Monthly Archives: septembre 2023

Federgon: l’activité intérimaire continue de reculer en août

Ce chiffre résulte d’une évolution négative dans les deux segments : le nombre d’heures prestées a diminué de -4,33% du côté des ouvriers et de -2,66% du côté des employés.

Par rapport au mois d’août de l’année précédente, le secteur de l’intérim affiche une baisse de -12,23%. Ce chiffre résulte d’une diminution de -13,35% dans le segment des ouvriers, et de -10,85% dans le segment des employés.

L’indice Federgon a atteint 90,77 points en août 2023 contre 94,25 points le mois précédent. Cet indice rend compte du niveau de l’activité au cours du mois étudié par rapport au mois de janvier 2007 (base 100), en chiffres désaisonnalisés.

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Recrutement de talents externes : voici la valeur ajoutée de procurement

Les talents externes occupent une place importante dans les différents services d’une entreprise. Or, auparavant, leur recrutement était loin de revêtir une importance stratégique. Il n’y avait donc souvent pas de vision globale de l’intégration de talents externes au sein d’une organisation : celle-ci se faisait plutôt au coup par coup entre les différents hiring managers.

« Le contingent workforce représente une part importante du capital humain. Il joue un rôle dans la croissance, l’innovation, la numérisation et la réussite d’une entreprise. »  Veerle Pleysier

Les talents externes ? Pas une marchandise !

Le contexte économique actuel et notre marché du travail ont totalement changé la donne. « La contingent workforce occupe aujourd’hui une place importante dans le capital humain de notre organisation. Elle joue un rôle dans la croissance, l’innovation, la numérisation et le succès d’une entreprise », Veerle Pleysier explique l’importance d’une attention stratégique portée aux talents externes.

« Lorsqu’il s’agit de recruter des personnes externes, nous ne prenons plus seulement en compte les dépenses, mais aussi le facteur humain.   Une perspective plus large et prospective favorise la sélection de talents externes et nous assure une croissance future. »

Recruter et s’intéresser aux personnes

Veerle Pleysier cite l’exemple de l’accueil en bonne et due forme des collaborateurs externes, qu’elle qualifie d’« incontournable ». Après tout, la « guerre des talents » pose aussi un défi pour le recrutement de talents externes, tant dans le pays lui-même qu’à l’étranger. Partant de ce constat, elle estime que le service des achats se doit de contribuer à la création d’un environnement où il vaut la peine d’être présent pour les talents externes. Donner aux personnes intéressées un bon départ, leur fournir les bonnes informations et la chance d’acquérir des savoir-faire spécifiques à l’entreprise afin de trouver rapidement leur voie au sein de l’entreprise et dans leur rôle est, selon elle, la clé absolue pour être et rester un client attractif aux yeux des talents qui se font rares.

Lorsque vous vous souciez du bien-être du collaborateur externe, vous renforcez son sentiment de satisfaction lorsqu’il travaille pour une organisation et sa décision de continuer à y travailler. Une stabilité s’ensuit, y compris pour les talents externes.

« Les RH envisagent les perspectives d’évolution de l’organisation en matière de talents. Les achats, grâce à leur propre expertise, peuvent tenter de les traduire ainsi que leur stratégie en matière de talents sur le marché des employés externes. » Veerle Pleysier

La mise en relation des RH et des achats peut déboucher sur un Total Talent Management

Une bonne collaboration entre les achats et les RH, où les processus sont alignés et où les deux parties peuvent apprendre l’une de l’autre, peut déboucher sur un Total Talent Management. La demande croissante de talents externes dans de nombreuses organisations renforce l’importance de cette communication.

Et Veerle Pleysier de préciser : « Les RH envisagent les perspectives d’évolution de l’organisation en matière de talents. Les achats, grâce à leur propre expertise, peuvent tenter de les traduire ainsi que leur stratégie en matière de talents sur le marché des employés externes. »

« La collaboration avec un MSP et un VMS peut potentiellement apporter un soutien supplémentaire à cet égard. Un MSP met à profit les enseignements tirés d’autres organisations et a une vision de ce qui se passe sur le marché des prestataires et de tierces parties.   Un MSP, associé à un VMS, peut donc apporter une valeur ajoutée à l’organisation, tant sur le plan stratégique qu’opérationnel. »

Le rôle business de l’acheteur

Veerle Pleysier a constaté que les savoir-être gagnaient en importance dans le rôle de l’acheteur au fil des ans. Le rôle a évolué vers un partenariat business pour les clients internes. Il devient par ailleurs essentiel d’entretenir des relations avec des partenaires externes, en particulier avec vos prestataires de services stratégiques.

