlera de cette tendance (contre-productive) de toujours parler des talents en fonction de ce qu’ils ont fait (dans le passé) et non de ce qu’ils pourraient faire. « Ben oui, et si l’innovation dans le travail à l’ère du numérique venait des seniors ? »

(Avant de vous inscrire pour cette édition 2023 de la World Employement Conference, on voulait quand même vous prévenir que Laetitia aime tellement interroger les gens que sa conférence risque de se transformer en débat passionné et délirant. Vous voilà prévenu.)


Facts & Figures

  • 1 date: 29 mars 2023 à Bruxelles
  • 5 continents: La World Employement Conference accueille des participants venus d’Europe, des États-Unis, d’Asie, d’Australie et d’Afrique.
  • + 30 conférenciers: La WEC invite des intervenants experts dans leurs domaines et leurs marchés respectifs. Vous découvrirez le pitch des décideurs politiques, dirigeants d’entreprises, industriels et du monde académique.
  • + 200 leaders d’opinion: La WEC attire des leaders d’opinion du monde du travail. Le rendez-vous annuel d’une réelle communauté de professionnels partageant un objectif commun : échanger des idées et établir de nouvelles connexions.

Envie d’être acteur de la World Employement Conference 2023 ?

Inscrivez-vous maintenant et cocréons ensemble l’avenir (du marché) du travail.

Posted in Marché du travail & politique | Tags , , , , , | Commentaires fermés sur Ère numérique : théâtre de productivité ou opportunité ? (WEC 2023)

Le recrutement de freelances ? 100 % transparent avec l’app USG Easy

Joke : « L’app USG Easy facilite les démarches des freelances quand ils postulent. Dans bon nombre d’entreprises, la procédure est lourde ou il faut télécharger son CV via CVWarehouse et procéder à des évaluations. Toutes ces opérations prennent beaucoup de temps. »

L’app USG Easy facilite les démarches des freelances quand ils postulent.

Simplicité et rapidité

« Sur notre plateforme, les freelances peuvent s’enregistrer très vite. Ils indiquent simplement leurs coordonnées personnelles, leur champ d’expertise, la région où ils veulent travailler, leur tarification et leur disponibilité. Ils sont directement en mesure de rechercher un projet ou de créer une alerte d’emploi. »

« Un système de récompense a été aussi mis en place. Si un freelance en amène un autre, il a des chances de gagner 500 euros. Sympa, non ? »

Transparence de la facturation

« Le système de facturation a été ajouté dans l’avant-dernière version de l’app. Tout comme vous pouvez suivre votre colis sur Bol.com, vous pouvez maintenant voir où en est votre facture : les timesheets ont-elles été acceptées ? Avez-vous déjà un numéro de BC ? Votre facture est-elle déjà approuvée pour paiement… ? Pouvoir suivre chaque étape du processus est fort apprécié. »

Tout comme vous pouvez suivre votre colis sur Bol.com, vous pouvez savoir en temps réel où en est votre paiement.

Transparence de la candidature

« Désormais, l’app USG Easy a été étendue à l’ensemble de la procédure de recrutement. De la candidature à la signature du contrat, en passant par l’invitation à un premier entretien, toutes les démarches peuvent être suivies dans cette app. Un dispositif unique en Belgique. Ce nouveau système rend le parcours du freelance avec son client 100 % transparent. »

De la candidature à la signature du contrat, en passant par l’invitation à un premier entretien, toutes les démarches peuvent être suivies dans cette app.

