Monthly Archives: mars 2024

IA : les bonnes questions selon Samuel Durand (docu)

Dans sa dernière newsletter, Samuel Durand, l’explorateur inconditionnel de l’avenir du travail, nous annonce s’être plongé au cœur de l’IA. Il a exploré non seulement ses aspects techniques, mais également ses usages, ses implications éthiques, et la manière concrète dont elle transforme (et continuera de transformer) nos vies. Avec un accent particulier sur le monde du travail, of course.

Au fil de ses recherches, il semble s’être interrogé sur plusieurs aspects importants. Des aspects à débattre au sein des organisations. « Il est essentiel de débattre pour ne pas laisser la technologie nous filer entre les doigts et en faire un usage qui soit réfléchi et choisi collectivement. »

Selon l’expert, il est facile de percevoir l’IA comme une boîte noire sur laquelle nous n’avons aucun contrôle, mais cela est loin d’être la réalité. La meilleure façon de s’assurer qu’elle nous enrichit plutôt qu’elle ne nous diminue ou nous remplace est de définir notre vision quant à ses utilisations.

Il nous invite également à nous poser ces quelques questions :

  • Être rémunéré pour créer un prompt ?
  • Qui doit siéger au comité éthique de l’IA ?
  • Quand doit-on l’utiliser l’IA ?
  • Qui doit avoir accès à l’IA ?

Voici le teaser qu’il vous propose :

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La semaine de 4 jours, un non-sens ?

La semaine de 4 jours ?

Un congrès du PS axé sur le travail qui s’est récemment tenu a plaidé en faveur d’une augmentation du salaire minimum de 2 000 à 2 800 euros pour rendre le travail plus avantageux. Et en particulier en faveur d’une semaine de travail de quatre jours au lieu de cinq, avec maintien du salaire et recrutement en compensation. La proposition du président du PS, Paul Magnette, a déchaîné les passions. « Inimaginable et hors de prix », disent ses détracteurs, « évolution historique indispensable », affirment ses partisans.

En quoi consiste la proposition du PS ?

En Belgique, une semaine de travail à temps plein égale 38 heures. Le PS souhaite à terme la faire passer à 32 heures. Les personnes au travail seraient en meilleur santé et plus heureuse. Cette idée s’adresse surtout aux jeunes parents et aux personnes âgées de plus de 55 ans.

Un non-sens, vraiment ?

L’enquête réalisée par Gallup demandait quelles mesures les employeurs pouvaient prendre en vue d’améliorer le bien-être de leurs employés. Première réponse ? Proposer une semaine de travail de quatre jours de 40 heures au lieu de cinq jours de même durée. Dans l’ensemble, 77 % des personnes interrogées ont déclaré que cette améliorerait leur bien-être. Parmi les travailleurs âgés de 18 à 29 ans, 82 % sont favorables à une semaine de travail plus courte. « Tout le monde veut une semaine de travail de quatre jours », a déclaré Cynthia E. Clark, Professor of Governance John W. Poduska à l’université de Bentley.

82 % des salariés âgés de 18 à 29 ans sont favorables à une réduction de la semaine de travail, mais aucun des 25 CEO ne pense que cette idée soit réalisable.

Une conclusion présentée à 25 CEO, parmi lesquels aucun ne pense que la semaine de travail de quatre jours soit envisageable. Des entreprises qui ont expérimenté la semaine de quatre jours et de 32 heures ont obtenu de bons résultats en matière de bien-être et de productivité. Elles ont donc décidé d’adopter ce changement de façon permanente. Les managers plus âgés ne perçoivent peut-être pas le bien-être des collaborateurs de la même manière que les plus jeunes ; les dirigeants qui savent comment gérer avec efficacité en favorisant le bien-être pourraient avoir un avantage en matière de recrutement, conclut l’étude.

Les dirigeants qui savent comment gérer avec efficacité en favorisant le bien-être pourraient avoir un avantage en matière de recrutement, conclut l’étude.

Source : MIT — Pour en savoir plus sur cette recherche, lisez ceci

 

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Integrated Talent Management = qualité avant réduction des coûts

« Personne ne souhaite un emploi à vie », déclare Marie Van Kerckhoven au début de son intervention.

Elle considère comme une valeur ajoutée de traiter les talents externes, dans le respect du cadre juridique, de la même manière que le personnel fixe. Galapagos doit être un employeur, selon elle, à même de faire appel à des talents avec flexibilité, mais aussi capable de leur rendre la pareille.

Plug & play dans une optique de progrès

Marie Van Kerckhoven entend abandonner l’approche négative du recrutement de talents externes (à savoir faire appel à des talents externes faute de candidat). Elle considère la collaboration ces personnes avec des externes comme une chance. Compter sur des experts pour mener à bien un projet est une bonne chose.

« Vous acquérez des connaissances auprès de personnes qui savent s’adapter rapidement. L’expertise apportée à l’organisation par ce biais constitue une source d’apprentissage pour le personnel fixe. »  Marie Van Kerckhoven encourage les responsables hiérarchiques de l’organisation à intégrer, dans leur démarche, équipe permanente et structure flexible.

Nécessité de centraliser et de professionnaliser

La multitude de fournisseurs, de consultants et de motifs de recrutement a motivé Galapagos à centraliser la sélection des talents externes. L’intention n’était pas de réduire les coûts, mais de privilégier la qualité. D’où la mise en place d’un Integrated Talent Management (ITM). Une approche initiée par les RH, mais aussi soutenue par l’entreprise. Cette dernière, en effet, demandait elle aussi la centralisation et la professionnalisation.

