Monthly Archives: mai 2022

Patrick Tiessen, CEO de Nétive : entreprendre, partager et amplifier

« Notre business plan ne tient pas à une simple feuille A4. Tous les collaborateurs le connaissent et y participent. »

Directeur général de la société néerlandaise Nétive, Patrick Tiessen a introduit en 2012 une méthode de gestion pour les entreprises à croissance rapide : ‘Rockefeller Habits’. Cette théorie de la croissance pour scale-ups a été conçue par le coach business américain Verne Harnish. Une organisation se solidifie en éliminant les éléments faibles et en se concentrant sur ses points forts. « Notre objectif ultime est de croître à l’international et d’avoir 1 000 clients actifs », nous confie l’entrepreneur passionné.


Voici l’épisode 10 de la série « Le CEO se dévoile ». NextConomy y discute avec des CEO de leur vision de l’avenir du travail. Comment voient-ils le monde du travail et le marché de l’emploi évoluer ? Comment réagissent-ils face aux opportunités et aux menaces ? Quelle est leur vision du monde ?


  1. Pensez comme vos clients

La question de savoir si et comment une organisation externalise son recrutement est une décision personnelle qui dépend de nombreux facteurs. L’éventail peut aller du recrutement décentralisé et non organisé à une stratégie parfaite de “Total Workforce Management”… » Le Vendor Management System (VMS) de Nétive constitue notre solution intégrée de portail « Software As A Service ». L’utilisateur peut ainsi contrôler de part en part les différentes étapes du processus d’embauche. »

Nétive compte deux types de client : « Des clients directs, issus de tous les secteurs, qui emploient au moins 100 personnes intérimaires, freelance ou autres en externe et utilisent donc notre logiciel pour la gestion de leur recrutement. Il y a ensuite les prestataires de services ou les organismes intermédiaires qui utilisent nos solutions logicielles pour gérer le recrutement dans les grandes entreprises. Ils établissent un lien entre leurs prestations locales de services d’achat et de recrutement et nos systèmes et outils. En Belgique, Nétive compte désormais plus de 20 clients. »

  1. Continuez à regarder vers l’avant

Nétive ? Le fruit de notre volonté. Faire le maximum pour continuer à soutenir au mieux tous types de travail (permanent, intérimaire et freelance) dans notre application. « Nous portons de plus en plus d’intérêt aux projets (Statements of Work, ou SoW dans le jargon technique). Trop peu d’employeurs réalisent qu’ils pourraient simplement externaliser la réalisation d’un projet. Et peu importe que deux ou cinq personnes y travaillent, ou que cela prenne deux semaines ou deux mois. »

Trop peu d’employeurs réalisent qu’ils pourraient simplement externaliser la réalisation d’un projet. Et peu importe que deux ou cinq personnes y travaillent, ou que cela prenne deux semaines ou deux mois.

« Selon moi, l’intérim devrait encore gagner du terrain à l’avenir. Bien que le gouvernement néerlandais ne ménage aucun effort pour accorder un contrat permanent à un maximum de personnes, je m’attends à ce qu’un nombre croissant de travailleurs opte pour une flexibilité maximale. Les Pays-Bas comptent déjà 1,2 million de freelances. Et ce nombre ne fait qu’augmenter. »

Nétive se donne aussi les moyens d’analyser en profondeur les multiples données de son système en utilisant des systèmes d’intelligence artificielle. « Nous pourrons ainsi recruter encore mieux, mieux connaître les salaires, améliorer l’adéquation avec les compétences, etc. Nos attentes sont énormes. »

  1. Soyez attractif !

Nétive compte actuellement 50 employés et 6 freelances. « Nous externalisons également beaucoup, comme notre comptabilité ou notre marketing. Nous envisageons même désormais d’externaliser une partie des activités de développement. Mais la pénurie persistante de talents sur le marché du travail vous oblige à mettre tout en œuvre pour attirer de bons profils et faire en sorte que votre personnel lui-m^me soit heureux et le reste. » Deux “happy officers” chez Nétive réfléchissent même aux moyens de faire encore mieux pour être l’employeur le plus attirant qui soit. « Nous faisons partie du top 10 néerlandais des “Best workplaces to work” et l’image d’employeur de Google reflète notre vision idéale… »

Un exemple ? « Il y a trois ans, nous sommes allés tous ensemble en Espagne. L’équipe en parle encore. D’accord, cela représente un coût supplémentaire, mais vous ne pouvez pas évaluer le retour sur investissement de toute façon. Il faut juste se fier à son intuition. »

Les phrases incontournables

« Partager, c’est aussi amplifier. »  Patrick Tiessen se plaît à mettre en pratique cette philosophie dans ses relations avec ses partenaires professionnels. Oser travailler ensemble en toute loyauté ? Oui, pour des entités plus importantes et meilleures.

Partager, c’est aussi amplifier.

 


À propos de NÉTIVE

Nétive, fournisseur VMS, conçoit, implémente et entretient une application logicielle sécurisée et communicante pour soutenir tous les aspects du recrutement, de la sélection, de la signature de contrats et de la gestion des salariés permanents et temporaires : de l’évaluation des besoins à la facturation.

Nétive a été fondée en août 2003 par Chris Neddermeijer, Patrick Tiessen et Leon Vet. « Nétive » est la fusion des deux premières lettres de leurs noms. « Collègues chez Kelly Services, nous avons lancé Nétive avec l’idée que cette entreprise pouvait être différente et plus performante dans le monde de l’intérim. Nous avons peut-être été les premiers au monde à utiliser un système vendor management. Mais nous ne le savions pas, car le concept n’existait pas encore véritablement. Depuis lors, Nétive est présent aux Pays-Bas, en Belgique, au Royaume-Uni et, depuis peu, en Allemagne.

Les réglementations complexes concernant le recrutement de personnel intérimaire ou intérimaire sont différentes dans chaque pays européen. Les organisations internationales préfèrent donc confier cette question à la fois complexe et coûteuse à des partenaires de gestion locaux spécialisés, comme les Managed Service Providers (MSP) et les master vendors. Ils utilisent ensuite le logiciel VMS de Nétive.