Encourager à s’inscrire sur l’app USG Easy

« Depuis la première version de l’application USG Easy il y a environ deux ans, nous avons assisté à un réel essor du nombre des enregistrements sur notre plateforme. C’est tout à fait remarquable. Cela démontre que celle-ci est accessible et que le besoin d’une communication transparente est important parmi les freelances. »

Aperçu du marché pour les clients

« Les multiples inscriptions nous donnent aussi un bon aperçu du marché. Par exemple, le nombre d’emplois dans une région par rapport au nombre de freelances disponibles, les tarifs par domaine professionnel par région… Cette analyse du marché est une valeur sûre pour nos clients. »

« Les multiples enregistrements nous donnent aussi un bon aperçu du marché. »

App dans le futur

« Nous avons étendu le champ de notre application à nos consultants. À un stade ultérieur, peut-être aussi aux personnes en contrat fixe ? Nous explorons toujours cette possibilité. Nous nous attachons pour le moment à l’analyse de nos données chiffrées. »

Rapport d’étude « FMS  – peut-on encore s’en passer ? »

Le prestataire de services RH USG Professionals a collaboré au rapport de recherche de NextConomy intitulé « FMS » – peut-on encore s’en passer ?

Téléchargez ici le rapport de recherche « FMS » – peut-on encore s’en passer ?

À lire également :

Posted in Recours aux talents externes | Tags , , , , | Commentaires fermés sur Le recrutement de freelances ? 100 % transparent avec l’app USG Easy

Protection sociale pour tous les travailleurs, sans considération de leur statut juridique

Le problème

Plus de 28 millions de personnes dans l’UE travaillent par le biais de plateformes de travail numériques. On estime que 4,1 millions d’entre eux travaillent sur site, plutôt qu’en ligne. On les appelle la plupart du temps des « gig workers ». Cette catégorie de travailleurs pourrait être requalifiée selon la directive en question d’entrepreneurs indépendants en salariés des sociétés de plateforme. Nouvelle donne importante, car de nombreux travailleurs de plateforme sont à tort qualifiés de « travailleurs indépendants » alors qu’ils opèrent sous la supervision directe des entreprises de plateforme. De ce fait, ils ne bénéficient pas de la protection de l’emploi et social européenne.

La contre-proposition

Selon le nouveau rapport de Reshaping Work – une fondation établie à Amsterdam -, la directive proposée permettrait de mieux aborder les problèmes clés du travail sur plateforme, tels que les heures de travail et les revenus impossibles à prévoir ou le manque de protection sociale, tout en préservant la flexibilité et l’autonomie des travailleurs de plateforme, qui travaillent souvent en parallèle pour de nombreuses entreprises de plateforme différentes.

Rapport unique

Le rapport ‘’Reshaping Work’’ est unique : ses propositions sont le fruit d’un dialogue exhaustif entre 32 grandes entreprises, des start-ups, des syndicats, des chercheurs universitaires et d’autres intervenants. Reshaping Work a rassemblé leurs points de vue, a fait ressortir les divergences et les opinions favorables et a formulé ses propres conclusions en vue d’informer et d’inspirer les débats politiques concernant la directive relative aux plateformes de travail, l’IA au travail, l’emploi des jeunes et le bien-être au travail. Les partenaires qui y ont participé sont Malt, Adecco, World Employment Confederation…

Vous pouvez télécharger le rapport ici

Source :

Reshaping Work (2023). Back to What Truly Matters: Platforms, AI, and Youth in the Workplace.

de Jovana Karanovic et Jelena Sapic.

À lire également :

Posted in Marché du travail & politique, Non classifié(e) | Tags , , , , | Commentaires fermés sur Protection sociale pour tous les travailleurs, sans considération de leur statut juridique

Quand UCM stimule la culture des indépendants et des freelances

Mieux vaut un contrat qu’un accord

Avant de plonger dans le rapport FMS de NextConomy, arrêtons-nous quelques secondes sur le l’étude freelancing d’UCM qui paraissait au même moment. Une publication qui présente parfaitement le terrain actuel du freelancing et dans lequel on découvre un fait interpellant : seul un freelance sur dix déclare ne jamais travailler avec des accords ou des contrats écrits. Un résultat en phase avec la réalité ? « Toute la nuance est dans le mot ‘accord’. Si un mail ou un coup de téléphone peuvent représenter un accord, nous sommes bien alignés sur la nécessité de conclure un vrai contrat pour cadrer la mission freelance. Rien qu’en cas d’inflation comme aujourd’hui, si ton contrat ne prévoit rien, la base de discussion est beaucoup plus fragile. Notre support juridique est probablement le service le plus prisé par nos membres » souligne Caroline Cleppert.

