Monthly Archives: avril 2024

Le travail ‘dégroupé’ (unbundled work) : une nouvelle ère ?

Comme l’indique son nom, le travail dégroupé est un concept où différentes parties d’un travail sont séparées pour être effectuées individuellement. Là où on considère qu’une seule personne réalise toutes les étapes d’un projet (recherche, conception, rédaction…), chaque étape est réalisée par un expert. Résultat ? On optimise les compétences et on rend le travail plus efficace.

Source : Li’s Newsletter

 

L’idée de “organization man” (le fait que les travailleurs peuvent devenir homogènes et perdre un certain degré d’identité personnelle) semble donc s’estomper, laissant la place aux “micro-entrepreneurs” qui utilisent des plateformes numériques pour travailler de manière indépendante. Une sorte d’accès plus facile au travail et aux relations avec les clients.

Des créateurs et des agriculteurs en ligne ?

En 2017, une étude du McKinsey Global Institute a révélé que 20 à 30 % de la population américaine en âge de travailler exerçait un travail indépendant. Les plateformes numériques facilitant une part croissante de ce travail.

Cette évolution englobe diverses professions (des YouTubers aux enseignants), animés par des désirs de liberté et d’épanouissement plutôt que de simples gains financiers. Il en va de même pour ceux que nous ne considérons pas traditionnellement comme des “créateurs”, mais qui passent eux aussi au travail indépendant via des plateformes numériques : les enseignants, les commerciaux, les agriculteurs, les chefs cuisiniers et les ‘personal shoppers’…

Les plateformes démocratisent l’accès au marché mondial, tandis que les modèles de paiement direct permettent de gagner sa vie en s’adressant à des publics de niche. La gig economy et la passion economy ouvrent de nouvelles voies de travail, remodelant les paradigmes traditionnels de l’emploi.

Dégroupage du travail : horizontal ou vertical ?

Les organisations qui souhaitent soutenir la tendance au dégroupage du travail sont confrontées à un choix crucial : une stratégie horizontale ou verticale. Say what ? Par exemple, une plateforme horizontale comme Upwork offre des services à divers freelances, tandis qu’une plateforme verticale comme Substack se concentre sur les copywriters et écrivains spécifiquement.

Source : Li’s Newsletter

 

Dans le travail dégroupé, les organisations doivent considérer leur objectif de marché et la diversité des besoins des travailleurs. Une stratégie horizontale offre une portée plus large, tandis qu’une stratégie verticale se concentre sur des besoins spécifiques d’un secteur. Le choix dépend de la nature du service proposé et du public cible.

Rémunération, autonomie et créativité

Au 20e siècle, l’industrialisation a conduit à l’emploi en entreprise, mais le 21e siècle voit une évolution vers le travail indépendant, rendu possible par les plateformes numériques. Le travail n’est plus seulement une question de rémunération, mais aussi d’autonomie et de créativité. Des outils spécifiques sont nécessaires pour soutenir les travailleurs indépendants, qui formeront probablement des collaborations à court terme ou des équipes pour des projets à long terme. Les plateformes numériques peuvent renforcer les micro-entrepreneurs et faciliter leur croissance dans différentes directions.


Découvrez aussi notre étude sur les Freelance Management Systems en Belgique

Un Freelance Management System (FMS) est une plateforme en ligne gérant à 100% au sein du système IT tous les aspects opérationnels, financiers et juridiques de la collaboration entre les entreprises et les freelances. De la candidature au paiement. Dans ce premier rapport sans précédent, NextConomy relève toutes les informations concernant les FMS et dévoile les acteurs (et leurs services) actifs sur le marché belge.

Téléchargez l’étude

Continuez sur votre lancée :

Posted in Marché du travail & politique | Tags , , , | Commentaires fermés sur Le travail ‘dégroupé’ (unbundled work) : une nouvelle ère ?

10 conseils pour appliquer un tarif qui vous correspond

Fixer un prix correct pour votre produit ou service est loin d’être facile. Un prix trop bas sous-estime votre expertise, vous gagnez trop peu et les autres freelances de votre secteur apprécient peu. Un prix trop élevé effraie les éventuels clients.