Patrick Tiessen se félicite en particulier que Nétive soit le seul fournisseur de VMS entièrement indépendant aux Pays-Bas. « Notre indépendance est notre grande force. Propriétaires du logiciel, nous définissons nos propres priorités et notre emploi du temps sans ingérence extérieure. Nétive est un « pure player » authentique, qui ne dépend d’aucun système ni d’aucun autre protagoniste. Nos clients aussi apprécient cet état de fait : ne pas être tributaire de l’un ou l’autre des logiciels.


 

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Œuvrer en faveur d’une réintégration maximale des personnes en incapacité de longue durée. Federgon propose un plan d’action.

Quelle définition apporter à l’incapacité de travail ?

L’incapacité de travail concerne les travailleurs salariés, les demandeurs d’emploi, les travailleurs indépendants et les ouvriers mineurs qui ne peuvent plus travailler à cause d’une maladie ou d’un accident ont droit à des indemnités d’incapacité de travail.

Si la personne est en incapacité de travail depuis moins d’un an, mais la période couverte par le « salaire garanti » est terminée, on parle d’incapacité primaire. En cas d’incapacité de travail depuis plus d’un an, on parle d’invalidité ou d’incapacité de travail de longue durée.

Qu’elles appartiennent à la catégorie des salariés, des chômeurs ou des indépendants au sein du groupe des personnes en incapacité, les personnes en incapacité font partie du groupe des « inactifs ».

L’incapacité de longue durée en chiffres

Le gouvernement fédéral de notre pays veut atteindre un taux d’emploi de 80 % d’ici 2030. Il s’agit d’un objectif très ambitieux, surtout si l’on tient compte des chiffres relatifs à l’incapacité de longue durée. En quatre ans, le nombre de personnes en incapacité de longue durée est passé de 390 765 à 467 884 (6,7 % de la population en âge de travailler), soit une augmentation de 20 %. Le nombre de burn-out et de dépressions a même augmenté de 40 % au cours de la même période.

Selon la Cour des comptes, le coût des allocations en matière d’incapacité de travail a augmenté, en 2019, pour atteindre 9,3 milliards d’euros. C’est 2 milliards d’euros de plus qu’en 2015.


En quatre ans, le nombre de personnes en incapacité de travail de longue durée est passé de 390 765 à 467 884 personnes (6,7 % de la population en âge de travailler) et le coût des allocations d’incapacité de travail à 9,3 milliards d’euros (2019).


Chiffres supplémentaires

Federgon a commandé une étude indépendante à IDEA Consult. Elle dépeint un tableau plus précis de la situation. Ainsi,

  • le groupe des personnes en incapacité de travail de longue durée poursuit sa progression et a doublé au cours des 12 dernières années,
  • une personne en incapacité de travail de longue durée sur trois souffre de troubles psychiques (36,1 % en 2020).
  • des profils se retrouvent en surnombre dans ce groupe : 94,1 % des personnes en incapacité de travail de longue durée sont des salariés ou des chômeurs, tandis que les indépendants ne représentent qu’une part de 5,9 % (chiffres de 2020).
  • l’incapacité de longue durée est d’une durée moyenne 7,5 ans. Plus de 90 % des personnes en incapacité de longue durée conservent ce statut. Revenir sur le marché du travail reste donc très improbable.
  • en 2019, le gouvernement a versé un montant de 6,5 milliards d’euros d’allocations. Les allocations de chômage, par comparaison, n’ont représenté « que » 4,6 milliards d’euros. La perte de recettes provenant des impôts directs et indirects s’est élevée à plus de 15 milliards d’euros.

Comment la Belgique se situe-t-elle par rapport aux autres pays européens ?

La Belgique compte une proportion relativement élevée de personnes qui ne travaillent pas en raison d’une maladie ou d’une invalidité de longue durée : 5,9 %. Cette part était en 2019 supérieure de près de 50 % à la moyenne européenne qui elle est de 4 %. Seuls deux pays européens, le Danemark et les Pays-Bas se sont moins bien classés ,en 2019, que la Belgique (avec des pourcentages respectifs de 7,1 et 6,7 %).

À noter que les Pays-Bas et le Danemark ont tous deux un taux d’inactivité global bien inférieur à celui de la Belgique (31 %), à savoir 20,9 % au Danemark et 19,1 % aux Pays-Bas.

Recommandations au sortir de l’enquête

Au vu de ces chiffres, force est de constater que pour couper à la racine l’incapacité de travail de longue durée, il importe de mettre davantage l’accent en politique sur la réintégration.

Les chercheurs d’IDEA Consult formulent, entre autres, les recommandations suivantes :

  • investir dans des politiques préventives et un travail faisable
  • une politique d’activation ambitieuse, où le coût ne doit pas constituer un obstacle à un accompagnement de part en part pour les personnes en incapacité de travail de longue durée.
  • suppression des obstacles financiers pour les personnes en incapacité de travail de longue durée et les employeurs
  • passer de la connotation négative du terme « incapacité » à « potentiel » (lire : des limites aux possibilités).
  • soutenir les employeurs dans leur rôle clé d’activateur
  • proposer des services individuels grâce à un réseau de partenaires spécialisés

anticiper, investir, activer et intégrer.


Federgon propose un plan d’action

Anticiper, investir, activer et intégrer. En s’appuyant sur ces quatre piliers, Federgon a élaboré un plan d’action visant à réduire de manière drastique le nombre de travailleurs en incapacité de travail de longue durée et à les ramener sur le marché du travail. Voici la présentation de ces piliers :

  • Anticiper : mener une politique préventive par une approche multidisciplinaire, comprenant des campagnes de sensibilisation, des chèques emploi service et un accompagnement professionnel.
  • Investir : un travail individuel permet de concevoir un parcours de réintégration inclusif et adapté à chaque personne, par exemple à l’aide d’un chèque de réintégration.
  • Activer : un esprit d’ouverture ouvre la voie à diverses pistes de reprise du travail, tant auprès de l’employeur actuel que d’autres. Les obstacles financiers doivent être aussi supprimés autant que faire se peut pour les salariés et les employeurs.
  • Intégrer : a mise en commun de l’expertise médicale et de celle du marché du travail s’avère importante afin d’exploiter toutes les possibilités et opportunités de réintégration. Partager ces connaissances fait progresser chacune des branches concernées. Quels sont les outils de réintégration disponibles ? Comment les certificats médicaux peuvent-ils faire le lien avec les prestataires de services du marché du travail ? Et comment les médecins peuvent-ils être soutenus par des partenaires spécialisés ?