La tendance est à la création de services complémentaires à valeur ajoutée pour fédérer tout le monde autour d’un outil.

Des services extras au bénéfice d’une communauté

La directrice du Service d’études UCM l’a remarqué dans le rapport FMS de NextConomy. Les FMS créent quasi tous des communautés et prennent le client par la main. « La tendance est à la création de services complémentaires à valeur ajoutée, des services adjacents pour faciliter la recherche et pour fédérer tout le monde autour d’un outil. »

« Les freelances sont des spécialistes. Mais je l’entends souvent de leur propre bouche : on se sent vite seul. C’est vrai pour tous les indépendants d’ailleurs. N’oublions pas qu’ils traitent toutes les facettes de leur entreprise. De la prospection à la vente, au marketing, à l’administration jusqu’à la production. Les freelances ont d’autant plus besoin de partager et d’entreprendre au travers d’un vrai maillage de pairs. »

De vrais indépendants

La durée moyenne des missions conclues via les FMS participants à l’étude est de 4 à 6 mois. Un chiffre que Caroline Cleppert est contente de voir confirmé. « C’est la meilleure preuve que tout ne tourne pas autour du mythe des faux indépendants. Oui, la majorité des freelances ont plusieurs clients et gèrent plusieurs missions. Ils voyagent dans leur offre de services et leur portefeuille clientèle. UCM reste néanmoins très vigilant dans ce contexte, nous aiguillons nos membres dans le respect des règles. »

Je constate effectivement que les FMS ne se concentrent pas sous le clocher du village. Ils intègrent une offre de missions à l’étranger.

Plus loin que nos frontières

Les membres UCM ne font pas exception à la règle. La pénurie de talents est bien présente en Wallonie. Et si l’internationalisation faisait partie de la solution ? « Je constate effectivement que les FMS ne se concentrent pas sous le clocher du village. Ils intègrent une offre de missions à l’étranger. Côté freelance, plus facile de s’exporter dans certains domaines comme l’IT bien sûr. Côté entreprise, ces outils permettent de brasser plus large dans un vivier existant et en constant développement. Bonne nouvelle. »

C’est exactement pour ça qu’UCM continue son travail et son évangélisation de la culture de l’indépendant.

Freelance au sud, freelance au nord

Tout comme Unizo, UCM confirme que 60% des freelances exercent en Flandre, 20+% en Wallonie et 14+% à Bruxelles. « Oui, des chiffres intéressants, mais pour lesquels je n’ai pas d’explication. Force est de constater que le freelancing est beaucoup plus ancré au nord. »

Des résultats qui font revenir Caroline Cleppert au constat général de l’entrepreneuriat et de cette appétence d’entreprendre moins tangible dans le sud du pays. « C’est exactement pour ça qu’UCM continue son travail et son évangélisation de la culture de l’indépendant. Il serait intéressant d’approfondir  et de bien comprendre qui sont ces freelances en Flandre. Quel est leur profil socioéconomique ? »

Je suis persuadée que nous détenons de vraies pépites au travers d’hommes et de femmes qui font évoluer la société.

Support aux freelances

Avec sa caquette UCM, mais aussi celle d’épouse d’un indépendant-freelance, Caroline Cleppert observe cette dynamique de la Talent Economy. Elle constate que le passage du cap vers le freelancing n’est pas aussi aisé qu’il y parait. « Nous avons affaire à des profils expérimentés, hautement qualifiés, qui ne décident pas de devenir freelance en deux jours. C’est un processus qui murit. Cette population de travailleurs a donc besoin d’une écoute très particulière dès la naissance de leur idée.