Certains freelances ne connaissent tout simplement pas les tarifs du marché de leur secteur, sous-estiment leurs coûts ou veulent entrer en concurrence avec d’autres freelances à tort et à travers. Comment fixer un prix correct ?

Prix trop bas

Les freelances débutants ont souvent tendance à pratiquer des prix trop bas. Ils craignent de perdre leurs clients s’ils facturent plus cher leur savoir-faire ou de perdre de nouveaux contrats. La confiance en soi joue aussi un rôle à cet égard. Les uns sous-estiment leurs capacités, les autres n’osent pas négocier un prix. Raison pour laquelle ils ne l’ont pas indexé depuis quelques années, par exemple.

Conseils pour fixer les prix

  1. Étudier le marché. Effectuez des recherches complètes sur les tarifs pratiqués dans votre secteur. Surfez sur les sites Internet d’autres freelances et analysez leurs offres et leurs prix. Demandez aussi conseil à votre réseau ou à un groupe Facebook.
  2. Calculez vos coûts. Faites une estimation précise de vos coûts directs et indirects comme votre temps, votre expertise, votre matériel, vos assurances, votre pension…
  3. Déterminez le budget nécessaire Calculez le revenu dont vous avez besoin pour vivre confortablement et atteindre les objectifs de votre entreprise. Prenez en compte vos dépenses personnelles, vos objectifs d’épargne et vos investissements.
  4. Ayez confiance en vous. Croyez en vos compétences et en votre expertise. Sachez que vous êtes en droit d’exiger un prix juste pour la qualité que vous apportez à vos clients.
  5. Faites connaître vos valeurs. Apprenez à communiquer efficacement sur vos valeurs aux prospects. Ils sauront ainsi pourquoi vous êtes en droit d’exiger de tels montants. Présentez votre travail sous la forme d’une vidéo, d’un podcast ou d’un article de blog et partagez-les sur votre site Internet ou sur les réseaux sociaux.
  6. Négociez intelligemment. Renforcez vos compétences en matière de négociation et aboutissez à une situation Win Win où le client et vous-même êtes satisfaits de l’accord conclu.
  7. Soyez flexible. Adaptez vos tarifs en fonction de chaque mission. Tenez compte de plusieurs facteurs, comme la complexité du projet, sa durée et la valeur ajoutée qu’il apporte au client.
  8. Évaluez en permanence. Réévaluez et adaptez votre tarif sur une base régulière, en fonction de votre expérience et des commentaires de vos clients.
  9. Soyez transparent. Communiquez de manière transparente sur vos tarifs et expliquez clairement quels sont les éléments inclus ou non dans votre offre. Pas de malentendus ni de litiges, ainsi.
  10. Adoptez la bonne formule. Le taux horaire est le mode de calcul le plus courant. Mais d’autres modes de calcul sont possibles : un taux basé sur un projet, un abonnement… Choisissez la formule qui vous convient le mieux.

Outils de calcul en ligne

Vous voulez avoir une meilleure idée du tarif que vous devriez appliquer ? Ou vous voulez savoir combien vous gagnerez en net ? Essayez simulateur de Accountable et celui de Securex. Ces outils vous indiquent votre taux, votre situation, votre revenu et votre statut.

Pour continuer sur votre lancée :

Posted in Indépendants & freelances | Tags , , , | Commentaires fermés sur 10 conseils pour appliquer un tarif qui vous correspond

Transparence des plateformes de matching GIGHOUSE et SThree à propos de leur commission

Quelle plus-value les plateformes de matching offrent-elles ? Qui fixe le montant du paiement ? Et comment la plateforme calcule-t-elle sa commission ? La cofondatrice de GIGHOUSE, Melanie Deblanc et la Business Manager at Real Staffing, part of SThree Diane Liegey jouent cartes sur table.

Les freelances décident-ils de leurs tarifs lorsqu’ils passent par vous ?

