Monthly Archives: septembre 2022

L’écosystème des freelances en plein essor

Dans un certain nombre de pays, les organisations se sont récemment trouvées aux prises avec de nouvelles réglementations, obligations fiscales et/ou de déclaration concernant le recours aux freelances.

En raison des nouvelles législations et obligations fiscales instaurées au Royaume-Uni, la moitié des freelances de ce pays envisage d’abandonner leur statut. Ou de trouver leur bonheur dans d’autres pays ou dans un emploi fixe, selon des études récentes.

Dans d’autres pays, les organisations qui collaborent avec des freelances sont supposées faire passer l’indépendant par une sélection et un onboarding en bonne et due forme.

Les nouvelles réglementations sources d’intérêt pour les freelance management systems ?

La forte demande de freelances et les récents changements de réglementation suscitent un intérêt croissant pour les freelance management systems (FMS). Comme les grandes entreprises, les TPE et les PME délaissent la feuille Excel en guise de gestion de leurs freelances. De nouvelles startups ou développeurs d’outils de gestion de freelance arrivent sur le marché.

Ce recours grandissant aux freelances incite les entreprises innovantes à mettre au point des applications qui permettent aux organisations de gérer leur effectif de freelances avec efficacité et dans le respect des réglementations. Les écosystèmes technologiques résultant de la combinaison de FMS, d’apps collaboratives et de liens avec des plateformes permettent de venir en aide à la fois aux télétravailleurs et à la main-d’œuvre flexible toujours plus nombreuse d’une organisation.


Des centaines de plateformes en ligne destinées aux freelances sont disponibles dans le monde entier. Compte tenu des innovations technologiques annoncées, on voit apparaître de nouvelles opportunités et un nombre croissant de personnes pourront proposer leurs services et leur expertise en ligne, peu importe où elles se trouvent. Dans une proportion accrue, les organisations auront accès aux talents rares, quel que soit l’endroit où ils se trouvent.

Une raison suffisante en somme qui a poussé NextConomy à dresser un état des lieux sur les outils FMS en général, et les protagonistes FMS en Belgique, plus particulièrement.

Curieux du résultat ? Dès le 6 octobre, venez télécharger gratuitement votre Rapport FMS sur le site de NextConomy !


Écosystèmes FMS – l’exemple de CXC

Jon Younger, leader d’opinion RH, auteur, conférencier et jeune investisseur, a publié dans Forbes un article sur la révolution des freelances et l’avenir du travail. Jon s’est entretenu avec Connor , responsable des opérations EMEA chez CXC Global.

CXC a créé une plateforme à destination d’une clientèle issue de 65 pays. Ses domaines ? Les services compliance et payroll. Après les régions APAC, Amérique du Nord et du Sud, CXC propose désormais ses services en Europe.

Son objectif ? Être un lien entre le talent indépendant et l’entreprise qui recrute. Et ce, dans le respect de la réglementation, afin de prévenir les problèmes de sélection et de réglementation.

CXC peut se targuer de disposer d’un réseau étendu, d’années d’expérience et de plus de 300 professionnels répartis dans plus de 40 pays. Selon Connor Heany, cette situation fait de CXC l’une des plateformes FMS les plus aptes à servir des clients internationaux de grande envergure et au profil complexe.

Les plateformes freelance constituent un nouveau marché cible pour CXC : elles peuvent en effet soutenir les grandes places de marché de talents en présélectionnant leurs talents.

Et l’avenir ?

Les freelances constitueront progressivement une catégorie de personnes flexibles et mixtes qui côtoiera les salariés des entreprises. Les systèmes freelance mangement vont donc jouer un rôle de plus en plus important.

Un écosystème de freelances plus vaste, en pleine croissance et rentable, verra le jour. Une conséquence de :

  • l’intérêt croissant pour le freelancing et la dépendance à son égard
  • la complexité croissante et l’importance d’une administration efficace et efficiente
  • le « sourcing direct » qui prend une part grandissante dans la révolution globale du freelancing.

Découvrez l’article de Jon Younger dans Forbes.

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France : la loi Pouvoir d’achat vaut 550 euros pour les travailleurs indépendants

Afin de soutenir plus particulièrement le pouvoir d’achat dans un contexte de forte inflation, la France vient de voter une série de mesures, dont une qui concerne directement les travailleurs indépendants. D’après les estimations du gouvernement, environ 2,25 millions d’indépendants bénéficieront de cette baisse.

Par cette loi sur le pouvoir d’achat, le gouvernement français prévoit plus exactement de réduire les cotisations maladie et maternité de plus de 2 millions de travailleurs indépendants dont le revenu net d’activité est proche du SMIC. Les professionnels concernés sont les artisans, les commerçants, l’ensemble des professions libérales ainsi que les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole et les micro-entrepreneurs.

Grâce à cette mesure, un travailleur indépendant ayant un revenu équivalent au SMIC (15.632 euros net par an environ) verra son pouvoir d’achat augmenter de 550 euros.

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Avenir du travail : NextConomy propose cinq actions concrètes pour le marché du travail

Créée en 2017 dans l’optique de stimuler le débat autour de l’avenir du travail en Belgique, NextConomy est aujourd’hui la plateforme de connaissances indépendante destinée à tous les acteurs du (nouveau) monde du travail et aux organisations (flexibles).

Entre-temps, personne ne peut encore contredire la croissance fulgurante de la main-d’œuvre flexible et externe pour les organisations. C’est une question de stratégie. Sur le marché du travail, on observe la montée en puissance du freelancing (+5 % en 2021, soit plus de 291.000 freelances en Belgique, soit 1 indépendant sur 3 (sources : Unizo & Bureau fédéral du Plan). La tendance est d’ailleurs mondiale, les gens aspirent à plus d’autonomie dans leur carrière et franchissent le pas pour proposer leur expertise à titre d’indépendant freelance.

