Monthly Archives: juin 2019

Gestion des talents externes : place à la collaboration interne

Dans la salle sont réunis des acheteurs, des spécialistes RH et des représentants de plateformes VMS et MSP. Situation idéale pour lancer le débat autour de la question du jour. Mais pas de vrai débat sans d’abord annoncer le contexte. Fréderic Naedenoen du LENTIC (HEC Liège) apporte un éclairage académique sur l’évolution du marché du travail et son impact organisationnel : « La bonne gestion des talents externes représente un enjeu majeur en termes de ressources humaines, auquel les entreprises sont peu préparées. Les études démontrent pourtant que le service RH est souvent mis à l’écart dans ce processus. Et on ne le répètera jamais assez : attention aux aspects juridiques ! »

Découvrez l’avis des participants en vidéo:

Deux départements indispensables

Si la question posée aux participants semble opposer Procurement et RH, une position commune va très rapidement se dégager dans la salle : « Autant RH, que Achats ou le Business ont un rôle à jouer dans le cadre de leurs propres compétences. La gestion des talents externes n’est pas une exclusivité réservée à un département en particulier », souligne Denis Mikolajcszak d’IBA. Côté RH, Mee Ra Lepage d’Ethias nuance toutefois : « Même s’il faut bien sûr un responsable final, nous sommes devant une question de collaboration et non d’opposition de deux départements. »

Simplifier la gestion des talents externes

Dans un monde qui se digitalise de plus en plus, service Achats et RH sont amenés à utiliser des plateformes afin de gagner en efficacité. Et des exemples concrets feront mieux comprendre la valeur ajoutée des MSP et des VMS. Hassane Lhasnaoui, co-fondateur de HIREME, présente l’étude de cas de Boston Scientific, spécialisée en matériel médical. « Le challenge était double : simplifier les processus et réduire, au niveau européen, les coûts liés à la gestion des freelances. Tout cela dans une structure d’échelle mondiale. Imaginez devoir recruter un consultant espagnol depuis la Belgique, en tenant compte d’un Line Manager basé aux Pays-Bas, et avec la décision finale prise par un acheteur basé à Londres. Du vrai sport et un défi réalisé grâce à notre plateforme de sourcing omnichannel ».

Une approche ‘supplier-funded model’

Une seconde étude de cas nous amène dans les coulisses de Touring. Ici, le problème de visibilité sur le pool, les processus trop complexes, et les coûts trop élevés liés à la gestion des consultants, ne tient pas du secret. « Touring s’est tournée vers notre plateforme multimodale afin de simplifier son approche et réduire son nombre d’interlocuteurs à 1, tout en élargissant l’accès aux talents recherchés. Ajoutez à cela une approche selon le modèle ‘supplier-funded’, et les résultats n’ont pas tarder : des économies, et un boost en efficacité », précise Pierre-Luc Sanchez, Business Development Manager chez proUnity.

Découvrez les six conseils donnés aux gestionnaires de talents externes:

 

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Hireme : une plateforme belge all-in-one et un nouveau partenaire pour NextConomy

Un acteur 3 en 1

En plus d’être un outil de sourcing, hireme est aussi un FMS (freelance management system), un VMS (Vendor Management System) et un MSP (Managed Service Provider). “hireme est la nouvelle plateforme all-in-one européenne qui permet aux entreprises de rencontrer des freelances ou de futurs collaborateurs permanents, et vice versa. Notre approche globale couvre toutes les étapes d’une carrière, peu importe le type de contrat” annonce Farid El Machaoud, co-fondateur. « Demain, nous proposerons également un service d’intérim ».


Les 3 différenciateurs de hireme

  1. Plateforme belge all-in-one pour freelances et employés
  2. Approche européenne pour une meilleure mobilité et compétitivité des prix
  3. Un recrutement flexible grâce à des processus simplifiés et facilités dans toute l’Europe

Le candidat n’est pas un produit

Chez hireme, on parle d’une plateforme TTSMS, comprenez Total Talent Sourcing and Management Solution. L’outil se différencie de la concurrence car il permet une gestion à 360 degrés de ses talents et, pour le freelance, une gestion de carrière efficace dont il garde le contrôle. « Via hireme, les talents gardent le contrôle. Le client emet un besoin et c’est le candidat qui décide s’il souhaite devenir visible pour le client. Nous ne sommes pas une CV-thèque ! », précise Hassane Lhasnaoui, co-fondateur de hireme.

Made In Belgium et mobilité européenne

Forts de leur expérience en recrutement au sein de Gentis, les co-fondateurs de la nouvelle plateforme belge sont déjà présents en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Suède et au Danemark. « Notre objectif n’est pas simplement d’occuper le terrain mais bien de créer une mobilité en Europe. Les compétences d’un freelance belge sont peut-être forts recherchées en Suisse et celles d’un Français en Allemagne. Il existe peu ou pas d’outil favorisant une visibilité globale sur les nombreuses opportunités. C’est notre réponse à la pénurie des talents », explique Farid El Machaoud.