Sur un marché du travail en quête de talents, rien ne justifie de ne pas investir dans la réintégration des personnes en incapacité de travail. Tous les intervenants vont en retirer des avantages. Il est temps d’agir !

 

Cet article s’est inspiré de « Tomber, se relever et reprendre pied sur le marché du travail » de Federgon Lire l’article intégral. Lire l’article intégral.

À lire également :

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Les freelances : comme un éléphant dans la pièce ?

Dans une récente interview de L’Echo/De Tijd, Marleen Deleu décrypte le marché du travail sous l’angle de l’émergence du freelancing. Car si cette nouvelle génération de travailleurs représente une solution à court terme pour la guerre des talents (qui ne cesse de prendre de l’ampleur), elle ne semble pas encore assez considérée par les acteurs de notre économies et notre société. Soyons clair, on parle ici des freelances pour qui c’est un choix et non des travailleurs de plateforme qui constituent la gig economy.

Mieux connecter le monde aux freelances

Ensemble avec L’Echo, Marleen Deleu met le doigt sur quelques challenges visibles. Des thématiques qui sont d’ailleurs à la base de NextConomy, la plateforme de connaissances qu’elle a cofondée il y a cinq ans.

  • Une politique RH presque exclusivement axée sur les employés

“Les entreprises qui ne développent ni vision ni politique pour les talents externes se retrouveront tôt ou tard face à un problème épineux. Les freelance ne pourront pas contribuer efficacement à leur réussite.”

  • Un monde politique et académique peu intéressé

Le freelancing est totalement absent de l’agenda politique et rien n’est prévu pour faciliter leur travail. Il n’existe également aucune étude ou statistique sur le rôle et l’importance des freelances.”

  • Comme un éléphant dans la pièce

“Ces 15 dernières années, le nombre de freelances n’a fait qu’augmenter. Pourtant, chacun fait comme si ce groupe n’existait pas.” 

Gestion intégrale des talents

L’Echo n’est bien sûr pas passé à côté du livre coécrit par Marleen Deleu (avec Mark van Assema) : Mis geen talent. L’ouvrage de référence pour les professionnels des ressources humaines en quête d’une vision claire afin de collaborer avec tous les types de talents du nouveau monde du travail. Un vrai guide pour la mise en œuvre de la gestion intégrale des talents.

Découvrez l’interview complète et les conseils de Marleen Deleu dans l’article de l’Écho/De Tijd : Impliquez des freelances dans votre organisation et attirez des personnes compétentes

 

Continuez sur votre lancée :

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L’entrepreneuriat féminin : comment se lancer ?

Selon les données de l’INASTI (l’Institut national d’assurances sociales pour travailleurs indépendants), « les femmes restent à l’heure actuelle moins susceptibles d’exercer une activité indépendante et gèrent encore trop souvent des entreprises plus petites, avec moins d’employés, que leurs homologues masculins ».

Cette difficulté à sauter le pas serait liée à nos mœurs et à nos mentalités. Par exemple, de nombreuses femmes ressentent déjà une charge mentale domestique quotidienne et donc se sentent incapables d’ajouter à cela les difficultés du monde de l’entrepreneuriat féminin.

Ajoutez à cela que même après avoir fait le grand saut, les difficultés subsistent. En effet, l’accès au financement, par exemple, est laborieux pour les femmes. Le refus bancaire est bien plus récurrent pour elles que pour les hommes. Pourtant, des études démontrent que les femmes font moins de demandes de prêts et les remboursent mieux que les hommes. En effet, comme l’affirme un article de l’Echo, les femmes essuient un refus de crédit bancaire de 12% alors qu’il est à 8% pour les hommes.

Même si l’intérêt des femmes pour l’entrepreneuriat semble grandissant et l’accès aux études plus accessible, encore trop de femmes n’envisagent pas d’avoir leur propre entreprise. Même si ce clivage semble s’améliorer, de nombreux efforts restent à fournir.

Cependant aujourd’hui les femmes sont mieux accompagnées et toutes sortes d’entraide sont mises en place pour donner l’envie d’entreprendre. Ce n’est pas toujours facile de faire le grand saut, mais nous pouvons vous assurer qu’une fois que c’est fait, les femmes entrepreneures se sentent plus accomplies dans leur travail et prennent goût à la liberté, au dépassement de soi et à l’indépendance. C’est donc dans cette démarche-là que nous vous prodiguons ci-dessous des conseils.

Rejoignez des groupes d’entraide pour les femmes

Dans la conclusion de son travail de recherche sur l’influence de la charge mentale domestique, sur l’entrepreneuriat féminin, Karin Toussa, affirme que la ressource la plus précieuse dont les femmes bénéficient pour s’entraider est la sororité. Voici pourquoi notre premier conseil est de fréquenter les différents réseaux féminins existants. Créés par des femmes pour les femmes. En effet, face aux difficultés auxquelles sont confrontées les femmes entrepreneures, de nombreuses initiatives ont vu le jour. Pensez donc à vous renseigner sur ces dernières et à rejoindre celles qui vous conviennent.

Parmi ces initiatives, vous trouverez entre autres :

  • Wowo : cette communauté d’entraide permet de réseauter et d’échanger des conseils.
  • Wib.brussels : cette plateforme bruxelloise vise à accompagner, informer, sensibiliser et former les femmes dans l’entrepreneuriat.
  • FCE Belgique : cette association de femmes chefs d’entreprises organise des événements de réseautage en Belgique et partout dans le monde.

Julie Foulon, fondatrice de « Girleek » dont vous pouvez retrouver l’interview complète dans notre article « Zoom sur l’entrepreneure connectée: Julie Foulon » affirme que « Nous, les femmes, on n’a pas ce luxe de perdre du temps. Donc si on va quelque part, on doit en tirer un bénéfice, et ça doit servir dans notre business.»

Il est donc important que les femmes s’entraident afin de pallier les obstacles communs auxquelles elles font face.