Les 5 propositions de NextConomy :

1. Automatiser les informations et les données correctes concernant le marché du travail

À ce jour, seules des méthodes de déduction approximatives permettent de quantifier et segmenter la section du marché du travail qui concerne les freelances. La solution réside dans la fourniture de données objectives et actualisées, non seulement à propos des talents salariés et au chômage, mais aussi sur les talents qui contribuent de manière indépendante (ou temporaire) au succès des organisations.

« Nous constatons un angle mort en termes de données sur le marché du travail. Dans ce spectre se trouvent les talents externes, ces experts qui offrent également expérience et de la flexibilité aux organisations. » Marleen Deleu, Director Trends & Insights, NextConomy

 

2. Former les (futurs) professionnels à intégrer une stratégie RH durable

Les défis liés aux ressources humaines (employer branding, recrutement, pénurie, rétention, internationalisation…) sont connus. Mais pas pour autant maîtrisés. Aujourd’hui, les organisations sont portées par plusieurs types de collaborateurs (employés, intérimaires, consultants-freelances). Une formation continue des professionnels RH, des achats et des responsables d’entreprises permettrait la mise en place de stratégies beaucoup plus adaptées à la réalité du marché du travail.

« La gestion totale de toute forme de  talents doit faire partie des programmes de bachelor et de master. Elle est l’unique solution en tant que stratégie RH durable et orientée vers l’avenir » Marleen Deleu, Director Trends & Insights, NextConomy

 

3. Distinguer la ‘gig economy’ de la ‘talent economy ‘

Il existe encore trop de confusion entre la ‘gig economy’ et la ‘talent economy’. Sur le premier marché, le focus est mis sur l’exécution d’un service issu d’une plateforme. Sur le second c’est la personne et ses compétences qui priment. Une perception nuisible, car elle n’encourage ni l’esprit d’entreprise ni les organisations à améliorer leur relation avec les freelances.

“ Il est grand temps que les médias, les gouvernements et le monde universitaire tiennent compte de cette nuance importante dans leur communication. Pour les acteurs de la ‘talent economy’, le statut d’indépendant est un choix. » Marleen Deleu, Director Trends & Insights, NextConomy

 

4. La Belgique doit (peut) devenir un hot spot du freelancing

La Belgique doit cesser de se plaindre à propos de la pénurie de talents. Il faut agir. L’investissement dans la formation est bien sûr nécessaire, mais c’est une solution trop lente. Attirer des talents indépendants de l’étranger représente un complément efficace et rapide pour nos entreprises. Pour y parvenir, il faut repenser l’infrastructure et le branding de notre pays.

« La Belgique n’est pas connue comme un “hot spot” pour les consultants-freelances. Si nous y parvenons, nous offrons des atouts majeurs pour aider les organisations à trouver les talents nécessaires. » Marleen Deleu, Director Trends & Insights, NextConomy

 

5. Mettre l’éthique à l’agenda des organisations

Les affaires mettant en cause l’image et la réputation des entreprises se multiplient. Le volet de l’éthique concernant la collaboration avec des talents externes doit devenir une priorité dans les organisations. Concrètement, les organisations maîtrisent souvent leurs effectifs internes, mais n’ont aucune visibilité sur les effectifs externes temporaires. Sans parler d’une politique qui permettrait une gestion optimale. L’objectif est d’implémenter une politique RH étique incluant les talents hors payroll.

« L’écosystème actuel des talents externes est beaucoup plus vaste que les organisations et les gouvernements ne le soupçonnent. Il faut conscientiser tous les acteurs et se donner les moyens d’identifier les flux de travailleurs dans l’entreprise » Marleen Deleu, Director Trends & Insights, NextConomy

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Notre régime de conventions collectives est-il au point pour les freelances et les indépendants ?

Afin de mieux comprendre la situation, nous avons interrogé le Dr Pieter Pecinovsky, senior affiliated researcher à l’Institut de droit du travail de la KU Leuven, chargé de cours en droit social à l’ULB et à l’UCLouvain et ‘ Of counsel ’ au cabinet d’avocats Van Olmen & Wynant.

« Cette disposition concerne surtout les ‘indépendants économiquement dépendants’, les travailleurs indépendants qui exercent leur activité ‘aux côtés’ de salariés, et les indépendants qui travaillent via des plateformes numériques. Un exemple ? Imaginez un orchestre composé de musiciens engagés sur une base fixe et de remplaçants intérimaires indépendants. La personne nommée à titre définitif reçoit son salaire et les droits à la sécurité sociale qui y sont associés, conformément à une CCT négociée. Le freelance qui figure à ses côtés est dans un statut beaucoup plus précaire : il doit négocier sa propre rémunération et ses autres conditions d’emploi à part. »

Des évolutions comme la progression du statut de freelance et l’économie de plateforme ont mené à une atomisation du statut du  ‘travailleur’. Une extension du droit à la convention collective peut en partie consolider la situation de vulnérabilité des indépendants sans personnel face aux clients.

Un droit de convention collective en voie d’élaboration ?

Il s’agit d’une des motivations des différents gouvernements et autres organismes qui désirent faire évoluer le statut social des travailleurs indépendants sans salariés. Ils entendent leur donner la possibilité de négocier collectivement leurs conditions et leurs barèmes. Dans le meilleur des cas, cette démarche devrait aboutir à une convention collective de travail (CCT) à caractère contraignant, assortie de conditions d’emploi a minima. Seule cette approche peut permettre aux indépendants de raffermir leur capacité de négociation parfois périlleuse.

Ces dernières années, la Commission européenne a accordé un regain d’attention à la politique sociale et aux droits sociaux fondamentaux, notamment par la proclamation du pilier européen des droits sociaux. Ce qui a abouti, par exemple, à une proposition de la Commission pour une meilleure protection des travailleurs des plateformes. Néanmoins, la Cour de justice de l’UE ne s’est pas encore clairement prononcée sur la question des conventions collectives pour les freelances. En revanche, le Comité européen des droits sociaux et plusieurs comités de l’OIT (Organisation internationale du travail) ont déjà fait remarquer qu’un tel droit fondamental devrait également s’appliquer aux freelances. Les instances de chaque pays de l’UE doivent donc créer un cadre juridique à cet effet.