Notre plateforme disruptive met la technologie au service des freelances et des clients

Hassane Lhasnaoui

“Ce point de vue européen permet à NextConomy d’élargir la réflexion et de travailler sur base de données encore plus riches et comparatives. Une belle valeur ajoutée pour notre plateforme de connaissance” soutient Jean-François Dinant de NextConomy.

L’AI au service des plateformes

La sélection des candidats peut se faire en attribuant des points à des compétences spécifiques. L’algorithme de score de compétence pondère et optimise les résultats. De son côté, le freelance peut également donner un score au client dont l’algorithme tiendra compte. « Si notre plateforme disruptive met la technologie au service des freelances et des clients, notre équipe de Talent Acquisition Officers est là pour humaniser les processus. Nous accompagnons réellement nos interlocuteurs», confirme Hassane Lhasnaoui.

Nous voulons devenir la plus grande communauté européenne de travailleurs indépendants

Farid El Machaoud

Un système d’appel d’offres innovant

La question éternelle est bien sûr celle des tarifs journaliers. « Pour nous, il n’existe pas de standards mais une interaction entre l’offre et la demande. Et loin de nous l’idée d’une guerre des prix, au contraire. Le système d’appel d’offres permet au freelance de se positionner en fonction de ses besoins effectifs. Et croyez-moi, trop de freelances pratiques des prix ‘techniquement non-viables’. Dans ce cas-là, nous prenons toujours contact pour rectifier le tir et les accompagner. Une sorte d’autorégulation sur une plateforme de concurrence loyale » complète Farid El Machaoud.


A propos de Hireme

Hireme est une plateforme de sourcing omni-channel active pour l’ICT, la Finance, les RH, la Construction, le Sales & Marketing, Life Sciences et l’Engineering. L’outil est le fruit de la créativité de 4 co-fondateurs : Farid El Machaoud, Hassane Lhasnaoui, Olivier de Montjoye et Stéphanie Reniers.


 

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La Belgique a besoin de plus de diversité au travail

À l’invitation d’Itinera, Ive Marx (Université d’Anvers) a mis en lumière les Lignes directrices pour plus d’emplois et moins de pauvreté – vous pouvez lire le document complet sur le site d’Itinera. D’emblée Ive Marx annonce qu’en Belgique le régime de travail est à la traîne par rapport aux développements en cours depuis des décennies dans d’autres pays. « Il y a peu de pays comme le nôtre où apparaissent aussi clairement dysfonctionnements et paradoxes », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Bozar. Pour faire court : il y a trop peu de gens qui travaillent. Par rapport aux autres pays européens, nous obtenons de mauvais scores pour l’emploi des plus de 65 ans, des personnes issues de l’immigration, et de celles peu scolarisées ; mis à part la Tchéquie, nous détenons le taux de vacance d’emplois le plus élevé d’Europe.

Comparer avec les Pays-Bas

Ive Marx aime comparer la Belgique et les Pays-Bas, un pays qui, il y a 40 ans d’ici, obtenait généralement des résultats chiffrés similaires aux nôtres. Et Ive Marx d’ajouter : « Il est difficile de passer outre sur l’ampleur des différences qui apparaissent aujourd’hui. Si nous pouvions en Belgique obtenir un taux d’occupation d’emplois équivalent à celui des Pays-Bas, il y aurait certainement 700.000 personnes de plus au travail. La différence ne provient pas des personnes hautement scolarisées, mais en partie de celles moyennement scolarisées et principalement de celles peu scolarisées. Le taux d’emploi dans ce dernier groupe étant très fluctuant. »

Plusieurs raisons pour expliquer cela. Aux Pays-Bas, les incitants au travail sont par exemple plus transparents qu’en Belgique. Et tandis que la Belgique consacre principalement ses dépenses aux employeurs, les Pays-Bas investissent eux au bénéfice des travailleurs. « Mais la grande différence vient de l’organisation même du marché du travail », souligne le spécialiste. « Les Pays-Bas ont accueilli à bras ouverts la diversité au travail. »

Diversité sur le marché du travail

Aux mots, il ajoute des graphiques qui viennent éclaircir son propos : Aux Pays-Bas, il y a beaucoup plus de travailleurs à temps partiel, de contrats temporaires, d’intérimaires, de travailleurs du week-end, du dimanche et de nuit… Les dessous de cette situation laissent apparaître qu’aux Pays-Bas beaucoup de gens ont des revenus professionnels relativement faibles. Selon l’avis de l’OCDE, il s’agit d’emplois qui rapportent plus qu’un salaire minimum, mais moins de 66% d’un salaire moyen. En revanche, on ne sait pas grand-chose en Belgique sur ces jobs précaires, et même le moins de toute l’Europe. Ive Marx souligne la politique suivie par nos voisins du nord pour rapprocher les plus bas salaires du salaire minimum.