« Gagner la confiance des différents interlocuteurs est une facette de votre rôle d’acheteur qu’il ne faut pas sous-estimer », explique-t-elle.   De nombreuses personnes, chacune avec leurs propres convictions, sont impliquées dans la sélection de talents externes. « Ne vous laissez pas décourager et tenez-vous-en à votre stratégie préalable. Essayez d’écouter attentivement les besoins de vos interlocuteurs, mais soyez conscient que vous ne pourrez pas contenter tout le monde à 100 %. »

Les achats ? Un travail d’équipe

Veerle Pleysier constate qu’au sein des organisations, la valeur ajoutée du service Achats en amont et sur le plan stratégique émerge peu à peu.

« Prendre des initiatives et formuler des propositions en vue d’apporter une plus grande valeur ajoutée à l’organisation devient une opportunité de plus en plus fréquente », dit-elle en parlant de l’évolution positive qu’elle constate.

La réussite des acheteurs passe par un travail d’équipe. « Entourez-vous des personnes y appartenant, de votre organisation et de vos partenaires externes afin de ne pas vous sentir seul. Une équipe peut vous aider à rester sur la bonne voie et à avancer dans la bonne direction », conclut Veerle Pleysier.

Le mercredi 11 octobre 2023, Veerle Pleysier, en collaboration avec NextConomy, organise un Meetup. Des acheteurs, des Talent Acquisition Managers er HR-Managers échangeront leurs idées sur comment augmenter la valeur ajoutée d’une collaboration avec un MSP (Managed Service Provider) et un VMS (Vendor Management System). Vous pouvez vous inscrire ici.


À propos Veerle Pleysier

Un poste en qualité de responsable des achats ne figurait pas d’emblée sur la liste des fonctions envisageables pour Veerle Pleysier, qui travaille aujourd’hui comme Procurement Manager Corporate Services chez Umicore. Séduite par le rôle d’intermédiaire entre les personnes internes et les fournisseurs externes et par la diversité qu’offre un emploi de responsable des achats, elle a décidé de saisir l’opportunité d’un emploi dans ce domaine. Et elle est en poste depuis 2010. Elle a travaillé chez Atlas Copco, Brussels Airport Company et Accor Hotels, où elle a eu la chance de goûter aux achats directs et indirects. Ce sont surtout les achats indirects qui l’ont intéressée.

Depuis 2019, elle travaille comme Procurement Manager Corporate Services chez Umicore et se consacre principalement aux achats des Services HR, aux voyages d’affaires, au marketing et à la communication, à la consultance et à la location de voitures de société.


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Baromètre ManpowerGroup: 45% des employeurs belges prévoient de créer des emplois au cours du quatrième trimestre

Selon le Baromètre de l’emploi de ManpowerGroup, l’activité sur le marché de l’emploi en Belgique devrait se renforcer au cours du prochain trimestre.  En effet, sur les 510 employeurs sondés en juillet par ManpowerGroup, 45% prévoient d’augmenter leurs effectifs d’ici la fin du mois de décembre 2023, tandis que 14% d’entre eux prévoient de les réduire. 38% des employeurs interrogés n’anticipent aucun changement. Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi(1) – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des réductions d’effectifs – atteint la valeur encourageante de +31%. C’est une hausse de 8 points par rapport au trimestre précédent, mais une légère baisse 2 points par rapport au 4ème trimestre 2022.

« Les données de notre enquête pour le 4ème trimestre laissent apparaître un regain d’optimisme chez les employeurs pour le deuxième trimestre consécutif, malgré les incertitudes économiques qui persistent » explique Sébastien Delfosse, Managing Director de ManpowerGroup BeLux. « Cette embellie survient après le ralentissement des embauches observé au premier semestre, notamment en raison de l’augmentation des coûts salariaux. Cette tendance positive s’explique aussi par un report des intentions de recrutement pour des fonctions qui restent ouvertes à cause des pénuries de talents et des difficultés rencontrées pour trouver les bons profils. Alors que nous approchons de la fin de l’année, les entreprises restent concentrées sur le recrutement et la fidélisation des talents dont elles ont besoin pour stimuler leur croissance sur un marché de l’emploi qui reste toujours tendu. Investir dans les ressources humaines en mettant l’accent sur l’upskilling, le reskilling, la flexibilité et la culture  d’entreprise – reste la clé pour les entreprises afin de renforcer leur résilience et leur agilité à l’avenir. »

Climat d’embauche très robuste à Bruxelles

Les employeurs des trois régions du pays rapportent des intentions de recrutement positives pour le prochain trimestre. C’est à Bruxelles que les employeurs se montrent les plus optimistes, en rapportant la Prévision Nette d’Emploi la plus forte observée en 2023 (+41%), en progression de 18 points par rapport au trimestre précédent et au même qu’en Q4 2022.  Dans les deux autres régions, les employeurs se se montrent plus prudents : la  Prévision Nette d’Emploi y atteint +27%, ce qui représente une hausse de 5 points en Flandre une baisse de 8 points en Wallonie par rapport à la même période l’an dernier.