GIGHOUSE : « Nos freelances fixent eux-mêmes le tarif journalier qu’ils souhaitent et le renseignent dans l’application mobile GIGHOUSE. Ils peuvent également fixer un tarif par projet et le négocier avec le client lors de l’entretien préliminaire. Nous conseillons souvent aux deux parties un tarif conforme au marché. »

SThree : « Le tarif est fixé par les clients. Nous renégocions chaque année en fonction de l’expérience de nos freelances et de l’indexation. »

Notre commission de 24 % est tout à fait justifiée par le marché. Les freelances sous-estiment souvent les efforts que nous déployons à titre de matchmaker pour trouver de nouveaux clients.  — GiGHOUSE

Comment fixez-vous le tarif de vos freelances par rapport au client ?

GIGHOUSE : « Nous facturons des frais de commission de 24 % ou de 22 % en cas de domiciliation bancaire. Les freelances envoient leurs prestations chaque semaine via l’application, nous les payons et envoyons les factures incluant les commissions aux clients. La plateforme est gratuite pour les freelances, les clients finaux ne paient que pour les prestations fournies. »

SThree : « Nous appliquons des frais de commission standard de 20 % avec un minimum de 120 euros pour une recherche complète, 50 euros pour l’intégration et le suivi des freelances que le client connaît. Nous communiquons très clairement aux deux parties les services que nous leur fournissons et les coûts engendrés. »

Quelle valeur ajoutée offrez-vous à vos freelances ? 

GIGHOUSE : « Notre plateforme est gratuite pour eux. Nous trouvons des missions de qualité auprès de clients triés sur le volet et nous les débarrassons de tous les soucis administratifs : contrat, feuilles de temps, facturation… Notre application est très facile à utiliser et toutes les données sont remplies en quelques clics. Nous garantissons par ailleurs le paiement intégral des factures. »

« Par ailleurs, nous recevons souvent des questions sur “l’entrepreneuriat” chez les freelances : tarifs du marché, positionnement sur le marché… Et enfin, avec nos partenaires, nous organisons à intervalles réguliers des events de networking et des formations pour nos freelances. »

SThree : « Nous organisons des réunions dans leur secteur, des activités en tout genre comme des dîners et des events. Nous investissons également dans la technologie en mettant au point un système de facturation efficace. »

Un recruteur orienté client cherche une situation Win-Win sans perdre de vue la valeur du service qu’il offre.  — SThree

Des freelances nous disent qu’il existe des plateformes qui prennent une marge importante, offrent peu de valeur ajoutée, les obligent à baisser leur prix… Qu’en pensez-vous ?

GIGHOUSE : « Notre commission de 24 % est tout à fait justifiée par le marché. Les freelances sous-estiment souvent les efforts que nous déployons à titre de matchmaker pour trouver de nouveaux clients. Convaincre les entreprises d’engager des freelances ? Voilà notre plus grande préoccupation. De nombreuses entreprises pensent encore à tort que travailler avec des freelances coûte de l’argent. Notre équipe passe son temps à les convaincre du contraire et à rechercher des missions intéressantes. »

« De plus, les freelances comptent sur nous pour faire leur “vente”. Ils sont souvent experts dans leur domaine, mais ne souhaitent pas se consacrer à trouver la prochaine mission. »

SThree : « Comme dans tout secteur, vous trouverez aussi des charlatans. Un recruteur orienté client cherche une situation Win-Win sans perdre de vue la valeur du service qu’il offre. »

« Les freelances devraient eux aussi interpeller leurs clients. Nombreux sont ceux qui pratiquent des tarifs qui ne correspondent pas à ceux du marché, ce qui les oblige à baisser leurs prix. Une situation qui se répète souvent quand ils sont en contact direct. »

Quel est votre principal avantage vis-à-vis des freelances ?

GIGHOUSE : « Nous veillons à ce qu’ils soient en règle au niveau de leur contrat et à ce que leurs factures soient payées à temps. C’est un énorme atout dans notre relation. »

« Notre gros avantage ? Nos freelances ne perdent pas une miette de leur argent. Nous appliquons un délai de paiement de 28 jours et offrons également une option pour des délais de paiement de 7 ou 14 jours. Alors que la plupart des clients ont un délai de 30 jours fin de mois. »

Pour continuer sur votre lancée :

Posted in Indépendants & freelances | Tags , , , | Commentaires fermés sur Transparence des plateformes de matching GIGHOUSE et SThree à propos de leur commission

Découvrez les trois modes de rémunération les plus répandus chez les freelances

Un modèle = des avantages et des inconvénients. La bonne approche dépend de plusieurs facteurs : votre expertise, la nature de vos services et les préférences de vos clients. Quel mode de rémunération est fait pour vous ?