Les Pays-Bas comptent également nettement plus de travailleurs indépendants, notamment des ZZP’ers (zelfstandigen zonder personeel), des indépendants solos. Ce segment connaît une forte croissance, avec pour 2018 près d’1,1 million de ZZP’ers. Mais même si la plupart d’entre eux sont satisfaits de leur statut, le régime de sécurité sociale pour ce groupe n’est pas optimal. Ive Marx cite le Conseil scientifique des politiques gouvernementales néerlandais quand il écrit que la flexibilité a littéralement été anéantie dans certains domaines.

Et pourtant moins de pauvreté

Des emplois relativement moins bien rémunérés, des indépendants solos avec une protection sociale insuffisante, plus de jobs atypiques… Et en Belgique, un taux de pauvreté chez les moins scolarisés qui reste deux fois plus élevé qu’aux Pays-Bas. C’est grave, dit Ive Marx, en s’appuyant sur ses graphiques, en parfait sociologue. « L’écart grandit encore lorsqu’on voit ce que les gens peuvent vraiment faire avec leurs revenus », dit-il encore.

Selon lui, l’explication pourrait venir du fait que les Pays-Bas ont un modèle combiné à double sens. Ce sont souvent des jeunes et plus généralement des personnes qui vivent dans un encadrement familial où existent d’autres rentrées financières, qui pratiquent un travail atypique : il s’agit donc de revenus complémentaires. À noter qu’aux Pays-Bas, il y a plus de familles qui combinent allocations de chômage et revenus du travail. De surcroît, le revenu minimum des travailleurs actifs et des non-actifs est supérieur.

Tirer des leçons

De ses données et de ses analyses, Ive Marx a retiré un certain nombre de leçons, des lignes directrices pouvant orienter le changement qui doit encore se produire dans notre pays.

  1. Ajustons la politique appliquée au marché du travail sur base d’une étude approfondie et indépendante. Il souligne également le succès rencontré dans d’autres pays où l’on s’est concentré sur le demandeur d’emploi et le travailleur, plutôt que sur l’employeur.
  2. Rendons le travail plus attractif, par exemple en créant des incitants vis-à-vis des allocations de chômage, d’incapacité de travail à long terme et du revenu de subsistance. Rendons le travail plus gratifiant, sans oublier que l’objectif premier des prestations est d’offrir aux personnes une protection de revenu adéquate.
  3. Créons plus d’ouverture aux différentes formes de travail. L’époque du soutien de famille est révolue, et nous devons adapter nos systèmes en conséquence.
  4. Assurer une protection minimale décente aux travailleurs et aux personnes qui ne travaillent pas.
  5. De l’ouverture d’esprit. « J’espère en tout cas que chacun va oser abandonner son retranchement. »
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Pourquoi il vaut mieux ne pas baser vos prix sur ceux de vos concurrents

Au moment de se lancer dans une activité freelance, il faut déterminer le juste prix de ses prestations. Ceci vaut également pour ceux et celles qui sont installés depuis un certain temps. La même question va à chaque fois se poser : combien vais-je pouvoir demander ? « Mon rôle consiste à m’assurer que les freelances fixent correctement leurs prix en appliquant une bonne stratégie. D’une part, il faut détailler précisément le prix de revient d’une prestation. D’autre part, il faut déterminer la façon d’annoncer les prix pratiqués au groupe cible. »

Visionner un extrait de l’interview.

 

Prix annoncés et psychologie des prix

La psychologie des prix fait partie de l’aspect communication : le moment où vous aller communiquer vos prix au client. « La psychologie entre alors en jeu. Il faut tenir compte de quelques règles : établir une offre fonctionnelle, présenter des prix de manière réfléchie (sous forme de  forfaits, dans un ordre bien précis ?), quelle est la terminologie dont vous faites usage », explique Robin Cuypers.

Erreurs courantes commises par les freelances

Baser ses prix uniquement sur ses coûts propres ou sur les prix des concurrents n’est pas la meilleure idée. Robin Cuypers propose d’utiliser une autre stratégie : « Il faut d’abord déterminer ce que le client est prêt à payer. Et pour le savoir, vous devez avant tout étudier la situation, afin de connaître ce que votre public cible acceptera de payer pour s’offrir la valeur ajoutée que vous représentez par rapport à vos concurrents. »

Fixer un objectif à votre produit

Une autre erreur régulièrement commise par les freelances est celle de ne pas fixer un objectif précis pour leur produit dans le cadre de leurs prestations. « C’est l’objectif stratégique visé qui doit déterminer leurs prix. S’allouer une rémunération, maximiser son profit ou assurer sa notoriété ? C’est cela faire un choix stratégique », confirme Robin Cuypers.

3 conseils aux freelances

  1. Déterminez avec précision vos coûts réels afin de connaître et de maintenir votre marge.
  2. Tenez compte de vos concurrents, mais sachez surtout apprécier la plus-value que vous représentez par rapport à eux (avant de vous demander quels sont les prix qu’ils pratiquent).
  3. Voyez ce que le client est prêt à payer pour s’offrir vos compétences.