En tant qu’UCM, nous développons donc une méthode d’outillage et de préparation pour booster l’indépendant. Ensuite l’accompagnement évolue afin qu’ils ouvrent au maximum le champ des possibilités. Les chiffres sont là, les freelances travaillent en médiane 40 heures par semaine. Leur semaine est faite et ils n’ont pas encore eu le temps de se consacrer à d’autres aspects de leur entreprise. C’est donc important, je suis persuadée que nous détenons de vraies pépites au travers d’hommes et de femmes qui font évoluer la société. »

Continuez sur votre lancée :

Posted in Recours aux talents externes | Tags , , , | Commentaires fermés sur Quand UCM stimule la culture des indépendants et des freelances

ENVI : l’école de votre (nouvelle) vie d’indépendant

Le marché du travail palpite au rythme d’une révolution récente : l’explosion du travail indépendant, et en particulier du freelancing. En Belgique notamment, on a recensé plus de 263.618 freelances en 2022 (Source : Graydon / UCM), soit un accroissement annuel moyen de près de 6,7%. C’est clair, le salariat ne fait plus toujours rêver (et la pénurie des talents va grandissant)

Résultat ? Les grandes entreprises doivent ouvrir leurs portes à d’autres formes de collaborations et ne pas “se recroqueviller sur elles-mêmes”. Ouverture, innovation et renouvellement (le tout à plus grande allure) : le changement est de sortie. C’est une tendance lourde qu’ENVI  a décidé d’accompagner. Rachel Lesage , CMO et co-fondatrice, nous raconte le projet, à commencer par sa raison d’être.

Chez ENVI, on estime qu’être heureux et épanoui en tant qu’indépendant dépend avant tout de la rentabilité de son travail.

Du sur-mesure

“Ensemble vers ma nouvelle vie d’indépendant”, voilà ce qui se cache derrière l’acronyme ENVI. “L’objectif était de créer la formation  qu’on avait envie de suivre, dans une safe place, au sein d’un groupe bienveillant. ENVI c’est donc une formation pour toutes les personnes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ou l’indépendance, mais aussi pour des indépendants déjà installés qui veulent repositionner ou rebooster leur business. Ce qu’on leur apprend ? Des choses assez universelles, avec une seule obsession : créer un business rentable. Chez ENVI, on estime qu’être heureux et épanoui en tant qu’indépendant dépend avant tout de la rentabilité de son travail.” explique Rachel Lesage.

Par et pour des entrepreneurs

La formation dure trois mois et s’adresse à toutes les typologies d’indépendants. Petit plus, elle est pensée et donnée par des entrepreneurs, des “agents de talents” comme ils disent. Oui chez ENVI, chaque personne a un talent à développer, peu importe le rêve à la base, les racines de la motivation. “Ces agents sont à la fois des mentors et des coachs : ils vont accompagner la personne et l’encourager, mais aussi challenger son business et le confronter à la réalité”.

On déploie une méthodologie importante, pour créer l’engouement, pour soutenir chaque talent à chaque étape de son apprentissage, pour lui permettre d’y voir clair avec des objectifs précis et mesurables.

Pas à pas

L’apprentissage s’articule autour de quatre axes phares :

  • L’offre
  • Les chiffres derrière cette offre
  • La vente
  • La gestion

Comment faire pour proposer une offre qui réponde à un vrai besoin ? Quelles sont les charges à prendre en compte ? Comment démarcher ses clients, les fidéliser ? Quel positionnement digital adopter ? Quel statut juridique avoir ? Quels outils de gestion maîtriser… ? Autant de questions que l’on se pose au démarrage (ou peut-être pas encore) et qui trouvent leur réponse dans la formation ENVI.

“Nous travaillons aussi sur base de trois principes : être accompagné par des entrepreneurs, apprendre et appliquer, faire un petit pas chaque jour. On déploie une méthodologie importante, pour créer l’engouement, pour soutenir chaque talent à chaque étape de son apprentissage, pour lui permettre d’y voir clair avec des objectifs précis et mesurables.

