Monthly Archives: août 2022

Pour remédier à la pénurie de talents, la moitié des entreprises changent de prestataire de services

Le bureau d’étude SIA a questionné les organisations du monde entier quant aux mesures qu’elles avaient prises au cours des 12 derniers mois pour lutter contre la pénurie de talents.

La hausse des salaires a été la principale action en la matière. C’est le cas de 63 % des entreprises en Europe et de 71 % aux États-Unis. Les sociétés américaines de finance et d’assurance occupent la première place : 87 % d’entre elles ont relevé les salaires.

Une autre source de talents

Mais par ailleurs, plus de la moitié des clients ont indiqué avoir changé de prestataire de services. En Europe, 54 % des répondants ont choisi cette solution, aux États-Unis, c’est 57 %. Dans ce coin du monde, même tous les clients du secteur de l’ingénierie ont déclaré être passés chez un autre opérateur. C’est ce qui ressort de l’enquête « Workforce Solutions Buyers Survey » réalisée par Staffing Industry Analysts (SIA).

Les intérimaires en force

Parmi les autres dispositions prises par une majorité de personnes interrogées figurait la nécessité de faire preuve de plus de souplesse dans le recours aux intérimaires externes (52 % en Europe et 59 % aux États-Unis). Cette solution a également été particulièrement appréciée par les sociétés financières et d’assurance aux États-Unis (83 %).

Pénurie de talents à grande échelle

Seuls 11 % des entreprises européennes et 7 % des entreprises américaines ont déclaré ne pas avoir entrepris d’action cette année pour faire face à la pénurie de talents. Selon la SIA, cette constatation vient conforter l’idée que la pénurie de talents est devenue monnaie courante.

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“Le freelancing dans le métier du conseil est un incontournable, ou presque”

Nous voilà chez élyge, petite structure, presque “lilliputienne”, qui forme et aide à performer. Là-bas, la freelance c’est Anne-Marie Basic. Fondatrice, elle jongle avec toutes les casquettes. “Au fond, tout ce que j’avais appris et réalisé dans la grande entreprise, au sein d’un groupe emblématique et prestigieux qui promeut l’Entrepreneurship, je me suis dit que je pouvais le faire dans des structures de tailles diverses, et revenir dans mon pays. Finalement, je voulais devenir freelance.”

Selon elle, “le freelancing dans le métier du conseil est un incontournable, ou presque”. D’autant plus s’il est question d’accompagner des dirigeants d’entreprise aux quatre coins de l’Europe ou plus loin encore. Baignée dans le secteur du conseil depuis de nombreuses années, soutenue par un mari aux ambitions similaires, lui-même ancien dirigeant de cabinet de conseil, on peut le dire, Anne-Marie Basic est pleinement légitime à éclairer nos lanternes sur le sujet.

Un contrat, un projet

Les contrats en conseil sont souvent des projets, des missions données pour une durée déterminée. Et qui de mieux que le freelance pour mener à bien ces missions qui, on le sait, ont une date limite ?  “Un cabinet de conseil, s’il a une taille réduite, de 1 à 40 personnes, doit, presque toujours, faire appel à des freelances. Pourquoi ? Parce qu’un contrat équivaut à un projet. Un contrat est donc une mission ponctuelle qui s’étale sur x semaines, mois ou années, sur x sites délocalisés avec x consultants en charge.

La plupart du temps, les freelances sont dans une espèce de réserve de recrutement, ils sont recrutés de la même manière qu’un collaborateur fixe. Les évaluations de compétences sont identiques, à deux exceptions près : la capacité à être autonome doit être validée et une fois testés sur une mission, les freelances peuvent être rendus à ‘eux-mêmes’ ”.  Une manière d’être libre, propre au freelancing : une vraie histoire de savoir-être et de partage de valeurs !

Les freelances sont des gens motivés, ils aiment travailler en cabinet parce que ça leur permet d’avoir des clients facilement, qu’ils ne devront pas, par ailleurs, aller chercher par eux-mêmes.

Un freelance, des avantages

Comme nous l’évoquions en préambule, lorsqu’il s’agit de faire la part belle au freelance, Anne-Marie Basic ne se retient pas. “Les freelances sont des gens motivés, ils aiment travailler en cabinet parce que ça leur permet d’avoir des clients facilement, qu’ils ne devront pas, par ailleurs, aller chercher par eux-mêmes.

Décrochables presque du jour au lendemain, sauf s’ils sont déjà bookés à 100%, ils font preuve de beaucoup de souplesse. Collaborer avec des externes présente un avantage majeur : il n’y aura aucun licenciement ! Une fois la mission terminée, chacun retrouve sa place.” Pas d’adieux amers ou de fin tragique. La relation cabinet-freelance est néanmoins régie par un contrat, en général extrêmement rigoureux.

Seule ombre au tableau

 Et si les contrats sont si bien travaillés c’est parce que le risque zéro n’existe pas et qu’il vaut mieux se prémunir d’un éventuel “vol” de connaissances. “Dans ces contrats spécifiques qui sont des contrats de sous-traitance, il y a énormément de clauses parce qu’au niveau juridique, c’est à la fois un bonheur de travailler avec le freelance mais c’est aussi une source de défis.

Tu choisis d’intégrer un externe dans ton projet, avec tes propres procédures et tes connaissances. C’est toi qui as signé avec le client, tu dois donc introduire le freelance dans une méthode de travail particulière. Tu lui fournis tes outils, parfois même un ordinateur… Il est au courant de tes process, de tes méthodologies de travail, il ne peut pas, ne doit pas partir avec ces ressources. C’est le gros risque : qu’il puisse jouer cavalier seul.” explique notre Business Mentor. Mais, dans la balance avantages/risques, le jeu en vaut clairement la chandelle !

Pour ne pas refuser de missions auprès des clients, il est important d’avoir toujours des personnes sous le coude à appeler le cas échéant.