Renseignez-vous sur les aides disponibles

De nombreuses aides pour les entrepreneures et les entrepreneurs existent, mais ne sont pas très connues. Il est donc important de vous renseigner sur toutes les initiatives en leur faveur. Qu’elles soient pensées spécialement pour les femmes ou non. Comme nous l’avons déjà mentionné, le refus bancaire est une réalité pour les femmes entrepreneures, mais il existe d’autres moyens d’obtenir des subsides pour votre entreprise.

Voici donc quelques exemples de financements disponibles :

  • MicroStart, une entreprise de microcrédit, vise, entre autres, à financer les projets de femmes qui font souvent face à des refus bancaires comme mentionner au début de notre article;

Le trimestre suivant son accouchement, une entrepreneure est exonérée de cotisations sociales;
Une nouvelle maman a droit à 105 titres-services (945 €);

  • Actiris aide les indépendants à titre principal, à Bruxelles, à se lancer (4000€ sur six mois) ;
  • L’incitant Airbag aide, en Wallonie, à démarrer en tant qu’indépendant ou à changer d’indépendant complémentaire à indépendant à titre principal (12.500 € sur deux ans) ;
  • Le portefeuille PME propose, en Flandre, un soutien financier pour l’achat de services qui améliorent la qualité des entreprises (7 500 € maximum par an).

Le site Midas référence plusieurs types de subsides dont les entreprises en Wallonie peuvent bénéficier. Le site Bruxelles Economie et Emploi, quant à lui, référence les subsides pour la Région de Bruxelles-Capitale. Enfin, l’agence flamande ‘Agentschap Innoveren & Ondernemen’ s’occupe de ceux pour la Flandre.

Adoptez les bons outils

Dans l’entrepreneuriat, il est primordial d’être bien organisé. Surtout lorsqu’on est une freelance travaillant seule ! Avoir les bons outils pour naviguer sur les tâches du quotidien est au centre de cette organisation. Effectivement, il existe des outils pensés pour alléger vos tâches de tous les jours.

Pour chaque étape de votre vie d’entrepreneure, vous trouverez le logiciel adapté. Par exemple, Axonaut, vous aide pour la comptabilité, la gestion de client et bien plus. Monday.com vous permet d’obtenir une vue d’ensemble sur son travail et de communiquer avec son équipe si vous en avez une. Dans la même catégorie, vous trouverez Asana. Enfin, Accountable, qui se promet être le meilleur ami des freelances, permet de faciliter la gestion de sa comptabilité.

Inspirez-vous d’autres femmes

L’une des raisons avancées pour expliquer pourquoi les femmes se lancent moins souvent dans l’entrepreneuriat que les hommes est le manque de rôle modèle. Pourtant, il existe en réalité de nombreuses femmes ayant une entreprise florissante ! Il suffit d’y regarder d’un peu plus près. Ces entrepreneures rôle modèle ont d’ailleurs elle-même éprouvé des difficultés à leurs débuts.

L’une de ces femmes, Cécile Gondfroid, directrice des technologies chez RTBF, assure qu’il faut que vous « Soyez à l’aise dans le milieu. Au début, je rougissais souvent, car j’étais timide. Il faut être comme on est, avoir confiance et ne pas hésiter à donner son avis et s’imposer. Oser postuler, rentrer dans une équipe… Bossez et mettez votre travail en valeur ! Ce n’est pas le paraître qu’on va s’imposer, c’est par notre boulot ! »

Lorsque vous sentez votre motivation baisser et que l’entrepreneuriat vous semble bien trop difficile, tournez-vous donc vers ces femmes et leurs accomplissements. Lisez leurs biographies, leurs interviews, suivez leurs conseils, etc. afin de trouver en elles la force de persévérer. Vous bénéficierez également des leçons qu’elles ont tirées au cours des années.

Parmi les livres que nous vous conseillons de lire, se trouvent :

  • Entrepreneuse pourquoi pas vous ? de Frédérique Clavel et Sophie Meurisse,
  • Je suis mumpreneuse et je suis en vie ! de Stéphanie Araujo Loyer,
  • Entreprendre au féminin de Morgane Février,
  • En avant toutes de Sheryl Sandberg.

De nombreux documentaires sont aussi à votre disposition, tels que :

  • Lise Watier, une vie à entreprendre de Sandrine Béchade,
  • She did that de Renae L. Bluit,
  • She started it de Nora Poggi et Insiyah Saeed.

Ces femmes inspirantes se trouvent également dans votre entourage. Ouvrez donc les yeux et trouvez de la force auprès de votre dentiste, de votre coiffeuse ou encore de votre pâtissière préférée. Elles ont sans doute lancé leur entreprise et peuvent partager leurs expériences avec vous.

Auteur Beelance : Imane Bistrioui

Photo by ThisisEngineering RAEng on Unsplash

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Zoom sur l’entrepreneure connectée : Julie Foulon

Énergique, ambitieuse et engagée dans la diffusion des connaissances digitales, l’entrepreneure Julie Foulon présente à Beelance son parcours inspirant, atypique et empreint d’humanité. Elle est la fondatrice de Girleek, un blog 100% féminin consacré aux nouvelles technologies, et co-fondatrice de l’incubateur MolenGeek.

Casser les codes

De l’Afrique à la France, jusqu’à la Belgique

Après avoir grandi en Afrique, Julie Foulon, fondatrice du blog Girleek, dédié aux technologies et au code, n’a cessé de voltiger entre différents emplacements, de l’Afrique, en passant par la France jusqu’à la Belgique… Elle nous raconte avec entrain son parcours peu habituel, puisqu’elle se prédestinait à une carrière de trader, après son master en finance du marché. Même si elle portait déjà un intérêt pour les nouvelles technologies, elle souligne qu’elle a tout de même été « parachutée » dans la finance en 2006 à Charleroi, avant de monter sa boite dans l’IT après la crise des Subprimes.

Au lieu de faire des stages dans le monde de la finance, j’ai commencé à créer des sites web, car j’avais appris ça en autodidacte.

