Monthly Archives: janvier 2023

300 conseils business pour freelances

Future of freelance

When independent workers begin to think of themselves as businesses rather than just individuals with skills, they will be able to accomplish much more.

Starting a freelance business

“Maintain a professional relationship with clients, regularly check-in and update on progress.” David Küpper, Founder expertpowerhouse

Branding

« You already have a brand, even if you’re not aware of it or actively shaping it. » Amanda Guerassio, Brand Strategist

Networking

We are social animals, and we want to be connected with others, we want to be part of a community—it is natural. Vanessa Henry Epstein, Business and legal communication coach

Pricing, sales and Finances

« Personal finances might seem like a complex topic, but there are 3 main tools that make it easy to follow: common sense, budget planner and money tracker. » Francesco Cuffaro, Financial advisor

Working with platform

« Don’t ignore the platform rules! Understand how the platform works and follow its guidelines for success. » Maryna Kotenko, BDM & Social media manager

Growing a freelance business

« Outsource tasks you don’t enjoy to someone who loves doing them and can do them in half the time. » Ray Slater Berry, Founder @ DSLX

Collaboration

« There are 3 banks: money, time and value. You can trade one for another, but a balance is what will make you happier. » Alistair Webster, Marketing and Design Consultant

Mindset

« We really fail when we don’t try. » Barbara Raverberi, Freelance journalist

Tips for creatives & writers

« Great content has key takeaways; it is honest, credible and authentic; it has an original style, personality; it uncovers new relations and brings unexpected value. » Gergő Benedek, Content writer

Freelance Ecosystem

Companies are facing a risk of getting accused of misclassification of their employees, if freelancers they hire do not meet the following criteria:

  • Freelancers own their own clearly identifiable business, which is separate than the work they are carrying for the company.
  • Freelancers have control over what is done, how, when and where it is done and whether it is themselves personally who do the work or another individual
  • Freelancers control the hours of work in fulfilling the outcome obligations of the job.
  • Freelancers are free to hire other individuals to carry out their work.
  • Freelancers can provide the same service to more than one person or business at the same time.
  • Freelancers are exposed to personal financial risk in carrying out the work, such as having to bear the cost of making good on any substandard work or footing the bill for the time overruns.
  • Freelancers have the opportunity to vary the amount of financial profit they make from the work, by using their own control of how they carry out the work. Hannah Young, Partner & Corporate Solution Manager at CXC EMEA

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Mini-learning : Mieux comprendre le marché du travail grâce à Federgon

Pour la troisième année consécutive, Paul Verschueren, directeur Research & Economic Affairs chez Federgon, nous emmène le temps d’un mini-learning à la découverte des évolutions les plus importantes et les plus marquantes de 2022. Il nous projette également dans les tendances 2023.

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Offres d’emploi (et de missions) en écriture inclusive : on y va ou pas ?

“L’écriture inclusive, selon les linguistes, est un ensemble de techniques de rédaction, plus ou moins figées (encore en évolution), qui permettent d’intégrer dans la langue en tout premier lieu les femmes et en second lieu les personnes non-binaires. Elle leur donne une visibilité” précise Anne Vervier.

Des hommes et des femmes

Dans le cas d’une offre d’emploi, rédiger en écriture inclusive indique clairement que l’on souhaite engager aussi bien les hommes que les femmes, que la fonction n’est pas  exclusivement réservée à la gent masculine. “Les études en sociolinguistique ont montré que lorsque l’on donne de la visibilité aux femmes dans les annonces écrites, de manière générale les lecteurs et les lectrices vont accepter l’idée qu’il y a autant de chance que ce soit une femme ou un homme qui exerce le métier” poursuit notre experte en rédaction claire.

L’écriture inclusive signifie qu’il n’est pas question de s’adresser à un genre en particulier mais à une “personne”.

L’enjeu

Le langage reflète l’évolution de notre société qui devient de plus en plus mixte autant qu’il conditionne notre manière de percevoir le monde. Dans le recrutement, faire usage de l’écriture inclusive signifie qu’il n’est pas question de s’adresser à un genre en particulier mais à une “personne”. C’est le grand enjeu de l’inclusivité.