Lors de la première promotion, en avril 2022, les cofondatrices avaient tout imaginé. Mais sous-estimé la force du collectif. Rachel Lesage raconte cette première cohorte, sourire collé aux lèvres. « Avancer ensemble, ça porte, ça motive, ça challenge. Sans que l’on intervienne, on a vu de belles histoires se créent entre les uns et les autres.”

On se prend un café ?

L’autre poids dans la balance du “faire et apprendre ensemble” ? La création de la Cafet’ ENVI. Il s’agit de fédérer une communauté d’indépendants autour d’un espace d’échanges sécurisant, aux inspirations machine à café et salle de lunch. “Avec la CAFET, on a voulu créer un endroit où l’on peut retrouver cet esprit collectif, se former pour booster son business, pour prendre confiance en soi… En bref, tous les ingrédients de la formation y sont repris en plus light, pour ceux qui n’ont pas l’envie, le temps, les moyens de creuser l’apprentissage à la manière de la formation”.

Et Rachel Lesage, fermant les yeux un instant, d’ajouter : “Quand on se met à rêver et qu’on ouvre le champ des ambitions, on aimerait que la CAFET soit LA plateforme de tous les indépendants et entrepreneurs, qu’ils puissent s’y retrouver et partager.”

Du B2B en action

Mais ENVI ce n’est pas qu’une seule jambe. Le B2B vient mettre le corps en mouvement, lui permettant de marcher droit, vers une meilleure compréhension du Future of Work. “On a également développé un do tank sur le futur du travail, une sorte de think tank en action.

Sept grandes entreprises (Orange, L’Oréal, Mazars, BNP…) en font partie et l’alimentent. Le but ? Agir pour que les entreprises deviennent des écosystèmes ouverts qui font collaborer des talents internes et externes de façon plus vertueuse. L’engagement et l’onboarding des talents représentent aussi deux points d’appui essentiels de nos débats.

Lors de nos journées événements, un faisceau d’experts, de DRH, de sociologues, d’autoentrepreneurs… sont invités pour nous donner un éclairage avisé sur le réel, sur les changements qui s’opèrent dans le monde du travail et sur ce à quoi on doit être préparé.”

Aussi, ENVI forme les collaborateurs de ses grandes entreprises et les incitent à faire un pas de côté pour “décider et agir à la manière des entrepreneurs, pour devenir des bougeurs internes, casser les silos et être plus en action”. Tout un programme !

Pas que des licornes

Et parce qu’on en revient un peu de ces success stories à l’américaine, jetant le flou sur l’entrepreneuriat et ses réalités, ENVI voit plus près, plus réel, plus juste. “On souhaite aussi remettre à l’honneur tous ces gens qui ont créé un business, qui n’ont pas spécialement envie de se développer, de lever des fonds ou de recruter des tas de personnes, mais qui veulent juste bien en vivre. Il faut valoriser ces parcours-là, ceux qui ne sont pas des licornes et qui n’ont jamais eu pour vocation de le devenir.” Des histoires à raconter, un autre regard à jeter sur le succès.

Et vous ? Quel(le) entrepreneur(e) êtes-vous ?

ENVI vous propose un test !

Continuez sur votre lancée :

Posted in Indépendants & freelances | Tags , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur ENVI : l’école de votre (nouvelle) vie d’indépendant

BeCode et Start it @kbc boostent le recrutement des talents tech

Plus de 20 000 postes vacants en IT

C’est la réalité de nos entreprises en Belgique selon les indications d’Agoria. Un constat que Start it @kbc et BeCode ont décidé d’inverser. Les deux partenaires sont convaincus que leur coopération peut aider à réaliser une rupture de tendance. “Ces dernières années, nous avons surtout assisté à une forte externalisation de l’ICT. Vers l’Europe de l’Est et du Sud, ou vers l’Inde ou d’autres pays asiatiques. Les entreprises et les gouvernements se concentrent sur les prix bas, mais ils paient ensuite très cher le manque de connaissance du marché, de communication et de flexibilité de ces acteurs. Il est essentiel de disposer de professionnels des IT bien formés ici en Belgique également, en veillant à un mélange inclusif de talents juniors et seniors” souligne Lode Uytterschaut, directeur général de Start it @kbc.