La directive entre-t-elle en conflit avec la loi CCT ?

En décembre 2021, la Commission européenne a publié son projet de directive non contraignante pour les conventions collectives sur les conditions de travail des travailleurs indépendants et des freelances. « Cette décision a permis de préciser, tout d’abord, que les conventions collectives de certains freelances ne portent pas atteinte à la libre concurrence. Ce type de dispositions ne contrevient pas (ou plus) à l’interdiction faite aux entrepreneurs (aussi modestes soient-ils) de conclure des « accords sur les prix », en particulier en ce qui concerne leur propre rémunération. Selon la directive, de telles conventions collectives tomberaient désormais en dehors du champ d’application du fameux article 101 du TFUE (la fameuse interdiction des cartels). »

La question reste de savoir si la conclusion de conventions collectives pour les travailleurs indépendants en situation de dépendance économique est envisageable dans la pratique.

Notre cadre juridique national est-il adapté pour autoriser effectivement la convention collective pour les freelances ?

Peter Pecinovsky connaît parfaitement la loi CCT du 5 décembre 1968 : « Le plus grand obstacle réside dans le champ d’application personnel, qui est défini à l’article 2 : la présente loi s’applique aux travailleurs et aux employeurs ainsi qu’aux organisations. L’égalité de traitement avec les salariés est accordée à certaines personnes, exception faite des freelances. »

Ainsi, si les CCT des travailleurs indépendants échappent à ce cadre légal, la perspective bien connue de ‘rendre la CCT obligatoire’ n’est pas au rendez-vous.

 « Alors une CCT pour travailleurs indépendants ne représenterait guère plus qu’un contrat de droit civil. Les clients, surtout, pourraient donc s’engager unilatéralement, par le biais des conventions collectives, à respecter un certain nombre de conditions d’emploi, que les indépendants pourraient ensuite faire valoir en vertu du droit des contrats. Mais en l’absence d’une déclaration d’applicabilité universelle garantie par la loi, la portée resterait limitée. Les clients seront également moins enclins à conclure de telles conventions collectives, car seuls les freelances qui les signeraient seraient liés par elles. »

De plus, nos trois principaux syndicats – la CSC/ACV, la FGTB/ABVV et la CGSLB/ACLVB – ont un monopole de négociation dans ce domaine, et sur le plan national, la situation est figée au niveau du Conseil national du travail. En théorie, il est aujourd’hui pour ainsi dire impossible de reconnaître d’autres organisations qui, par assimilation à un syndicat, pourraient défendre spécifiquement les intérêts des indépendants.

En théorie, il est aujourd’hui pour ainsi dire impossible de reconnaître d’autres organisations qui, par assimilation à un syndicat, pourraient défendre spécifiquement les intérêts desdits indépendants.

Et en Belgique, que dit la loi ?

Une étude minutieuse de la loi CCT, de la jurisprudence et de la doctrine juridique permet à Pieter Pecinovsky de conclure que ladite loi ne saurait à ce jour s’appliquer aucunement aux conventions collectives de travail conclues par les travailleurs indépendants sans salariés. Elles ne pourront donc jamais être enregistrées auprès du Service public fédéral Emploi pour être rendues obligatoires pour l’ensemble des indépendants d’un seul et même secteur.

« Pourtant, la Belgique et les autres États membres ont une obligation positive de permettre et de promouvoir les conventions collectives pour les travailleurs indépendants. La Belgique devra soit modifier en profondeur le champ d’application de la loi CCT, soit élaborer un nouveau système spécifique pour les freelances. » Pieter Pecinovsky signale que cette mission sera de toute façon très ardue. « La loi CCT est un pilier important du droit du travail belge si complexe et a de nombreuses retombées et variantes dans d’autres lois. Toute modification est également très délicate sur le plan politique, d’autant plus qu’elle nécessitera également l’accord des partenaires sociaux, car elle touche à leur degré d’autonomie. »

Peut-être que certains secteurs qui comptent déjà un grand nombre de freelances donneront le ton et feront monter la pression ?

« Dans certains secteurs, les employeurs et les syndicats peuvent à coup sûr être favorables à la négociation et à la signature de conventions collectives avec les travailleurs indépendants sans salariés ou en leur nom, par exemple les sociétés de spectacle dans le secteur des arts et du divertissement. Ces partenaires sociaux sont à l’heure actuelle les plus exposés aux carences du système de conventions collectives classique. Mais là encore, ils ne peuvent conclure que des conventions collectives de second ordre. Autre chose, faut-il autoriser les conventions collectives à tous les niveaux (central, sectoriel et entreprise) ou les limiter au niveau sectoriel ? »

La Belgique et d’autres pays européens seront à terme obligés de mettre en place un cadre juridique. Pour le moment, la pression de l’Europe et de l’OIT reste limitée. Mais la Belgique a le potentiel pour devenir un chef de file en traitant cette problématique avec rigueur.

Et Pieter Pecinovsky de conclure : « La direction que ce débat complexe prendra reste encore incertaine : un amendement de la loi CCT ou une loi toute neuve ? Tôt ou tard, le gouvernement et le parlement devront trancher cette question épineuse, de préférence en faisant intervenir les partenaires sociaux à bon escient. »

  • NextConomy, en Belgique, utilise le terme de freelance en Belgique et non de zzp, qui est plus courant aux Pays-Bas. Selon la définition de la SERV (octobre 2017), les freelances sont des indépendants sans salariés qui proposent leurs services ou leurs connaissances B2B.