Décret féminisation

Et pour la Fédération Wallonie-Bruxelles pas question de laisser vivoter l’écriture inclusive. Au travers de son décret féminisation (octobre 2021) la Fédération lui donne lieu d’exister pour “renforcer la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre” et pour favoriser l’utilisation “de pratiques non discriminatoires quant au genre dans le cadre des communications officielles ou formelles”.

Anne Vervier est membre du Conseil de la langue française, qui dépend de la Fédération Wallonie-Bruxelles : « Je forme actuellement la RTBF (financée par la Fédération) à l’écriture inclusive. J’ai d’ailleurs commencé par les départements RH et Communication, qui se doivent d’appliquer les règles du décret dans leurs communications internes et externes. Notamment dans la rédaction des offres d’emploi et des contrats de travail.”

Dans l’absolu, un salaire égal est plus important qu’un point médian. Mais il faut l’intégrer dans une perspective beaucoup plus large et ne pas oublier que le langage détermine nos fenêtres de perception.

Écran de fumée ou réelle valeur ajoutée ?

Pour affirmer son identité et soutenir ses valeurs, l’entreprise dispose d’un arsenal important d’outils que l’écriture inclusive intègre parfaitement. Pour ses partisans, elle est comme une vitrine, assez transparente que pour voir qui se cache en arrière-plan. Pour ses détracteurs, elle ne fait, au contraire, que masquer l’essentiel, là où seules les tâches et les compétences devraient être mises en avant. Là où la lutte pour la féminisation n’a pas sa place.

“Dans l’absolu, un salaire égal est plus important qu’un point médian. Mais il faut l’intégrer dans une perspective beaucoup plus large et ne pas oublier que le langage détermine nos fenêtres de perception. Je pense donc qu’une entreprise qui rédige une offre d’emploi en écriture inclusive montre son souci d’inclusion et, dans un même temps, indique aux futurs candidats son engagement vers plus de mixité.”

Marque d’identité forte

L’écriture inclusive sert l’entreprise autant qu’elle la valorise, quoi qu’en dise les concerts de soupirs et les yeux qui se roulent. Ne la réduisons pas seulement à une revendication féministe, par fainéantise de l’esprit.

Le but n’est pas de révolutionner le passé mais bien de bousculer le présent pour impacter l’avenir. Il faut comprendre l’utilité de l’écriture inclusive, qu’elle n’est réellement indispensable que dans certains (con)textes, selon des techniques que vous êtes absolument libre de choisir. Et Anne Vervier de souligner “pourvu que ça fasse sens.”

La différence entre écriture et approche inclusive

Effectivement, quand on parle d’approche “on est beaucoup plus globalisant, plus vaste. En fait, l’écriture inclusive s’intègre dans cette approche, elle la complète. Pour rebondir sur le sujet de la rédaction d’offre d’emploi ou de tout autre document professionnel, le Haut Conseil à l’Egalité en France vient de publier une brochure très intéressante dans laquelle il évoque l’importance du visuel, d’illustrer son propos avec des images représentant des personnes d’origines ethniques différentes, des personnes non valides, porteuses de handicap… On est en plein dans l’approche dite ‘inclusive’.” Au travers d’un visuel qui refléterait parfaitement la variété de la société aujourd’hui.


Apprendre, encore, toujours plus

Une annonce claire, directe et percutante ? Anne Vervier applique un principe simple : “Il faut garder en tête qu’on ne rédige pas l’offre d’emploi pour nous, mais pour l’autre. Adapter son jargon est essentiel !”.  

Et pour vous permettre d’approfondir le sujet, notre spécialiste de l’écriture claire distille tous ses conseils ici . Elle vous transmet son savoir-faire au travers de différentes formations en communication écrite, chacune d’elles répondant à une thématique précise.

L’écriture inclusive ? Elle y consacre tout un module ! Pour des offres d’emploi et de missions qui accrochent, vous savez désormais où trouver l’inspiration.


