Monthly Archives: octobre 2020

Les assurances: quelles sont celles que le freelance doit obligatoirement souscrire ?

Comme freelance, vous avez l’obligation de souscrire une assurance responsabilité civile auto (si d’application) et une assurance responsabilité professionnelle. Si vous opérez dans des lieux publics, vous devez souscrire une assurance responsabilité civile en cas d’incendie ou d’explosion. Ci-après, nous passons ces assurances plus en détail.

L’assurance responsabilité civile auto

Toute personne se déplaçant avec un véhicule non assuré en responsabilité civile ou non couvert par une assurance valide, risque une lourde amende. Votre véhicule de société doit être assuré, au même titre qu’un véhicule privé. En cas d’accident avec en plus des dommages causés à des tiers, c’est l’assurance du véhicule qui vous couvrira.

Si vous avez subi des dommages à votre véhicule, vous ne serez indemnisé que si la partie adverse est responsable.

Si vous êtes responsable de l’accident, ou si vous êtes victime de vandalisme ou d’un vol sans connaître la partie adverse, l’assurance de votre véhicule ne vous couvre pas. Pour pouvoir récupérer ces frais, vous devez souscrire une assurance omnium.

Éléments pris en compte pour le calcul du coût de votre assurance :

  • Les données de votre véhicule : marque, modèle, mois/année de construction, type de carburant, etc.
  • Type d’assurance : assurance standard ou assurance omnium.
  • Profil du conducteur : âge, date de délivrance du permis de conduire, nombre d’années sans accident, etc.

Pour plus d’information :

L’assurance responsabilité civile en cas d’incendie ou d’explosion

Si vous opérez dans des lieux publics, vous devez souscrire une assurance responsabilité civile en cas d’incendie ou d’explosion. Cette assurance vous couvre à titre personnel, ainsi que votre entreprise et les tiers.

Prenons le cas où un incendie se déclare dans vos locaux et cause des dommages à un client. Ce client peut vous tenir responsable, même si la cause de l’incendie ne vous incombe pas.

Les garanties et les montants assurés sont fixés par la loi. Une indexation est appliquée annuellement.

Une liste complète des espaces auxquels s’applique une obligation d’assurance est publiée dans le Moniteur belge. Quid en cas d’hésitation concernant l’assurance à prévoir pour tel ou tel espace public ? Contactez les services techniques de votre commune.

Assurance responsabilité civile professionnelle (RCP)

L’assurance responsabilité professionnelle couvre la responsabilité contractuelle entre vous et votre client. En cas de dommage, il sera déterminé s’il y a un lien de cause à effet entre l’erreur que vous auriez commise et les conséquences de cette erreur. On parle alors d’erreur professionnelle ou de faute professionnelle. Dans ce type de situation, cette assurance vous couvre donc vis-à-vis du client quant aux conséquences financières.

Cette assurance est du reste souvent mentionnée dans les contrats : le client stipulant que l’indépendant/freelance doit être assuré en responsabilité professionnelle.

Les indépendants exerçant une profession libérale sont notamment tenus de souscrire cette assurance. Prenons le cas d’un architecte qui a fait une erreur conséquente sur un plan de construction, entraînant qu’une partie d’un bâtiment soit reconstruite. Le client sera indemnisé pour les conséquences de cette erreur, et l’architecte sera financièrement couvert.

Les indépendants exerçant une profession médicale, tout comme les freelances exerçant une profession intellectuelle, tels les organisateurs de voyages, les comptables, les courtiers d’assurance, les agents immobiliers, etc., sont tous tenus de souscrire cette assurance.

La prime d’assurance dépend des éléments suivants :

  • Le type d’activité professionnelle
  • Le montant à assurer
  • Le nombre de personnes à assurer

Pour plus d’information

Vous obtiendrez toute information auprès de votre assureur et de votre caisse d’assurances sociales. 

Ceci étant la 1ère partie d’une série d’articles ‘Freelances et assurances’. Dans la 2e partienous examinons les polices d’assurance recommandées pour les freelances, et dans la 3e partie les assurances ‘nice to have’ pour freelances.