Moindre concurrence sur les prix

Robin Cuypers admet qu’il doit lui aussi se poser la question sur les prix qu’il pratique. « Je dois tenir compte de ma notoriété acquise afin de toujours demander un prix correct aux clients que j’assiste. » Quand il regarde le paysage freelance, il constate que de plus en plus de freelances comprennent l’importance de leurs compétences. « J’espère qu’à l’avenir, on connaîtra une concurrence moins féroce sur les prix pratiqués pour absolument décrocher des contrats. L’essentiel est de bien se demander quel est le prix que vous valez pour délivrer vos compétences.

Pourquoi Strever ?

Robin Cuypers

« Auparavant, lorsque je fréquentais encore l’école, j’étais très axé sur mes résultats, et je voulais toujours aller jusqu’au bout des choses. Et dans un contexte scolaire néerlandophone, vous devenez très vite un ‘strever’, un perfectionniste. » Après toutes ces années, Robin a pu faire le lien avec notre environnement de travail. « Si vous savez transposer ce genre de qualités dans votre environnement professionnel, si vous êtes orienté résultats, que vous voulez dépasser les attentes, alors être un perfectionniste devient une compétence. »

Concernant Robin Cuypers

Robin Cuypers est le fondateur de Strever. Fort de son expérience dans le domaine de la finance et des affaires, il accompagne les freelances pour qu’ils puissent déterminer stratégiquement leurs prix.

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OpenWork : une communauté de consultants salariés autonomes et un nouveau partenaire pour NextConomy

À l’heure où la question des statuts se pose en Belgique, OpenWork arrive de France pour proposer une alternative assez surprenante : combiner la liberté et l’autonomie du freelance à la protection du travailleur salarié. Ce statut est étroitement lié au ‘project sourcing’ et réunit le meilleur des deux mondes », explique Maxime Giannini, responsable de la plateforme belge. « Nous allons même encore plus loin, en proposant une vraie communauté de consultants autonomes ».

Une nouvelle tendance

Si en Belgique le phénomène est relativement récent, Maxime Giannini confirme qu’il est très répandu en France, aux Pays-Bas et en Angleterre, où OpenWork est bien entendu active. « La tendance du travail en toute autonomie s’accélère. Mais franchir le pas vers le statut d’indépendant peut encore faire peur à certains. Travailler comme freelance est également synonyme de charge administrative. C’est aussi cela que nous facilitons. »

La première préoccupation d’OpenWork est le consultant

Solution ultra-simplifiée

Le modèle se base sur 3 pôles : le consultant, le client et OpenWork. Deux contrats sont alors établis. Un contrat commercial entre OpenWork et le client, et un contrat de travail entre OpenWork et le consultant. « Le consultant est donc salarié chez nous et se décharge de la totalité de ses tracas administratifs, et bénéficie des avantages sociaux prévus en Belgique. Vous l’aurez compris, la première préoccupation d’OpenWork est le consultant », insiste Maxime Giannini.

Nos consultants indépendants bénéficient du statut et des avantages des salariés

Des outils numériques

La digitalisation occupe bien sûr une place importante dans la simplification des processus. OpenWork propose deux applications, en version desktop et mobile. « L’une permet aux entreprises d’avoir gratuitement accès à l’ensemble de la communauté des OpenWorkers. Trois clics suffisent pour identifier l’expert recherché ou pour poster une nouvelle mission », comme nous le démontre Maxime Giannini. Pour les consultants, l’outil permet de mettre en avant son profil, de gérer ses missions et de bénéficier des services de la communauté. « La seconde application couvre le suivi de la facturation électronique et les aspects de payroll ».


Les 3 différenciateurs d’OpenWork

  1. La première communauté de consultants salariés indépendants en Belgique
  2. Une plateforme administrative ultra simplifiée
  3. Plus de 700 consultants autonomes à travers l’Europe

La réponse aux enjeux économiques des entreprises ?

Pour Maxime Giannini, OpenWork dispose de réels avantages, tant pour le ‘salarié’ que pour l’entreprise qui l’accueille. « Nous atteignons un niveau d’agilité très intéressant pour toutes les parties. L’Openworker bénéficie de l’ensemble de la protection sociale, sans les contraintes administratives, et profite d’un cycle de formations en continu. De son côté, l’entreprise va trouver une réponse directe à une certaine frilosité dans le recrutement à long terme ou à un besoin d’expertise ponctuelle. Le modèle a déjà fait ses preuves en Europe. »

Un partenaire pour NextConomy

L’objectif d’OpenWork est clair : s’implanter à moyen terme dans 15 pays et ainsi ouvrir la communauté à toute l’Europe. L’objectif personnel de Maxime Giannini est de développer le modèle en Belgique. « Je crois aux partenariats forts pour tisser les contacts nécessaires à notre croissance et à notre meilleure connaissance du nouveau monde du travail. Le partenariat avec NextConomy est donc un accélérateur ».

Et Jean-François Dinant, NextConomy, de conclure : « Parler de freelances ‘salariés’ booste bien sûr la réflexion et le débat. Cela rejoint donc parfaitement la mission de NextConomy ».