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L’internationalisation se conjugue au présent (et pourquoi pas à Dubaï)

Après Anvers, Bruxelles, Paris, et Casablanca, c’est à Dubaï que Gentis et Wiggli, acteurs bruxellois du recrutement et de la sélection de talents, vont s’installer. Tout a commencé à leur arrivée en Afrique, au Maroc plus précisément. « Les clients nous demandaient si nous opérions également au Moyen-Orient. L’Arabie Saoudite est un vivier de projets de construction. Notre démarche est donc opportuniste et nous embrassons les opportunités GCC. » (NDLR Gulf Cooperation Council).

→ Retrouvez les mots forts de l’interview en vidéo

Là on se dit que c’est vraiment un pays où tout est possible, où l’impossible n’existe pas. Leur ambition nourrit et inspire beaucoup d’entrepreneurs.

Un potentiel énorme

À chaque visite de Dubaï, Stéphanie Reniers est interpellée par le nombre de nationalités différentes qui se côtoient, la quantité de nouveaux projets et les bâtiments qui poussent. « Là on se dit que c’est vraiment un pays où tout est possible, où l’impossible n’existe pas. Leur ambition nourrit et inspire beaucoup d’entrepreneurs, dont nous forcément. »

En termes de talents, Dubaï semble très ouvert aux expatriés. Tout le monde est le bienvenu, tant qu’on met la main à la pâte. « Aux antipodes de notre petit marché belge qui cultive encore beaucoup de réticence à engager des étrangers. Cela s’ouvre de plus en plus, mais on est très loin de l’ouverture totale de Dubaï. »

Le Total Talent Management à Dubaï

Si Dubaï évoque généralement pas mal préjugés et de stéréotypes, la cofondatrice invite tout le monde à revoir ses positions. « Aujourd’hui on est beaucoup dans le jugement. Sans pour autant avoir mis un seul pied là-bas. Mon message est donc ‘Allez d’abord sur place et après on en reparle. Certainement dans une perspective d’avenir du travail. Wiggli, notre solution de Total Talent Management est transposable partout dans le monde. Elle nous suit bien sûr au Moyen-Orient. »

L’internationalisation comme solution

« Beaucoup pensent que l’internationalisation c’est le futur. Moi je pense que c’est le présent. Le monde est un village et il est nécessaire de s’ouvrir à l’international au risque de ne pas trouver les ressources nécessaires » souligne Stéphanie Reniers. Le secteur IT étant probablement l’exemple le plus flagrant.

Et l’Afrique plus particulièrement. Selon la CEO, les salaires au Maroc atteignent déjà le niveau européen. « L’Afrique représente un potentiel énorme en termes de ressources humaines. On y favorise des pôles de développement. En parallèle, on assiste à un retour au pays. De plus en plus de talents d’origines étrangères repartent en Afrique, conscients du potentiel. Qu’on se le dise. »

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Plan d’action lutte contre la fraude sociale 2023-2024 entériné

Objectifs

Il est construit autour de 7 objectifs stratégiques et comprend toute une série d’actions pour lutter contre la fraude liée au dumping social, aux cotisations et aux prestations sociales, tout en assurant le financement de la sécurité sociale.

Les éléments clés du plan comprennent entre autres le fonctionnement par programme pour lutter contre la fraude sociale, une attention accrue aux conditions de travail et au bien-être au travail, une coopération étendue, le mix d’interventions avec une attention à toutes les phases de la chaîne d’exécution et le renforcement des capacités.

Téléchargez le Plan d’action lutte contre la fraude sociale

Engagement de 168 inspecteurs

La lutte contre la fraude sociale et le dumping social sera menée si et seulement si des ressources suffisantes sont mises à disposition. C’est pourquoi 168 inspecteurs ont été recrutés pour les différents services d’inspection sociale. Ce renforcement sans précédent devrait apporter une réponse adéquate aux abus auxquels nous avons été confrontés en 2022, en ce qui concerne le dumping social et de trafic humain présumé.