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Stephanie De Wulf (Gouvernement flamand) : « Le Workforce Planning est une clé essentielle de la well-being philosophy »

« Si en tant que représentants du Gouvernement flamand, nous voulons être agiles et efficaces, il est essentiel de remettre judicieusement en question nos fondements stratégiques », nous dit Stephanie De Wulf. « Avec mon équipe, j’ai défini les grandes lignes stratégiques de la politique ‘talent and well-being’ qui forme le cadre de la gestion RH des 60 départements et agences du Gouvernement flamand. » Avec en finalité, une vision qui concerne les 27.000 collaborateurs du Gouvernement flamand.

L’essentiel étant d’aborder ma vision d’une politique RH avec les talents en perspective.

Sur quoi mettez-vous particulièrement l’accent au niveau de votre politique RH ?

Stephanie De Wulf : « Nous veillons à mener la politique RH du Gouvernement flamand avec les talents en perspective : les bonnes compétences au bon moment et au bon endroit. Avec pour but d’atteindre les objectifs organisationnels. Ce qui exige de réfléchir très précisément aux compétences dont nous aurons besoin au moment T, et sous quelle forme de relation professionnelle. Sans omettre de veiller à la mobilité en interne de nos collaborateurs dans leur parcours de carrière, et de répondre à leurs attentes professionnelles. Suivant les capacités et les ambitions de chacun. »


À propos de Stephanie De Wulf

Stephanie De Wulf a 39 ans et travaille pour le Gouvernement flamand depuis 2008, et pour l’Agence du Personnel public depuis 2015. Elle a étudié les sciences commerciales, option RH, et a très vite su qu’elle voulait devenir HR Manager. Stephanie a débuté sa carrière comme responsable du personnel et du développement organisationnel au Département de l’Agriculture et de la Pêche. Ensuite, elle est arrivée à l’Agence centrale des ressources humaines du Gouvernement flamand (AgO). En quelques années, la HR Manager s’est investie dans différentes fonctions, tout en assurant sa formation dans des domaines liés aux ressources humaines. Elle obtint un master en droit social et un master en psychologie du travail et des organisations. « La gestion du personnel demande une approche économique mais aussi humaine », affirme l’experte RH. Stephanie veut stimuler le parcours de la carrière des collaborateurs de son organisation, et par la même occasion, la sienne. C’est sa façon de faire le point sur son propre ressenti. Et la balance est bien équilibrée. « Je trouve mon job super attractif, je fais à 100% ce qui m’intéresse et j’en retire pleine satisfaction. Ce n’est pas forcément simple à obtenir, car même si ce que vous faites est passionnant, vous devez savoir faire preuve de persévérance. »


Retrouve-t-on la politique RH définie par que l’AgO (l’Agence du Personnel public) dans tous les départements et agences du Gouvernement flamand ?

Stephanie De Wulf : « Chaque entité assume son propre pouvoir décisionnel et possède sa propre équipe RH qui gère en toute autonomie. En tant qu’AgO, nous leur proposons un cadre opérationnel et les outils pour développer une politique RH stratégiquement étayée, correspondant aux objectifs assignés. Les accents sont donc placés suivant l’entité. Toutefois, notre ambition est d’évoluer vers une structure de holding. Nous voulons arriver à travailler ensemble de manière participative, car le partage des responsabilités est le moyen le plus durable de créer de l’adhésion. Nous savons que des décisions ou des changements stratégiques demandent d’obtenir du temps et de l’espace en suffisance, pour bien indiquer aux parties concernées leur importance et leur nécessité. Dans les plus de 60 entités, nous avons besoin de personnel RH, mais également des meilleurs, et pour assurer le tout, d’une politique. Car les différents intérêts en jeu sont nombreux. »

Si cela ne tenait qu’à moi, nous façonnerions notre workforce en fonction de scénarios. Il est trop simple de penser que nous avons besoin partout de personnel fixe.

Quelles sont vos priorités vis-à-vis du Gouvernement flamand ?