À propos d’OpenWork

OpenWork est une communauté de consultants autonomes créée en France par Le Monde Après, et lancée en Belgique en 2018 avec le soutien de Securex. OpenWork offre aux consultants la possibilité de se développer au sein de leur domaine d’expertise, tout en bénéficiant du statut de salarié et des avantages qui y sont liés. OpenWork est l’initiative de trois co-fondateurs : Jean-Hugues Zenoni, Jean-Pierre Cointre et Fabien Salicis.

www.lemonde-apres.com/be-fr

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Dissiper les malentendus à propos des freelances

Le Boston Consulting Group a mené son enquête auprès de plus de 11.000 travailleurs, et s’est entretenu avec des chefs d’entreprise pour mener à bien son étude sur The New Freelancers:  Tapping Talent in the Gig Economy’. Cette étude montre qu’il existe encore un tas de malentendus à propos du travail freelance et des plateformes. ’De nombreux nouveaux freelances voient dans la tendance le moyen d’acquérir plus d’indépendance et d’obtenir un travail plus flexible et plus intéressant.’ comme l’affirme le Boston Consulting Group.

Un job bien payé

Dans les médias, le travail freelance est souvent décrié comme étant mal rémunéré et réservé à des personnes peu qualifiées ; mais cela ne concerne en fait que la moitié des tâches proposées par des plateformes en ligne. Dans l’autre moitié des cas, il s’agit de fonctions bien rémunérées à l’adresse de personnes très qualifiées, telles que des missions de développement et de conception de logiciels. Toujours selon l’étude, les gig workers sont répartis dans un large éventail d’industries et de secteurs, parmi lesquels la communication (médias, télécom et data), la finance et les assurances.

Plus de flexibilité

Le nombre de travailleurs qui déclarent avoir perdu leur job à cause de la tendance freelance est égal à celui de ceux qui ont trouvé de l’emploi en suivant cette tendance. Parmi les participants à l’enquête, nombreux sont ceux qui ont répondu que les plateformes leur apportaient une réponse à leurs objectifs et leurs attentes, qui vont bien au-delà de la rémunération. Ils parlent de travail plus pertinent, d’indépendance et de flexibilité.

L’usage des plateformes comme première source de revenus est encore relativement limitée. Dans les économies développées, cela ne concerne que 1 à 4% des travailleurs actifs. Toujours dans les économies développées, 3 à 10% des travailleurs actifs disent utiliser les plateformes Gig comme source supplémentaire de revenus. Dans les pays en développement comme l’Inde et la Chine, cette proportion est supérieure à 30%.

Et en Belgique ?

Dans notre pays, les freelances ont plutôt le vent en poupe. En août 2018, près de 158 000 freelances étaient actifs en Flandre et à Bruxelles, soit 6,6% de plus que l’année précédente. C’est ce qui ressort du rapport ‘Freelancer Focus’ d’Unizo, réalisé en collaboration avec Graydon Belgium.

L’étude montre que les freelances optent délibérément pour le statut d’indépendant. 87% des freelances sont indépendants à titre principal et 13% à titre complémentaire. Les arguments décisifs sont le plus de liberté individuelle, le plus d’autonomie dans le travail, la possibilité de choisir ses missions et celle de pouvoir mieux gérer son agenda. Lorsque l’on demande à ces freelances s’ils referaient la même démarche avec les connaissances acquises actuellement, 88% ont répondu oui. « Ces résultats contrastent nettement avec ce qu’affirment, par exemple, les syndicats, comme quoi les freelances seraient surtout des faux indépendants contraints par les employeurs de travailler sous ce statut », déclare Filip Horemans, le porte-parole d’Unizo. Mais le choix délibéré de travailler sous le statut d’indépendant n’empêche pas les freelances de s’inquiéter de la protection de leur statut social. Unizo soutient la demande des freelances de voir s’harmoniser le statut social de travailleur indépendant avec la protection sociale dont bénéficient les travailleurs salariés et les demandeurs d’emploi.

Le combat des freelances
En Belgique, les missions freelances sont généralement bien rémunérées, comme le montre l’enquête effectuée par Unizo. Du reste, la majorité des freelances se disent très satisfaits de leurs revenus. 65% d’entre eux affirment gagner bien, à très bien leur vie, et qu’ils n’ont pas à s’inquiéter. 25% gagnent suffisamment pour joindre correctement les deux bouts, tandis que 11% affirment ne pas gagner assez et s’attendent même à rencontrer des problèmes financiers. « Apparaît alors immédiatement le cliché du freelance en difficulté, qui se trouve contre son gré sous statut d’indépendant et qui doit se battre pour y arriver. Personne ne dit que la vie de freelance est un long fleuve tranquille. Il faut reconnaître que nombre de freelances ont parfois des inquiétudes sur le nombre de missions à venir, qu’ils jurent sur le temps qui passe, sont en permanence surchargés, et que la pression exercée sur les tarifs les empêche de dormir. La combinaison vie professionnelle/vie privée et les mauvais payeurs sont également source de préoccupations, de même que la concurrence croissante du travail non déclaré », nous dit encore Filip Horemans.