Perspectives d’emploi positives dans tous les 9 secteurs sondés

Les employeurs de tous les 9 secteurs d’activité sondés prévoient d’augmenter leurs effectifs d’ici la fin de l’année. C’est dans le secteur de l’Énergie (+48%) et dans le secteur des Soins de santé/Sciences du vivant (+45%) que les employeurs anticipent l’activité de recrutement la plus forte. Les perspectives d’emploi sont également très optimistes dans les secteurs des Services

de communication (+38%), de la  Finance et de l’Immobilier (+35%), du Transport/Logistique/Automobile (+35%) . Le marché de l’emploi devrait être dynamique  dans le secteur de l’Industrie manufacturière/Construction/Agriculture & Pêche (+30%).   À l’inverse, les employeurs se montrent nettement plus prudents dans les secteurs des Services Publics/Education/Autres (+ 25%), des Biens de Consommation/ Services/Horeca/Retail (+17%) et dans le secteur de l’IT(+17%) .

Depuis le troisième trimestre 2023, les intentions de recrutement sont en progression dans 6 des 9 secteurs sondés et en recul dans trois autres. Par rapport au quatrième trimestre 2022, le climat  d’embauche s’est  amélioré dans 4 des 8 secteurs pour lesquels nous disposons de données, et s’est affaibli dans 4 secteurs.

 

Plus d’optimisme dans les petites et les moyennes entreprises

Selon l’enquête de ManpowerGroup, la Prévision Nette d’Emploi est positive dans les quatre segments d’entreprise sondés : + 20% pour les micro-entreprises (<10 travailleurs), +38% pour les petites entreprises (10-49 travailleurs), +39% pour les moyennes entreprises (50-249 travailleurs) et +29% dans les grandes entreprises (≥ 250 travailleurs)

Perspectives d’emploi positives dans tous les 41 pays et territoires sondés

Au niveau mondial, les intentions de recrutement sont positives dans tous les 41 pays et territoires sondés.  La PrévIsion Nette d’Emploi s’élève à +30% et reste assez stable tant par rapport au trimestre précédent (+1point) que par rapport à la même période l’an dernier. « Les employeurs à travers le monde continuent à faire preuve de résilience dans un envionnement économique toujours incertain » analyse Sébatien Delfosse. Plus concrètement, la confiance des employeurs s’est renforcée dans 24 pays, est restée stable dans un pays et a diminué dans 16 autres par rapport à l’an dernier.

C’est au Costa Ricca (+41%), au Brésil (+38%) et en Suisse (+38%) que les employeurs ont annoncé les plans d’embauche les plus optimistes, tandis que les prévisions les plus pessimistes sont observées en Argentine (+11%), en République tchèque (+11%) et au Japon (+11%).

Avec une Prévision Nette d’Emploi à +31%, la Belgique se situe 6 points au-dessus de la moyenne européenne (+25%) et un point au-dessus de la moyenne mondiale (+30%). Notre pays occupe la septième place sur 24 au niveau de la région EMEA, derrière la Suisse (+38%), les Pays-Bas (+35%), le Portugal (+35%), la Finande (+33%), et l’Irlande (+33%), mais devant le Royaume-Uni (+27%), la France (+26%), l’Allemagne (+22%), l’Italie (+19%), l’Espagne (+19%) ou la Pologne (+17%).

Ailleurs dans le monde, le climat d’embauche pour le quatrième trimestre  s’annonce plus dynamique en Inde (+37%), aux États-Unis (+36%) et  en Chine (+35%), mais nettement plus faible au Japon (+11%).

Les résultats de la prochaine édition du Baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi seront diffusés le 12 décembre 2023 (1er trimestre 2024).

Rapport complet : www.manpowergroup.be


(1) La valeur de la Prévision Nette d’Emploi est obtenue en déduisant du pourcentage des employeurs anticipant une hausse de l’emploi total, le pourcentage des employeurs prévoyant une baisse de l’emploi dans leur entreprise pour le trimestre suivant. Il s’agit donc ici du solde net des prévisions d’emploi, qui peut être aussi bien positif que négatif. Les commentaires se basent sur les données désaisonnalisées, lorsqu’elles sont disponibles.


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Outils IA: guide pratique pour sortir de la jungle algorithmique

Il n’y a pas un jour sans qu’un nouvel outil estampillé “Intelligence artificielle (IA)” ne voit le jour. Même si des applications comme ChatGPT ou Midjourney ont rapidement capté l’attention du grand public, il serait réducteur de ne s’intéresser qu’aux grands noms du secteur. “Il existe plus de 10 000 outils IA à ce jour”, explique Sanne van Broeck, Freelance Digital Marketeer. Pour les freelances, l’IA présente pourtant un double défi : elle peut être à la fois un outil puissant pour améliorer leur travail autant qu’une source de confusion dans un paysage en constante évolution. Naviguer dans cette jungle d’outils IA demande une approche réfléchie et stratégique.

Vous n’avez pas les bases ?

