De nouveaux modes de travail, de nouveaux pièges

Le fait qu’actuellement de plus en plus de personnes travaillent dans un contexte de « mobilité digitale » ou de « nomadisme digital » relève de l’évidence. Le nomade digital travaille souvent à distance, de l’étranger, des cafés, des bibliothèques publiques ou des co-working places.

Ce type de travail est particulièrement populaire parmi les personnes plus qualifiées, les techniciens et les spécialistes dans le secteur des services. Néanmoins, le monde scientifique a identifié divers risques pour la santé. La possibilité de travailler de manière autonome et indépendante conduit à un double effet. Dans de nombreux cas, cela tend à intensifier le travail. Le travail autonome et indépendant a un impact considérable sur le temps de travail, qui se traduit non seulement par des journées de travail plus longues, mais surtout par un risque du flou entre la vie privée et professionnelle. L’utilisation continue des technologies de l’information augmente le risque d’information (infobesitas) et de surcharge de la communication. Travailler n’importe où et n’importe quand peut entraîner des risques ergonomiques et un isolement social avec des conséquences pour la santé mentale.

Risques liés au travail sur plate-forme

En 2018, Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale, a commandé une étude sur l’impact des nouvelles formes d’emploi sur le bien-être physique et mental.

L’étude ULB/VUB s’est concentrée spécifiquement sur l’économie « gig » et a étudié deux nouvelles formes de travail : le « crowdwork »(offre et demande de services en ligne, par exemple Amazon) et le travail à la demande (activités traditionnelles gérées via une plateforme, par exemple Uber). Il en apparaît entre autres que certaines formes de stress sont directement liées à l’utilisation de la plate-forme en raison d’un manque d’autonomie dans l’organisation du travail.

Le stress auprès des  » nomades digitaux « 

Dans le cas des travailleurs indépendants et des nomades digitaux, d’autres formes de stress ont été observées. Les auteurs de l’étude soulignent que la flexibilité et le bien-être se contredisent souvent et soulignent un certain nombre de conséquences possibles liées à l’autonomie de l’emploi :

– Une forte responsabilité personnelle peut mener au stress, à l’isolement, au manque de relations sociales et de soutien social.

– Une forte responsabilité personnelle entraîne souvent une intensification du travail et un abrègement des pauses nécessaires (le besoin de récupération est souvent négligé).

– Le flou de l’environnement de travail et l’utilisation intensive des technologies de l’information augmentent le risque de disponibilité constante.

– La flexibilité peut avoir un effet positif sur l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle, mais elle implique en même temps une vigilance quant à la confusion des deux.

Dans son étude « Does employment status matter for job quality », Eurofound confirme également les différents risques mentionnés ci-dessus.

Co-working en tant que stimulant social

Securex prend ces résultats à cœur. Afin d’adopter les nouvelles méthodes de travail et d’anticiper les risques tels que l’isolement, le manque de relations sociales et de soutien social, Securex est l’initiateur du co-workingplace Hive5 au cœur de Bruxelles. Une femme/homme  (travailleur indépendant/autonome) averti(e) en  vaut deux.

 

Texte: Katrien De Clercq

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