L’étude a également questionné les clients sur leurs raisons de vouloir collaborer avec des freelances. Les trois principales raisons évoquées sont : le besoin temporaire de connaissances spécialisées, les pics de travail, et l’esprit d’entreprise et la flexibilité des freelances.

Sources :

Boston Consulting Group : The New Freelancers: Tapping Talent in the Gig Economy

Unizo, Freelancer Focus 2018

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2 millions de freelances au Royaume-Uni – les femmes hautement qualifiées donnent le ton

Toutes ces données émanent du vaste rapport ‘Self-Employment in the Modern Economy, exploring the rise of the self-employment in the last decade’, publié par l’IPSE début mai 2019.

Vous pouvez télécharger le rapport de l’IPSE et de la Kingstone University sur le monde des freelances au Royaume-Uni.

Self-employment, a growing sector of modern work

Solo self-employment in the UK is continuing to rise as more and more people are motivated by the freedom, flexibility and autonomy this way of work provides1. The solo self-employment sector has seen huge growth over the last 10 years with a 35 per cent increase, driven largely by highly skilled freelancers. Despite these large increases over the last decade, growth has slowed down in the last year with an increase of one per cent between 2017 and 2018.

Currently 2 million freelancers in the UK – 6% of the workforce

2018 review: number of highly skilled freelancers rose by 47 per cent between 2008 and 2018 • Driven by 63 per cent rise in highly skilled female freelancers in this period • Both drove 35 per cent increase in UK’s total solo self-employed • The solo self-employed sector contributed £275bn to the economy in 2018.

The freelance workforce in the UK  is made up of solo self-employed people working in the top three highest skilled occupational categories (SOC1 to SOC3). These include managers and directors, professionals and associate/technical professionals.

There are currently over two million freelancers in the UK, 1.81 million of whom say freelancing is their main job. A further 222,000 say they do freelance work as part of a second job. Overall, freelancers account for 46 per cent of the 4.4 million-strong solo self-employed population and represent six per cent of the entire UK workforce. In the last 10 years, the freelance sector has seen a 47 per cent increase, while in the last year it grew by a further one per cent.

The top 5 occupations accounts for almost 50% of all freelancers. The top five occupations are artistic, literary and media occupations (16%), managers and proprietors in other services (10%), functional managers and directors (7%), teaching and educational professionals (7%) and information technology and telecommunication professionals (6%). This is a similar pattern to previous years with 45 per cent of all freelancers working in these professions.

The contribution of freelancers to the UK economy in 2018 could be as high as between £140 and 145bn.

Political action required

The UK Government is recognising the contribution of the self-employment sector and has placed a strong emphasis on self-employment in its ‘Good Work Plan’ in response to the Taylor review, which sets out a package of workplace reforms over the next 20 years to meet the changing world of employment. These include legislation around sick pay and maternity and paternity leave as well as tackling non-payment. Self-employment continues to be at the centre of political debates, and it is therefore of crucial importance that we fully understand this growing sector of modern work.

About the report

This is the tenth year of IPSE’s reports with Kingston University examining the freelance sector. The reports draw on data from the Office for National Statistics (ONS) Labour Force Survey (LFS). This tenth anniversary report has a broader scope and looks at the entire solo self-employed sector, comparing it to trends in the rapidly growing freelance sector. It also takes a longer view, analysing the key changes and trends over the last decade.

About IPSE

IPSE is the largest association of independent professionals in the EU, representing over 74,000 freelancers, contractors and consultants from every sector of the UK economy. It’s a not-for-profit organisation owned and run by its members. We aim to be the principle and definitive source of knowledge about freelancing and self-employment in the UK. We work with leading academic institutions and research agencies to provide empirical evidence about evolving market trends. This research supports our work with government and industry and delivers key market intelligence to help our members with business planning.

Bron: https://www.ipse.co.uk/resource/self-employment-in-the-modern-economy.html

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Du plus robuste au plus incertain : les plans d’embauche varient fortement sur les marchés de l’emploi au niveau mondial

Les employeurs de 18 pays font état de perspectives d’embauche plus optimistes qu’au trimestre précédent selon le Baromètre ManpowerGroup sur les perspectives d’emploi (NYSE : MAN) qui mesure les intentions de recrutement de près de 60 000 employeurs dans 44 pays et territoires. Les plus fortes améliorations d’un trimestre à l’autre sont observées en Slovénie, en Turquie, en Australie et au Brésil, tandis que les employeurs d’Allemagne, de Belgique et de Hong Kong affichent des prévisions de recrutement plus faibles mais toujours positives depuis le deuxième trimestre.