Il s’agit, entre autres, du travail des enfants chez les sous-traitants du transporteur de colis Postnl, et du dossier, révoltant de traite des êtres humain mis en lumière au sein de Borealis dans le port d’Anvers.

Une campagne médiatique visant à prévenir le dumping social dans les secteurs exposés à la fraude sera également menée : après les secteurs « verts » (agriculture et horticulture) et le secteur des transports, en 2023 et 2024, une attention particulière sera accordée au secteur de la construction. Davantage de vigilance donc à l’égard des faux travailleurs indépendants de la construction, des chauffeurs, mais aussi des coursiers. L’un des principaux axes de travail consiste en effet à identifier l’exploitation économique des travailleurs des plateformes. Depuis le 1er janvier, une nouvelle loi est en vigueur dans notre pays. Elle fixe des critères précis pour déterminer si un coursier est un indépendant ou un salarié. Malgré tout, de grandes plateformes persistent et signent, et des contrôles ciblent désormais l’exploitation économique de ces travailleurs.

4 ministres au travail

Pas moins de 4 ministres ont planché sur ce plan : le ministre du Travail Pierre-Yves Dermagne (PS), le ministre des Indépendants David Clarinval (MR), le ministre des Affaires sociales Frank Vandenbroucke (Vooruit) et le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld).

Et l’Europe dans tout ça ?

Le dumping social et l’exploitation économique ne se bornent évidemment pas à la frontière. Le rapport renvoie donc à l’Europe : « Nous sommes fiers que la Belgique préside l’Union européenne au premier semestre 2024. Une excellente occasion de pointer du doigt quelques défis supranationaux en matière de durabilité et d’écologie. Après tout, nous, institutions publiques, devons prendre notre responsabilité de respecter au mieux ce principe, mais nous devons aussi, en tant qu’inspecteurs sociaux, veiller à ce que les contrats de travail soient durables, même dans un environnement de travail flexible. Par ailleurs, le changement climatique et ses conséquences influenceront sans aucun doute les modèles de la migration du travail. »

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Une formation adéquate pour un avenir du travail radieux

Pourquoi ce regain de ferveur ?

En 2023, l’organisation humanitaire que NextConomy soutient et met en avant est Waku Malambo, idée originale de notre propre rédactrice de NextConomy, Barbara Uyttendaele. Une association humanitaire ne saurait être plus proche de chez elle. (même si c’est en Zambie !)

Waku Malambo offre aux enfants vulnérables de Petauke, en Zambie, la possibilité d’aller à l’école. L’association prend en charge les frais de scolarité et le matériel scolaire et investit dans les installations scolaires de l’école maternelle locale.

Barbara elle-même se rend régulièrement en Zambie. « Lorsque nous sommes en Zambie, nous partageons avec les enseignants nos connaissances concernant la gestion créative des déchets, l’organisation d’activités interscolaires, les sports et les jeux afin d’apporter à la pédagogie une touche créative, sportive et ludique supplémentaire. Nous organisons de superbes activités sportives et/ou ludiques pour les enfants en dehors des heures de classe, et nous célébrons le tout en organisant la fête des enfants. »

Notre rédactrice Barbara Uyttendaele à Petauke en Zambie

Trois effets doubles

En investissant dans l’éducation, Waku Malambo offre tout d’abord aux enfants la possibilité de déployer leurs talents et d’acquérir des compétences. Naturellement, ils bénéficient ainsi de plus de perspectives.

Ensuite, l’équipe s’engage à impliquer les parents et les pouvoirs locaux. Le soutien socio-économique est ainsi renforcé pour inciter les filles et les garçons à entrer dans le système éducatif et pour faire en sorte que les enfants puissent rester des enfants.

Enfin, Waku Malambo achète le matériel de base directement auprès des commerçants locaux, et soutient ainsi l’économie locale.