Avant de plonger dans la multitude d’outils disponibles, il est essentiel de comprendre les bases de l’IA. Familiarisez-vous avec les concepts clés tels que l’apprentissage automatique (machine learning), les réseaux neuronaux, la classification, la régression, et plus encore. Cette base vous permettra de mieux saisir comment fonctionnent les différents outils d’IA et comment ils peuvent être appliqués à votre domaine d’expertise.

Ne vous laissez pas berner par des formations et applications vendues sur le net comme des solutions miracles.

All you need is… AI

Avant d’explorer les outils d’IA, identifiez clairement vos besoins en tant que freelance. “Connaître son business model, sa direction et son marché est essentiel”, explique Jérémy Kourgias, recruteur et commercial freelance. Quelles sont les tâches que vous aimeriez automatiser ? Quelles données avez-vous besoin d’analyser de manière plus approfondie ?

Avoir une vision claire de vos objectifs vous aidera à choisir les outils les plus pertinents pour votre activité. “Gardez d’ailleurs en tête que ces outils aident à faciliter certaines tâches de votre travail, pas à en automatiser l’intégralité”, poursuit le freelance. “Cela vous évitera également de vous laisser berner par des formations et/ou applications vendues sur le net comme des solutions miracles”.

J’ai organisé tous les outils qui me semblaient intéressants selon les besoins d’un freelance.

Plongez dans le grand bain en douceur

La variété d’outils d’IA disponibles sur le web peut vite paraître écrasante. De même, certains d’entre eux donneraient l’impression d’être révolutionnaire sur le papier pour, au final, n’être que de vulgaires gadgets. Heureusement, quelques sites agrégateurs se sont déjà donnés comme objectif de répertorier les outils sous différentes catégories.

C’est le cas de la plateforme AI Trendz, There Is An AI For That ou encore de District 88 (créée par Sanne Van Broeck). “J’ai organisé tous les outils qui me semblaient intéressants selon les besoins d’un freelance. Et c’est accessible gratuitement par tout le monde”, explique Sanne. Des valeurs sûres régulièrement mises à jour pour vous aider à faire votre marché selon votre domaine d’expertise et vos besoins.

Un peu d’inspiration

Avant d’adopter un nouvel outil, les avis d’autres freelances ou les études de cas d’utilisation peuvent être d’un grand secours. Les meilleures sources d’information et d’inspiration sont à portée de clic : Youtube, Linkedin, Instagram, Twitter ou même Tiktok.

Vous ne savez pas par où commencer ? Dégainer un hashtag bien pensé dans la barre de recherche vous ouvre certaines perspectives (ex : #AI, #MachineLearning, #DataScience, #FreelanceAI…). Identifier des influenceurs ou des freelances curieux est une autre approche payante. “Personnellement, je suis Rubben Hassid, Dennis Lippens, Matt Barker ou encore Neelie Verlinden sur Linkedin”, poursuit Jérémy Kourgias.

Do it yourself

Plutôt que d’adopter plusieurs outils d’IA en même temps, commencez par en choisir un ou deux que vous jugez les plus pertinents pour vos besoins. Expérimentez-les dans des projets pilotes pour évaluer leur efficacité et leur convivialité. “Et surtout, gardez en tête que l’autoformation sera toujours plus efficace qu’une formation pas encore au point ou rapidement dépassée” souligne Jérémy Kourgias.

Cette approche progressive vous permettra d’ajuster votre utilisation en fonction de vos résultats. Dans cet ordre d’idées, le temps que vous consacrez à votre apprentissage est votre meilleur ami selon explique Sanne Van Broeck. “La seule chose que vous pourrez acquérir comme compétences en dehors de votre autoformation est certainement la manière de créer des prompts efficaces”.

L’union fait la force !

Même si vous êtes indépendant solopreneur, vous n’irez jamais bien loin sans un petit coup de pouce. La collaboration avec d’autres freelances est un atout particulièrement précieux à votre évolution professionnelle, de même qu’à l’exploration de nouveaux outils IA. Échanger des expériences, partager des idées et discuter des outils que vous avez trouvés utiles, voilà une activité autant passionnante qu’utile.

Des plateformes de freelances comme Upwork, Freelancer et Fiverr proposent des sections dédiées aux professionnels de l’intelligence artificielle. Facebook et Linkedin permettent également de trouver des groupes et des pages dédiées à l’intelligence artificielle, au machine learning et aux technologies connexes.

Freelancer Summit : Les tendances numériques et leur impact sur le travail des freelances

Apprendre et se familiariser avec les nouvelles tendances et technologies, c’est bien ! Mais c’est encore plus immersif de les découvrir In Real Life.

  • Vous êtes entrepreneur indépendant, soucieux de continuer à surfer sur la vague ? L’édition 2023 du Freelancer Summit est faite pour vous. L’événement s’intéressera spécifiquement aux tendances numériques et à l’impact que ces dernières ont sur le travail des freelances.
  • Les outils IA tels que ChatGPT, Dall-E, Lumen et co. sont-ils votre ennemi ou un outil dont vous ne pourrez plus jamais vous passer ? Venez répondre à cette question le 19 octobre au Meet District de Gand. Inscrivez-vous dès aujourd’hui !