Réserver, ne pas refuser

Futurs dirigeants de cabinet ? Anne-Marie Basic n’aurait qu’un seul conseil à donner (mis à part le contrat bien ficelé) : avoir un socle de collaborateurs fixes sur le payroll, et pour le reste, préparer une réserve de consultants-freelances, prêts à partir en mission à tout moment. “Pour ne pas refuser de missions auprès des clients, il est important d’avoir toujours des personnes sous le coude à appeler le cas échéant. C’est l’histoire de l’œuf ou de la poule. Qui est là le premier, le contrat ou le freelance ? Pour pouvoir assurer des contrats chez des clients, il faut avoir des freelances, pour pouvoir engager des freelances, il faut avoir des contrats… Pour éviter de marcher sur la corde raide, la réserve est un indispensable”.

 


A propos d’ Anne-Marie Basic

Anne-Marie Basic  est un oiseau rare. Elle plane au-dessus de l’ordinaire avec ses amies de toujours, Ambition et Adrénaline. Au micro d’un podcast sur l’audace ou l’entrepreneuriat au féminin, elle ferait un tabac ! Il faut le souligner, Anne-Marie Basic possède un background impressionnant. Ses premiers pas dans le monde du travail, elle les fait chez Sodexo, d’abord en tant que manager régional, puis directeur marketing pour la Belgique et ensuite pour l’Europe. Aujourd’hui à la tête d’élyge , son propre cabinet de conseil en management, elle travaille sur l’amélioration de la posture managériale, du savoir-être, soit pour des dirigeants de PME, soit pour des managers dans le monde corporate. Son crédo ? “Inspiro & Instigo”, “inspirer pour pousser à l’action”. C’est clair, elle a le parcours piqué d’accomplissements.

 

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Les écosystèmes d’apprentissage ? Une garantie de pérennité pour les organisations

Les collaborateurs flexibles, qui effectuent des missions pour une organisation sur la base de projets, contribuent à y insuffler des connaissances en nombre et de la créativité.   Ils apportent les expériences positives et négatives des précédents projets auxquels ils ont participé. Ils partagent les leçons qu’ils en tirent avec les collaborateurs internes de l’organisation.

Pourtant, selon Katja Schipperheijn, les perspectives de progrès sont nombreuses, en particulier pour les organisations désireuses de tirer le meilleur parti du partage des connaissances. Une des raisons fréquentes de cette situation est que ces personnes sont affectées à un projet et ne sont pas recrutées par les RH, mais à cause du business en tant que tel.

De plus en plus d’organisations professionnalisent le recrutement de leurs collaborateurs externes. NextConomy propose donc une série d’entretiens autour du thème central « Women in Contingent Workforce ». Ils ont pour but d’inspirer et de partager des idées avec tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans le recrutement de collaborateurs externes. En particulier, nous voulons montrer aux femmes qu’il existe des carrières passionnantes dans un domaine encore relativement novateur et inconnu, mais tourné vers l’avenir et d’une importance stratégique croissante pour les organisations.

Obstacles face à la valorisation optimale des connaissances

Katja Schipperheijn pointe du doigt les obstacles qui peuvent surgir lors de la valorisation optimale des connaissances :

  • le travailleur intérimaire est dans l’impossibilité d’accéder à toutes les connaissances de l’organisation ;
  • les connaissances du travailleur intérimaire ne sont pas assimilées de plein droit.

Il en résulte un travail considérable à recommencer, des projets qui prennent plus de temps ou un manque d’apprentissage par rapport aux perspectives d’amélioration. La situation est tout autre dans les organisations qui, déjà aujourd’hui, osent investir dans des plateformes Knowledge Experience (KXP) qui permettent de faire accéder les connaissances à tous les membres de l’écosystème. À condition d’avoir été admis dans l’entreprise.

« Un autre point à souligner », affirme Katja Schipperheijn. « Même dans les projets internes, les employés d’autres régions et/ou services ne peuvent souvent pas accéder aux informations utiles, et encore moins donner accès à des experts à titre provisoire. »

De la pensée en silo vers un écosystème d’apprentissage

Voir l’entreprise comme un écosystème et non comme un assemblage de silos distincts constitue un défi de taille, selon Katja Schipperheijn.

La majorité des entreprises ressemblent encore beaucoup à une organisation Data Repository telle que décrite dans son livre, où le savoir est enfermé dans un système de connaissances géré par le service informatique.   C’est ce dernier qui accorde l’accès aux personnes susceptibles, avec l’autorisation d’un système RH, de consulter et de modifier un document.

Dans un écosystème d’apprentissage, les informations circulent librement. Et c’est là que réside une opportunité de progrès et de croissance.

À l’opposé des organisations Data Repository se trouvent des écosystèmes d’apprentissage, ou LearnScapes.   Ici, les connaissances peuvent circuler librement : au sein de l’écosystème et en dehors de l’organisation (aussi parmi les travailleurs flexibles et intérimaires, les partenaires). Et là réside une opportunité de progrès et de croissance.

Pour évoluer vers un écosystème d’apprentissage, l’organisation doit adopter les mesures suivantes :

  • s’attaquer aux silos de l’organisation et analysez, d’abord, avec toutes les personnes concernées, les équipes transversales et la question de comment mieux travailler ensemble en interne ;
  • déterminez, ensuite, qui, sur base de la confiance, sera admis dans l’écosystème. Trouvez des personnes qui s’engagent à travailler ensemble à leur propre croissance, à celle de l’organisation et de la collectivité, par exemple des travailleurs externes ;
  • et, enfin, selon Katja Schipperheijn, laisser les clients réfléchir sérieusement en fonction de l’innovation.

Opportunités de croissance : carrières flexibles combinées aux expertises multiples

Le partage des connaissances n’est pas encore à l’ordre du jour et les chefs d’entreprise ont encore du mal à en détecter le manque, affirme Katja Schipperheijn. Qui plus est, les organisations sont trop peu nombreuses à adopter une attitude favorable envers le travail flexible.