Facturation horaire

La facturation horaire est la plus utilisée par les freelances. Très simple. Vous êtes payé en fonction du nombre d’heures effectuées. Vous calculez la durée de votre travail. Vous le faites via votre agenda, un fichier excel ou une application. Une fois la mission achevée, vous envoyez au client une facture indiquant le nombre d’heures effectuées multiplié par le taux horaire convenu.

Avantages

  • Facile à utiliser et à comprendre.
  • Adaptation du taux horaire en fonction du client ou du projet.
  • Le client sait exactement combien il paie pour vos services.

Inconvénients :

  • Votre revenu dépend du nombre d’heures effectuées.
  • Vous devez suivre vos heures à la lettre.
  • Vous ne pouvez pas augmenter indéfiniment votre taux horaire.
  • Un projet peut requérier plus de temps qu’initialement prévu. Des heures supplémentaires seront peut-être nécessaires. Et ce, sans supplément. Sauf avis contraire.
  • Pour les projets dont le volume est difficile à prévoir, la facturation à l’heure peut compliquer le calcul d’un budget précis, tant pour le freelance que pour le client.
  • Plus vous avez d’expertise dans votre niche, plus vous travaillerez vite, moins vous gagnerez.

Conseils

  • Veillez à tenir un registre précis de vos heures de travail. Vous éviterez ainsi tout litige.
  • Faites des recherches sur les tarifs en vigueur dans votre domaine et appliquez un tarif raisonnable. Prenez aussi en compte des facteurs tels que l’expertise et la complexité du travail.
  • Avant le démarrage du projet,passez des accords clairs sur votre taux horaire, les modalités de paiement, les coûts supplémentaires éventuels et ce qui est ou n’est pas inclus dans votre prix.
  • Dans votre devis, indiquez le nombre d’heures que vous prévoyez de consacrer au projet. Vos prévisions seront ainsi réalistes.
  • Au cours du projet, communiquez franchement avec le client sur l’état d’avancement, les éventuels problèmes, le nombre d’heures effectuées, etc.
  • Rédigez un contrat définissant tous les termes de l’accord, tels que le taux horaire, les conditions de paiement, le volume de travail et toutes les autres conditions importantes.

Prix du projet

Le prix d’un projet vous oblige à convenir avec le client d’un prix fixe pour l’ensemble de la mission. Vous fixez le prix en fonction de la portée de la mission, de sa complexité, de votre expertise et de la date limite.

Avantages

  • Vous savez à l’avance combien vous allez gagner.
  • Vous pouvez optimiser votre flux de travail afin d’achever le projet dans les délais et le budget convenus.
  • Pour des projets complexes, vous pouvez demander un prix plus élevé.
  • Moins de travail administratif que le modèle de facturation horaire.

Inconvénients :

Si le volume du projet change en cours de route, des prestations supplémentaires peuvent être nécessaires sans contrepartie, à moins que le contrat ne le stipule clairement.

Vous devez être en mesure d’estimer avec précision la quantité de travail nécessaire pour mener à bien le projet. Si vous vous trompez et que vous passez plus de temps que prévu sur le projet, vous risquez de gagner moins.

Conseils

  • Établissez un devis détaillé. Indiquez le volume du projet, les prestations à fournir, le délai, le prix et des modalités de paiement.
  • Fixez des délais réalistes. Tenez compte d’éventuels contretemps.
  • Veillez à ce que le client accepte l’ampleur du projet et le délai.
  • Répartissez le projet en plusieurs étapes et facturez à chaque étape intermédiaire afin de maintenir un flux de revenus régulier.
  • Maintenez une communication ouverte avec le client tout au long du projet afin de vite aborder tout changement ou problème.
  • Mettez les accords par écrit dans un contrat afin d’éviter tout malentendu.
  • À la fin de tout projet, mesurez les points positifs et ceux à améliorer. Tenez-en compte pour fixer vos tarifs de projets ultérieurs.