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9 raisons (selon Forbes) pourquoi les responsables RH devraient miser sur le Total Talent Management

Mark van Assema, co-auteur de ‘Mis geen talent’, le premier livre sur le Total Talent Management, présente les arguments majeurs énumérés dans l’article du Forbes HR council pour se lancer dans le Total Talent Management (TTM). Le Total Talent Management consiste en une stratégie d’entreprise et de ressources humaines tournée vers l’avenir qui permet à une organisation de gérer l’ensemble de son écosystème de personnel : elle ne se limite pas à ses salariés, comme le font les ressources humaines classiques. Mark a détaillé ci-dessous ce qu’il considère comme les cinq principaux avantages en la matière. Les quatre autres se retrouvent dans l’article de Forbes précité.

1.    Un éclairage privilégié concernant le recrutement des talents

L’optimisation d’un écosystème de main-d’œuvre est étroitement liée au bon positionnement des talents. Le TTM permet aux organisations de disposer d’une vision globale sur la meilleure façon de recruter et de déployer les talents de haut niveau. Ce modèle « mixte » de personnel à temps plein et intérimaire offre aux entreprises la possibilité de se montrer flexibles et d’intégrer des ressources non conventionnelles dans une stratégie globale, sans pour autant en négliger la qualité ou l’expertise. – Christopher Abbass, Talentful

2.    La constitution de partenariats stratégiques

Le TTM repose sur la confiance en un partenariat transparent win win établi avec des experts du secteur, qui donne un meilleur accès aux collaborateurs les plus aptes et apporte une réponse plus complète au marché dynamique de l’emploi. Ce système global vous garantit une arrivée au plus vite des meilleurs talents, des économies de coûtsà travers des processus plus efficaces, un contrôle de qualité sur les mauvaises pratiques de recrutement et une visibilité pour une organisation mieux conçue. – Stella H. Kim, HRCap, Inc.

3.    Élimination des silos de talents classiques

Le principal avantage du TTM réside dans le fait qu’il intègre les solutions de recrutement direct et intérimaire de talents dans une approche globale de la gestion des effectifs. Les organisations peuvent ainsi prendre des décisions en matière de ressources et associer le bon talent à la mission à accomplir, quel que soit le type de ressource, plutôt que d’être gênées par les silos de talents classiques. – Lynne Marie Finn, Résultats de Broadleaf

Le Total Talent Management consiste en une stratégie d’entreprise et de ressources humaines tournée vers l’avenir qui permet à une organisation de gérer l’ensemble de son écosystème de personnel : elle ne se limite pas à ses salariés, comme le font les ressources humaines classiques.

4.    Flexibilité et compliance

Les bénéfices des systèmes TTM sont nombreux, notamment une meilleure flexibilité, des économies de coûts et une compliance optimisée. Une vision globale de l’ensemble de la main-d’œuvre est indispensable pour une prise de décisions opérationnelles stratégiques. Un talent est un talent, qu’il soit définitif ou intérimaire. – Kim Pope, WilsonHCG

5.    Formation et développement personnel

La formation et le développement personnel constituent deux avantages croissants de l’utilisation d’une ressource TTM. Les collaborateurs d’aujourd’hui espèrent que les employeurs leur procurent les outils nécessaires à leur épanouissement personnel et professionnel. Un programme de formation et de développement personnel bien conçu et bien géré peut aussi contribuer aux efforts de recrutement et de fidélisation. – Niki Jorgensen, Insperity

Les milieux experts de Forbes

Le Forbes Human Resource Council figure parmi près de dix comités d’experts que vous pouvez rejoindre sur invitation. Ce groupe réunit des responsables RH confirmés et des entrepreneurs du monde RH (Tech). Les éléments ci-dessus sont le fruit d’une rencontre entre neuf des experts en RH dudit conseil. De nombreux experts écrivent aussi des articles comme ‘Should You Hire Gig Workers?’et ’How To Write A New Global Talent Hiring Playbook‘.

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Les 7 destinations au top pour votre workation à venir

Un changement de décor, ça fait plaisir. Au bout de quelques heures de travail, savourez et explorez votre nouvel environnement. Réservez vos vacances-travail bien méritées. Voici nos conseils.

Lisbonne

La capitale portugaise figure parmi les trois premiers endroits de workation en Europe. Vous pouvez y apprécier la culture, la bonne nourriture, le vin à prix raisonnable, la nature et la mer. La connexion Wifi est assez bonne avec une moyenne de 35 Mbps.

Barcelone

Dans le classement européen des meilleurs lieux de travail en Europe, Barcelone ne se laisse pas distancer par Lisbonne. Les édifices impressionnants de Gaudi valent le détour. La ville compte le nombre le plus élevé d’espaces de coworking après Londres et la connexion Wifi est en moyenne de 37 Mbps.

Budapest

Budapest figure en cinquième position dans le classement des meilleurs lieux de coworking en Europe. Pas vraiment pour sa météo ensoleillée, mais ici, vous pouvez manger et boire à des prix raisonnables. Assurément moins cher que dans notre propre pays. La ville compte de nombreux espaces de coworking et cafés où vous pouvez travailler. La connexion Wi-Fi est en moyenne de 34 Mbps.

Venise

Comme de nombreuses autres villes italiennes, Venise souffre d’un exode urbain. Et la Cité des Doges entend y remédier. Avec le projet Venywhere, les autorités veulent mettre à disposition des postes de travail dans les musées, dans les jardins et sur d’autres îles de la lagune. Plus d’informations sur venywhere.it.

Bangkok

Bangkok compte plus de 450 000 spots Wi-Fi gratuits. Certes, ils ne sont pas toujours aussi rapides, 28 Mbps en moyenne, mais le jeu en vaut la chandelle. Un logement vous coûtera un peu d’argent, mais la nourriture y est très abordable. Qui plus est, la plupart des gens là-bas parlent anglais. La ville est réputée pour ses centaines de palais, ses centres commerciaux, ses boutiques et ses marchés locaux.