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Se lancer comme ingénieur freelance

What skills do you need to work as a freelance engineer?

As a freelancer, you will be hired as a specialist, thus a certain experience is required. Therefore, it is advisable to start freelancing only when you already have a few years of professional experience. In addition, you must not only be good at your job, but also have social skills. This means that you can negotiate, communicate and work well both independently and as part of a team. You should also be flexible so that you can easily adapt to the work and culture at different clients.

How do you get assignments as a freelance engineer?

The fear of not getting assignments and not securing an income discourages many people from freelancing. However, as an experienced engineer in your field, you shouldn’t worry too much.

We have put together a few helpful tips for you on how to get jobs quickly and easily:

  1. Be informed about projects

Through Google Alert you can be automatically notified about starting projects in your area and offer your service. This will also keep you up to date.

  1. Digital Presence

Advertise yourself on the platforms through which you are most often found. Your digital presence is of utmost importance and should always be kept up to date.

  1. Freelance job portals

Within a few minutes, you can create a profile for yourself and thus score points with competencies and let yourself be found. You can also submit offers for interesting jobs and contact potential clients.

  1. Networking

It’s the most used way to gain clients and thus orders. By participating in events, referral marketing to acquaintances and friends, or attending courses and seminars, you can quickly and easily build a network.

There is no one right way to become a successful freelancer. There are many facets to customer acquisition and it’s worth trying them all. Depending on the engineering industry, some measures are more effective and others less useful.

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L’intérim en Belgique : des régions aux économies différentes

L’intérim en Belgique : des régions aux économies différentes

La Belgique est un pays fédéral qui reflète bien les différences de culture et de communautés différentes (flamande, germanophone et francophone). On retrouve des différences concernant l’appréhension des prestataires RH d’une région à une autre.

On remarque que la Flandre et les germanophones ont une approche plus pragmatique du rôle des prestataires privés dans le marché. Du côté francophone, on retrouve une plus forte aversion aux prestataires privés et une difficulté à accepter le rôle des opérateurs marchands, contrairement à la convention OIT 181, ce qui rend la communication parfois difficile.

Les régions ont également des économies différentes, ce qui a un impact très important sur l’intérim. À Bruxelles par exemple, le secteur de l’industrie est peu présent, contrairement à la Flandre, une grande région industrielle, très moderne et possède une économie florissante. Mais son déploiement commence à être freiné par la pénurie de candidats. L’essentiel de l’activité se trouve au nord du pays.

Au sud, en Wallonie, le tissu industriel datant de la révolution industrielle est mort et la reconversion est lente et difficile. Cependant, cette région est aujourd’hui leader mondial dans le domaine pharmaceutique et des biotechnologies, mais cela ne suffit pas à générer du travail pour l’ensemble des intérimaires possibles. Dans l’est du pays, en communauté germanophone, l’économie est quant à elle plus locale, avec un nombre de grandes entreprises restreint. Mais fortement influencé par le modèle allemand, l’apprentissage en alternance y est une clé d’une économie solide.

Les profils des candidats

Federgon publie tous les deux ans une étude concernant le profil des candidats, la dernière datant de 2022. Si autrefois les analyses réalisées déterminaient un profil moyen, la fédération s’est rendu compte au fil du temps que le visage de l’intérim était multiple. Selon les publics, on observe des différences flagrantes.

L’intérim en Belgique s’adresse encore aujourd’hui majoritairement aux fonctions ouvrières, plutôt légèrement masculine et généralement jeune. Mais, on remarque aussi des évolutions vers la parité entre les fonctions ouvrières et employées, notamment liées au choix de la Belgique d’essayer ne plus distinguer les différences entre les deux statuts.

De plus, la diversité est le point fort de l’intérim qui se démarque fortement sur ce point. Et c’est une grande fierté. Une présence féminine très forte et marquée dans les secteurs à dominance masculine comme l’emploi ouvrier, la part des intérimaires de plus de 45 ans s’élève à 20 %. La Belgique est également le premier employeur des publics jeunes avec et sans qualification ainsi que des publics d’origine étrangère.

On retrouve 5 groupes de profils assez distincts :

  • Les jeunes sans qualification ou avec peu de qualification, à la recherche d’expériences.
  • Les jeunes avec des qualifications importantes, cherchant à valoriser cette expérience pour trouver l’employeur avec lequel ils souhaiteraient continuer à travailler.
  • Les profils majoritairement féminins souhaitant s’insérer dans le monde du travail après une longue pause.
  • Les profils présents dans l’intérim depuis de nombreuses années, notamment dans les métiers en pénurie.
  • Les intérimaires plus âgés souhaitant retrouver le marché du travail ou d’en faire leur mode de travail de la dernière partie de leur carrière.