Girleek, la naissance d’une communauté engagée

Avec cette première expérience dans le domaine de la Tech, Julie nous confie qu’avec Girleek, elle souhaite démocratiser ce secteur, dans lequel les femmes sont encore trop peu représentées. Elle précise que son blog est né de la réflexion de son père sur les femmes durant le printemps arabe. « Il y avait plusieurs femmes qui apprenaient à développer leur site internet pour élever leurs voix au travers des frontières. Il me disait « elles ne se définissent pas comme développeuse, elles sont en train d’acquérir des compétences numériques, dans le but de faire quelque chose pour elles ». Il m’a dit ensuite « On n’a pas la même vision des technologies… Un homme s’intéressera à la technicité, et une femme à comment l’optimiser et l’intégrer dans la vie de tous les jours… » C’est comme ça que Girleek est né ! ».

Elle va plus loin, en ajoutant qu’il est primordial de sensibiliser les femmes au monde technologique pour les aider à s’émanciper et construire leurs carrières. « Je me rends compte que c’est un domaine vachement drivé par les mecs, et ça me pose problème. »

Julie poursuit en nous confiant avoir mis de côté son blog après avoir été repérée par la première communauté de start-up de Belgique, le BetaGroup en 2011. Elle a ensuite co-développé de nombreux projets, dont Start-It, l’un des incubateurs de KBC, puis MolenGeek, avant de revenir en 2019 à son projet initial : Girleek.

Sensibiliser et motiver les femmes

Selon Julie Foulon, les structures conçues exclusivement pour les femmes sont nécessaires puisqu’elles permettent de les attirer et de les motiver plus facilement.  « On croit souvent que, parce qu’il y a des initiatives mixtes, ouvertes à tous et à toutes, que les femmes viendront naturellement. Mais ce n’est pas vrai… Pour avoir des femmes, il faut les chercher,  il faut les convaincre, créer un environnement complètement adapté et qui soit pensé autrement que le système actuel. ».

« Tu ne peux pas entreprendre si tu n’as pas ton site internet. Tu ne peux pas entreprendre si tu ne communiques pas sur les réseaux sociaux… Si tu ne comprends pas les mécanismes du web et des réseaux sociaux, ce n’est pas possible. Je m’aperçois qu’il y a beaucoup de femmes qui ne comprennent pas ça. »

Être une femme entrepreneure en 2022

Être une femme moderne n’est pas une chose aisée, elles sont constamment confrontées à de nombreux défis, dont une charge mentale qui pèse lourdement sur leurs épaules. « Je me suis aperçue que, nous les femmes on court après le temps. Même moi, qui suis entrepreneure, je suis la première à sacrifier des moments, car je ne peux pas tout faire ! ». Avant de poursuivre sur la création de son centre de formation dédié aux femmes. « Nous nous adaptons à leurs emplois du temps ! Nous avons formé 4500 personnes en 2 ans et demi ! Là, actuellement, on est en train d’ouvrir deux espaces, un à Anvers et un à Bruxelles. L’idée est d’avoir un espace où on fait des formations, où on stream… On préfère bosser en présentiel, pour qu’elles puissent avoir accès à  des espaces disponibles. »

 « On s’est infiltré sur un marché de niche, car on a besoin que les femmes se forment aux nouvelles technologies… En Belgique, tout le secteur en a besoin ! Les entreprises doivent s’adapter et elles ont besoin de ressources. »

Difficultés financières

Même si elle admet ne pas avoir connu de grande difficulté sur sa crédibilité dans le domaine de la Tech, elle reconnaît qu’il est difficile pour une femme de faire ses preuves dans les secteurs dominés par les hommes.

Elle met en évidence, la discrimination que connait la femme entrepreneure, dans l’accès au financement, encore lié à des préjugés. « En Belgique on est discriminé quand, en tant que femme, on va voir les banques. Quand je vais voir les banques, je suis obligée de parler comme un mec ! Je ne peux pas y aller comme un homme pourrait le faire, avec énormément de confiance… T’es obligée d’être ultra préparée ! L’accès au financement en tant qu’entrepreneure, c’est le problème le plus compliqué en Belgique à l’heure actuelle… ».

Se soutenir

Même si les inégalités hommes-femmes persistent, notamment dans le monde du travail, on constate une augmentation de 9,52% des femmes indépendantes ces cinq dernières années en Belgique, selon le Réseau Diane. Ainsi, on remarque l’émergence de nombreux réseaux féminins permettant de tisser des relations commerciales ou sociales.  Selon Julie Foulon, il est important que les femmes se soutiennent dans ces initiatives. Cependant, elles doivent également en tirer parti. Elle soutient particulièrement deux initiatives : Womanly, un espace de coworking dédié aux femmes et Hors Norme, un réseau de femmes entrepreneures proposant des workshops et des talks. « Nous, les femmes, on n’a pas ce luxe de perdre du temps. Donc si on va quelque part, on doit en tirer un bénéfice, et ça doit servir dans notre business.»

Pour les futures entrepreneures

Elle conclut en donnant des conseils aux femmes qui souhaitent se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. « Rejoindre un réseau, du type incubateur. Un ou plusieurs, car on a besoin d’être accompagnée et de voir les autres. On va rencontrer des personnes, des coachs… qui vont nous faire gagner du temps. C’est mieux que de rester dans son coin à apprendre toute seule. Ensuite, autre conseil, être autonome par rapport aux nouvelles technologies, c’est indispensable et ça doit être fait en commun. La partie technique et la partie business doivent aller de pair ! ».

Auteur Beelance : Eloïse Yang

 

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Dans les coulisses de NextConomy

Avant d’arriver en backstage, retournons quelques années en arrière. Nous sommes alors en 2017. Hugo-Jan Ruts, éditeur et rédacteur en chef de Zipconomy aux Pays-Bas décide de réaliser ce projet qu’il tient dans un tiroir depuis quelques années : créer la plateforme sœur de Zipconomy.nl en Belgique. Avec comme figure de proue, une experte du secteur… Marleen Deleu. Un duo de choc qui donne naissance à NextConomy. « Nous étions en mode start-up mais nous avons profité de l’expérience de la plateforme néerlandaise. Nous avions une sorte de longueur d’avance mais rien n’était bien sûr encore acquis »

L’équipe de rédaction est composée de 7 rédacteurs freelances. Et l’équipe continue de grandir !