Katja Schipperheijn met en garde : « Les entreprises qui n’adoptent pas une attitude ouverte à l’égard du travail flexible et par projet découvriront tôt ou tard que la “war for talent” est féroce. Attirer les talents deviendra extrêmement compliqué, tant en interne qu’à l’extérieur. »

Les entreprises qui n’adoptent pas une attitude ouverte à l’égard du travail flexible et par projet découvriront tôt ou tard que la “war for talent” est féroce.

Le travail flexible implique un changement de mentalité et de culture qui commence au sein de l’organisation.

La Flandre est le dernier de la classe à cet égard. Bien plus qu’ailleurs, nous gardons en tête qu’un emploi, c’est pour la vie. Mais, à entendre Katja, une frange de la jeunesse commence à voir les choses différemment.

« Les nouvelles générations, les Millenials et la génération Z, ont envie de bouger. Maillon d’un écosystème, ils ne voient plus le contrat de travail comme un modèle pertinent.   Plutôt, des missions de travail basées sur l’objectif et des valeurs. »

Les organisations qui entendent attirer les jeunes devront tenir compte des motivations de ces derniers et de leur apport à son écosystème.

Autrement dit : des carrières flexibles où évoluer dans les organisations en fonction de multiples domaines d’expertise.

De l’oxygène du dehors pour une croissance innovante

Katja Schipperheijn préconise l’intégration de travailleurs externes et flexibles dans l’entreprise en se fondant sur la confiance. Peu importe le type de document qui les rapproche. Pas la peine de parler de fiche de salaire du salarié ou de facture du travailleur extérieur. Mais d’un partage optimal des connaissances.

Autoriser les travailleurs externes à accéder aux systèmes de connaissances de l’organisation sur base de la confiance.

Les travailleurs externes fournissent l’oxygène dont les organisations ont besoin pour poursuivre leurs innovations. Et donc, selon Katja Schipperheijn, la pensée « de l’intérieur – de l’extérieur » est à proscrire.

Alors seulement, un écosystème pourra être mis en place et une plus-value dégagée au profit de toutes les parties.

« La confiance », dit-elle, « est le pilier fondamental pour les entreprises qui désirent croître en partageant leurs connaissances. Le leadership est le seul moyen d’y parvenir. »


Partage des connaissances mutuelles : un exemple

Quant à Katja Schipperheijn, elle travaille elle-même, sur base de projets, quelques jours par mois, avec une organisation internationale qui refuse la mentalité in out.

Après avoir signé un accord de confidentialité, elle put avoir accès à la totalité du réseau de partage des connaissances. D’une part à la plateforme de collaboration Teams et d’autre part à tous les dispositifs d’apprentissage de l’organisation. Un modèle unique, selon Katja Schipperheijn.

Elle peut

  • suivre les e-learnings de l’organisation ;
  • poser des questions sur la Knowledge Experience Platform ;
  • participer activement à la vie communautaire de l’organisation.

L’organisation bénéficie ainsi au maximum de toute l’expertise que Katja Schipperheijn lui transmet et qu’elle est tout aussi heureuse de partager avec son personnel.

Une vision pour l’avenir

Dans son livre, Learning Ecosystems, Katja Schipperheijn préconise une vision de l’avenir qui dépasse la lutte contre les incendies.    Elle invite les entreprises à sortir des sentiers battus et à considérer la valeur ajoutée créée par leur mode de collaboration.

L’ère numérique que nous vivons et l’évolution des besoins en compétences sont à l’origine d’une croissance considérable de l’économie du freelancing et celle du Gig. Selon Katja Schipperheijn, la catégorie de personnes travaillant dans la Gig économie a pour habitude de travailler de manière très flexible sur différentes plateformes et systèmes.

« Si vous, organisation, désirez en exploiter les avantages, vous allez devoir vous préparer à passer d’une entreprise Data Reposotory à une entreprise LearnScape. Vous pourrez ainsi doter chaque projet des connaissances et des compétences adéquates. »

« Les organisations qui veulent devenir agiles dans un monde en mutation toujours plus rapide doivent oser se tourner vers l’organisation flexible du travail et les collaborateurs travaillant par projet », conclut-elle.

Les organisations qui veulent devenir agiles dans un monde en mutation toujours plus rapide doivent oser se tourner vers l’organisation flexible du travail et les collaborateurs travaillant par projet.

En savoir plus sur learnscapes ?

Le livre de Katja Schipperheijn intitulé « Learning Ecosystems » sera publié par Kogan Page le 3 septembre 2022 et explorera plus en détail les stratégies d’apprentissage qui sont utilisées de manière agile dans des mondes toujours plus virtuels.

À PROPOS DE KATJA SCHIPPERHEIJN

Katja Schipperheijn est une stratège de l’apprentissage reconnue sur le plan international et fondatrice de Habit of Improvement, un cabinet de conseil qui privilégie les stratégies d’apprentissage encourageant la croissance et le bien-être dans une synergie personne-machine. En plus de son travail en entreprise, elle est fondatrice de la fondation sCooledu qui lui a permis de sensibiliser plus de 15 000 enfants participant à ses ateliers sur la citoyenneté numérique. Basée à Anvers, en Belgique, et à Dubaï, aux Émirats arabes unis, elle intervient aussi comme keynote speaker internationale et maître de conférences.

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Handipreneuriat : qui a dit que handicap ne pouvait pas rimer avec entrepreneuriat ?

Selon les chiffres de 2021, rapportés par la RTBF, il y a plus de 675 000 personnes dont le handicap est reconnu par la DG Personnes Handicapées en Belgique. Et à peine 31,6% de Belges handicapés qui sont actifs sur le marché du travail. En cause ? Entre autres choses, des aménagements qui ne sont pas prévus et réalisés par l’employeur, une mise à l’emploi qui continue d’impacter les allocations d’intégration, un manque d’accès à l’information…

Notons aussi qu’il demeure derrière le handicap une difficulté inouïe à se référer à des chiffres fiables. Un vide qui empêche de budgéter une quelconque mesure pour favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap sur le terrain de l’emploi.