L’intervention des représentants politiques pour améliorer le travail en intérim

Le système en Belgique est à la croisée de la culture germanique et latine et son fédéralisme répond bien à cette complexité. Ce sont les partenaires sociaux, les représentants patronaux et syndicaux qui ont la première main sur les matières socio-économiques. Les partenaires sociaux gèrent entre autres les réalités sectorielles dont celles de l’intérim.

Le CDI intérim n’a toujours pas été rendu possible en Belgique, contrairement à la France et à l’Allemagne.

Le monde de l’intérim étant très régulé et paritaire, cela permet aux syndicats d’avoir une vision et de cocréer les conditions d’exercice du travail d’intérimaire. M. le Grelle constate en ce sens des évolutions positives même si des difficultés persistent. C’est le cas par exemple du CDI intérim, qui n’a toujours pas été rendu possible en Belgique, contrairement à la France et à l’Allemagne, car les syndicats s’opposent à la signature des deux conventions collectives de travail indispensables pour le mettre en œuvre.

En Belgique, la loi sur l’intérim de 1987 a été prise par le fédéral et offre un cadre national valable pour l’ensemble du territoire. Les régions ont chacune leur système d’agrément des agences de travail intérimaire et exercent cette compétence avec leurs propres règles, ce qui engendre des situations parfois complexes. Pour le directeur de Wallonie et Bruxelles, l’appui des représentants politiques est encore timide. M. le Grelle cite en particulier le cas récent des aides à l’emploi publiques en matière de mise au travail des chômeurs jeunes et de longue durée, les deux publics cibles de l’intérim, pour lesquels la Wallonie vient de refuser que le secteur en soit bénéficiaire.

En effet, les représentants politiques considèrent comme un mauvais message l’éligibilité des entreprises de travail intérimaire à ces aides alors qu’elles n’offrent que des contrats courts. Les travailleurs ne recevront ces réductions dès à présent qu’à condition d’obtenir un contrat de minimum deux mois. Federgon défend avec assurance les intérêts du secteur.

Le but est avant tout d’avoir un marché de professionnels formés à tous les outils nécessaires pour devenir une partenaire des services publics de l’emploi.

Comment la fédération peut-elle mettre en valeur l’image du travail temporaire en Belgique ?

Federgon travail à différents niveaux, législatif et paralégal depuis plus de 50 ans. Ce fut la lutte pour l’obtention de la reconnaissance de l’intérim, l’adoption d’une loi sur le travail intérimaire, puis la création d’un secteur à part entière en collaboration avec les organisations syndicales et l’adoption de conventions collectives de travail à intervalles réguliers.

La fédération patronale a aussi pour but de faire de l’autorégulation, avec la mise en œuvre par exemple d’un code de bonne conduite où d’un système de formations obligatoire pour tous les consultants en intérim. Il comprend, entre autres, l’obligation de présenter un examen chez Federgon avant de pouvoir entrer en contact avec la clientèle. Le but est de former des professionnels du droit social, du droit de la sécurité sociale, du bien-être au travail, mais aussi préserver la diversité et la non-discrimination qui représentent des valeurs fondamentales. À cela s’ajoute les formations en continu ainsi que des actions spécifiques en directions d’un certain nombre de groupes cibles.

Le but est avant tout d’avoir un marché de professionnels formés à tous les outils nécessaires pour devenir un/une partenaire des services publics de l’emploi, pour pouvoir offrir des emplois permettant aux candidats d’atteindre des emplois durables pour ceux qui le souhaitent.

Quels sont les prochains projets concrets que Federgon compte entreprendre ?

De nombreux projets sont en cours, mais le directeur de Wallonie et Bruxelles en cite plusieurs :

  • La mise en œuvre d’un CDI intérim pour offrir de réelles offres d’emploi durables et ne plus fournir que du travail précaire
  • La mise en œuvre de trajets de transition, c’est-à-dire permettre à des salariés souhaitant changer d’environnement ou à l’employeur ne souhaitant plus poursuivre avec un collaborateur, d’avoir la possibilité de trouver un autre travail, sans passer par un licenciement ou une période de chômage. Federgon a un cadre légal qui débute pour permettre cette nouvelle façon d’opérer et souhaiterait mettre ce projet rapidement en œuvre.

Quel potentiel dans la numérisation pour le secteur du travail temporaire ?

En Belgique, ce sujet n’est pas récent et Federgon a rendu possible depuis plusieurs années les contrats de travail électroniques pour le travail intérimaire.

De même, les tickets repas pour les intérimaires se présentent maintenant sous la forme d’une carte électronique centralisée par Federgon.

Un système de déclaration électronique des travailleurs a aussi été mis en place avec la sécurité sociale, pour contrôler la fraude sociale. Les liens avec l’administration sur le plan informatique sont très forts.

Il faut cependant ne jamais oublier que le rôle d’un recruteur est, au final, qu’une personne se sente bien au sein de l’entreprise, avec sa culture et ses collaborateurs, ce qui est plutôt de l’ordre du sensoriel. C’est ce qui pourrait représenter la limite entre la machine et les hommes.