« Tant de personnes estiment devoir être des experts. Et chacune d’entre elles a une vision différente de la situation. » — Marie Van Kerckhoven

La prudence plutôt que le chaos

Toute une équipe stratégique doit être convaincue de la nécessité d’un Integrated Talent Management, a constaté Marie Van Kerckhoven. « Tant de personnes estiment devoir être des experts. Et chacune d’entre elles a une vision différente de la situation. »

Inutile d’aller vers le chaos. Mais autant établir une feuille de route exigeant élaboration et achèvement.

  • Un projet pilote a été lancé auprès des plus grands utilisateurs de talents externes. Les leçons tirées de cette expérience serviront à étendre l’Integrated Talent Management à l’ensemble de l’organisation.
  • Des règles et des directives relatives au recrutement de talents externes ont été élaborées en collaboration avec le service juridique. Ce cadre existant, il peut être expliqué aux collaborateurs impliqués.
  • Le suivi des talents externes n’est pas prévu aujourd’hui dans le cadre d’un système de Vendor Management. Ce point devrait être examiné plus en détail avec l’équipe des achats.

« Réfléchissez bien avant de passer à l’Integrated Talent Management », conseille-t-elle.   « Sachez de qui vous avez besoin. Sachez avec qui travailler. La réussite de l’Integrated Talent Management repose sur l’engagement des bons interlocuteurs et leur interaction avec l’entreprise. »

« La clé d’un engagement efficace des talents ? Prendre au sérieux les experts du service de recrutement. » — Marie Van Kerckhoven

Service de recrutement ≠ boîte aux CV

L’équipe de recrutement représente une de ces entités. Si vous voulez engager des talents internes et externes, vous devez bien comprendre ce qu’un talent peut offrir à l’organisation. Les Talent Advisors vont venir apporter cette valeur ajoutée absolue.

« La clé d’un engagement efficace des talents ? Prendre au sérieux les experts du service de recrutement. » plaide Marie Van Kerckhoven en faveur du respect de cette expertise.   Les avantages d’un service de ressources humaines et de recrutement pour une organisation sont largement sous-estimés.   « On y évalue la compatibilité des talents avec l’entreprise et les compétences nécessaires pour réussir. Et ce point est extrêmement important. »

Tendre vers une approche plus agile

« Vous n’avez encore rien vu quand il est question de project management et télétravail », explique Marie Van Kerckhoven, qui souligne la nécessité de faire preuve d’une grande flexibilité. « Si vous continuez à privilégier un recrutement rigide en fonction d’une certaine liste de compétences et à considérer que les gens cherchent un emploi à vie, vous ratez complètement le coche. Une organisation qui adopte une telle attitude aura du mal à pourvoir les postes vacants et à mener à bien les projets. »

Les autorités publiques ont aussi leur rôle à jouer : motiver la population à envisager les différents statuts susceptibles de favoriser l’accès au marché de l’emploi. « Au-delà de la question du recrutement, il s’agit de mener à bien des projets. Et il y a plusieurs façons de le faire », conclut-elle.

À PROPOS DE MARIE VAN KERCKHOVEN

Marie Vankerckhoven peut se prévaloir de plus de 20 ans d’expérience dans le domaine des ressources humaines. Elle a consacré l’essentiel de sa carrière au Talent Acquisition. Freelance, elle est intervenue auprès de Johnson & Johnson, Toyota, Imec, Cegeka et Athlon. En 2018, elle a accepté un poste de salariée chez Galapagos. Elle y occupe le poste de Global Head of Talent Acquisition.

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Ann Cattelain, CEO de Federgon lance un appel au monde politique : « Donnez-nous la liberté d’entreprendre. Nous pourrons préparer le marché du travail du futur. »

Comment peut-on augmenter le taux d’emploi en Belgique ? Quelle est l’importance de l’apprentissage tout au long de la vie pour les travailleurs ? Quels sont les principaux défis à relever pour concevoir une politique de migration de la main-d’œuvre efficace ? Et quel rôle les partenaires publics et privés jouent-ils dans la restructuration des entreprises ?

Ces questions et d’autres ont été abordées lors de l’assemblée annuelle 2024 de Federgon. Au cours d’un débat politique, 6 personnalités politiques ont eu l’occasion d’exprimer leur point de vue en la matière : Valérie Glatigny (MR), Tom Ongena (Open Vld), Gilles Vanden Burre (Ecolo), Axel Ronse (N-VA), Delphine Chabbert (PS) et Robrecht Bothuyne (cd&v).