Entrepreneuriat et handicap : les racines du projet

Tout commence avec la réévaluation de la convention de l’ONU, en 2013. A cette époque, l’Unia, centre interfédéral pour l’égalité des chances et la lutte contre les discriminations, est chargé d’organiser une “consultation des personnes en situation de handicap sur leurs droits fondamentaux”. “On m’avait alors proposé de coanimer l’atelier emploi formation et de sensibiliser le public sur le sujet. En prenant le pouls sur le terrain, je me suis rendu compte que la thématique de l’entrepreneuriat intéressait pas mal de gens « explique Mohamed El Hendouz, président l’ASBL HandiJob’Project.

En fin de consultation, ce sont près de 500 personnes, du côté francophone, qui témoignent leur intérêt. « Étant donné que rien n’avait été mis en place au niveau fédéral par rapport au statut de handipreneur, j’ai décidé de me retrousser les manches et de commencer à en parler. Je voulais mettre ma pierre à l’édifice.” Après une étude de marché approfondie, Mohamed El Hendouz en est convaincu : il faut valoriser les personnes en situation de handicap au travers du travail, mettre en lumière leurs compétences et leur expertise mais aussi leur donner le choix de l’entrepreneuriat.

Notre mission est de sensibiliser le grand public mais aussi le public handicapé à l’handipreneuriat et de le promouvoir

L’handipreneuriat : vous connaissez ?

Avec HandiJob’Project, Mohamed El Hendouz souhaite vivement casser les codes et faire entendre la voix de la différence. En francophonie, les politiques maintiennent une culture institutionnelle validiste, une manière de mettre chacun dans des cases, et peut-être, aussi, de rassurer. Il est temps de démonter certains stéréotypes tenaces. “Notre mission est de sensibiliser le grand public mais aussi le public handicapé à l’handipreneuriat et de le promouvoir. D’accompagner le futur handipreneur, quel que soit son projet. Si le projet ne porte pas ses fruits et que l’aboutissement n’est pas favorable, je continue l’accompagnement, je réoriente et émets la possibilité d’un emploi inclusif. Personne n’est laissé au bord de la route.”

Grande cause cherche grands moyens

Pour le moment, Mohamed El Hendouz se trouve dans l’obligation de demander une participation financière aux handipreneurs eux-mêmes. “On ne perçoit aucun subside de l’Etat hormis un petit subside annuel de la Fondation Roi Baudouin, qui devrait bientôt faire avancer notre dossier en vue d’un plus grand soutien financier. J’ai introduit plusieurs demandes pour que le gouvernement fédéral révise la loi en matière d’intégration et revienne sur le “prix du travail” pour que les personnes handicapées puissent cumuler leur salaire professionnel et leurs allocations d’intégration.”

L’AVIQ  (agence wallonne pour une vie de qualité) accorde également une prime annuelle de 5400 euros aux handipreneurs. Celle-ci n’est valable que la première année et sert à couvrir les frais du handicap. En réalité, elle ne couvrirait que quelques mini-investissements pour un projet.

Le sourire déçu mais la volonté dans l’âme, Mohamed El Hendouz s’enthousiasme néanmoins en évoquant le souhait du gouvernement wallon de prolonger cette prime à trois ans, pour les handipreneurs au sens large mais aussi pour les personnes qui travaillent en tant qu’indépendant complémentaire. Pas à pas, le mouvement prend de l’élan.

Concrètement, comment ça fonctionne ?

  1. Prise de contact via la page Facebook de l’ASBL ou par mail.
  2. Premier rendez-vous pour aborder le projet de l’handipreneur, son parcours, ses motivations
  3. Analyse et résolution des interrogations, des questionnements qui ont souvent trait à la pratique, à la création d’entreprise, au financement…
  4. Période de réflexion de 15 jours.
  5. La motivation est toujours là et que le projet est réaliste ? Signature d’une convention de deux ans et demi et démarrage de l’accompagnement

UCM et un écosystème d’experts

Sur certaines thématiques, Mohamed El Hendouz préfère renvoyer l’handipreneur vers des personnes ressources ou référentes, des consultants, par exemple, qui baignent dans le domaine depuis des années. Pour toutes les démarches administratives, il travaille en étroite collaboration avec les conseillers juridiques de l’UCM qui lui ont, volontiers, ouvert la porte. Le réseau de l’économie sociale est aussi venu se greffer à son réseau de “coéquipiers”. Ensemble, ils agrandissent et renforcent leur champ d’action.

L’handipreneuriat c’est l’autonomie et l’indépendance. C’est une chance de montrer que le handicap peut être secondaire.

Quelques exemples ?

AM Intérieurs / Mélanie Andernack

Multiblueparadise / Maryse Lessire

Stent-Care / Lucio Scanu

L’handipreneuriat est une porte d’entrée sur le marché du travail

Mohamed El Hendouz tent à le souligner : « L’handipreneuriat c’est l’autonomie et l’indépendance. C’est une chance de montrer que le handicap peut être secondaire. Ce type de public est une richesse pour le pays ! Il y a beaucoup de projets développés par des personnes handicapées pour les personnes handicapées qui comblent le manque d’aides de l’État, comme par exemple, la création de sociétés de transport, accessibles à 100% à ce public. En France, il existe une panoplie de projets en ce sens. Nos voisins sont d’ailleurs une grande source d’inspiration. Prenons exemple…”

 


A propos de Mohamed El Hendouz

Depuis 2013, Mohamed El Hendouz  porte à bout de bras l’ASBL HandiJob’Project. Très peu soutenu par les pouvoirs publics et les structures en place, sidéré par la méconnaissance des associations représentatives sur le sujet, il accepte aujourd’hui toutes les mains tendues, y compris celles des médias, pour éclairer son action en faveur de l’handipreneuriat. Cet homme, diplômé en économie sociale et en secrétariat de direction, force le respect, tant par ses nombreuses prises de position que par sa détermination à toute épreuve.

https://handijobprojectasbl.be/ 

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La soutenabilité de carrière : aussi pour les freelances ?