Les employeurs de la majorité des pays de la zone EMEA rapportent des intentions de recrutement assez faibles. Les perspectives d’emploi sont en progression en Slovénie, en Turquie, en Norvège, en Bulgarie et en Roumanie, tandis que les 21 autres marchés de l’emploi sondés devraient rester stables ou décliner. La Hongrie est le pays sur les 44 sondés qui affiche des intentions d’embauche négatives pour les trois mois à venir. Les employeurs des Amériques et de la région Asie-Pacifique affichent certaines des prévisions les plus optimistes à l’échelle mondiale, les États-Unis affichant les plus fortes perspectives depuis 13 ans (+21), l’Australie les plus fortes depuis sept ans (+14) et le Brésil les plus fortes depuis cinq ans (+11).

« Nous constatons des variations significatives sur les marchés de l’emploi au niveau mondial », a déclaré Jonas Prising, Président et CEO de ManpowerGroup. « Les employeurs en Europe prévoient des embauches modestes mais variées, car l’incertitude et l’imprévisibilité entourant les guerres commerciales et le Brexit persistent, tandis qu’aux États-Unis et dans certaines parties de la région Asie-Pacifique, les organisations prévoient embaucher à des niveaux que nous n’avions pas vus depuis de nombreuses années. Dans l’ensemble, les employeurs du monde entier recherchent de plus en plus de compétences techniques spécifiques ainsi que des compétences à la personnalité (soft skills) afin de pourvoir des postes temporaires et permanents. Les leaders de tous les secteurs d’activité se concentrent sur la nécessité d’améliorer les compétences des travailleurs en les formant de façon rapide, à grande échelle et à travers des modules de formation plus courts. Les employeurs veulent s’assurer qu’ils disposeront des talents dont ils auront besoin au moment où ils en auront besoin. »

Belgique 

Selon le Baromètre ManpowerGroup publié ce jour, le marché de l’emploi devrait évoluer en mode mineur au cours de l’été. En effet, sur les 752 employeurs belges sondés fin avril par ManpowerGroup, 4% envisagent de renforcer leurs effectifs d’ici la fin du mois de septembre 2019, 1% prévoient de les réduire et 95% n’anticipent aucun changement. Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements –  atteint la valeur prudente de +3. C’est une baisse de 3 points par rapport au trimestre précédent et de 1 point par rapport au 3e trimestre 2018.

Les perspectives d’emploi pour le prochain trimestre sont positives dans les trois régions du pays. L’emploi devrait progresser de façon modérée en Wallonie (+6) et en Flandre (+5), tandis qu’il devrait rester stable à Bruxelles (+1).  Par rapport au trimestre précédent, la Prévision Nette d’Emploi enregistre un recul de 4 et 3 points à Bruxelles et en Flandre, tandis qu’elle baisse de 1 point en Wallonie.

 

Posted in Client, Maturité de collaboration freelance | Tags | Commentaires fermés sur Du plus robuste au plus incertain : les plans d’embauche varient fortement sur les marchés de l’emploi au niveau mondial

De nouveaux modes de travail, de nouveaux pièges

Ce type de travail est particulièrement populaire parmi les personnes plus qualifiées, les techniciens et les spécialistes dans le secteur des services. Néanmoins, le monde scientifique a identifié divers risques pour la santé. La possibilité de travailler de manière autonome et indépendante conduit à un double effet. Dans de nombreux cas, cela tend à intensifier le travail. Le travail autonome et indépendant a un impact considérable sur le temps de travail, qui se traduit non seulement par des journées de travail plus longues, mais surtout par un risque du flou entre la vie privée et professionnelle. L’utilisation continue des technologies de l’information augmente le risque d’information (infobesitas) et de surcharge de la communication. Travailler n’importe où et n’importe quand peut entraîner des risques ergonomiques et un isolement social avec des conséquences pour la santé mentale.

Risques liés au travail sur plate-forme

En 2018, Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale, a commandé une étude sur l’impact des nouvelles formes d’emploi sur le bien-être physique et mental.

L’étude ULB/VUB s’est concentrée spécifiquement sur l’économie « gig » et a étudié deux nouvelles formes de travail : le « crowdwork »(offre et demande de services en ligne, par exemple Amazon) et le travail à la demande (activités traditionnelles gérées via une plateforme, par exemple Uber). Il en apparaît entre autres que certaines formes de stress sont directement liées à l’utilisation de la plate-forme en raison d’un manque d’autonomie dans l’organisation du travail.

Le stress auprès des ” nomades digitaux “

Dans le cas des travailleurs indépendants et des nomades digitaux, d’autres formes de stress ont été observées. Les auteurs de l’étude soulignent que la flexibilité et le bien-être se contredisent souvent et soulignent un certain nombre de conséquences possibles liées à l’autonomie de l’emploi :

– Une forte responsabilité personnelle peut mener au stress, à l’isolement, au manque de relations sociales et de soutien social.

– Une forte responsabilité personnelle entraîne souvent une intensification du travail et un abrègement des pauses nécessaires (le besoin de récupération est souvent négligé).

– Le flou de l’environnement de travail et l’utilisation intensive des technologies de l’information augmentent le risque de disponibilité constante.

– La flexibilité peut avoir un effet positif sur l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle, mais elle implique en même temps une vigilance quant à la confusion des deux.