Ann Cattelain, CEO Federgon : First things first

En introduction à ce débat, Ann Cattelain, CEO de Federgon, a présenté le contexte de travail des employeurs et des travailleurs à l’horizon 2024. « Notre mémorandum formule 14 propositions concrètes pour accroître le nombre de personnes au travail, aider les employeurs à trouver les bons talents et redonner de l’oxygène à la sécurité sociale. »

« Un marché du travail qui fonctionne bien garantit en effet plus de prospérité et de cohésion sociale dans notre société. Federgon accompagne chaque année plus d’un million de personnes vers l’emploi. Objectif ultime ? Une carrière stimulante et enrichissante. À cet égard, l’outplacement taillé sur mesure, le bien-être au travail, un environnement de travail inclusif et diversifié, de même que le développement personnel, occupent une place prépondérante. Le retour des malades de longue durée à un emploi (faisable) devrait également être une priorité politique. »

Laissez-nous entreprendre en toute liberté, et engagez-vous à simplifier l’administration et à lever les barrières qui gênent la main-d’œuvre

Aux responsables politiques de notre pays, Ann Cattelain adresse un message clair : « Laissez-nous entreprendre en toute liberté, et engagez-vous à simplifier l’administration et à lever les barrières qui gênent la main-d’œuvre. Proposez aussi une vision claire pour l’avenir du secteur des chèques services, en garantissant une stabilité financière suffisante pour les prestataires de services. »

Débat de nos décideurs politiques

Politique d’activation

Comment nos responsables politiques comptent augmenter le taux d’activation ? Voici la première question posée aux décisionnaires politiques présent·e·s lors du débat. En 2023, le taux d’emploi de la population active était de 72,1 %, soit une légère augmentation par rapport à 2022 (71,9 %). Les différences entre les régions sont toutefois importantes : en Flandre, 76,8 % des personnes âgées de 20 à 64 ans travaillent, contre 66,5 % à Bruxelles et 65,5 % en Wallonie. Or, pour atteindre un taux d’emploi de 80 % en 2030, quelque 550 000 actifs supplémentaires devront être engagés.

La gauche entend redoubler d’efforts pour augmenter les salaires (minimaux) des travailleurs, améliorer les conditions de formation et encourager la flexibilité du travail. Une collaboration plus étroite entre les services publics d’emploi et de formation (VDAB, Forem et Actiris) est également au centre de ses préoccupations. La droite, quant à elle, privilégie des mesures concrètes telles que la limitation des allocations de chômage dans le temps (pour les -55 ans), la défiscalisation des heures supplémentaires, la généralisation du système des emplois flexibles et l’assouplissement du régime de travail des étudiants. Il sera difficile, lors d’une prochaine législature, de repousser la réforme fiscale — qui pèserait moins sur la main-d’œuvre — dans notre pays.

Migration de la main-d’œuvre

Il reste aussi beaucoup à faire en matière de migration de la main-d’œuvre, que ce soit entre les régions ou avec les pays voisins. Les chiffres sont éloquents : en Flandre-Occidentale, à la frontière de la Wallonie picarde et de la France, seuls 1 300 travailleurs wallons sont employés, contre 14 000 travailleurs français. Comment se fait-il que les talents wallons aient tant de mal à se frayer un chemin vers les entreprises flamandes (et bruxelloises) ?

À gauche, des voix s’élèvent pour réclamer une coopération encore plus intensive entre les services publics d’emploi et de formation. Pour les travailleurs étrangers, la demande d’un permis unique devrait être plus rapide et plus facile. Une autre piste envisageable consisterait à réduire la charge administrative pour les chefs d’entreprise qui souhaitent recruter des talents à l’étranger. À droite, des voix s’élèvent pour préconiser un enseignement et une formation (linguistique) supplémentaires à l’étranger, en insistant sur l’intégration à partir du pays d’origine.

Ces propositions politiques sont conformes à celles formulées par Federgon dans son mémorandum. « Nous suggérons notamment d’étendre la plateforme Working in Belgium aux diplômes mixtes, de proposer les métiers en pénurie comme motif d’emploi intérimaire et d’élaborer un programme précis en matière de logement des travailleurs migrants », a déclaré Ann Cattelain.

Rémunération du travail

Tous les partis politiques sont unanimes : dans notre pays, travailler devrait rapporter davantage. « Les personnes qui travaillent devraient avoir beaucoup plus d’argent de côté à la fin du mois que si elles ne travaillaient pas », déclare Ann Cattelain. « Notre mémorandum fait valoir que si la différence entre travail et inactivité est plus grande, les entreprises seront plus à même de recruter de la main-d’œuvre. Federgon prône la mise en place de mécanismes incitatifs complémentaires, en liant les prestations sociales aux revenus. Faciliter le cumul des prestations sociales et des revenus du travail — en particulier pour les personnes très éloignées du marché de l’emploi — revêt également de l’importance. »

Tous partis politiques confondus font l’unanimité autour de la mise en œuvre de ces propositions. Une personne ne devrait plus perdre son droit aux allocations parce qu’elle se retrouve sur le marché du travail. Les responsables politiques plaident par ailleurs en faveur d’une augmentation du salaire minimum. Histoire de combler l’écart entre allocations et salaire minimum. Et pourquoi — dit l’un des partis de droite — ne pas créer un registre par personne contenant toutes les prestations sociales (au niveau interrégional), puis plafonner celles-ci à 80 % du salaire minimum d’un travailleur ?

Mise à l’emploi des travailleurs âgés

L’âge ne devrait plus être un frein pour se maintenir au travail plus longtemps. Des chiffres récents de Randstad indiquent que la durée moyenne d’un outplacement en 2023 était de 131 jours, soit 12 % de moins qu’il y a dix ans. Point positif, ces délais ont surtout diminué pour les travailleurs plus âgés.