La soutenabilité des carrières. Des mots qui peuvent résonner de manière un peu lourde dans nos oreilles. Nous pouvons également l’entendre comme cet équilibre entre vie professionnelle et vie privée, qui en combine les besoins et les exigences dans le temps et selon le contexte socio-économique. « Pour les consultants et les freelances, c’est une tâche qui s’annonce plus compliquée que pour un employé, étant donné leurs conditions de travail et l’indépendance que leur confère leur statut particulier » souligne d’emblée Jérôme Sulbout, chercheur et doctorant au LENTIC, et auteur de l’étude (en cours) ‘Soutenabilité de carrière des travailleurs freelances et consultants’.

Il s’agit de comprendre comment les entreprises englobent les freelances dans les politiques RH, ou non.

Trois dimensions

À travers cette étude, Jérôme Sulbout tente de comprendre la façon dont les entreprises englobent les freelances dans les politiques RH (ou non), et les chocs de carrière qui amènent un employé devenir freelance. Le concept de soutenabilité de carrière n’est pas neuf. Il apparait déjà dans la littérature scientifique en 2015.

Selon notre chercheur, il faut distinguer trois dimensions :

  • L’individu : la personne qui donne un sens à sa carrière et qui a la capacité d’agir sur celle-ci
  • Le temps: la manière dont un individu fait évoluer sa carrière de manière continue, au fil des expériences
  • Le contexte: le réseau privé et professionnel, les organisations, les institutions qui constituent l’environnement dans lequel un travailleur évolue et qui influence le développement de la carrière

Trois indicateurs

Ces trois dimensions s’accompagnent de trois indicateurs : « la productivité, la santé et le bonheur. Si ces trois éléments sont équilibrés selon les besoins individuels des freelances et consultants, la perception de soutenabilité de carrière est gagnée » explique Jérôme Sulbout. Of course, ces trois éléments ne doivent pas nécessairement être chacun à 100%.

Compte tenu de l’augmentation du nombre de consultants et de freelances, nous avons naturellement réorienté nos recherches.

L’augmentation du nombre de freelances dans le viseur

L’idée de l’étude est née suite à la création d’un projet de recherche EOS-FNRS sur la soutenabilité des travailleurs alloués à la gestion de projets. Ce projet de recherche en cours est mené par François Pichault de l’Université de Liège et HEC Liège en collaboration avec Ans De Vos (AMS), et Marijke Verbruggen (KUL). « L’objectif initial était d’étudier le volet des employés. Mais compte tenu de l’augmentation du nombre de consultants et de freelances, nous avons naturellement réorienté nos recherches ».

Premières conclusions ?

  • En Wallonie, les freelances passent plus par des intermédiaires
  • Les freelances ont une envie d’autonomie, mais ont aussi besoin de soutien
  • Les freelances créent leur propre écosystème de carrière

 Les freelances et les consultants travaillent en mode projet. Un haut degré d’autonomie les caractérise et, selon Jérôme Sulbout, on observe un rejet des formes de soutien à la carrière. « Je ne fais pas d’analogie avec les GIG workers mais force est de constater qu’ils reçoivent très peu de soutien formel de la part des entreprises. En partie pour des raisons légales. » La multiplication des projets induit donc de développer des stratégies de soutenabilité de carrière, au travers d’un écosystème de carrière.

Développer sa carrière en mode solo c’est aussi parfois rechercher des formes de soutien en faisant appel à des intermédiaires, des organismes de certification et bien sûr les réseaux professionnels. « Au fil du temps, en fonction des besoins individuels et selon les exigences du marché du travail, les freelances et les consultants feront donc appel à un ou plusieurs de ces acteurs pour tendre vers une plus grande soutenabilité. » souligne le chercheur.

Trois constats supplémentaires

Jérôme Sulbout note déjà d’autres constats :  l’importance que l’environnement privé et professionnel joue sur le développement et la soutenabilité des carrières des freelances et des consultants,

le recours plus poussé à des intermédiaires du marché du travail en Wallonie (le marché serait moins prêt pour la contractualisation directe) et le rôle important des entreprises clientes en matière de développement de carrière.

Cela induit donc une attention particulière pour la santé physique et mentale des freelances, un des trois indicateurs de la soutenabilité de la carrière.

La santé physique et mentale des freelances : sujet pertinent ?

En mode projet, Jérôme Sulbout estime que les freelances sont soumis à une forte pression de la part des clients et des intermédiaires. « Ils sont confrontés à des exigences extrêmement élevées en termes de comportement, de compétences et de connaissances. Sans parler de l’autonomie et d’une certaine solitude qui peut s’installer. Tout cela induit donc une attention particulière pour la santé physique et mentale des freelances, un des trois indicateurs de la soutenabilité de la carrière. Il faut donc développer des moyens d’aider ces travailleurs.

Le soutien de la part des intermédiaires

Dans une nouvelle étude, Jérôme Sulbout met également en perspective le soutien de carrière fourni par les intermédiaires du marché du travail. Il identifie un certain nombre de pratiques de gestion de carrière et de soutien opérationnel, et « le rôle clé des account managers/business managers au sein des intermédiaires dans la carrière des freelances et consultants. Ils offrent un soutien transactionnel, mais surtout relationnel. Néanmoins, nos répondants mettent aussi en avant l’envie d’être plus soutenus par les intermédiaires.


À propos de Jérôme Sulbout

Depuis la fin de son master en gestion des RH, Jérôme Sulbout est chercheur junior et doctorant au LENTIC (Centre de recherche RH d’HEC Liège). Il s’intéresse surtout aux carrières des freelances et des consultants.

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Le freelancing ? Un objectif alternatif de carrière pour les jeunes de la Tech

Jon Younger constate : le nombre d’entreprises technologiques qui pourvoient des postes ouverts est en augmentation. Alors que jusqu’à présent, c’était le salarié qui prévalait ainsi que la recherche de talents, on observe aujourd’hui un renversement notoire.

Les startups et les entreprises de la tech établies dans diverses parties du monde, y compris en Europe occidentale, se séparent de leur personnel. La raison ? Une stratégie de réduction des coûts…

Retour au bureau pour le monde

Une autre tendance qu’il souligne : un changement s’opère alors que pendant la pandémie, le télétravail et le travail hybride étaient largement acceptés, les dirigeants d’entreprises comme Goldman Sachs, Apple et Intel attendent de leurs collaborateurs qu’ils reviennent au bureau.