Recruter plus rapidement des talents informatiques

BeCode, l’organisation qui reconvertit les jeunes et moins jeunes motivé par la tech en programmeurs, et Start it @kbc, la plus grande communauté de startups de Belgique, donnent le coup d’envoi de 2023 avec une collaboration structurelle. Les programmeurs juniors peuvent démarrer leur carrière et acquérir de l’expérience dans des start-ups innovantes. A leur tour, elles peuvent recruter plus rapidement des talents informatiques.

La programmation et l’esprit d’entreprise ont un caractère universel, sans considération de milieu, de richesse, d’origine, de culture, de couleur ou de sexe.

Focus sur l’intégration des talents

BeCode et Start it @kbc partagent un objectif d’inclusion. Depuis ses débuts, ces deux entreprises se sont fortement engagées en faveur de la diversité des talents. La communauté de KBC comprend plus de 40 nationalités différentes. Quatre fondateurs sur dix sont des femmes, grâce aux efforts constants de l’accélérateur pour attirer les femmes entrepreneurs. La diversité et l’égalité des chances occupent également une place centrale chez BeCode. En cinq ans, 109 nationalités ont été enregistrées, et 32% de femmes. BeCode souhaite également que les femmes soient de plus en plus nombreuses à s’orienter vers les formations en cybersécurité et en intelligence artificielle.

Les médias se concentrent trop souvent sur les tours de table spectaculaires, sur les startups qui lèvent des millions pour se développer.

3 000 nouveaux programmeurs, 1 300 nouvelles start-ups

Start it @kbc a déjà encadré plus de 1 300 startups depuis 2014. “Nous sommes devenus le plus grand accélérateur du pays. Les médias se concentrent souvent sur les tours de table spectaculaires, sur les startups qui lèvent des millions pour se développer. Mais surtout, n’oublions pas que les startups et les scale-ups créent également plusieurs milliers de nouveaux emplois chaque année. La créativité, l’esprit d’entreprise et l’accès aux technologies sont des piliers essentiels pour une économie forte et innovante et la création d’emplois qui en découle.”

De son côté, BeCode fait office de passerelle entre les talents inexploités et les entreprises à la recherche de profils techniques. “Au cours des cinq dernières années, nous avons formé 2 900 stagiaires sur nos quatre campus dans des domaines informatiques tels que WebDev, DevOps, cybersécurité et intelligence artificielle » précise Béatrice de Mahieu, CEO de BeCode.

Attirer des talents informatiques est un goulot d’étranglement qui freine la croissance. Nous inversons cette tendance.

Une compétence universelle

Pour BeCode, la programmation n’est pas seulement une compétence universelle, c’est aussi un billet d’entrée sur un marché du travail en quête de spécialistes en informatique. Les cours s’adressent donc aussi bien aux demandeurs d’emploi motivés, aux jeunes qui ne trouvent pas leur voie dans le circuit traditionnel, qu’aux titulaires de doctorats qui ont dû fuir leur pays. « Aujourd’hui, pour de nombreuses startups, attirer des talents informatiques est un goulot d’étranglement qui freine leur croissance. Désormais, ils peuvent s’appuyer sur le réservoir de BeCode pour recruter plus rapidement des profils technologiques. »

Photo: Lode Uytterschaut, CEO van Start it @KBC & Beatrice de Mahieu, CEO van BeCode

Continuez sur votre lancée :

Posted in Marché du travail & politique | Tags , , , , , | Commentaires fermés sur BeCode et Start it @kbc boostent le recrutement des talents tech

Befree by Decathlon : bilan et success stories

C’est aussi à cela que la génération actuelle aspire.