Cette question rassemble toutes les formations politiques, bien qu’elles divergent sur les solutions à mettre en œuvre. À gauche, les incitants financiers pour les parcours de reconversion des travailleurs âgés, les programmes de tutorat et de développement personnel occupent le devant de la scène. À droite, sont nombreux les partisans de l’abandon progressif des systèmes de chômage avec complément d’entreprise (RCC), du travail adapté pour les travailleurs âgés (afin que les personnes inactives retournent aussi au travail) et de la limitation des allocations de chômage pour tous les groupes d’âge. La mise en œuvre du système très apprécié Flexijob dans un maximum de secteurs peut aussi permettre aux employeurs à la recherche de talents de penser aux collaborateurs qualifiés.

Apprentissage tout au long de la vie

« Notre mémorandum Federgon le dit noir sur blanc : nous devons passer d’un droit à la formation à une culture de l’apprentissage tout au long de la vie. Un compte épargne-formation pour chaque citoyen, quel que soit son statut professionnel, peut appuyer et encourager ce changement », indique Ann Cattelain. Quel est le point de vue des responsables politiques à ce sujet ?

La droite reconnait volontiers l’importance d’un personnel bien formé, mais ne se montre pas enthousiaste à l’idée de recourir à des mesures obligatoires, comme un nombre fixe de jours de formation par employé ou l’élaboration d’un plan de formation. Sans parler du préfinancement et de la charge administrative que ces dispositions obligatoires impliquent. Donnez aux employeurs la liberté de définir eux-mêmes cette thématique et offrez-leur des incitants fiscaux. Veillez à ce que le financement des services publics de l’emploi et de la formation soit axé sur les résultats, sur la base de critères d’emploi effectifs.

La gauche quant à elle se focalise sur l’adaptation des contenus éducatifs, des compétences pratiques à la numérisation. Un engagement vis-à-vis de l’apprentissage en alternance peut également s’avérer utile à cet égard. Travailler en partant du « Talent » et de l’enthousiasme d’une personne confrontée à une difficulté d’apprentissage peut constituer le point de départ d’une carrière passionnante.

Aftermovie

Un débat politique mais légèrement différent…

Regardez l’aftermovie de l’AG de Federgon du 14 mars 2024 via YouTube.

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Révolution à distance : Connecter les employeurs européens aux talents africains

Unpacking the talent equation: Europe’s need meets Africa’s potential

Countries around the world will soon be facing the impacts of a huge demographic drought. Put simply, populations in Europe and North America are not growing at a fast enough rate to meet the demands of the labour market.

Across Europe, birth rates have been stagnating since the 1960s. The total birth rate (TBR) is currently below the replacement rate of 2.1 in all 27 of the EU’s member states.

At the same time, major advances in healthcare mean that people in Europe are living longer than ever before. As a result, the share of the population aged 65 years and over is increasing in every member state.

The fact is, if European companies are not already facing a massive talent shortage, they soon will be. According to one study, by 2050, there will be 95 million fewer working-age people in Europe than there were in 2015.

Africa’s potential: a reservoir of talent for European employers

When populations decline, countries often rely on immigrant labour to fill the gap. But with much of Europe facing the same problem, immigration from neighbouring countries isn’t really an option here. And progressively stricter policies have made it difficult (not to mention expensive) for companies to sponsor non-EU citizens to emigrate.

However, in today’s ultra-connected world, collaboration doesn’t need to happen within the same building. Many European employers are turning to another talent pool to meet their needs: Africa.

Unlike in Europe, the working-age population in Africa is growing every day — and it’s set to increase by 450 million by 2035. According to one report, one in every three working-age people in the world will be African by 2075.

Every year, between ten and twelve million young Africans enter the job market, but only around 3.1 million new jobs are created. That means that there’s huge potential for European companies that tap into that talent pool.

And there are plenty of other reasons why sourcing remote talent in Africa is a good idea too:

  • Time zone overlap: Time zones in Africa range from UTC-1 to UTC+4, meaning there’s a significant overlap with Europe. This makes remote collaboration much easier.
  • Proficiency in European languages: More than 20 countries in Africa count English as one of their official languages, including Nigeria, Kenya and South Africa. And it’s widely spoken in other countries, too — even when it’s not an official language. According to one estimate, there are around 6.5 million native English speakers and 700 million non-native speakers across the continent. French is also widely spoken, with around 96 million speakers across the continent. And you’ll also find Portuguese spoken in countries including Angola, Cape Verde and Mozambique.
  • Cost-savings: Hiring remote talent in Africa represents an opportunity for cost savings for European employers. Since living expenses are significantly lower on the continent, it’s possible to hire a skilled technician or engineer (for example) for a much lower rate — while still offering them a competitive local salary.
  • Motivation of workers: Given the high rate of unemployment (and particularly youth unemployment) in Africa, there’s a strong motivation among young Africans to work for European companies.

Zooming in on Nigeria: A beacon of African talent

Africa is a huge region made up of 54 independent countries — and discussing the talent situation in all of them would be impossible in one blog post. To give you an idea of the potential this continent can offer, we’re zooming in on one key country: Nigeria.

A young, educated and English-speaking population

Nigeria is Africa’s largest economy, and has one of the fastest-growing populations in the world. Due to various demographic factors, it’s also a very young country: 70% of its population is under 30. The median age in the country is 17.2 years, compared to 42.2 years in Europe and 38.4 years in North America.

Nigeria’s official language is English. Although it may not be spoken widely in rural areas, language education company Education First ranks it as the 27th country in the world and the third country in Africa for English proficiency. That means that European employers should have no problem collaborating with Nigerian talent.