Abonnement

La formule de l’abonnement peut être une bonne idée si vous apportez un soutien continu à vos clients ou si vous souhaitez regrouper vos services dans des offres globales. Dans ce cas, vos clients paient un montant fixe par mois ou par trimestre pour vos services. En plus de l’abonnement, vous pouvez également opter pour une formule d’adhésion ou un package de services.

Avantages

  • Vous savez à l’avance combien vous gagnerez chaque mois.
  • Les abonnements constituent une source de revenus stable, indépendamment de la quantité de travail.
  • Les abonnements favorisent la fidélisation des clients, qui vous restent fidèles plus longtemps.

Inconvénients :

  • Cette formule peut conduire à un plafonnement des revenus, surtout si le nombre de clients à satisfaire est limité.
  • Les besoins des clients peuvent évoluer au fil du temps, entraînant des demandes de modifications de l’abonnement. Un surcroît de travail peut en résulter sans qu’il y ait de rémunération supplémentaire.
  • La gestion des abonnements nécessite une facturation et une administration précises.

Conseils

  • Proposez différents niveaux d’abonnement. Vous pouvez ainsi proposer aux clients une formule qui correspond à leurs besoins et à leur budget.
  • Utilisez l’upselling et le cross-selling. Proposez aux clients des services ou des produits supplémentaires en rapport avec leur abonnement.
  • Offrez un service optimal à la clientèle. Les clients satisfaits de votre service seront plus enclins à renouveler leur abonnement.
  • Définissez clairement les conditions de l’abonnement, y compris les éléments inclus ou non et les éventuelles restrictions ou exceptions.

La facturation à l’heure, le forfait et l’abonnement sont les modes de rémunération, vous connaissez ? Si vous utilisez un autre modèle, faites-le nous savoir dans un commentaire ci-dessous.

Pour continuer sur votre lancée :

Posted in Indépendants & freelances | Tags , , , | Commentaires fermés sur Découvrez les trois modes de rémunération les plus répandus chez les freelances

Aquafin ou comment créer du lien avec ses partenaires via un projet innovant

Aquafin aspire à un travail agréable pour toutes les personnes avec lesquelles elle collabore. 200 projets par an en cours et appel à des partenaires externes.

Un partenaire = une approche, une vision et une culture différentes. Une collaboration fructueuse reste un défi. Qui plus est, dans un marché complexe et en constante évolution.

Une approche valorisante pour une meilleure collaboration

En 2022, Aquafin a conçu le projet de faire évoluer la collaboration avec plus de 30 bureaux d’études techniques à un niveau supérieur : égalité client — entreprise. Résultat ? Un partenariat durable.

Ineke Van Serveren : « Le fil rouge du projet en entier a été une démarche valorisante : prêter attention aux aspects positifs et à ceux qui doivent être améliorés. Aussi bien chez Aquafin que chez le bureau d’études. Les talents sont ainsi plus facilement accessibles et recrutés. Les projets de nettoyage des voies d’eau sont aussi plus efficaces. »

« Le fil rouge du projet en entier a été une démarche valorisante envers toutes les personnes impliquées. » — Ineke Van Severen

 

Du « nous vs eux » au partenariat durable accompagné d’une vision commune

Aucun ordre du jour n’a été fixé au début du projet. « Aquafin a jugé important, dans le cadre de ce projet, de s’écarter de l’approche « nous » et « ils ». L’objectif ? Façonner et concrétiser cette histoire en collaboration avec les bureaux d’études », explique Ineke Van Severen à propos de la méthode adoptée.

Tous les intervenants ont été réunis dans le cadre d’ateliers, de groupes de travail et de consultations. Chacun avait à faire entendre sa voix. Cette initiative a permis de dégager une vision commune du partenariat durable et d’obtenir un large soutien de toutes les organisations participantes.