Une organisation portée uniquement par des freelances

On compte sur les doigts d’une main les organisations dont le pool de talents n’est constitué que de freelances. C’est la cas de NextConomy et le choix des deux fondateurs. Pas de grand open space dans la capitale belge ni de babyfoot au milieu des bureaux. Tous en remote depuis les quatre coins de la Belgique (et ils adorent ça). « Aujourd’hui, l’équipe de rédaction est composée de 7 rédacteurs freelances. En support, deux personnes assurent le suivi du planning éditorial et la gestion du CMS, une freelance coordonne les events et une graphiste veille au branding de notre média. Et l’équipe continue de grandir ! » explique Marleen Deleu.

Un écosystème et du contenu pertinent

Stimuler le débat sur l’avenir du travail passe par la consolidation d’un réseau de stakeholders, la création d’un écosystème durable et la publication de contenus pertinents. Bref, le quotidien de l’équipe NextConomy dont le portfolio est plus large qu’on ne le pense. Articles d’actualité, articles de fond, interviews, whitepapers, webinars, podcasts, vidéos, compte-rendu, séries spéciales, événements… les idées ne manquent pas et 365 jours ne suffisent parfois pas pour tout réaliser. « Nous sommes fiers d’être accompagnés par nos partenaires dans cette conquête du nouveau monde du travail et nous leur offrons aujourd’hui un vrai média spécialisé et objectif. La clé du succès est la conjugaison de tous les talents de l’équipe » souligne Marleen Deleu.

Nous sommes fiers d’être accompagnés par nos partenaires dans cette conquête du nouveau monde du travail.

Meet the Team de A à Z

  • Anne-Sophie Debauche / Curieuse et captivée par le pouvoir des mots
  • Barbara Uyttendaele / Passionnée de formation continue et s’engage à une amélioration permanente
  • Geert Van Cauwenberge / Son motto est ‘Easy reading is hard writing’
  • Jean-François Dinant / Ses drogues dures : les RH, le Nouveau Monde du Travail, l’Entrepreneuriat et la Transformation Digitale
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Zoom de la WEC 2022 sur un apprentissage en continu dans un contexte d’épanouissement professionnel

Un état d’esprit propice à l’apprentissage en continu

« La crise sanitaire que nous venons de connaître a souligné l’importance que revêtent pour les salariés les nouvelles compétences (numériques) », souligne M. Arco. « Dans le même temps, beaucoup d’entre eux ont revu leur plan de carrière. Une plus grande flexibilité, un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, un espace pour le développement personnel et une culture de gestion inclusive sont tous désormais fort appréciés. »

« Randstad Risesmart tient à proposer aux employeurs et aux salariés les outils nécessaires pour instaurer un esprit favorable à l’apprentissage en continu et favoriser l’agilité sur le lieu de travail. Avec la pénurie actuelle de main-d’œuvre, les salariés se trouvent en position de force lorsqu’il s’agit d’évolution de carrière. Les entreprises doivent tout mettre en œuvre pour accroître le taux d’engagement de leurs salariés. Autrement dit, comment parvenez-vous, vous, entrepreneur à inciter vos collaborateurs à travailler avec enthousiasme et à maintenir leur engagement envers l’organisation ? »

Les salariés, des diamants bruts

Le thème de la Conférence mondiale sur l’emploi 2022 (CME) — qui se déroule les 30 et 31 mai à Bruxelles ? ‘Bridging the Gap: Connecting Worker and Employer Expectations’. Bref, que veut le salarié, que veut l’employeur et comment mieux répondre à ces besoins ?

La présentation d’Arco Elsman, le 31 mai, s’intitule “Diamond in the rough: Finding the Key to Lifelong Career Progression”. Traduction libre : les salariés constituent des diamants bruts aux facettes multiples qui peuvent briller de tous leurs feux grâce à un parcours professionnel de toute une vie. « Les employeurs disposent d’un grand nombre d’outils à cet effet, qu’il s’agisse du worklife coaching concernant des évaluations en interne ou de l’outplacement », explique M. Arco.

Les salariés constituent des diamants bruts aux facettes multiples qui peuvent briller de tous leurs feux grâce à un parcours professionnel de toute une vie.

Les bonnes compétences pour les nouveaux emplois

« Sur un marché du travail en partie modelé par les fluctuations économiques, le message principal reste toujours le même : les entreprises recherchent des personnes compétentes, et les individus, eux, des emplois intéressants », déclare M. Arco. « Je travaille dans le domaine des ressources humaines depuis plus de 25 ans. Ces dernières années, nous observons que la progression de la numérisation et de l’automatisation dans les entreprises entraîne un skill gap, qui se traduit par une pénurie de talents pour les postes existants et nouveaux. Une fausse idée répandue est que l’automatisation des entreprises entraîne une diminution de la main-d’œuvre. Or, c’est tout le contraire. En raison d’une demande croissante de produits et de services, la recherche de main-d’œuvre augmente sans cesse. Mais elle doit détenir les bonnes compétences. »

De l’empowerment à la résilience

Toujours sur un marché du travail où la guerre des talents fait rage, l’outplacement reste une solution pertinente et utile. « Les entreprises qui doivent licencier des salariés et celles qui ont besoin de nouveaux talents se complètent les unes les autres » , explique M. Arco. « Pour de nombreux employeurs, c’est un véritable défi. Comment réussir à faire coïncider l’offre et la demande dans un écosystème en constante évolution ? Une des clés pour résoudre ce problème est de responsabiliser les salariés. Mettez-les au défi de réfléchir à leur avenir professionnel : comment souhaitent-ils gagner un revenu durable d’ici cinq ans ? C’est une opportunité unique pour les employeurs, donc vous, dans la mesure où vous veillez à ce que les salariés prennent le contrôle de leur propre carrière et soient plus attentifs à cet égard. Plus d’autonomie, de self-reliance et de résilience pour compléter le tableau… »

Comment réussir à faire coïncider l’offre et la demande dans un écosystème en constante évolution ? Une des clés pour résoudre ce problème est de responsabiliser les salariés.