The country also has a robust education system, with around 600,000 people graduating from universities and polytechnics every year. But the number of graduates without jobs is also increasing, and as of 2022, the youth unemployment rate in Nigeria is 53.4%. That means that many young Nigerians are looking outside of their country for work.

In the past, that would have meant emigrating overseas. But in today’s connected world, European companies can connect with Nigerian talent without anyone having to get on a plane. According to a 2022 survey, over 50% of Nigerian recent graduatesalready work at least partially remotely — so there’s a clear appetite for remote work.

Opportunities for Nigerian talent and European employers

And there’s another reason young Nigerians are keen to work with overseas employers. The Nigerian currency, the Naira, is fairly unstable — and getting paid in a foreign currency gives Nigerian workers significantly more purchasing power. While only 4.17% of recent graduates currently get paid in a currency other than the Naira, this is up from just 1.6% in 2018.

From an employer’s perspective, a key advantage is that Nigerian talent can be hired for a fraction of the cost of the same employee in Europe or North America. This is particularly pertinent for tech roles like software engineering, where salaries have recently skyrocketed.

And Nigeria’s tech talent pool is growing fast: according to a report from GitHub, it’s the second fastest-growing country for software developers in the world, after Bangladesh. The Nigerian government is also supporting the growth of the country’s tech industry through several key initiatives, including a plan to train 3 million Nigerians in tech skills by 2025.

The challenges of cross-continental collaboration

Hiring talent across borders is never without its challenges.

Just because it’s easy to jump on a Zoom call with an employee anywhere in the world, that doesn’t mean hiring them or working with them will automatically be smooth and simple.

Here are a few things to keep in mind if you’re thinking about tapping into Africa’s vast talent pool.

Understanding cultural differences between countries

Our approach to work is largely shaped by the society we grew up in. And not being sensitive to differences can cause problems in your relations with African employees.

For example, some employers have found that African business partners place a greater focus on working towards long-term outcomes than Europeans, and therefore that business is conducted at a slower pace. Africans may also have a more relaxed and flexible attitude towards time, which can be difficult for Europeans to get used to.

Of course, Africa is a vast region with a wide variety of different cultures, languages and belief systems — and it would be impossible to distil the entire continent’s attitude towards work into a couple of paragraphs.

The important thing is to remember that every country is different and that working together to find the best ways of collaborating (instead of assuming things will be done the European way) helps everyone in the long run.

Navigating legal and regulatory concerns

Whenever you hire across borders, there are certain tax and employment laws you need to be aware of. For example, it’s important to make sure you give each worker the right classification — or you could face fines, penalties and other negative business consequences.

Also, before you go looking for African talent, you need to be sure that you can actually employ them. Hiring an employee in a country usually means setting up a local entity — which can be costly and time-consuming. There are other solutions, of course (more on that in a moment) — but it’s important to understand your options before you dive in.

And of course, conducting business in a different country usually comes with certain tax obligations. Depending on the country, you may need to withhold taxes from your employees’ pay, and you might even be liable for corporate taxes. All of this means it’s important to seek the right advice to make sure you know what you’re getting into before embarking on a hiring spree in Africa.

Embracing a new era of talent acquisition

In today’s remote workplace, having a productive working relationship with your employees doesn’t require you to be in the same office — or even on the same continent. And, given the worsening talent scarcity problem in Europe, Africa is a promising talent pool that European employers shouldn’t overlook.

In the decades to come, the companies that get ahead will be the ones that take a forward-thinking, innovative approach to talent acquisition. And building a diverse and inclusive global workforce is a big part of that.

Of course, hiring talent across borders isn’t easy — but you don’t need to do it alone. At CXC, we’ve been helping companies like yours to engage international workers all around the world for more than 30 years. Our solutions include sourcing, engaging and paying workers on your behalf — and we can provide our services in more than 100 countries worldwide.

Need some guidance on your African talent search? Get in touch with our team to see how we can help.

Bron: CXC

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Portage salarial : indépendant dans la peau d’un employé ?

Le portage salarial, késako ?

En France, ce mode de travail est devenu une option de plus en plus populaire pour les travailleurs indépendants, les freelances et les consultants. Un cadre légal spécifique lui a même été dédié dès 2008, cadençant les droits et les obligations des parties prenantes (loi de modernisation du marché du travail n° 2008-596 du 25 juin 2008). “Avec la microentreprise et la SASU, le portage salarial est en France l’une des trois solutions offertes aux freelances pour facturer leur activité”, explique Bertrand Arnauld, Managing Partner chez Managers en Mission. “Et tout se fait sans les contraintes de création d’entreprise”.

Comment ça marche ?

L’entreprise de portage salarial agit en tant qu’employeur pour les freelances. Ces derniers signent un ‘contrat de travail’, devenant ainsi des “consultants portés ». “Nous avons dès lors affaire à une relation tripartite d’un professionnel qui met ses compétences au service d’une entreprise cliente, en bénéficiant des supports administratifs, légaux, fiscaux et sociaux d’une entreprise de portage salarial”, poursuit Bertrand Arnauld.

Et c’est bien là que ça coince

En Belgique, ce mode ultra flexible d’organisation du travail se heurte, dès lors, à l’interdiction de principe de la mise de travailleurs à la disposition de tiers ou d’utilisateurs prévue par la loi du 24 juillet 1987 relative au travail temporaire, au travail intérimaire et à la mise de travailleurs à la disposition d’utilisateurs. Mais continuons un instant à explorer le modèle français…

Un modèle pour tous ?