« Le nouveau processus de partenariat et les formations communes suscitent une adhésion commune et encouragent le partage des connaissances. » — Ineke Van Severen

De la théorie à la pratique

La vision n’est pas restée couchée sur le papier. Les éléments concrets suivants s’y inscrivent :

  • un système d’évaluation bilatéral visant à mesurer et à contrôler le degré de motivation des deux parties à travailler ensemble ;
  • une charte avec 7 principes directeurs constituant un point de référence en cas de difficultés ;
  • une définition claire des rôles et des responsabilités de chacun. Les responsabilités sont ainsi attribuées à la bonne personne ;
  • un parcours de formation orienté intelligence relationnelle que des collaborateurs internes et externes sont invités à mettre en œuvre ;
  • une académie de partenariat sur les aspects techniques du travail. Son programme se penchera sur le partage des connaissances et sur le raffermissement d’un langage commun. L’objectif ? L’obtention d’un certificat d’ici fin 2026.

« Le nouveau processus de partenariat et les formations communes suscitent une adhésion commune et encouragent le partage des connaissances. », indique Ineke Van Severen.

Une projection vers l’avenir

Elle se réjouit des résultats obtenus jusqu’à présent. « L’approche claire d’Aquafin à l’égard des cabinets d’études a été très bien accueillie par ces derniers. Tout au long du processus, de l’idée à la conception et à la mise en œuvre, nous avons été sensibles à l’engagement et à l’implication de tous les intervenants. »

Le projet ne s’arrête pas là. Selon Ineke Van Severen, le projet pourrait s’étendre à d’autres entités partenaires. Par exemple, elle prévoit un premier déploiement auprès des entrepreneurs travaillant pour Aquafin. Et aussi, un déploiement vers les autres clients et les autres intervenants, comme les autorités locales.


Le dialogue et la concertation ont permis de dégager, dès le début du projet, six thèmes pour une bonne collaboration entre Aquafin et les bureaux d’études. Fait remarquable, une grande attention a été portée aux thématiques liées aux personnes. Cinq critères d’évaluation des partenariats ont également été définis.

Six thèmes pour une collaboration réussie

1.       La complicité entre les partenaires

2.       La collaboration réelle

3.       Les relations interpersonnelles

4.       Création conjointe de connaissances

5.       Nouveau mode de coopération

6.       Modèle de rémunération

 

Cinq critères d’évaluation pour un partenariat réussi

1.       Partenariat d’égal à égal

2.       Un niveau de responsabilité identique

3.       Une relation Win-Win

4.       Une évolution commune vers des solutions

5.       Agilité — réaction aux influences extérieures


À propos d’Aquafin

Aquafin, la société flamande de traitement et d’assainissement des eaux, traite depuis plus de 30 ans les eaux usées des ménages flamands pour les restituer à la nature. L’entreprise active dans le domaine de l’environnement s’efforce de créer un cadre de vie en harmonie avec l’eau. Elle conçoit, par exemple, des plans adaptés en matière d’eaux pluviales pour les communes. Ces solutions comprennent de l’eau propre dans les centres-villes, une gestion durable de l’eau de pluie afin de prévenir l’assèchement des sols et de réduire les répercussions des fortes averses.


Copyright photo: StudioFossiel

Continuez sur votre lancée :

Posted in Recours aux talents externes | Tags , , , , , | Commentaires fermés sur Aquafin ou comment créer du lien avec ses partenaires via un projet innovant

Why it’s time to get real about remote work

Hybrid working policies will only succeed if they’re based on compromise between the needs of employees and the needs of the organisation

An uncompromising approach to hybrid won’t work – whether it’s the employee or the employer who refuses to budge.

And both can be inflexible.

Employees who went home to work during the pandemic are now used to different lifestyles. Some bought dogs, many welcomed new childcare arrangements, others moved to new homes a long way from the workplace. Most don’t want to rush back to the office – and certainly not full time.

Employers, meanwhile, are encouraging staff to return. And some are running out of patience with the gentle approach: a growing number are mandating staff to work more of their hours – or all of them – in the workplace. Some have even started to take action against employees who refuse. One of the largest professional service firms in the world has started to monitor UK employees’ office attendance to see whether they’re violating its hybrid working policies.

These positions are mutually incompatible and don’t balance the valid needs of each side. Employees value their new-found work-life flexibility and want arrangements that acknowledge their current circumstances. Employers trust their staff, but they worry about who will train and welcome new employees, while ensuring teams collaborate, stay productive and company cultures are being maintained and developed.

