Du plus robuste au plus incertain : les plans d’embauche varient fortement sur les marchés de l’emploi au niveau mondial

On observe des intentions de recrutement contrastées au niveau mondial. Les prévisions s’améliorent dans 18 pays et se détériorent dans 18 autres pays.

Les employeurs de 18 pays font état de perspectives d’embauche plus optimistes qu’au trimestre précédent selon le Baromètre ManpowerGroup sur les perspectives d’emploi (NYSE : MAN) qui mesure les intentions de recrutement de près de 60 000 employeurs dans 44 pays et territoires. Les plus fortes améliorations d’un trimestre à l’autre sont observées en Slovénie, en Turquie, en Australie et au Brésil, tandis que les employeurs d’Allemagne, de Belgique et de Hong Kong affichent des prévisions de recrutement plus faibles mais toujours positives depuis le deuxième trimestre.

Les employeurs de la majorité des pays de la zone EMEA rapportent des intentions de recrutement assez faibles. Les perspectives d’emploi sont en progression en Slovénie, en Turquie, en Norvège, en Bulgarie et en Roumanie, tandis que les 21 autres marchés de l’emploi sondés devraient rester stables ou décliner. La Hongrie est le pays sur les 44 sondés qui affiche des intentions d’embauche négatives pour les trois mois à venir. Les employeurs des Amériques et de la région Asie-Pacifique affichent certaines des prévisions les plus optimistes à l’échelle mondiale, les États-Unis affichant les plus fortes perspectives depuis 13 ans (+21), l’Australie les plus fortes depuis sept ans (+14) et le Brésil les plus fortes depuis cinq ans (+11).

« Nous constatons des variations significatives sur les marchés de l’emploi au niveau mondial », a déclaré Jonas Prising, Président et CEO de ManpowerGroup. « Les employeurs en Europe prévoient des embauches modestes mais variées, car l’incertitude et l’imprévisibilité entourant les guerres commerciales et le Brexit persistent, tandis qu’aux États-Unis et dans certaines parties de la région Asie-Pacifique, les organisations prévoient embaucher à des niveaux que nous n’avions pas vus depuis de nombreuses années. Dans l’ensemble, les employeurs du monde entier recherchent de plus en plus de compétences techniques spécifiques ainsi que des compétences à la personnalité (soft skills) afin de pourvoir des postes temporaires et permanents. Les leaders de tous les secteurs d’activité se concentrent sur la nécessité d’améliorer les compétences des travailleurs en les formant de façon rapide, à grande échelle et à travers des modules de formation plus courts. Les employeurs veulent s’assurer qu’ils disposeront des talents dont ils auront besoin au moment où ils en auront besoin. »

Belgique 

Selon le Baromètre ManpowerGroup publié ce jour, le marché de l’emploi devrait évoluer en mode mineur au cours de l’été. En effet, sur les 752 employeurs belges sondés fin avril par ManpowerGroup, 4% envisagent de renforcer leurs effectifs d’ici la fin du mois de septembre 2019, 1% prévoient de les réduire et 95% n’anticipent aucun changement. Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements –  atteint la valeur prudente de +3. C’est une baisse de 3 points par rapport au trimestre précédent et de 1 point par rapport au 3e trimestre 2018.

Les perspectives d’emploi pour le prochain trimestre sont positives dans les trois régions du pays. L’emploi devrait progresser de façon modérée en Wallonie (+6) et en Flandre (+5), tandis qu’il devrait rester stable à Bruxelles (+1).  Par rapport au trimestre précédent, la Prévision Nette d’Emploi enregistre un recul de 4 et 3 points à Bruxelles et en Flandre, tandis qu’elle baisse de 1 point en Wallonie.