La grande majorité des métiers en France peuvent faire l’objet d’un portage salarial. Il y existe cependant quelques exceptions en raison de considérations légales, réglementaires ou tout simplement pratiques. “Les métiers assermentés comme médecin, avocat ou notaire ne permettent pas de devenir un porté salarié”, explique Bertrand Arnauld. On leur ajoutera également les architectes, les ouvriers ou encore les emplois manuels non spécialisés.

La société de portage se chargera de facturer la mission finale au client tout en salariant le freelance pendant la durée de cette mission

Une facturation aux petits oignons ?

Le portage salarial proposerait donc les « avantages » d’un job salarié (protection sociale complète, cotisation pension) tout en offrant la souplesse du statut d’indépendant ? Oui, selon l’expert français, “et la société de pportage se charge de facturer la mission finale au client tout en salariant le freelance pendant la durée de cette mission. Et ce, généralement contre 7% à 10% du chiffre d’affaires facturé par le travailleur indépendant. Le consultant porté est payé tous les mois sans attendre la fin de la prestation”. Selon Bertrand Arnauld, le salarié porté pourrait également déclarer jusqu’à 15% des montants facturés en frais de fonctionnement sur justificatif avant les charges patronales pour couvrir ses charges d’indépendants. Nuance avec un salarié.

La prise de risques sans risques ?

Toujours selon Bertrand Arnauld, la « sécurité de protection sociale » offerte aux travailleurs par le portage salarial serait vivement appréciée dans un système économique fait d’incertitudes. “Ce mécanisme leur permet de faire des projections. Si vous souhaitez vous lancer intégralement en tant qu’indépendant, si vous envisagez de changer radicalement de structure ou si une transition dans votre entreprise vous fait de l’œil, le portage salarial peut être une solution”. Une sorte de plongée dans le grand bain équipé de bouées de sauvetage ?

Midlancer et Umbrella Company

Dans un article précédent, nous avions parlé portage salarial avec Maxime Giannini (Open Work). Il nous précisait que la France est le pays où de nombreux externes sont embauchés sous le statut du portage salarial. Aux Pays-Bas, on parle de “Midlancer” et au Royaume-Uni d'”Umbrella Company”. Il apportait également sa propre définition : “le portage salarial est une technique qui vous permet de manger des deux côtés. D’une part, vous êtes salarié – ce qui vous permet de bénéficier de la protection sociale étendue qui caractérise ce statut ; d’autre part, vous travaillez comme si vous étiez indépendant : vous décidez de manière autonome pour qui vous travaillez, quelles activités vous exercez, le lieu et l’heure où vous travaillez, etc. Il s’agit donc d’un service aux particuliers (salariés qualifiés de facto), qui leur offre un cadre juridique leur permettant de travailler de manière indépendante, même si, en théorie, ils sont salariés.

Et du côté de l’entreprise ?

“C’est également tout bénef’! Lorsqu’un freelance est en mission pour une entreprise, il n’est pas considéré comme salarié puisque c’est la société de portage qui lui redistribue son salaire”, poursuit Ronald Ghuys, HRI et correspondant Benelux chez Managers en Mission. “Il n’entre donc jamais dans la masse salariale de l’entreprise”. Cette dernière ne doit pas non plus lui payer de jours de congés de même qu’elle ne s’expose jamais aux risques de requalification ou de délits de marchandage. “Et, il n’y a aucune obligation d’embauche à la fin de la mission puisque le portage salarial est une prestation de service, acceptée en droit français”.

Revenons à la situation en Belgique

Si en France, le portage salarial fait déjà partie des meubles depuis une quinzaine d’années, chez nous il pose un problème juridique. Ce modèle n’est pas autorisé par la législation. En 2020, la KULeuven et Securex nous avaient fait part de leur analyse :

  • Comment gérer la subordination (de l’entreprise de portage) et la liberté d’organiser le travail soi-même ?
  • Qu’en est-il de l’emploi fictif (requalification en tant qu’indépendant) ?
  • Qu’en est-il du détachement (interdit) ?
  • Qu’en est-il des horaires de travail ?
  • Qu’en est-il des contrats de travail à durée déterminée successifs ?
  • Quelle est la commission paritaire compétente ?

Les alternatives belges

On l’a compris, le portage salarial en Belgique c’est un No Go. Néanmoins, plusieurs législations particulières dérogent à l’interdiction dont question dans cet article. Elles constituent les alternatives du groupement d’employeurs (secteur non marchand et programmes de réinsertion sur le marché du travail) ou encore la coopérative d’activités.

Matière à réfléchir donc…

 

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Entreprendre et laisser entreprendre : UCM adresse son mémorandum

Secrétaire générale : ça, c’est fait

Après deux ans (à peine) à bord d’UCM, Caroline Cleppert échange sa casquette de directrice Lobby pour celle de Secrétaire générale. C’était en octobre 2023. Est-il temps de tirer un premier bilan pour le nouveau boss de l’organisation patronale ?  « Pas de bilan proprement dit, mais la fierté d’avoir réalisé un mémorandum fort, en collaboration avec toutes mes équipes. Et n’ayons pas peur des mots, il est unique en son genre puisqu’il ne s’adresse pas qu’aux politiques, mais surtout à notre audience. Nous  voulons donner l’occasion aux indépendants et PME de se mobiliser pour des projets portés par UCM ».