Comme nous l’expliquait Alicia Verspecht dans l’article que nous lui avions consacré en 2020, le projet Befree (dont elle est la source) s’appuyait principalement sur Jump, « un accélérateur qui soutient dans leur aventure entrepreneuriale les starters, les start-up et les PME ayant choisi les domaines du sport, de la santé et du bien-être ».

Ce projet avait évidemment suscité notre intérêt, car comme Alicia le soulignait, « la stratégie de Decathlon est brillante. Notre jeune génération ne recule pas devant les responsabilités. La construction d’un projet donne du sens à votre vie professionnelle et apporte de la satisfaction. C’est aussi à cela que la génération actuelle aspire ».

Des résultats à la hauteur du projet ?

Au total, 8 intrapreneurs ont pu être accompagnés, 6,5 emplois ont été créés et pas moins de 117 missions ponctuelles sont nées de ces projets.

Mais au-delà des chiffres, « l’un des objectifs de Jump était de développer les compétences business des porteurs de projet » explique Alicia, « parmi lesquelles gérer son projet, développer une vision, créer un business model innovant et développer son leadership ». 100% des Jumpers estiment avoir développé au moins l’une de ces compétences, la plus acquise étant le développement d’une vision et la moins acquise, le leadership.

À noter aussi, 80% des projets lancés par Jump étaient toujours en cours après la fin de ce programme.

Deux success stories sous les projecteurs

Je jonglais entre mon job de tous les jours, la création de notre projet et les workshops Jump qui visaient à nous accompagner.

1/ Free : favoriser le développement des compétences en graphisme des talents internes

Sam Duré – leader du projet – et Jean-François Dumont ont développé Free, projet interne à Decathlon visant à donner la possibilité aux collaborateurs ayant des aptitudes en graphisme de les développer et d’apporter leur aide aux projets qui en ont besoin. « Je jonglais entre mon job de tous les jours, la création de notre projet et les workshops Jump qui visaient à nous accompagner. On a pu créer ce projet de A à Z », raconte Jean-François. Lorsqu’on lui demande son meilleur souvenir, il pointe les mots d’encouragement de son CEO, ainsi que ceux des coaches et accompagnateurs.

Aujourd’hui, cet intrapreneur jongle toujours entre son emploi quotidien et son projet. « C’est très excitant. Après quelques mois à peine, nous avons pu engager un étudiant pour trois mois et nous l’engageons à présent en tant que membre à part entière de l’équipe ».

Intrapreneur pur-sang, son mantra ? « You have the power to decide ».

Nous avons lancé trois business plans supplémentaires et nous allons les dupliquer aux Pays-Bas.

2/ Services @Home : montage, réparation et livraison à domicile

Grâce à Befree, Laurens Degreef a lancé Services @home, un service de montage à domicile, auquel se sont ensuite ajoutées la réparation et la livraison. « Le parcours a été très utile et clair. Jump nous a fait passer d’une simple idée à un véritable business plan. Grâce à mon coach, j’ai acquis de nombreuses compétences sur la manière de « vendre » un projet aux investisseurs. Nous avons également acquis les outils nécessaires pour créer un plan d’affaires stable et mettre notre idée en œuvre auprès de plus de 3.000 clients. »

Aujourd’hui, Laurens se consacre à temps plein à ce projet et dirige une équipe de plus de 20 personnes. « Nous avons lancé trois business plans supplémentaires en plus de l’idée originale et nous allons les dupliquer aux Pays-Bas ».

Son mantra en tant qu’intrapreneur ? « Time is what we want most but use the worst ».

À méditer…

Continuez sur votre lancée :

Posted in Indépendants & freelances | Tags , , , , | Commentaires fermés sur Befree by Decathlon : bilan et success stories