Un plan de carrière durable pour tous les salariés

« Les salariés ne sont pas les seuls à profiter de ce genre de réflexion », souligne M. Arco. « Les travailleurs intérimaires et les freelances aussi méritent un parcours professionnel durable. En d’autres termes, quels sont les éléments qui contribuent à leur insertion professionnelle, quelles sont les formations qui améliorent leurs compétences et quels emplois pouvez-vous, vous, employeur, proposer de manière proactive ? Un plan de développement individuel sur mesure représente toujours une démarche intelligente. »

Les travailleurs intérimaires et les freelances méritent eux aussi un parcours professionnel durable.

Taux d’engagement maximal

Renforcer le taux d’engagement des salariés mentionné plus haut est et demeurer un sujet de préoccupation essentiel. « Randstad RiseSmart part toujours de l’individu, contrairement, par exemple, au service RH qui a tendance à partir des objectifs de l’organisation », déclare M. Arco. « Le worklife coaching et l’orientation personnelle ne doivent pas être l’apanage de quelques personnes privilégiées. Tout salarié mérite un plan de développement personnel. Si chaque membre d’une organisation a la chance de tirer pleinement parti de ses talents, cela se traduira non seulement par une plus grande intégration au bureau, mais aussi par des salariés plus heureux et plus productifs, qui resteront plus longtemps dans l’organisation. Et ça, c’est une priorité absolue aujourd’hui. »

 

La Conférence mondiale sur l’emploi 2022 (CME) se tiendra à Bruxelles le 30 mai et le 31 mai à Bruxelles. En savoir plus ? Voir le programme.

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La VRT remporte le titre d’entreprise la plus attractive du pays

Qu’est-ce que le REBR ?

 C’est devenu une tradition et une grande messe annuelles pour de nombreux responsables RH : le REBR, ou Randstad Employer Brand Report. Le REBR réalise des enquêtes sur la qualité des marques employeur des principales entreprises belges. Une marque employeur bien établie permet non seulement aux entreprises d’attirer des personnes avec plus de facilité, mais elles les gardent plus longtemps. Une telle marque exerce aussi une influence positive sur la motivation des salariés. Ces derniers se reconnaissent plus aisément dans une entreprise qui possède une marque employeur affirmée. Ils sont donc amenés à fournir des efforts pour leur entreprise.

 

La VRT ? Un succès qui ne tarit pas !

Dans la 22e édition de la grande enquête Randstad sur les marques employeur des entreprises, la VRT arrive en tête devant Pfizer et Mediahuis. La quatrième place étant occupée par DPG Media, trois entreprises du secteur média figurent parmi les quatre premières. 51 % des participants qui connaissent la VRT expriment vouloir tout simplement ou vraiment y travailler.

La VRT se retrouve parmi les entreprises qui ont le mieux réussi dans l’histoire de la campagne Randstad Employer Brand. En 2003, la société est arrivée en deuxième position, juste après Pfizer. Celle-ci se trouve désormais en deuxième place. La VRT est la neuvième entreprise à remporter le Randstad Award après IBM, Janssen Pharmaceutica, Pfizer, GlaxoSmithKline, Bayer, Techspace Aero, Jan De Nul et Deme.

Téléchargez le rapport complet ici

 

Pourquoi la VRT attire-t-elle autant ?

À la page 31 du rapport, on peut lire que la VRT obtient de meilleurs résultats que la moyenne mondiale pour tous les critères sauf un tout petit. Elle se situe, en effet, juste en dessous de la moyenne en ce qui concerne la « santé financière ». La marque employeur de la VRT ne montre donc aucune faille. Mais on ne trouve pas non plus de valeurs extrêmes. L’écart le plus positif est de « simplement » 0,29 (contenu du travail). La VRT obtient donc un meilleur score dans sa globalité plutôt que sur les différents critères pris séparément.

 

La VRT ? Pas seulement un employeur qui séduit

La VRT se trouve aussi à l’avant-poste quand il s’agit de réunir tous les talents, permanents et externes. Le site de recrutement du radiodiffuseur public flamand confirme sa détermination dans le Total Talent Management. La VRT attire donc aussi les talents externes.

Mediahuis, numéro 3 du classement de Randstad, est un autre exemple de site Internet tendance “Werken bij’’. Ce site draine du public, mais est aussi informatif. Il propose des offres d’emploi de n’importe quelle nature et son l’utilisation est intuitive.

Aux autres entreprises maintenant de se prêter au jeu. Pour être une organisation attractive dans le monde du travail d’aujourd’hui, le fait d’attirer du monde ne suffit plus. Un élément à intégrer peut-être pour le Randstad Award 2023 ?


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CXC EMEA s’implante en Belgique

« Nous nous réjouissons de déployer nos activités en Belgique, un pays au cœur de l’Union européenne qui accueille de multiples organisations parmi les plus prestigieuses du monde. », a déclaré Connor Heaney, Managing Director de CXC EMEA. « Nous aspirons à simplifier le recrutement de personnel pour les entreprises établies en Belgique, et à en faciliter le contrôle, la gouvernance et la gestion des risques. »

Cette évolution représente une avancée majeure pour CXC EMEA. Sa mission consiste à mettre en relation, en toute transparence, les entreprises et les talents dans la région EMEA et dans le monde entier. CXC EMEA entend aider les entreprises implantées en Belgique à engager des freelances pour leur permettre de gagner en flexibilité, en savoir-faire et en expérience au sein de leur vivier de talents.

À propos de CXC EMEA

CXC EMEA est le relais pour les fonctions RH et Procurement. Elle prend en charge toute la gestion des talents externes. En plus de garantir la visibilité, les coûts et le bon suivi, nous adoptons une approche « talent first » (incluant l’accès au pool de talents – existants et nouveaux – et une amélioration de la mobilisation et des prestations de ces talents).

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“Il y a une espèce de renversement des priorités, on devrait travailler pour vivre et non l’inverse.”