Les dernières réalisations de Waku Malambo

Barbara raconte : « Nous accompagnons aujourd’hui 10 enfants (5 garçons, 5 filles) tout au long de leur parcours scolaire : de la maternelle à la fin de l’école secondaire. Nous voulons aussi offrir cette chance aux enfants, en général, qui peuvent, ainsi, poursuivre leurs études. Une jeune femme a pu commencer ses études de Clinical Officer (médecin adjoint en Zambie) avec l’aide de Waku Malambo et occupe désormais ce poste. »

Nous accompagnons aujourd’hui 10 enfants (5 garçons, 5 filles) tout au long de leur parcours scolaire : de la maternelle à la fin de l’école secondaire.

Barbara a ensuite énuméré les investissements déjà réalisés pour la maternelle de Petauke et un certain nombre d’autres écoles :

– de nouveaux équipements pour l’aire de jeux ;

– de nouvelles chaises et tables pour les salles de classe ;

– des jouets et du matériel pédagogique (livres, peintures, crayons de couleur, etc.) ;

– les produits d’hygiène quotidienne tels que le savon, le papier toilette… ;

– de la nourriture pour les enfants qui viennent à l’école sans avoir mangé du fait de moyens limités à la maison.

Voici un lien vers des documents visuels sur plusieurs années. Waku Malambo au fil des ans

Vous souhaitez apporter votre contribution à Waku Malambo ?

Le numéro de compte Waku Malambo : BE61 7512 0987 6617

Tous les dons sont intégralement versés pour les enfants de Petauke.

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Crise énergétique : le coworking bon pour les freelances (et la planète) ?

Un diplôme d’ingénieur ne sera pas nécessaire pour faire le calcul : un espace de coworking représente facilement quelques centaines voire milliers de mètres carrés. Éclairés, chauffés, fournis en électricité et en machines à café. Quoi qu’il se passe. Un.e freelance qui travaille seul.e à domicile, paiera les mêmes charges adaptées à son espace. Alors, pourquoi ne pas fédérer les équipes, éviter les perditions et diminuer les factures des uns et des autres ?

En temps de crise énergétique, ne doit-on pas subsidier et encourager le choix d’un bureau partagé ?

En équipe, c’est mieux !

À l’instar des transports en commun, il est plus cohérent que les travailleurs ne restent pas isolés chez eux. Une logique qui s’applique également aux espaces de bureaux dans lesquels les travailleurs se présentent de manière aléatoire. Laurence Doucet est Marketing Leader chez SilverSquare « Dans cette veine-là, on a engagé des discussions avec le monde politique : en temps de crise énergétique, ne doit-on pas subsidier et encourager le choix d’un bureau partagé ? Un espace qui fournit les ressources énergétiques qui sont rares et qui sont chères. On pourrait même allier plusieurs espaces de coworking pour le faire. »

J’ai l’impression que les espaces de coworking jouent sur des économies de bouts de chandelles pour attirer de nouveaux clients.

Oui, mais bon…

Jonas Benazzi (Work And Meet) est un petit génie de l’entrepreneuriat qui a lancé tout un concept autour du coworking pendant la crise sanitaire. Très bien renseigné sur le sujet, il constate que les espaces qui permettent de partager le travail séduisent énormément les freelances et les startupeurs. « Ça concerne surtout les profils qui travaillent seuls, qui cherchent l’inspiration hors de leurs murs, et qui ont besoin d’établir une distinction entre leurs temps de travail et leurs moments de repos. Au-delà de cela, je pense que la crise énergétique a bon dos commercial… J’ai l’impression que les espaces de coworking jouent sur des économies de bouts de chandelles pour attirer de nouveaux clients. Parce que, selon moi, ce que chacun ne paiera pas chez lui, il le paiera au coworking, à peu de choses près. »

Un média flamand a réalisé tout un calcul savant pour déterminer le coût moyen pour une personne durant une journée de télétravail: 11 euros. Mine de rien, sur 30 jours, ça fait 330 euros. Le budget moyen mensuel d’un coworking selon quelques recherches sur Google. « Un abonnement mensuel chez SilverSquare vaut 325 euros, accès 24/7 dans tous les espaces du pays, thé et  café à volonté… » souligne Laurence Doucet. Autre argument de poids : la planète ? Moins on consomme chacun dans notre coin, mieux on elle se portera…

Plus t’es gros, moins tu paies ?