Une nouvelle carrière

Aux jeunes qui se sont trouvés dans un poste à distance sans possibilité de déplacement et qui attendent maintenant avec impatience un retour au bureau, Younger propose une solution de carrière différente : le freelancing.

En période de ralentissement économique, les organisations comptent davantage sur le personnel contractuel intérimaire pour mener à bien les projets majeurs.

Les experts signalent que les débouchés en matière de freelancing dans le domaine de la tech sont appelés à se multiplier. Des études indiquent qu’en période de récession, les organisations font davantage appel au personnel contractuel intérimaire pour mener à bien des projets importants.

Le freelancing permet aux jeunes professionnels de

  • poursuivre la carrière qui leur tient à cœur ;
  • se positionner en tant qu’experts dans leur domaine.

En définitive, il s’agit de disposer des qualifications et de l’expérience nécessaires pour le projet.

Freelancing : une multitude d’expériences

Les freelances ont la chance de bénéficier d’une grande palette d’expériences qui sont autant de facteurs de réussite à long terme. Le freelancing ? Ou comment maîtriser ses forces et ses compétences et les exploiter.

Le freelancing vous offre la chance d’acquérir une expérience qui favorise la réussite à long terme.

Un accès au marché du travail à titre de freelance permet aux jeunes d’expérimenter leurs aptitudes et leurs préférences. Et, selon Younger, en travaillant freelance, ils découvrent aussi dans quel environnement de travail ils s’épanouissent le mieux.

Une solution pour tout un chacun ?

Le freelancing ne convient pas à tout le monde. Vous, freelance, devez acquérir des compétences, un réseau et une réputation pour pouvoir attirer des clients.

Si vous avez une vision claire de l’avenir, les compétences requises, de l’ambition et de la persévérance, vous constaterez probablement que le freelancing est un parcours professionnel alternatif attrayant.

L’article de Jon Younger paru dans Forbes peut être lu dans son intégralité ici.

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L’intelligence artificielle : un matching candidats efficace et inclusif

Depuis environ 5 ans, ManpowerGroup utilise l’intelligence artificielle (IA). L’organisation recourt actuellement à l’IA pour le recrutement dans certaines zones ou certains pays. « Au cours des dernières années, nous nous servons davantage de l’IA.   Notre expérience croît en permanence », déclare Elke De Loecker.

Accroître l’efficacité

Manpower entend trouver la manière dont les nouvelles technologies améliorent les processus de prise de décision. Le point de mire porte sur le processus décisionnel des recruteurs quand ils essaient de faire matcher des candidats avec des offres d’emploi.

L’IA est utilisée pour sélectionner le candidat ou la candidate ayant les meilleures chances de répondre à une offre d’emploi en particulier. Comment ? En établissant un classement du niveau de réussite de chaque candidat, en fonction d’un ensemble de compétences particulier. Avantage ? Le processus de prise de décision humain est plus précis et rapide.

L’époque où l’on publiait une offre d’emploi et où l’on espérait que tout irait “pour le mieux” est bel et bien révolue.

« L’époque où l’on publiait une offre d’emploi et où l’on espérait que tout irait “pour le mieux” est bel et bien révolue. », explique Elke De Loecker. Vous devez rechercher le bon candidat. Avec l’IA, Manpower apporte donc des informations sur le marché du travail de proximité. Cela se traduit par des conseils aux clients concernant un plan de recrutement plus poussé.

Les chances de réussite

Le système qui a bien sûr ses faiblesses a évolué au cours des cinq dernières années.

L’IA porte sur des technologies nécessitant d’être dotées de données précises pour pouvoir mieux appréhender les résultats.

Elke De Loecker précise : « Tout commence par une bonne taxonomie des postes et des compétences. Vous pouvez ainsi aller beaucoup plus loin pour trouver un bon match. »   La technologie peut ne pas être présente au départ. Tout est question de bons réglages. « Mais », ajoute-t-elle, « la technologie et les données évoluent considérablement.

Manpower a vu le taux de réussite de son matching augmenter de façon exponentielle au fil des ans pour dépasser les 90 %.

Combler le pipeline

L’intelligence artificielle ne se limite pas à sa propre base de données. Manpower en détient une alimentée par des centaines de points de données. En établissant des connexions avec des bases de données comme LinkedIn, Catalent et UpWork, notamment, l’IA permet de repérer certains groupes qui ne ressortent pas directement en utilisant des technologies plus classiques comme les Job Boards.

Une meilleure expérience des candidats

Les candidats ont tout intérêt à passer les bons entretiens aussi vite que possible. En utilisant l’IA, Manpower tente de limiter le nombre de tâches ingrates dans le travail du recruteur. Celui-ci peut ainsi privilégier la dimension humaine du travail : l’entretien avec le candidat.

Il s’agit ni plus ni moins d’une collaboration entre l’homme et la machine. L’intelligence artificielle ne remplace personne, mais apporte un progrès dans le travail.

“Il s’agit ni plus ni moins d’une collaboration entre l’homme et la machine. L’intelligence artificielle ne remplace personne, mais apporte un progrès dans le travail.”, ajoute Elke De Loecker.

“Les sourceurs et recruteurs sont très expérimentés et possèdent une grande intuition. Ces compétences méritent d’être conservées. Aucun des candidats ne doit par ailleurs se sentir perdu. Un sourceur ou un recruteur examine les résultats d’un matching selon son propre point de vue subjectif. L’IA sélectionne aussi des candidats qui n’émergeraient pas lors de la sélection par un recruteur ou un sourceur”, explique-t-elle.

Le défi perçu par ManpowerGroup réside dans le changement culturel qui s’opère dans l’esprit des sourceurs et des recruteurs. Avoir foi en l’IA. Les recruteurs sont encouragés non seulement à laisser parler leur propre intuition, mais aussi à prendre en compte la proposition faite par l’IA.