Laëtitia Vitaud , autrice et experte sur le Futur of Work, s’inscrit dans une longue tradition de critiques des indicateurs et de la pensée économiques qui excluent les femmes. Déjà adolescente, jeune adulte et jusqu’à récemment, elle se demande pourquoi, lorsqu’il s’agit d’économie, il n’y a pas ou quasiment pas de représentation féminine. Hommage donc à toutes ces femmes engagées, ces écoféministes et avant-gardistes, hommage à Dominique Méda , sociologue française, qui remettait déjà en question le PIB dans les années 90. C’est grâce à ces figures emblématiques, briseuses de codes, que Laëtitia Vitaud aiguise son sens critique. Aujourd’hui, elle intègre, elle aussi, le cercle des autrices qui renversent les mythes.

Le travail gratuit, nié

De manière plus immédiate, l’idée du livre a été titillée par une expérience douloureuse de la pandémie vécue par les femmes. “Beaucoup de femmes se sont rendues compte au moment du confinement, pendant que les services de la petite enfance étaient fermés et que les corvées domestiques augmentaient, qu’elles n’étaient pas aussi productives qu’avant ou que, pour arriver à faire la même chose, elles atteignaient un niveau d’épuisement bien plus important. Que les tâches qu’elles exécutaient au quotidien n’existaient pas ou étaient dévalorisées au regard de la productivité.”

En fait, et c’est le  voile que lève Laëtitia Vitaud, la manière dont on mesure l’économie aujourd’hui occulte complètement le travail gratuit des femmes, leur contribution nécessaire à l’équilibre de la société.

Dans la sphère domestique, 2/3 des corvées sont toujours et encore assumées par des femmes (…) et dans la grande majorité des familles de métiers, la mixité n’existe pas.

Quel rapport avec le féminisme ?

La critique est ouvertement et fondamentalement féministe. Pas seulement parce que la productivité nie le travail gratuit mais “parce que de manière structurelle les femmes sont davantage exclues du travail productif bien rémunéré, la productivité est mesurée de telle sorte qu’elle décrète que les femmes sont moins productives que les hommes à l’échelle macro.

Et, parce qu’il y a toujours cette question de la division sexuée des tâches, entre le travail dit ‘reproductif’ attribué autrefois au féminin et le travail dit ‘productif’ attribué au masculin. De cette division sexuée on n’en sort pas du tout. Dans la sphère domestique, 2⁄3 des corvées sont toujours et encore assumées par des femmes (dans l’essentiel des pays) et dans la grande majorité des familles de métiers, la mixité n’existe pas.” On observe alors que les secteurs réputés comme étant les plus productifs sont occupés majoritairement par des hommes. Encore une fois, face à l’inégalité criante, le féminisme est nécessaire.

Un principe tautologique

Et si la réflexion sur le sujet est salutaire, la révolution devient indispensable. “La productivité est utilisée comme argument économique pour justifier les différences de rémunération. En fait, c’est un phénomène tautologique : certains métiers sont bien payés parce que réputés comme productifs, et puis ils sont productifs parce qu’ils sont bien payés.

Si on prend le cas des enseignants en France, ils sont peu rémunérés, moins que la moyenne de l’OCDE , et leur productivité est calculée sur base des coûts sur les finances publiques. C’est donc, précisément, parce qu’on a choisi de peu les rémunérer que quand on fait le calcul de leur productivité, elle est basse. Et inversement, on les rémunère peu en utilisant leur soi-disant faible productivité comme argument pour ne pas les rémunérer. Avec, toujours, cette idée que les activités de care et de soutien sont une charge pour l’économie.” Comme un serpent qui se mord la queue…

Il faut réintégrer dans le calcul de la productivité tout ce qui rend possible le travail productif et en faire une notion plus collective.

Intégrer l’essentialité des métiers

Sans ces fonctions, sans ces personnes qui prennent soin des corps, de la santé, de l’éducation…, la société ne peut pas fonctionner. Le modèle productiviste passe donc à côté de l”essentialité” des métiers. Selon Laëtitia Vitaud, “il faut réintégrer dans le calcul de la productivité tout ce qui rend possible le travail productif et en faire une notion plus collective.”

Dans la sphère privée, c’est pareil. La logique du productivisme vient contaminer notre intimité, notre rapport au temps, jusqu’à pervertir la manière dont on dort, dont on se nourrit… “Il y a une espèce de renversement des priorités, on devrait travailler pour vivre et non l’inverse. On applique cette logique de calcul à toutes les dimensions de la vie, ce qui explique une grande partie de notre épuisement et ce qui révèle un rapport pathologique au temps et au travail.” Désormais, on vit dans le futur. Les cases de notre to-do-list à rallonge n’attendent plus qu’à être noircies, dans l’espoir que l’après soit meilleur. En vain.

Le coût réel des choses

Le calcul de la productivité est aussi biaisé parce qu’il ne rend pas compte de toutes les conséquences non intentionnelles d’une activité économique sur le reste des acteurs, sur l’environnement ou la vie de la communauté. Laëtitia Vitaud n’a pas peur des mots, la productivité est écocide. “La question écologique rejoint la question féministe. La productivité, de même qu’elle ignore l’amour, le care, le soutien (ces choses réputées comme étant féminines), ignore aussi tout ce qui fait la qualité de notre environnement, de nos liens sociaux, elle n’intègre pas les externalités. La productivité, artificiellement, ne compte pas tout le travail qui sera nécessaire pour réparer les dégâts causés par une activité. Elle est productive parce qu’elle délègue ou externalise le vrai travail qui la rend possible.”

Il faut donc renverser l’ordre des choses et sacraliser davantage des sujets comme l’espérance de vie, la mortalité infantile ou encore le niveau scolaire des enfants.

Un outil plus vertueux ?

Parce que la souveraineté d’un seul et unique principe directeur implique des effets pervers, il faut trouver l’équilibre et la juste mesure des choses dans la multiplication des indicateurs. “Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises ont cette réflexion sur ce qu’est la valeur du travail, le sens qu’on lui donne, elles se dirigent davantage vers une évaluation collective, une mesure des inégalités. A l’échelle nationale, arrêtons d’être complètement esclaves de la mesure du PIB et de la productivité telle qu’elle existe actuellement. L’économie doit rester au service de nos vies, de notre bien-être, pas l’inverse. Il faut donc renverser l’ordre des choses et sacraliser davantage des sujets comme l’espérance de vie, la mortalité infantile ou encore le niveau scolaire des enfants. »

Où trouver le livre ?

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