Mais comme ces fameux espaces de coworking gèrent-ils la crise énergétique ? Laurence Doucet explique : « On a l’immense chance d’avoir été racheté par un grand groupe immobilier qui nous permet d’avoir une structure solide pour notre développement. Nous profitons également de tarifs fixes auprès de nos fournisseurs d’énergie jusqu’en 2025. Après ça, on devra certainement indexer nos prix. »

D’ailleurs Jonas Benazzi affirme que de tels espaces qui ouvrent 24/7 vont devoir revoir leur formule. « Les coworkeurs aiment savoir qu’ils peuvent y aller n’importe quand, mais ils sont assez peu nombreux à vraiment en profiter. Je ne pense pas que le service vaille financièrement la peine. »

Puis il y a les employés nomades

Pour celles et ceux qui privilégient l’argument du portefeuille à celui du climat, notons qu’il reste l’argument du carburant. Parce que des espaces de travail il y en a beaucoup, partout. Pour tout Liégeois qui travaille avec un client à Bruxelles, pouvoir effectuer ses tâches dans un espace de coworking en cité ardente au lieu de traverser plus de 200 bornes tous les jours, cela reste non négligeable… Right ?

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Passer du freelancing au salariat, pourquoi ?

Virginie, la fibre de l’entrepreneuriat vs le besoin de relationnel

Virginie Guiberteau, 45 ans, a toujours eu la fibre de l’entrepreneuriat et l’envie de lancer son affaire. Début 2020, après avoir soigneusement préparé son projet, elle quitte son job de salariée en expertise comptable pour se lancer comme Home organizer à son compte. « Je voulais aider les gens à mettre de l’ordre dans leur intérieur, mais le COVID a débarqué pile à ce moment-là. Les gens ont passé des mois confinés chez eux et en ont profité pour… ranger. Donc pour moi, c’était mort. Il fallait rebondir. »

Elle ne renonce pas et tente tout de même l’expérience freelance en lançant un service d’aide à la prospection pour entrepreneurs. Mais, faute de clientèle et en manque de contacts sociaux, elle finit par retourner au salariat en juin 2022. « Ça devenait difficile financièrement, et sans collègues et seule devant mon ordinateur, je me sentais vraiment isolée ».

Thomas, le besoin que ça bouge vs l’insécurité

Thomas De Wilde, 31 ans, a passé quelques années à dessiner les contours de son job idéal. Après des expériences peu concluantes comme employé dans le marketing, il goûte au freelancing de 2017 à 2020. Mais le coronavirus va, une fois encore, venir jouer les trouble-fête. Travaillant alors comme externe dans une société de médias, on lui propose de passer salarié. « En plein COVID, je ressentais de plus en plus l’insécurité liée à mon statut de freelance. L’avenir semblait incertain. »

Thomas a plutôt du mal à dire « non » à ses clients. Il est submergé de travail. Il accepte sans trop d’hésitation de redevenir employé. « J’ai retrouvé le plaisir d’avoir des collègues et surtout, j’ai arrêté de vivre le stress du freelancing. Devoir tout recommencer à chaque mission, se refaire accepter, gagner la confiance des collègues. Être toujours un peu stressé par l’aspect financier. » Thomas est encore passé d’entreprise en entreprise pendant quelques années mais aujourd’hui, « salarié dans une start up où ça bouge, je me sens enfin à ma place et épanoui au travail. »

Valérie, le freelancing dans les gènes vs un emploi sur mesure

Quant à Valérie Claessens, 49 ans, être indépendante est dans son ADN :  « J’avais un oncle entrepreneur et j’ai toujours eu envie de l’être aussi, sans savoir dans quoi. » C’est finalement dans le marketing que Valérie se lance comme freelance en 2007, après 10 ans en tant qu’employée. Elle travaille surtout pour des grosses boîtes et y côtoie quotidiennement des collègues salariés peu épanouis par leur travail. « Je décide alors de me lancer dans le coaching professionnel et j’entame en parallèle de mes missions des formations dans ce domaine. »