D’une équipe à une organisation entière

Pour la Secrétaire générale, le défi est de garder un ancrage solide au sein des équipes. Un must afin de mener à bien les projets en cours et d’en amplifier d’autres. « Je passe de la gestion d’une dizaine de collègues à celle de notre organisation patronale. Un défi de taille qui me rapproche néanmoins des entités de terrain. Je pilote désormais avec une vue plus précise. » En parallèle, Caroline Cleppert opte pour la continuité du travail de ses prédécesseurs et le renforcement du caractère de leader qui singularise UCM : « Oui, nous sommes la première organisation intersectorielle francophone. »

Continuité et ‘personal touch’

Une prise de fonction va généralement de pair avec l’intégration de changements au sein de l’organisation. Et qui observe un petit peu le parcours professionnel de la nouvelle Secrétaire générale ne passera pas à côté de son appétit pour les data. « Je pense que j’ai déjà réussi à intégrer la culture de la data au sein d’UCM. L’idée est de développer notre positionnement sur base de data de manière systématique. J’ai également ajouté une bonne dose de culture du feedback. En montrant l’exemple grâce à un questionnaire à 360 degrés auprès des collaborateurs. Le résultat est très constructif et authentique. Une vraie valeur ajoutée pour moi. »

Je suis de plus en plus impressionnée par la capacité de nos entrepreneurs à toujours continuer vers leur objectif malgré toutes les contraintes auxquelles ils font face

Zoom sur les entrepreneurs

Littéralement propulsée sur le terrain de jeu des indépendants, des entrepreneurs et des PME, Caroline Cleppert a affuté son regard sur ce paysage que son organisation défend. « Au fil de mes rencontres et de débats auxquels je suis invitée, je suis de plus en plus impressionnée par la capacité de nos entrepreneurs à toujours continuer vers leur objectif. Passant d’un obstacle à un autre, d’un succès à un autre… une résilience remarquable malgré toutes les contraintes auxquelles ils font face. Notre combat pour la simplification prend tout son sens.»

Notre projet de société(s) pour demain

Revenons à ce travail intense et collaboratif que la Secrétaire générale présente aux quatre coins de la Wallonie, de Bruxelles et du web. Commençons par le titre du mémorandum d’UCM : « Notre projet de société(s) pour demain ». Choisi avec soin. Oui, l’organisation patronale considère bien sûr que les indépendants et les PME font partie de la solution. L’ouvrage se projette complètement dans le tissu économique. « Le mot société est pris sous deux angles, car la ‘Société’ de demain se fera avec et autour des entrepreneurs et de leurs entreprises. Notre mémorandum est un projet politique dont le rôle est de faire émerger de nouveaux plans et, par conséquent, une nouvelle Société. »

Notre mémorandum est un processus long terme, un travail de fond. Maintenant, il faut le faire vivre

Travail intense par et pour le terrain

On s’en doute, réaliser un mémorandum demande une consultation préalable du terrain. Caroline Cleppert insiste sur ce projet opéré par et pour le terrain. « Comme une image à un moment T qui évoluera en fonction des changements. Notre document politique crie haut et fort ce besoin de – faire – respecter les PME. Ce sont des entreprises particulières avec des besoins et une réalité spécifiques. » À la lecture du mémorandum, on sent bien sûr cette volonté de stimuler l’entrepreneuriat, de laisser entreprendre dans une dynamique bien cadrée et régulée. « Notre mémorandum est un processus long terme, un travail de fond. Maintenant, il faut le faire vivre » souligne Matthieu Dewèvre, Conseiller en affaires sociales chez UCM.

Et au chapitre Emploi et Formation ?

Réduire d’un quart la taxation sur les revenus du travail. BAM ! Une première proposition de la part d’UCM. « Nous avons comparé le niveau de contrainte financière qui pèse sur nos entreprises à celle chez nos voisins. Le différentiel est effectivement d’un quart en moyenne. Et comme on le sait, la composition des salaires n’incite pas à embaucher : 53% du coût salarial à charge de l’employeur n’atterrit pas dans la poche du travailleur » rappelle Caroline Cleppert.

10 axes pour lutter contre la pénurie de talents

UCM propose dix axes pour rebooster la main-d’œuvre. Et la Secrétaire générale insiste : « Ce n’est pas le but de faire son shopping, les dix propositions forment un seul plan interfédéral. » 

Les indépendants-freelances dans les spots light

Si le focus du mémorandum est axé sur les entrepreneurs et les PME, ce n’est pas pour autant qu’UCM oublie les indépendants-freelances. « L’entrepreneuriat n’est pas un moyen de lutter contre la pénurie de main-d’œuvre. Le freelancing est synonyme de flexibilité. Le thème traverse notre document quand nous parlons d’entreprendre et laisser entreprendre. Toutes formes d’entrepreneuriat confondues », insiste Matthieu Dewèvre.

Force est de constater que toute la prévention est tournée vers les salariés. Pourquoi le patron ne serait-il pas impliqué dans ces mesures ?

Statut social des indépendants : deux propositions phares

Selon UCM, le bien-être des indépendants a été trop longtemps laissé sur le côté. L’organisation demande un accompagnement pour une prise en charge rapide et adaptée des risques d’épuisement. « Nous mettons deux axes principaux en avant. La sécurité sociale couplée à une pension soutenable et plus d’actions pour promouvoir le deuxième pilier de pension. Deuxièmement, une politique de promotion du bien-être de l’indépendant » précise Caroline Cleppert.