“Tout est dans l’ajout pas dans la suppression”, déclare Elke De Loecker.

L’IA soutient la diversité et l’inclusion

La subjectivité des individus conduit à désigner en premier lieu des personnes plutôt que d’autres. Résultat ? Vous, organisation, passez à côté de talents incontournables. L’IA favorise une approche plus inclusive ainsi que des connexions à travers le monde. Peu importe où se trouve un candidat : l’IA met le monde à votre porte.

Vous, entreprise, tenez à bénéficier de la vision la plus complète qui soit du monde et du marché. Voilà où le matching de l’IA basé sur les compétences peut être utile.

“Par le passé, les entreprises menaient des politiques autour de la diversité et de l’inclusivité dans une optique de responsabilité sociale des entreprises ou RSE. Cependant, la diversité et l’inclusivité présentent aussi un intérêt pour les entreprises”, souligne Elke De Loecker. “Les envisager sous des angles différents et variés vous fait découvrir des opportunités de marché que vous, entreprise, ne verriez pas autrement. Vous, entreprise, cherchez donc à avoir la vision la plus étendue possible du monde et du marché. Et le matching IA basé sur les compétences y contribue”, explique-t-elle.

Conseil pour un recrutement basé sur l’IA

Elke De Loecker suggère aux entreprises encore hésitantes à investir dans l’IA pour leur recrutement de commencer sur une petite échelle.

  • Comprendre clairement vos objectifs et le type de candidat dont vous avez besoin pour les atteindre.
  • Ne pas privilégier pas un certain type de profil : considérez les compétences et le match avec l’organisation.
  • Donner aux candidats une vision claire de votre offre.

Une fois que vous savez ce qui marche et ce qui ne marche pas, vous pouvez accroître progressivement l’utilisation de l’IA.

À propos de Elke De Loecker

Depuis plus de 20 ans, Elke De Loecker travaille chez ManpowerGroup. Elle se consacre principalement aux dossiers de personnel international, tant au niveau interne qu’externe.

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Comment ManpowerGroup et Junior Achievement aident les étudiants à forger leur carrière professionnelle

« D’ici 2030, 65 % de la génération Z occupera des emplois inexistant à ce jour. La réussite dépend non seulement des compétences techniques, mais aussi des aptitudes comportementales. Selon les dernières recherches de ManpowerGroup, les qualités telles que la fiabilité, la résilience, la résolution de problèmes, la créativité et l’esprit critique sont vivement recherchées, mais difficiles à trouver. La collaboration à long terme entre ManpowerGroup et JA Worldwide donne aux jeunes une opportunité de se perfectionner », déclare Riccardo Barberis, président Europe du Nord ManpowerGroup et président du Conseil d’administration de JA Europe.

Paré pour le travail

Ces dernières années, le partenariat JA Worldwide-ManpowerGroup a élargi son champ d’action à 30 pays à travers le monde, atteignant ainsi des milliers d’étudiants. Le temps fort de ce partenariat est le prix « Ready for Work », remis chaque année au cours de l’événement Gen E de JA Europe.

Ekowz

En 2020, Ekowz a remporté le prix. Aider les entreprises à limiter leurs déchets est l’objectif de cette plateforme. Après cet épisode, l’entreprise, alors start-up, a poursuivi sa croissance et s’est désormais associée à ManpowerGroup pour concevoir le lieu de travail de demain à l’aide d’appareils intelligents.

Leur réussite inspire d’autres participants et jeunes sur la façon de bâtir leur parcours professionnel, en bénéficiant d’un soutien et d’un accompagnement.

Lire l’article complet : Unleashing the full potential of the next generations

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Recrutement programmatique : approche qualitative des (futurs) talents

Le petit frère des publicités en ligne

Aujourd’hui, tout le monde se connecte pour chercher du travail et des missions. L’innovation la plus récente au rayon du recrutement digital est apparue au début des années 2010. Après le succès des outils d’automatisation de publicités, comme Google AdWord, des entrepreneurs se sont posé la question : comment utiliser les avantages de cette technologie pour améliorer le processus d’embauche ? Le recrutement programmatique était né.

Certaines options permettent de poster automatiquement sur les réseaux sociaux ou les forums ou encore de consolider les données.

Recruter plus vite pour moins cher

Le passage entre les offres d’emploi publiées dans les journaux et les plateformes de publication d’annonces en ligne fut une révolution pour les départements RH. Plus rapide, plus flexible, plus efficace. Néanmoins, cela reste une tâche plutôt manuelle. Christophe Degraeve, le CEO de Underside, tombé tout petit dans l’informatique et passionné des nouvelles technologies, utilise le recrutement programmatique dans son entreprise : “Avec cet outil, attirer des talents devient plus rapide. Certaines options permettent de poster automatiquement sur les réseaux sociaux ou les forums. Chez Underside, on ne le fait pas, car on veut garder la main sur cet aspect-là, et on gagne du temps autre part, sur la consolidation des données par exemple.”

Des annonces ciblées

Face au volume des offres d’emploi sur internet, la vitesse n’est pas la seule alliée. Il faut attirer l’attention des candidats de qualité. La concurrence est rude, et l’avantage compétitif procuré par le recrutement automatique est le bienvenu. La publication d’annonces ciblées permet d’atteindre le candidat idéal là où il se trouve, et d’éliminer au maximum le bruit entre lui et vous. Ce qui vous permettra in fine d’épargner sur le budget. On estime en effet que la publication d’offres d’emploi sur les plateformes spécialisées représente jusqu’à 30% du budget de recrutement d’une entreprise (sans aucune garantie de rentabilité raisonnable). Via le recrutement programmatique, l’automatisation de certaines tâches (jusqu’alors manuelles) permet une économie substantielle.

Mais comment cela fonctionne concrètement ?

Le recrutement programmatique est une technologie qui permet de publier des annonces sponsorisées, exactement comme les publicités sur Google ou Facebook. Résultat ? On assure à son offre d’emploi une place visible sur les plateformes de recrutement ou n’importe où ailleurs sur le web, là où vos candidats potentiels se trouvent.