En 2018, bpost lui propose une mission de 2 ans comme coach sur le terrain… en tant qu’employée. « C’est exactement ce que je voulais développer comme nouvelle activité freelance, mais on me le proposait en tant que salariée. Ça m’arrangeait un peu moins mais j’avais la garantie d’avoir beaucoup d’autonomie. » Son petit détour par la case salariat durera finalement 5 ans, avant de redevenir freelance dans une autre entreprise tout en continuant à développer en parallèle son activité de coaching professionnel.

L’aversion des processus lourds, de la lenteur et de la monotonie

Une certitude revient souvent dans ces parcours mouvementés : l’aversion de la monotonie et de la lenteur. Virginie, Thomas et Valérie veulent tous trois que les choses bougent vite et surtout, avoir de l’impact. « Je dois avoir beaucoup de liberté, beaucoup d’impact. Sinon, je me lasse. » explique Thomas. Pour Virginie aussi, son bien-être au travail passe par deux conditions : « Je dois bénéficier d’une grande autonomie dans ma fonction et il faut que les choses aillent vite. » Idem pour Valérie : « Il me faut de l’impact, de la diversité et de l’autonomie. »

Freelance ou salarié, le statut importe peu

« Le statut importe peu, finalement. Le plus important est de trouver une fonction stimulante dans un environnement dont les valeurs et la vision nous correspondent. » conclut Virginie.

Même constat pour Thomas : « Aujourd’hui, je fais toujours du marketing digital, mais dans un environnement très stratégique et tactique, qui évolue très rapidement. C’était ça, la clé de mon épanouissement au travail ».

C’est aux entreprises de suivre le mouvement et d’atténuer au maximum la différence entre les employés et les freelances.

Pour Valérie, la seule de ces trois talents à être à nouveau freelance, la conclusion est identique : le statut importe peu. Mais elle nuance tout de même en ajoutant que « le salariat peut vite devenir une contrainte si les règles de l’entreprise sont trop figées et trop en décalage avec l’évolution du monde du travail. C’est aux entreprises de suivre le mouvement et d’atténuer au maximum la différence entre les employés et les freelances, car il est aujourd’hui très facile de créer sa propre boîte. En quelques clics, on passe d’un statut à l’autre. »

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De grandes opportunités pour les freelances

Les meilleurs talents au meilleur prix

Smals est l’organisation TIC commune aux institutions publiques de sécurité sociale et de soins de santé en Belgique, qui fournit ses services au prix coûtant à ses membres. Elle étend désormais sa collaboration avec ProUnity, afin de répondre à la demande constante d’experts externes en TIC au sein des autorités publiques. L’accord-cadre est entré en vigueur le 1er janvier 2023.

L’accord-cadre permet à Smals et à ses membres de déployer de manière ciblée des talents externes dans le domaine des TIC, tels que des freelances et des professionnels du secteur privé, en plus de son propre personnel salarié. Le gouvernement compte donc sur le placement de talents TIC externes à un coût socialement responsable et suivant des évolutions de prix conformes à la discipline budgétaire attendue de notre gouvernement.

Les candidats s’inscrivent gratuitement pour postuler à des missions auprès d’entreprises et d’institutions publiques. Chaque jour, ils reçoivent des offres de collaboration sur des projets innovants au bénéfice de la société, dans le cadre d’une stratégie de services partagés, de coûts minimaux et du respect de la discipline budgétaire attendue de nos institutions publiques.

À propos de Smals

Smals est l’organisation TIC commune aux institutions publiques belges opérant principalement dans le domaine de la sécurité sociale et des soins de santé, qui fournit ses services à prix coûtant à ses membres. Grâce à son expertise technologique approfondie, à sa connaissance des processus de travail de ses membres, aux économies d’échelle mutuelles et à la réutilisation, Smals fournit de nouvelles applications et des services TIC à haute valeur ajoutée. Depuis plus de 80 ans, Smals est un pionnier dans l’application des technologies de l’information au profit des citoyens et des entreprises belges.