Conflict can backfire

Confrontation seems inevitable. The Financial Conduct Authority is one example of an organisation that chose to defend its hybrid working policies in court, and it won a case against a senior manager who wanted to remain remote. The judge accepted its argument that elements of some jobs are difficult to replicate using technology.

While the law was on the side of the employer in this case, organisations that can’t find or communicate compromise will end up with conflict. When the dating app Grindr pushed for an office return, almost half of its employees handed in their notice.

For those employees hired on a fully remote contract during the pandemic, a mandate of three days in the office might feel unreasonable. But for employees hired on a contract stipulating five days in the office, then returning to three days in the office could feel like a reasonable compromise.

Where’s the common ground?

So how do we balance organisational and individual needs? The first step is for everyone to recognise those needs.

Individuals’ preferences are important. A study by the Hybrid Work Commission shows that 75% of hybrid workers feel their work-life balance has improved as a result. In STEM, where only 36% of professionals work exclusively from the office, our research shows that 58% say it’s important that their next role enables them to work remotely.

But employees must understand the organisation’s preferences too. CEOs’ biggest issues with remote working, according to the Society for Human Resource Management, relate to productivity, collaboration, culture and career development.

Take the much-heralded increase in productivity from working at home. Many studies and articles that mention this benefit have been largely based on employee feedback, which might not always be an accurate measure. It is more useful to use actual performance data, such as measurable inputs and outputs linked to a role, rather than self-report data from employees. Decisions on remote working could then be based on the impact on performance in a specific role, along with employee feedback, rather than focusing just on personal preferences.

And employers point out that in-person collaboration and interaction are vital for learning and career development – particularly for less-experienced employees. Cisco, for example, has warned that younger workers’ professional development will be damaged unless “they’re mentored by seasoned employees who’ve been in the workforce for a while”.

Finding common ground isn’t easy – and it’s not just difficult between employees and employers. Among employees, not everyone feels the same. For instance, it’s younger workers, who supposedly benefit most from in-person learning and career development opportunities, who are currently more likely to want remote working. Our research finds that 62% of people under the age of 50 see remote working as important, compared with only 45% of over 50s.

Mind your language

The nature of the conversation also needs to change. If it focuses on one party’s needs, instead of considering what balance might look like, it will only cement positions.

BDO’s framework for hybrid working, ‘workable’, seeks to understand whether roles can be done remotely: is work from home right for the job, is it right for the task, is it right for the business, and is it right for the customer? Immediately, the conversation shifts towards what the role requires and away from the emotion of what the individual or employer needs.

A less respectful tone is unlikely to win hearts and minds. Wolfgang Grupp, CEO of Trigema in Germany, has described people who can work at home as “unimportant”, potentially souring relations with existing staff and, crucially, turning off potential new hires. That’s a high-risk approach when competition for the best people is so fierce.

Staying positive and open to different views isn’t aways easy. Conversations can backslide quickly to the employee’s commuting costs or the employer’s fears for lost productivity. But debate, even if it’s difficult, is a crucial first step.

Mutual trust is in the middle ground

Research from the CIPD shows that trust in business leaders improved during the early stages of the pandemic as many organisations worked hard to support their staff. But since then it’s started to decline as the expectations of employers and employees move apart, and arguments about hybrid working policies are just one example of this increasing tension.

Employees miss the more personalised approach adopted by employers during the Covid crisis, and employers worry that individual needs could be overshadowing the interests of the collective. As so often, the solution lies somewhere in between.

Lees ook :

Posted in L’Avenir du Travail | Tags , , | Commentaires fermés sur Why it’s time to get real about remote work

Quand l’amitié et l’amour d’une ville se concrétisent en une succès story (podcast)

Découvrez Massimo qui a su être audacieux, persévérant et engagé pour réussir. Abonnez-vous à notre podcast pour ne manquer aucun épisode et rejoignez notre communauté d’entrepreneurs passionnés et engagés.

 Abonnez-vous à notre série de podcasts pour ne manquer aucun épisode !

Qui est Massimo Pira ?