Stephanie De Wulf : « Je crois fermement au Strategic Workforce Planning et au mix de formes d’emploi. Nous préférons anticiper la politique RH qui sera d’application d’ici 2 à 5 ans sur base des objectifs de l’organisation. Si cela ne tenait qu’à moi, nous façonnerions notre workforce en fonction de scénarios. Il est trop simple de penser que nous avons besoin partout de personnel fixe.  Ce n’est que lorsque nous rencontrons quelque problème, tel un profil difficile à recruter ou trop peu de marge budgétaire, que nous nous tournons vers des externes. Même si je crois qu’avec le workforce planning, vous devez dès le départ réfléchir à long terme à la forme d’emploi la plus appropriée pour des projets spécifiques ou des objectifs à atteindre. En combinant différentes formes d’emploi, travail temporaire, collaboration avec des freelances, stagiaires, cocréation, vous augmentez la flexibilité. Il faut également stimuler la mobilité en interne, en la rendant accessible aux collaborateurs fixes. Nous travaillons actuellement sur un arbre de décision pour déterminer la forme d’emploi recommandée dans telle ou telle situation. L’outil est encore en phase d’aménagement et nous allons le tester en interne, mais il représente déjà la façon dont nous envisageons les effectifs à l’avenir. Je réalise que ce sera un grand changement pour les entités. Nous avons encore du trajet à parcourir, mais le travail de recherche m’apprend que cela peut s’appliquer à d’autres organisations. »

Il y a deux ans, nous avons lancé le projet ‘Une carrière entre ses mains’.

Vous avez évoqué la workforce externe, mais également la flexibilité en interne. Quelles sont les étapes fixées par le Gouvernement flamand ?

Stephanie De Wulf : “Il y a deux ans, nous avons lancé le projet ‘Une carrière entre ses mains’. Nous avons fourni aux collaborateurs des outils de réflexion pour leur carrière : quels sont mes talents ? Suis-je en adéquation avec mon job ? Comment est-ce que j’envisage les 10 à 20 prochaines années ? La jeune génération qui arrive sur le marché du travail réfléchit à cela naturellement. Je remarque par exemple qu’elle accorde beaucoup d’importance au feedback. Nous collaborons en permanence avec des stagiaires, et nous voyons qu’ils connaissent très bien leurs capacités et savent vers où ils veulent aller. Ils veulent tout découvrir et prendre des initiatives. À la base, les générations précédentes ne pensaient pas de cette façon. Nous avons donc proposé des outils d’orientation de carrière online et offline. Ils ont clairement eu en interne un effet de sensibilisation. Les collaborateurs ont grandement appris, et en tant qu’organisation, nous en avons retiré d’intéressants éléments. L’objectif d’un travail qui a du sens est très marqué (même si ce que cela représente précisément est propre à chacun). Citons par exemple la flexibilité dont certains collaborateurs ont dû faire preuve au moment du récent confinement. Pour certaines fonctions exécutives, il n’y avait tout à coup plus de travail. Les collaborateurs et les entités ont pu solutionner cela avec flexibilité. Dans le même temps, nous avions grand besoin de profils spécifiques dans certaines agences, comme par exemple chez Soins et Santé. Un appel spontanément lancé auprès des collaborateurs du Gouvernement flamand a permis d’obtenir 100 candidats en à peine 24 heures. Précisément du fait que l’objectif était clair dans la situation de crise sanitaire. J’étais heureuse de constater la volonté des collaborateurs d’être à ce point flexibles. »

Chacun est différent, et chacun mérite une approche personnalisée. C’est une vision des choses qu’en tant que manager je trouve essentielle, et que je respecte dans tout ce que j’entreprends.

Depuis quelques mois, vous menez également la politique de well-being. Quelle en est votre définition ?

Stephanie De Wulf : « Je pense qu’il est important d’être conscient des éléments qui interviennent dans le bien-être des collaborateurs dans le contexte professionnel. Le leadership tient un rôle important, mais également les collègues et le soutien social attendu. Un travail stimulant, une autonomie et son implication au sein de l’organisation comptent aussi. Nous voulons renforcer le bien-être, car un collaborateur heureux est un collaborateur performant, qui effectue son travail avec plaisir et qui n’hésite pas à parcourir un mile de plus. Nous prenons le pouls de notre personnel via des sondages, et nous avons mis au point une boîte à outils pour améliorer leur bien-être. Cela concerne les responsables, le personnel RH et les collaborateurs. Nous nous sommes inspirés du concept de la Maison des capacités professionnelles. Au-delà des sondages effectués auprès du personnel, l’absentéisme pour maladie est un bon indicateur de bien-être. Nous avons vu les chiffres de l’absentéisme augmenter assez fortement au cours de ces dernières années (pareil aux autres secteurs d’activité). On attribue généralement cette situation à l’augmentation de la charge de travail. S’il est vrai que l’organisation doit devenir plus agile et plus efficace, il est également vrai que nous devons diminuer la pression du travail avec des méthodes alternatives. Selon moi, une approche stratégique d’une workforce externe est l’une des clés à utiliser. La façon dont des externes ou des formes de cocréation et d’innovation pourront nous aider ? C’est là un beau sujet de réflexion. Mais nous avons constaté que les collaborateurs qui sont réintégrés après un problème de burn-out sont généralement affectés à une autre fonction dans l’organisation. Cela nous apprend que jusque-là, l’on n’utilisait pas forcément leurs capacités et leurs talents. La pression du travail n’est pas nécessairement liée à la quantité de travail, mais peut surtout être due à la combinaison de la fonction, des compétences et de la personnalité du collaborateur. Chacun est différent, et chacun mérite une approche personnalisée. C’est une vision des choses qu’en tant que manager je trouve essentielle, et que je respecte dans tout ce que j’entreprends. »