« Force est de constater que toute la prévention est tournée vers les salariés. Pourquoi le patron ne serait-il pas impliqué dans ces mesures ? » nous fait constater Matthieu Dewèvre. « Ce n’est d’ailleurs pas une nouvelle initiative pour nous puisque nous sommes à la base du projet pilote Icarius avec le CESI. Aujourd’hui, c’est même une obligation pour les caisses d’assurances sociales de stimuler la thématique, de mettre en place des outils de sensibilisation ».

 

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J’ai toujours eu cette fibre d’indépendant (podcast)

Ce deuxième épisode est consacré au parcours d’un entrepreneur qui a abandonné son activité de salarié pour se consacrer à temps plein à son entreprise. Découvrez la passionnante aventure de Marc, fondateur d’une entreprise spécialisée dans la création graphique. Abonnez-vous à notre série de podcasts sur votre plateforme de podcasting préférée !

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Qui est Marc Gossiaux ?

Marc Gossiaux est le fondateur d’une entreprise spécialisée dans la création graphique, Image de Marc. Il a débuté en 2005 en tant qu’indépendant complémentaire. Quelques années plus tard, malgré le stress, le doute et la fierté aussi, il abandonne son activité de salarié pour se consacrer à temps plein à son entreprise. C’était un pari, car ce n’était pas gagné d’avance. Il a démarré son activité dans son appartement, avec pour seul outil son pc portable. Il se voyait confié de petits projets puis au fil des années, ils sont devenus plus ambitieux. Et c’est ainsi qu’Image de Marc prend son essor…

Cumuler les deux (ndlr : travail de salarié à mi-temps et indépendant complémentaire) avec le temps cela devenait un peu difficile, enfin un peu compliqué. Je l’ai fait, mais sur la fin, j’ai dû faire un choix. J’avais toujours cette fibre d’indépendant en moi, j’ai choisi, je me suis lancé ! J’ai pris un risque, mais c’était un risque calculé..


Les podcasts « Le son d’entreprendre » laissent les indépendants raconter leur histoire, leur vécu. UCM vous donne rendez-vous chaque mois pour découvrir le portrait d’un nouvel entrepreneur qui a osé franchir le pas, qui s’est lancé avec l’aide d’UCM et qui vit aujourd’hui une aventure unique. Des témoignages honnêtes, inspirants, et instructifs surtout.

Découvrir le podcast UCM

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Greenhushing : la mauvaise réponse au greenwashing ?

En dire trop ou pas assez ?

Dans son article, Hello Workplace a recueilli les propos de Mercato, un cabinet de recrutement français. Logiquement, on apprend d’abord la définition du « greenhushing ». Il s’agit pour une entreprise de taire ou de minorer ses efforts en matière de développement durable. Réduction de l’empreinte carbone, recyclage des déchets, sobriété énergétique, respect de la biodiversité… sont les buzzwords en matière d’environnement. Of course vu que les critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) sont de plus en plus visés. Un vrai challenge pour les entreprises qui ne savent plus s’il faut en dire trop ou pas assez et qui redoutent d’être étiquetées de « greenwashing” selon Mercato.

Le paradoxe des entreprises

Comme expliqué dans notre article sur la Réglementation ESG, la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) fixe de “nouvelles normes et obligations de reporting extra-financier pour les grandes entreprises et les PME cotées en bourse » depuis janvier 2024. Or, selon le cabinet de recrutement, il y a un paradoxe. Le manque de confiance dans leurs propres efforts, l’aversion au “bad buzz” ou le choix de valoriser leur rentabilité et leur croissance seraient les déclencheurs qui poussent les entreprises à communiquer en mode “greenhushing”.

70 % sont prêts à refuser un emploi ou une mission

Sans surprise, Mercato fait remarquer l’attention accrue portée au changement climatique par les candidats et les salariés. Notamment auprès des jeunes générations. Pour preuve : 70 % des 18-30 ans interrogés en 2023 sont prêts à refuser de travailler pour une entreprise polluante (Harris Interactive). On comprend donc que les entreprises ont tout intérêt à prendre des mesures concrètes pour résoudre les problèmes environnementaux.

70 % des 18-30 ans interrogés en 2023 sont prêts à refuser de travailler pour une entreprise polluante

Un enjeu de marque employeur

Toujours selon Mercato, les DRH doivent soigner leur marque employeur en communiquant de manière transparente, proactive et authentique en matière de développement durable. Et pas que sur leur site web ou sur les réseaux sociaux. Il faudrait aligner le message sur le site emploi, la communication interne, externe…  Les conseils vont même plus loin : les entreprises devraient également mener à bien une mission constante de promotion du développement durable dans les secteurs professionnels en collaboration étroite avec les acteurs opérationnels via un programme de formation.

Les entreprises devraient également mener à bien une mission constante de promotion du développement durable dans les secteurs professionnels en collaboration étroite avec les acteurs opérationnels via un programme de formation.

Un projet collectif

La marque employeur ne doit ne doit pas sombrer dans le “greenhushing” ni le “greenwashing” pour attirer et fidéliser les talents. Ne serait-il pas regrettable de passer à côté des opportunités de collaboration avec des talents sensibles à l’environnement ? L’article conclut en poussant les entreprises à mettre en valeur les efforts à réaliser ensemble en termes de durabilité. Il s’agit d’un projet collectif qui doit susciter enthousiasme et mobilisation de toutes les parties prenantes.

Source : Hello Workplace

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