New Delhi

La capitale de l’Inde est un haut lieu de la culture. Chaque coin de rue recèle son lot de curiosités. C’est l’une des capitales les plus économiques pour y séjourner et elle compte plus de 150 espaces de coworking. La connexion Wi-Fi est loin d’être la plus rapide, avec une moyenne de 12 Mbps.

Los Angeles

The place to be aux États-Unis ! La ville se classe au premier rang en Amérique en tant que « workation » et au 30e rang mondial. Au menu ? Une bonne nourriture, plus de 280 jours de soleil par an, des connexions Internet puissantes, plus de 100 espaces de coworking et, bien sûr, des plages au top.

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Les intentions de recrutement pour le quatrième trimestre se maintiennent à des niveaux très élevés en Belgique, dans un contexte d’incertitude et de pénuries de talents

Une hausse de 8 points

Selon le Baromètre de l’emploi de ManpowerGroup publié ce jour, l’activité de recrutement devrait rester soutenue au cours quatrième trimestre 2022 en Belgique. En effet, d’après l’enquête menée fin juillet auprès de 512 employeurs, 46% d’entre eux prévoient d’augmenter leurs effectifs au cours des trois prochains mois tandis que 13% prévoient de les réduire. 39% des employeurs interrogés n’anticipent aucun changement. Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements – atteint la valeur très favorable de +33%. C’est une hausse de 8 points par rapport au trimestre précédent et de 3 points par rapport au 4ème trimestre 2021.

Pénuries de talents sans précédent

« Dans un contexte économique de plus en plus incertain marqué par les tensions géopolitiques, une pression accrue sur les coûts et une inflation croissante, notre enquête montre que les employeurs belges font preuve de résilience en maintenant le cap dans le domaine de l’emploi.» explique Sébastien Delfosse, Managing Director de ManpowerGroup BeLux.

« Confrontés à des pénuries de talents sans précédent qui touchent plus de trois employeurs que quatre en Belgique, les employeurs sont toujours prêts prendre le risque de recruter et rapportent des prévisions d’embauche très optimistes.  Ces difficultés à trouver les bons profils devraient porter à réflexion et se traduire en actions concrètes en cette période de rentrée à tous les niveaux d’enseignement. En attendant que le réservoir de talents ne se remplisse, de plus en plus d’entreprises recrutent sur base de la personnalité et des soft skills en investissant davantage dans la formation au travers de parcours d’intégration innovants. Les employeurs renforcent également leur attractivité en répondant davantage aux nouvelles attentes des candidats. »

En attendant que le réservoir de talents ne se remplisse, de plus en plus d’entreprises recrutent sur base de la personnalité et des soft skills en investissant davantage dans la formation au travers de parcours d’intégration innovants.

Perspectives d’emploi contrastées au niveau régional

Les employeurs des trois régions du pays rapportent des intentions de recrutement positives : très optimistes à Bruxelles (+41%) et en Wallonie (+35%) et plus prudentes en Flandre (+22%). La Prévision Nette d’Emploi enregistre une forte hausse à Bruxelles tant par rapport au trimestre précédent que par rapport au 4e trimestre 2021, de 22 et 10 points respectivement : plus d’un employeur sur deux (52%) sondé en région bruxelloise prévoit de créer de nouveaux emplois d’ici la fin du mois de décembre. En Wallonie, les intentions de recrutement progressent de 2 points en comparaison trimestrielle et annuelle : 45% des employeurs wallons anticipent des embauches.

A l’inverse, en Flandre, La Prévision Nette d’Emploi enregistre un recul de 3 et 7 points par rapport au trimestre précédent et à la même période l’an dernier, pour atteindre +22%, légèrement au-dessus de la moyenne européenne (+21%). 41% des employeurs sondés en Flandre prévoient d’augmenter leurs effectifs, mais 19% d’entre eux prévoient de les réduire.

Ces différences régionales peuvent s’expliquer par les prévisions observées au niveau sectoriel, l’emploi privé dans l’Industrie étant davantage sous pression en Flandre » commente Sébastien Delfosse.

De nombreuses opportunités d’emploi attendues dans le secteur financier

Les employeurs des 10 secteurs d’activité sondés  prévoient de créer de nouveaux emplois d’ici la fin du mois de décembre. Ce sont les employeurs du secteur de la Finance, des banques, de l’assurance et de l’immobilier qui se montrent les plus optimistes, rapportant la Prévision Nette d’Emploi la plus forte jamais enregistrée dans ce secteur depuis le lancement de l’enquête en Belgique en 2003 (+59%).

Près de 7 employeurs sur 10 (68%) sondés dans ce secteur anticipent des créations d’emploi. Les prévisions d’embauche sont également très favorables dans les secteurs des Services publics, de la santé, de l’éducation et des services collectifs (+38%), dans le secteur des ‘Autres Services’ (Activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs – +38%), ainsi que dans le secteur de l’Horeca, de la culture et des loisirs (+38%). « Près de 6 employeurs sur 10 du secteur Horeca  (57%) est la recherche nouveaux profils, ce secteur continuant à reconstituer leurs effectifs après la crise du covid, tout en faisant face à de grosses difficultés de recrutement » explique Sébastien Delfosse. Les intentions de recrutement restent très solides dans le secteur secteurs ‘IT, Technologie, Télécoms, Communication & Médias’ (+30%) confirmant la forte demande pour les profils digitaux.

Les perspectives d’emploi sont nettement plus prudentes dans le secteur du Commerce de gros et détail/Supply Chain-Logistique  (+24%) et dans le secteur de la Construction (21%) tandis que employeurs du secteur de l’Industrie manufacturière (+11%) rapportent des prévisions en baisse pour le quatrième consécutif.

L’enquête montre également que les employeurs du segment des petites entreprises (10-49 travailleurs rapportent  la Prévision Nette d’Emploi la plus forte (+41%), devant ceux du segment des grandes entreprises (≥ 250 travailleurs / 37%).