Et quel rôle jouera l’intelligence artificielle dans l’avenir de l’intérim ?

Tout recours à l’informatique, à des systèmes de recherche ou de sélections sont plus ou moins automatisés. L’intelligence artificielle est fortement utilisée pour la rédaction des offres, comme la recherche de profils. Les grands groupes font des développements très importants dans ce domaine. En ce qui concerne l’identification de compétences dans les CV ou en dehors, nous n’en sommes qu’au début. Il faut cependant ne jamais oublier que le rôle d’un recruteur est, au final, qu’une personne se sente bien au sein de l’entreprise, avec sa culture et ses collaborateurs, ce qui est plutôt de l’ordre du sensoriel. C’est ce qui pourrait représenter la limite entre la machine et les hommes.


A propos d’Arnaud le Grelle

Arnaud le Grelle est arrivé chez Federgon après avoir exercé en tant que professionnel du lobbyisme pendant une quinzaine d’années. C’est son intérêt pour le marché du travail qui l’a conduit à rejoindre la fédération Federgon pour laquelle il travaille depuis bientôt vingt ans en tant que directeur pour la Wallonie, Bruxelles et la Communauté Germanophone.

Source : Esther Godin / index Advertsdata

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Green jobs : la pénurie de talents verts risque de ralentir la transition écologique

Les défis climatiques commencent à faire évoluer les compétences recherchées par les entreprises en Belgique. En effet, l’éclosion d’un monde plus durable transforme progressivement notre économie et l’offre de produits et de services des entreprises et cela a un impact direct sur l’emploi et les profils qu’elles recherchent.

Selon une enquête de ManpowerGroup menée auprès de 510 entreprises

Six employeurs sur 10 ont placé cette préoccupation à l’agenda de leur gestion des ressources humaines : 22% des entreprises interrogées déclarent avoir déjà mis en place une stragégie RH pour répondre aux défis environnementaux, tant au niveau du recrutement que de la gestion des compétences, 21% recrutent déjà activement des profils spécifiques et 20% commencent à définir les compétences nécessaires pour les Green Jobs.

A l’inverse, 13% déclarent ne pas avoir de besoin en la matière, 8% n’ont pas encore défini les compétences recherchées et 9% ne savent pas exactement à quoi cela correspond.

Notre enquête montre qu’un nombre croissant d’entreprises sont à la recherche de profils permettant de supporter la transition écologique

« La transition est en marche et les états, les régions ou des organisations de toute taille ont fixé leurs objectifs pour lutter contre le réchauffement climatique » explique Sébastien Delfosse, Managing Director de ManpowerGroup BeLux.

« Notre enquête montre qu’un nombre croissant d’entreprises sont à la recherche de profils permettant de supporter cette transformation. Cependant, la pénuries de talents verts risque d’hypothéquer leurs progrès. En effet, près  d’un employeur belge sur deux engagé dans cette voie ne  trouve pas les profils verts spécifiques et 80% éprouvent des difficultés à remplir leurs postes vacants en général. 

C’est très préoccupant, quand on sait –  comme l’a confirmé une étude menée par Climact, LENTIC-ULiège et HIVA- KU Leuven (2 –  qu’à l’horizon 2050, 45% des emplois en Belgique pourraient être modifiés par la transition écologique.  Dans ce contexte, la formation (reskilling & upskilling) et la préparation des nouvelles générations à ces nouveaux enjeux sont des priorités à court et moyen terme. »

Les Green jobs et les Green skills

Le spectre d’opportunités professionnelles offertes par la transition environnementale est déjà assez large et continuera à s’étendre au cours des prochaines années. Il faut distinguer les emplois verts des compétence vertes.

Les emplois verts  regroupent des fonctions spécifiques visant à préserver ou restaurer l’environnement –  il peut s’agir notamment d’emplois en rapport avec les énergies renouvelables ou les économies d’énergie, la construction  et la rénovation des bâtiments, la biodiversité, l’agriculture durable, la mobilité, la gestion des déchets, l’économie  circulaire etc. Les compétences vertes viennent se greffer sur les compétences de base afin d’intégrer la dimension durable dans l’exercice de la profession – par exemple pour adapter des produits ou services à de nouvelles normes environnementales.

Selon l’enquête de ManpowerGroup, les métiers qui demandent le plus de ‘green skills’ en Belgique sont, dans l’ordre :

  • Fabrication, la Production et la Construction (29%)
  • Logistique (27%)
  • Engineering (26%)
  • IT et la Data (26%)
  • Sales & Marketing / Office Support (25%)

La pénurie de talents verts : difficulté numéro un pour les entreprises engagées dans la transition

Selon les entreprises belges qui envisagent d’intégrer des profils « verts » au sein de leurs effectifs, les défis les plus importants à relever dans ce processus sont :

  • trouver du personnel qualifié (47%) ;
  • créer des programmes de formations adaptés (37%) ;
  • comprendre quelles sont les compétences qui doivent être mises à jour (32%) ;
  • identifier les compétences nécessaires (26%) ;
  • calculer le retour sur investissement (25%).