Missimo Pira, jeune entrepreneur de 30 ans et fervent Namurois, est l’un des 3 fondateurs du Gin de Namur. L’histoire commence en 2020 en plein Covid. Depuis la concrétisation du 1er gin un an plus tard, le projet lancé entre les trois amis n’a cessé de grandir. Gin, rhum, brasserie « Fief de Namur »… Aujourd’hui, Massimo, Baptiste, François et leur entreprise siègent littéralement au point culminant de la capitale wallonne : sur la citadelle. On connait la citation : « Sky is the limit », c’est bien ce qu’on leur souhaite.

Passer en indépendant principal, c’était compliqué. Mais c’est d’autant plus motivant de se lever chaque matin, de travailler chaque weekend, et de se dire que je le fais pour moi.


Les podcasts « Le son d’entreprendre » laissent les indépendants raconter leur histoire, leur vécu. UCM vous donne rendez-vous chaque mois pour découvrir le portrait d’un nouvel entrepreneur qui a osé franchir le pas, qui s’est lancé avec l’aide d’UCM et qui vit aujourd’hui une aventure unique. Des témoignages honnêtes, inspirants, et instructifs surtout.

Découvrir le podcast UCM

Posted in Indépendants & freelances | Tags , , | Commentaires fermés sur Quand l’amitié et l’amour d’une ville se concrétisent en une succès story (podcast)

Télétravail : la suppression c’est la démission (étude)

Commençons par une définition nécessaire : un cadre est généralement défini comme un professionnel occupant un poste de direction, de gestion ou d’encadrement au sein d’une entreprise. C’est aussi le public cible (1000) de l’enquête réalisée par l’Apec entre novembre 2023 et janvier 2024. L’étude nous propose de retenir trois éléments phares :

1. Le télétravail régulier s’est installé dans l’organisation du travail des cadres

66% à distance de manière régulière

On s’en doute, le télétravail régulier s’est solidement ancré dans l’organisation du travail des cadres. Environ deux tiers d’entre eux travaillent à distance de manière régulière, soit au moins un jour par semaine (dont un quart pendant plus de deux jours par semaine). Cette habitude a conduit les cadres à structurer leurs activités en fonction de leur lieu de travail. Ils privilégient les missions collectives sur site et optent davantage pour le travail à domicile pour les tâches individuelles.

72 % aimeraient télétravailler de 1 à 4 jours par semaine

Appréciant la qualité de vie et la souplesse offerte par cette modalité de travail hybride, les cadres souhaitent la maintenir, voire l’étendre. En effet, 72 % d’entre eux aimeraient télétravailler de 1 à 4 jours par semaine, alors qu’ils ne sont que 61 % à le faire actuellement.

2. Les cadres n’envisagent pas de retour en arrière

45 % prêts à démissionner en cas de suppression

Un retour en arrière sur cette pratique serait mal accueilli : 7 cadres sur 10 exprimeraient leur mécontentement si leur entreprise réduisait le nombre de jours de télétravail auxquels ils ont droit. Près de la moitié d’entre eux (45 %) iraient jusqu’à démissionner si l’accès au télétravail était supprimé, un chiffre qui atteint 57 % chez les cadres de moins de 35 ans.

3. Points de vigilance pour optimiser le travail hybride

Le travail hybride réduit interactions et cohésion

Malgré leur adhésion au télétravail, les cadres identifient des points de vigilance pour optimiser cette pratique hybride. Ils mentionnent notamment des interactions moindres avec leurs collègues, une frontière floue entre vie personnelle et vie professionnelle, ainsi qu’un risque de freiner leur développement professionnel.

Le télétravail comme obstacle de l’évolution professionnelle

Ces limites du télétravail sont particulièrement ressenties par les cadres les plus jeunes, qui sont davantage préoccupés par leur intégration et leur évolution professionnelle. Cela soulève des interrogations quant à l’organisation optimale du travail hybride. Néanmoins, pour les cadres, y compris les plus jeunes, ces défis ne remettent pas en cause la volonté de pérenniser le télétravail. En effet, 7 cadres sur 10 estiment que cette pratique présente plus d’avantages que d’inconvénients.

Découvrez tous les résultats dans l’enquête Apec

Continuez sur votre lancée :

Photo by Nick Fewings on Unsplash

Posted in Marché du travail & politique | Tags , , , | Commentaires fermés sur Télétravail : la suppression c’est la démission (étude)