 Perspectives d’emploi positives dans 39 des 41 pays et territoires sondés

Les intentions de recrutement pour le 4ème trimestre 2022 sont positives dans 39 des 41 pays et territoires sondés, seule la Grèce (-3%) et la Hongrie (-5%) rapportant des prévisions négatives. Avec une Prévision Nette d’Emploi à +33%, la Belgique se situe au-dessus de la moyenne mondiale (+30%) et de la moyenne de la région EMEA – Europe, Moyen Orient, Afrique (+21%).  La Belgique occupe la troisième place au niveau européen derrière la France et la Suède (tous deux à +34%), mais devant les Pays-Bas (+28%), le Royaume-Uni (+25%), l’Allemagne (+20%), l’Italie (+13%), l’Espagne (+2%) et la Pologne (+1%).

Au niveau mondial, les Prévisions les plus fortes sont observées au Brésil (+56%) et en Inde (54%). La Chine (+46%) arrive en quatrième position, tandis que les Etats-Unis (+33%) occupent la même place que la Belgique (14ème), et que  le Japon (+(9%) arrive en 36ème position.

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Lancer un side project : salarié le jour, entrepreneur le soir

Création de sites internet, formations ou boutiques de seconde main en ligne, affiliation, auto-édition, blogging, fabrication et commercialisation de cosmétiques artisanaux, location de voiture…, la liste des side project (ou side business) peut être longue. Avant d’être rémunérateur, il permet de mettre son idée à l’épreuve, petit à petit et en douceur, sans avoir à subir de pression financière.

Comme le souligne Nicolas Filali  “c’est le moment de confronter un projet à la réalité et de sentir si tout est aligné, compétences, opportunités, ressources, motivations… Être dans le bon projet nourrit une énergie nouvelle et ne fait que renforcer l’envie d’aller encore plus loin.”

Un business parallèle bien choisi et évalué est un booster d’énergie.

Imaginer son quotidien avec une activité parallèle

Sur le papier, l’attrait est grand et les avantages incontestables. Dans la réalité, lancer un side business nécessite de pouvoir libérer du temps, en dehors des heures classiques de travail. Le weekend, les jours fériés, en soirée…, il faudra permettre à votre projet de prendre forme durant ces plages horaires spécifiques. Avant de franchir le pas, la projection est donc essentielle, vous devrez imaginer ce que sera votre quotidien avec une activité parallèle, en apprenant à distinguer le premier travail du second.

Au risque d’arriver à confondre les deux univers et de, rapidement, vous épuisez. “Selon moi, s’il y a épuisement c’est que le projet n’est pas le bon, n’est pas celui qui vous parle. J’aurais plutôt tendance à prendre le contre-pied et à dire qu’un business parallèle, s’il est bien choisi et évalué, est un booster d’énergie.” Nicolas Filali insiste sur l’importance d’adopter le bon mindset. C’est d’ailleurs ce qu’il promeut au travers de son activité de coaching et de la formation qu’il a créée pour Nouvelle Académie.

Inverser la tendance

Nouvelle Académie est une alternative à ce qui existe déjà sur le marché pour accompagner et aider toutes les personnes qui ont envie de se lancer dans une activité complémentaire et d’en faire, éventuellement, une activité principale. “Aujourd’hui, il y a bon nombre d’incubateurs, de start-up, de couveuses d’entreprises…, qui se développent. Problème : les gens qui travaillent dans ce genre d’organismes sont généralement des fonctionnaires.

Ce ne sont pas des porteurs de projets, qui ont eux-mêmes lancé une activité et qui ont la fibre entrepreneuriale. Ils ne sont pas non plus au fait de ce qui existe sur le marché, des dernières techniques, outils et stratégies digitales, ni équipés en conséquence. Rien de tout cela n’est appris et acquis à l’école, malheureusement tout s’apprend sur le tas. J’ai décidé d’inverser la tendance grâce à une alternative” précise Nicolas Filali.

Un écosystème alternatif

Formation, groupe d’entraide, templates, boîte à outils, coaching et newsletter, la plateforme fonctionne en véritable écosystème, chaque système nourrissant l’autre et remplissant le même objectif. “Nous offrons donc des outils différents avec une mission qui est toujours la même : susciter l’intérêt et l’envie. En fonction des profils, il y aura des gens qui auront envie de tout faire eux-mêmes, de A à Z. Des exercices leur seront proposés pour pouvoir mettre leur projet en pratique. D’autres personnes auront besoin d’être accompagnées, elles auront le choix d’un accompagnement de groupe ou d’un coaching en one-to-one, une aide individuelle que je propose en dehors de Nouvelle Académie.”

Créer des sources de revenus plus ou moins passives à côté de son activité principale grâce aux technologies.

(Side) Businesseur aguerri

Et si Nicolas Filali est légitime à parler de side business, à pousser le concept et à former les futur(e)s entrepreneur(e)s, c’est bien parce qu’il compte une bonne vingtaine de side project à son actif, dont 80% d’entre eux ont donné des résultats probants. “J’ai toujours lancé des petits business à côté de mon activité principale, d’abord classiques, des micro entreprises, et ensuite plus orientés vers le digital dans le but d’essayer de dissocier mes sources de revenus. C’est pour moi un peu la philosophie du side business, essayer de créer des sources de revenus plus ou moins passives à côté de son activité principale grâce à ce qui existe aujourd’hui, à toutes les possibilités qu’offrent internet et les nouvelles technologies.”

Quand Internet fait la pluie et le beau temps

En 2009, notre serial entrepreneur et touche-à-tout, à côté de son métier de consultant en marketing, commence donc à lancer ses propres activités secondaires. Cours de cuisine, distribution de cava, service traiteur…, tous ces projets auraient même pu, s’il l’avait décidé, devenir de vrais business. Il comprend vite qu’internet fait un peu la pluie et le beau temps dans la vie des entrepreneurs (on voit d’ailleurs à quel point le SEO, l’emailing ou encore les réseaux sociaux sont des leviers de développement et de croissance importants).