30% des entreprises sondées n’ont pas encore placé les green jobs à leur agenda

Pour les entreprises sondées qui n’ont pas prévu de se positionner sur le sujet :

  • 37% ne savent pas définir ce que sont les Green Jobs ;
  • 31% pensent que les Green Jobs ne sont pas applicables dans leur activité ;
  • 16% pensent que les Green Jobs ne font pas partie de leurs priorités
  • 13% estiment qu’elles ont une activité trop petite ;
  • 11% considèrent que les Green Jobs coûtent trop cher ;
  • 10% pensent que c’est une mode.

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Quand la délocalisation nous pousse à se partager les profils ingénieurs

Onshoring is being driven by tensions with China and the war in Ukraine, which have made supply lines seem more fragile than ever. But while nations want to make the products that are most essential to their net zero ambitions, after years of manufacturing overseas, expertise is in very short supply.

We’re already seeing some companies sharing talented people and I expect to see much more of this. My city of Antwerp, which is home to the second largest petrochemical cluster in the world, is showing the way. A consortium has been created which allows the members to share their engineers in a joint project to tackle CO2 emissions.

I think it’s inevitable, too, that far more engineers will turn to contracting because growing demand will offer them job security, flexibility and rewarding projects. The opportunities will be enormous, but success is not guaranteed. They’ll need to complement their technical expertise with soft skills like communication in a tight-knit community where reputation can make or break careers.

Older industries must become efficient fast

In the end, however, we’ll simply need more engineers. There are solutions but none of them are easy. In the US, for example, the Reshoring Initiative predicts that 400,000 jobs will be created by reshoring and foreign direct investment this year. It says that five million US manufacturing jobs remain overseas – for now – and a “massive skilled workforce investment” is needed.

Training existing engineers to work on projects like the manufacture of wind turbines, solar panels, or battery storage systems could provide some of the skilled workers needed. That sounds simple but there just aren’t enough to go around. If we train engineers on these new technologies, older and less glamorous industries will be stripped of talent.

We’re already seeing this in Antwerp. Project One is a €3bn investment in a new facility to produce ethylene, an essential ingredient in everything from wind turbine lubricants and blades to solar panels. It’s an important development for Europe but is sucking in engineering talent from across the economy.

This will become a familiar scenario in the coming months and years. Older industries will either have to become very efficient, very fast, or, ironically, move manufacturing offshore to regions where engineers are more plentiful.

Europe’s skills dilemma

In Europe, the Green Deal Industrial Plan was launched this year to enhance the competitiveness of the EU’s net zero industry and support the transition to climate neutrality. Between 35% and 40% of all jobs are expected to be affected by the green transition and one of the plan’s four pillars focuses on developing the skills needed for well-paid jobs.

The European Commission plans to establish Net-Zero Academies to roll out upskilling and reskilling programmes in strategic industries. The embattled European battery industry, for example, which has already received nearly €8bn of public support, identifies strengthening the EU’s workforce and skills as one of its six objectives.

Skilled workers will also be needed for plans set out in the European Critical Raw Materials Act, which aims to bring the EU closer to its climate ambitions by improving the refining, processing, and recycling of critical raw materials in Europe. They are needed for manufacturing key technologies for wind power generation, hydrogen storage and batteries.

Send engineers into schools

Amid this burgeoning demand for talent, we face an added dilemma. The engineering workforce is ageing and large numbers are set to retire, with far too few young entrants to the profession. Efforts are being made in every country to encourage young people into STEM professions. In Antwerp, (petro) chemical engineers regularly visit schools to inspire the next generation and we need to see more of this.

Migration could also be part of the solution, but some regions find it easier than others to attract professionals. The US, Canada and Australia, for example, find it easier because of lifestyles and because they have the space to build cutting-edge manufacturing facilities from scratch. Europe, on the other hand, is finding it increasingly difficult to attract expertise.

The rise of artificial intelligence has come at the right moment to play a part in solving the onshoring conundrum. It may help to mitigate the impact by freeing qualified engineers to focus on more complex and strategic tasks. If you asked ChatGPT to create an electrical scheme, for example, it could probably do it much faster than an electrical engineer. So greater integration of AI platforms and tools will help.

Increasing diversity and encouraging more women and those from ethnic groups could also help to increase the inflow of talent into engineering. But it won’t make a significant difference on its own. Still today, many women don’t choose engineering as a career and those that do often make lifestyle decisions which mean they end their career early or work part time.

There is no easy answer to the engineering skills gap, and the onshoring of critical manufacturing will only make the challenge more difficult and more urgent. It will take a combination of approaches to begin to tackle it, from sharing talent and upskilling to using AI, attracting professionals from overseas, improving diversity and encouraging more people into STEM. Governments need to step up and meet the challenge head on.

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