Parmi les utilisateurs actuels figurent le Parlement fédéral, les services publics fédéraux des Finances, de la Justice, de l’Intérieur et de la Coopération au développement, le gouvernement wallon, Sciensano, l’INAMI, l’ONEM, le Forem, Actiris, la police fédérale et le Centre pour la cybersécurité, etc. Le nouvel accord-cadre leur assure une continuité dans leur façon de travailler avec le secteur privé, de manière simple et rentable.

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La semaine de 4 jours : une affaire qui roule ?

Chez Gentis Recruitment, c’est l’heure du bilan dans le cadre de la semaine de 4 jours. Si vous suivez la CEO Stéphanie Reniers sur LinkedIn, une de ses dernières publications ne vous aura pas échappée. A la question répétitive ‘Est-ce que ça fonctionne vraiment ?’, sa réponse est ‘Oui, ça fonctionne vraiment, mais ça n’est pas adapté à tout le monde’.

Difficile pour les jeunes recrues

« Il faut savoir qu’en Belgique, on est sur des contrats de 38 heures par semaine de 5 jours. Au début, on a obligé tout le monde à travailler 36 heures par semaine de 4 jours, du lundi au jeudi. Donc 4 x 9 heures, puisqu’en Belgique la loi interdit de travailler plus de 36 heures sur 4 jours.

Et ça a sensiblement augmenté le stress auprès des juniors et des jeunes recrues. Ils se retrouvaient complètement submergés de boulot. Ils y arrivaient, mais ils prenaient un tsunami de travail avec l’interdiction de travailler le vendredi. Tout le monde devait intégrer la méthodologie des 4 jours.

Une situation très compliquée à gérer. Replongez-vous 1 an en arrière :

  • En pleine période COVID.
  • Des confinements à répétition.
  • Tous les jours à la maison. »

J’ai souhaité instaurer la semaine de 4 jours pour augmenter et améliorer la flexibilité de mes collaborateurs, pas pour leur imposer un mode de vie.

On n’était pas assez flexibles.

« A l’inverse, ceux qui aiment faire la fête tout le week-end bénéficiaient donc d’1 jour extra :

  • Jeudi soir fête.
  • Vendredi soir fête.
  • Samedi soir fête.
  • Et dimanche…

Ils arrivaient explosés le lundi.

Au final on s’est dit que 4 jours par semaine c’est bien mais 36 heures en 4 jours c’est dur. Surtout pour les personnes avec des familles. J’ai souhaité instaurer la semaine de 4 jours pour augmenter et améliorer la flexibilité de mes collaborateurs, pas pour leur imposer un mode de vie. »

On a instauré une totale flexibilité.

« On est donc allé un pas plus loin en obligeant un tronc commun de 32 heures à tout le monde. 4 x 8 heures, du lundi au jeudi. Les 6 heures restantes, chacun est libre d’en faire ce qu’il le souhaite sans contrôle de notre part.

Quand certains travaillent le vendredi, d’autres démarrent plus tôt leurs journées et chacun adopte son propre rythme. On est arrivé à un système de flexibilité totale en appliquant la méthode ROWE, qui instaure un environnement de travail orienté résultats.

Donc chacun de mes collaborateurs a des objectifs à atteindre, peu importe la méthode qu’ils utilisent pour y arriver. Certains réussissent en étudiant 2 semaines, d’autres en 6 mois. Certains prennent 20 pause-café sur une journée, d’autres aucune. Certains sont ultra-productifs le matin, d’autres le soir.

On ne loge pas tous à la même enseigne et ce que je veux par-dessus tout, c’est offrir la parfaite harmonie entre flexibilité, responsabilisation et autonomie.

Aujourd’hui, c’est comme ça qu’on fonctionne. Et ça marche. »

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