Un système qui peut être le plus autonome et le plus automatisé possible

C’est en 2016 qu’un tournant s’opère et qu’il se tourne définitivement vers le digital. Le web révolutionne sa façon de concevoir ses propres side business. “Mon objectif en travaillant à la création de side business en ligne est de créer des systèmes. Je pars d’une idée, je la lance et je mets en place un système qui peut être le plus autonome et le plus automatisé possible. Pour qu’il puisse être facilement délégué. A un moment donné, le but est de sous-traiter toute la partie opérationnelle de l’activité.”

Le plus original ?

Si l’on demande à Nicolas Filali quel est le side project le plus original ou drôle qu’il ait pu voir aboutir, il nous répondra sans hésiter “ProxyTaupe”. “Tout part d’une discussion avec un voisin. Son métier ? Taupier. Tous les jours, il place des pièges chez les gens et s’applique à régler le problème d’invasion.” Piqué dans sa curiosité, notre lanceur de projet, s’en va faire le tour d’internet pour comprendre le métier mais surtout pour analyser le volume de recherches : il y a là un vrai marché à conquérir !

“Je commence donc par créer une plateforme, c’est ma marque, c’est mon identité et je crée une demande : c’est un modèle qu’on appelle le Pay Per Lead. L’une des grosses compétences que j’ai développé durant ces années de travail, c’est le référencement naturel : mon site arrive donc dans les premiers résultats de recherche. Les personnes intéressées passent par chez moi, sur mon site, mais derrière, ce n’est pas moi qui preste, je revends des opportunités d’affaires. J’ai donc proposé à mon voisin un bon site internet, bien référencé et je lui ai revendu les demandes. Rapidement, l’activité s’est intensifiée et il a eu besoin de renfort. Nous nous sommes associés et ProxyTaupe s’est transformé en vraie société. “

Celui qui n’a pas pris

En 2016, Nicolas Filali lance une start-up food façon Uber Eats, pour permettre aux navetteurs bruxellois de commander leur repas du soir en un clic et de le recevoir sur leur lieu de travail, avant le retour à la maison. “L’expérience a duré à peu près un an. On était vraiment dans le côté start-up, on gérait tout de A à Z. Il fallait faire des business plan, rechercher des financements…, l’approche était fastidieuse.

On s’est fatigué pendant un an, on a généré du revenu mais pas suffisamment que pour pouvoir se payer nous-mêmes. A la suite de cette expérience, on a lancé une agence marketing à deux, et on a découvert un tas de leviers de croissance pour nos clients. Très rapidement, l’envie d’avoir des sources de revenus à côté de l’agence a émergé, pour ne pas être totalement dépendants de nos clients et de cette seule source de revenus. On teste alors nos premiers projets en Pay Per Lead, un premier, un deuxième, un troisième et l’aventure du side business démarre réellement.”

L’échec est trop souvent vu comme quelque chose de négatif.

L’échec, c’est dans la tête

L’école nous façonne, elle nous enferme dans certaines croyances et nous empêche parfois de foncer, par crainte du “plantage”. C’est, en tout cas, la conviction de Nicolas Filali. Notre système éducatif, selon lui, n’est pas le bon ou certainement pas le meilleur. “Dans la formation disponible sur Nouvelle Académie, je donne énormément de contenus ‘mindset’ parce qu’en fait, on n’est pas du tout dans un bon système au niveau entrepreneuriat.

L’échec, chez nous, est trop souvent vu comme quelque chose de négatif. On est un peu dans la culture du “mais”, du frein (“mais ça existe déjà”, “mais tu ne réussiras pas”, “mais tu n’as pas pensé à”…). Aux Etats-Unis par exemple, si tu n’as pas échoué, tu n’es personne. C’est une question de croyances limitantes, de mauvais environnements, de mauvais enseignements. Quand tu arrives à comprendre ça et à switcher ton mindset, tu rentres véritablement dans un nouveau monde.”

Pour se former et apprendre les bases du Side Business :

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En 2020 le nombre d’indépendants a légèrement augmenté, tandis que le nombre de salariés a légèrement diminué

Différences fortes

Un examen plus détaillé révèle de fortes différences selon le niveau d’études, le sexe et le statut.

La crise sanitaire a provoqué une baisse nettement plus marquée du nombre d’heures travaillées chez les moins qualifiés.  L’étude confirme la tendance historique d’une augmentation des heures travaillées par les plus qualifiés, et d’une baisse par les moins qualifiés.

Il est également à noter que, grâce aux mesures de soutien temporaire, tant les salariés que les indépendants ont conservé leur statut, même s’ils étaient temporairement sans travail en raison du confinement.

Plus remarquable encore, le nombre d’indépendants a légèrement augmenté, tandis que le nombre de salariés a légèrement diminué.

Enfin, la baisse du nombre d’heures travaillées a été la plus importante pour les indépendants, et en particulier pour les femmes indépendantes peu qualifiées.

Source : Bureau Fédéral du Plan

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Le freelance riche et libre : stop aux fantasmes ! (quoique)

Envoyer des mails depuis une plage des Bahamas, faire du “paddle” l’après-midi et décider de ne travailler que le soir. Pouvoir rentrer de voyage à tout moment, retrouver son quotidien tranquillement, reprendre le travail un mercredi parce que le lundi et le mardi auront été consacrés au repos post jetlag. C’est clair, pour mener cette vie-là, le freelance est forcément riche ! En analysant la réalité du travail freelance et ses spécificités, vous allez voir qu’il n’est pas difficile de casser le mythe et de sortir des fausses croyances qui entourent le freelance et l’argent.