Tout commence par une interface dans laquelle vous décidez des critères de l’annonce, des objectifs à atteindre, ainsi que du budget. Un exemple : vous définissez d’abord la catégorie professionnelle (développeur Java), le niveau d’expérience (medior) et les connaissances requises (framework Spring). Ensuite, vous informez l’outil du nombre de candidats souhaités (15) et de votre budget maximum par annonce (quatre euros). Il n’y a plus qu’à le laisser faire. La technologie de recrutement programmatique s’occupe de surveiller ce qu’il se passe autour de votre annonce ; le nombre de clics, le nombre de candidats, la part du budget déjà consommée… Grâce aux données recueillies avant et ailleurs, l’outil sait où publier pour rencontrer les profils les plus intéressants en fonction du budget et le nombre de clics nécessaires pour enfin atteindre l’objectif.

Un recrutement inclusif, rapide et aligné sur l’image de l’entreprise

L’outil est donc à la pointe du secteur du recrutement, mais il est aussi à jour pour ce qui concerne les nouveaux défis du monde du travail. Avantage de taille : il permet d’éviter les biais que nous, les humains, avons du mal à identifier. Un bon recruteur résiste au biais de la première impression, ou à l’effet Dunning-Kruer, mais pas tout le temps. L’algorithme, lui, fonctionne avec ses règles froides et précises, et permet alors d’embaucher de façon plus inclusive, et en améliorant la diversité des collaborateurs.

Le recrutement programmatique permet de libérer du temps de cerveau disponible.

Gain de temps

Pour Christophe Degraeve, le temps gagné est un autre des avantages intéressants : “Le recrutement programmatique permet de libérer du temps de cerveau disponible, ce qui permet aux professionnels du talent acquisition d’apporter leur valeur ajoutée, qui est de traiter l’exceptionnel, le créatif, l’adaptation au chaos, et non de s’occuper du répétitif, qui est laissé aux machines.”

Employer branding

Plus surprenant, cette technologie impacte le marketing de l’entreprise, car elle en augmente la visibilité, en multipliant les affichages sur les plateformes d’annonces. Dans un monde de compétition exacerbée pour attirer l’attention des candidats de qualité, cette visibilité ciblée est un atout à ne pas négliger. Christophe Degraeve ajoute : “Le recrutement programmatique permet une communication d’entreprise sur un canal supplémentaire, une opportunité de montrer qui on est, avec un discours authentique.

Des freelances plus rapidement on board

Pour les organisations qui visent aussi bien de futurs employés que des talents externes, le recrutement programmatique aide à pourvoir plus rapidement les postes en augmentant la vitesse de collecte des CV. “Dans le nouveau contexte du marché du travail, ça aide, car on reçoit plus vite et en plus grand nombre les profils des talents, qui sont en plus déjà pré-qualifiés.”, précise Christophe Degraeve.

On préfère des outils qui proposent une démarche la plus automatisée possible tout en gardant une visibilité sur le processus. Cela évite le spam et un recrutement intrusif.

L’IA pour une meilleure expérience

L’intelligence artificielle qui se trouve sous le capot de cette technologie améliore également les performances d’embauche en découvrant des candidats de meilleure qualité, puisque l’algorithme se concentre sur le matching entre l’offre et les compétences du talent. Effet secondaire positif à la clé : une meilleure expérience candidat en perdant moins de temps avec des annonces qui ne lui correspondent pas. Le ciblage par l’IA ne se limite pas au contenu de l’annonce ; il s’agit aussi de publier aux endroits où se trouvent les meilleurs candidats. Mais attention, pour que l’outil ne se retourne pas contre vous, Christophe Degraeve nous laisse un dernier conseil : “On préfère des outils qui proposent une démarche la plus automatisée possible tout en gardant une visibilité sur le processus. Cela évite le spam et un recrutement intrusif.”

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La guerre des talents deeptech à l’agenda d’innovation de l’Europe

Acteur de premier plan

Le but de ce programme européen d’innovation ? Faire de l’Europe un acteur de premier plan sur la scène mondiale de l’innovation. Selon la Commission européenne, l’innovation « irrigue tous les secteurs d’activité, des énergies renouvelables aux technologies agricoles, de la construction à la mobilité, en passant par la santé, de façon à garantir la sécurité alimentaire, réduire la dépendance énergétique, améliorer la santé des citoyens et rendre nos économies plus compétitives ».

25 actions spécifiques dans 5 domaines clés :

  • S’intéresser aux talents deeptech : l’Europe souhaite susciter l’intérêt, attirer et retenir les talents dans un contexte où la guerre des talents et des compétences fait rage.
  • Financement des scale-up : la Commission européenne souhaite que des investisseurs institutionnels et privés financent le développement des scale-up.
  • Accélérer l’innovation dans les écosystèmes européens : 10 milliards d’euros consacrés à des projets d’innovation à caractère interrégional. Accélération et renforcement de l’innovation en vue !
  • Mise en place de lieux dédiés : l’innovation sera favorisée à l’aide d’espaces d’expérimentation et de marchés publics dédiés.
  • Améliorer les outils d’élaboration des politiques : data, terminologies et indicateurs communs afin de coordonner les politiques nationales en matière d’innovation.

Le nouveau programme d’innovation européen permettra aux innovateurs, aux jeunes entreprises et aux entreprises en expansion de devenir des leaders mondiaux de l’innovation. Mariya Gabriel, commissaire européenne à l’innovation.

Stratégie d’aide des start-up deeptech pour innover :

  • Investissement exceptionnel de 45 milliards d’euros sur les trois prochaines années.
  • Facilitation de l’accès à d’autres financements (simplification des règles de cotation en bourse)
  • Création de « vallées de l’innovation deep tech » et de « bacs à sable réglementaires » pour que les start-up et scale-up puissent travailler ensemble dans les mêmes lieux
  • Rétention et attractivité des talents en Europe grâce à la formation d’un million de talents deep tech et un soutien particulier des femmes innovatrices.

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