Dans son étude « Does employment status matter for job quality », Eurofound confirme également les différents risques mentionnés ci-dessus.

Co-working en tant que stimulant social

Securex prend ces résultats à cœur. Afin d’adopter les nouvelles méthodes de travail et d’anticiper les risques tels que l’isolement, le manque de relations sociales et de soutien social, Securex est l’initiateur du co-workingplace Hive5 au cœur de Bruxelles. Une femme/homme  (travailleur indépendant/autonome) averti(e) en  vaut deux.

 

Texte: Katrien De Clercq

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L’ACV et Unizo à couteaux tirés pour les freelances

Ces travailleurs se retrouvent dans tous les secteurs d’activité : ils et elles sont indifféremment kinésithérapeutes, consultants en informatique, journalistes, chauffeurs ou coursiers. On les retrouve également dans la construction et l’horeca.

Chez UNIZO, ils n’ont pas vraiment apprécié. Les dirigeants n’ont pas tardé à réagir face à cette démarche inattendue, mais pas illogique, de l’ACV/CSC. L’organisation indépendante Unizo a toujours revendiqué la représentation des freelances, car ils et elles ont choisi librement de devenir indépendant, et ne sont donc en rien des salariés. Unizo sait que le statut social des freelances, tout comme celui des indépendants, devrait être amélioré. Ils sont prêts à se battre en ce sens : « C’est à nous de défendre leurs intérêts. »

Martin Willems, le responsable national du portail United Freelancers reste remarquablement pondéré dans ses critiques. Pour l’ACV/CSC, la différence entre un salarié et un freelance est souvent artificielle. Et de constater qu’ils occupent souvent le même lieu de travail. Toutefois, pour certains freelances, les relations avec leurs clients peuvent parfois rencontrer des difficultés. Tout et chacun a droit à des bonnes conditions de travail, à un salaire décent et à un bon équilibre vie professionnelle/vie privée. En cas de problèmes fondés ou de difficultés à propos de l’horaire de travail ou de la rémunération, l’ACV/CSC voudrait pouvoir intervenir auprès du client, éventuellement même via une négociation collective.

USP

« Nous sommes bien placés pour aider les freelances. À l’ACV/CSC, nous connaissons pas mal de membres qui, après un licenciement, ont été contraints de devenir indépendants pour pouvoir continuer à travailler. Nous avons aussi un nombre important de membres qui sont indépendants à titre complémentaire. Au nom de quoi ne pourrions-nous pas les soutenir et à les représenter ? Nous pensons même être les mieux placés. Si le client et le freelance sont tous deux membres d’Unizo, comment cet organisation va-t-elle trouver des solutions sans risque de déplaire à une partie de ses membres ? Ou encore, comment régler la consultation sociale entre employeurs et travailleurs. Unizo se situe du côté des employeurs, alors que l’ACV/CSC est toujours du côté de l’ensemble des travailleurs, en ce y compris les freelances sans personnel. »

Faux indépendants ?

Unizo estime qu’un syndicat doit avant tout s’occuper des travailleurs faux indépendants. Martin Willems : « Nous n’avons jamais prétendu que tous les freelances sont quelque part forcés de devenir des faux indépendants. Toutefois, il y a des cas où nous pouvons aider des travailleurs à se requalifier dans le statut plus avantageux de travailleur salarié. Mais cela n’a rien à voir avec la situation de faux indépendant. »

L’ACV/CSC a également connaissance des statistiques sur les revenus des freelances. Et pour la plupart de ces derniers, tout se passe plutôt bien. Néanmoins, l’ACV/CSC ne s’adresse pas d’emblée aux seuls freelances en situation précaire : « Nous pensons que ceux qui rencontrent des difficultés seront plus enclins à nous rejoindre. Mais tout le monde est le bienvenu. »

Les frais d’adhésion

Les freelances peuvent adhérer au syndicat aux mêmes conditions que les salariés : la cotisation annuelle tourne autour des 207 euros. Chez Unizo, la cotisation est de 201 euros, ou pour 2019 de 134 euros. Chez l’un comme chez l’autre, le freelance bénéficie d’une aide administrative, d’explications sur ses droits et obligations, de conseils sur les modalités contractuelles, d’un aperçu sur des contrats types, etc. Martin Willems ne donne pas de chiffres quant au nombre de connexions du business plan. Il indique seulement que leurs ambitions restent modérées. Par contre, il prétend avoir « plusieurs milliers de membres » dans les différentes catégories d’activité.

Ma conclusion ?

Pour les freelances, ces avancées ne sont en fait que des bonnes nouvelles. Les deux organisations veulent obtenir de meilleurs droits pour les travailleurs. Cela permet de capter l’attention des politiques et de voir s’accomplir des efforts pour résoudre la problématique et les défis. L’organisation indépendante et le syndicat vont permettre d’aller dans le sens de la défense des intérêts du statut d’indépendant. Et laissons les freelances décider de l’organisation qui pourra le mieux les défendre… Un peu de concurrence n’a jamais fait de tort, n’est-ce pas ?

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