Une stabilité fragile

Amédée.co  “le bon génie des indépendants”, blog dédié à la vie du freelance, décrypte particulièrement bien les singularités inhérentes à cette relation freelance-argent. Premièrement, la stabilité des revenus du freelance s’inscrit dans une forme de continuité du travail réalisé, elle dépend bien d’un rythme, d’une cadence, d’une quantité de tâches à effectuer au quotidien. Alors que pour le salarié, peu importe les variations de tempo, le salaire est toujours le même à la fin du mois.

Pas de travail, pas d’argent ?

A cette forme d’instabilité “temporelle” vient aussi se greffer l’irrégularité des missions. Qu’il est inconfortable de ne pas avoir de prise sur la quantité de travail à venir ! Et que se passe-t-il si le freelance tombe malade ? Pas de chance, sa stabilité financière risque aussi d’en prendre un sacré coup ! Les congés payés n’existant pas pour les indépendants, sa source de revenus finira inévitablement par se tarir. Autrement dit, pas de travail, pas d’argent, pas de quoi se financer les vacances aux Bahamas.

Il faut batailler ferme pour imposer son “talent” et faire comprendre que la passion se professionnalise, laissant place à un Vrai métier.

L’art du compromis

La négociation est un autre élément, non négligeable, qui guide et impacte la relation qu’entretient le freelance avec l’argent. Être freelance signifie, bien souvent, se former à l’art de la négociation et du compromis. Car, pour deux missions presque identiques données par deux clients différents, les tarifs peuvent passer du simple au double.

La passion se professionnalise

Ce grand écart, plutôt déroutant, témoigne encore d’un manque de clarté autour du statut de freelance : Quelle valeur lui attribue-t-on ? Comment estime-t-on son travail ? Sur quelle base évalue-t-on le montant de sa rémunération ? Aujourd’hui encore, dans certains domaines d’expertise (quand la demande est grande et l’offre minuscule), il faut batailler ferme pour imposer son “talent”  et faire comprendre que la passion se professionnalise, laissant place à un Vrai métier

Oser en parler

Pour certains domaines aussi, plus créatifs par exemple, le travail est davantage considéré comme un loisir. Pourquoi donc le payer ? Éduquer sur la question du tarif devient alors incontournable. Autant qu’il est nécessaire de lever le tabou sur l’argent. Dans l’épisode “Les freelances sont-ils riches  ?” de la mini-série de vidéos conçue par Alexis Minchella et Samuel Durand (tous deux entrepreneurs made in France), la parole est librement donnée à des freelances, novices ou aguerris, prêts à démonter les mythes. Ils témoignent de leur rapport à l’argent et n’hésitent pas à évoquer leurs ressentis.

Prester gratuitement ?

Si les uns sont fermes sur leurs tarifs, qu’ils osent justifier le montant de leur service ou simplement passer leur chemin, les autres ont plus de mal, ils prestent parfois gratuitement, ne s’affirment pas ou timidement, pensent à ce que le client va projeter sur eux et remettent parfois même en question leur choix de carrière. Alors comment éviter le conflit intérieur  et sortir du sentiment d’inconfort qui semble souvent collé à la peau du freelance ?

On privilégie aussi la diversité des contrats, en faisant un joyeux mixte entre one-shot et prestations avec engagement.

Doper son business model

L’urgence se situe au niveau de la confiance et de l’estime de soi. Une fois ces deux notions travaillées, le rapport à l’argent change inévitablement, dans le bon sens bien sûr. Si l’affirmation d’un tarif, qui est le sien, juste et valorisant est une chose acquise, reste aussi à savoir comment maintenir une stabilité financière. Pour cela, il serait peut-être intéressant de remettre le nez dans son business modèle.

Le temps, et le reste !

On n’hésite donc pas à redéfinir ses tarifs , en fonction des prix du marché. On ne perd pas non plus de vue l’une des dimensions inhérentes au statut : le temps passé sur une mission n’est pas le seul à compter. En effet, toutes les heures consacrées à la prospection, aux tâches administratives, les périodes creuses, les jours de maladie, les retards de paiement, etc., doivent absolument être intégrés au calcul.

Une épargne de 6 mois

On privilégie aussi la diversité des contrats, en faisant un joyeux mixte entre one-shot et prestations avec engagement. La diversification du réseau est le meilleur moyen de prendre son indépendance et de la maintenir, de désamorcer l’angoisse des lendemains moins fructueux. Enfin, la précaution vaut tout l’or du monde : on se constitue donc une épargne suffisamment importante que pour couvrir ses frais sur 6 mois. On aura ainsi le temps de voir venir et de développer d’autres projets ou d’étendre davantage son portefeuille clients.

Le freelance, vraiment riche ?

Tout dépend du regard que l’on porte sur la richesse. L’épisode “Les freelances sont-ils riches ?” se fait le porte-parole de cette subjectivité, quand pour certains freelances, être riche c’est être totalement libre financièrement, ne plus jamais avoir à s’inquiéter de son compte en banque, pour d’autres, la richesse est davantage liée aux rencontres et à la possibilité de développer toutes sortes de projets-passions. Mais…

Peut-on se réaliser sans argent ? Créer une œuvre sans moyens ? Est-ce vraiment réaliste de penser que nos projets peuvent prendre formes et contours sans aucun coup de pouce financier ? A l’inverse, pour être riche, faut-il travailler en flux tendu, perpétuellement ? Et prendre le risque de ne plus accorder de temps aux autres, aux élans d’ailleurs, aux essentiels et à soi-même ?

Au regard de tout ce que nous avons appris sur la relation délicate entre le freelance et l’argent, il va sans dire que la richesse ne vient pas en un claquement de doigts (ou avec sacrément de chance). Être riche c’est peut-être juste gagner en autonomie, pouvoir gérer ses envies et son temps. Alors stop aux fantasmes et aux poncifs passionnés, l’argent pour le freelance reste un besoin vital, gagné par la seule force de son travail.

Photo by Omid Armin on Unsplash

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