‘Women in Contingent Workforce Management’

De plus en plus d’organisations professionnalisent l’engagement de leurs talents externes. NextConomy tenait donc à présenter une série d’interviews dont le thème central est ‘Women in Contingent Workforce Management’. Nous espérons que leur contenu saura inspirer et éclairer tous ceux et toutes celles qui sont impliqués de près ou de loin dans l’engagement d’externes. Nous voulons plus particulièrement dire aux femmes que des carrières passionnantes les attendent dans un domaine relativement nouveau et méconnu, mais qui est résolument tourné vers l’avenir et qui revêt une importance stratégique croissante pour les organisations.

D’autres interviews composant cette série sont disponibles ici.


 

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« Pour gérer la crise, il est temps que les politiques écoutent ce qu’il se passe sur le terrain ! »

Le feu aux poudres

Vincent Maillen, comme beaucoup d’indépendants, a un parcours surprenant : après onze ans à l’armée, des cours du soir en comptabilité et marketing, il s’est lancé à son propre compte dans le secteur de la construction. Ça fait 20 ans qu’il tient la barre. Et puis arrive une épidémie, un monde à l’arrêt, une économie qui tousse. « Pendant le confinement, quand j’ai réalisé que rien n’était prévu pour les travailleurs indépendants, j’ai écrit un post assez long sur mon compte Facebook privé. J’y expliquais qu’on allait tous se retrouver dans une merde noire… Et j’ai rapidement reçu énormément de retours. L’informaticien avec lequel je travaille m’a vite appelé et m’a dit « Vu comme ça démarre, il faut que tu fasses une page. » Une page nommée sobrement « INDEPENDANT », pour entretenir une communauté, organiser des échanges, partager des informations et des témoignages. « A partir de là, ça s’est enchaîné très vite et de manière assez naturelle, avec la mise en place de webinars, d’interviews en live avec certains de nos politiques, comme Willy Borsus qui est directement concerné. »

Pendant le confinement, quand j’ai réalisé que rien n’était prévu pour les travailleurs indépendants, j’ai écrit un post assez long sur mon compte Facebook privé

Parler vrai

Vincent Maillen le dit sans détour : l’objectif de base de ce groupe Facebook, c’est d’éviter un maximum de faillites. De prendre les choses en mains, donc. D’agir avant qu’il ne soit trop tard. « Ce qui me motive depuis le début, c’est de trouver des solutions avec les gens qu’on rencontre et avec lesquels on travaille. L’indépendant n’est pas quelqu’un qui quémande des aides faciles, c’est une personne qui veut s’en sortir, qui veut travailler, qui veut que ça marche. C’est ça que je cherche à mettre en avant. » Et c’est aussi ça qui marche : la franchise et l’espoir. « Depuis le début de cette histoire, je parle vrai, sans langue de bois et avec des personnalités pertinentes, quel que soit le parti, la femme ou l’homme politique : je fais la part des choses et toujours bénévolement, en essayant de rester dans la communication constructive, pas dans l’émotionnel, même si des milliers de personnes jouent leur vie, moi y compris. Du coup, les gens ont confiance. »

L’objectif de base de ce groupe Facebook, c’est d’éviter un maximum de faillites. Depuis le début de cette histoire, je parle vrai, sans langue de bois et avec des personnalités pertinentes

Deux poids, deux mesures

Sans vouloir stigmatiser les travailleurs du pays, le fondateur de « INDEPENDANT » met en lumière les difficultés financières conséquentes à la crise sanitaires qui secouent beaucoup plus violemment les Belges qui travaillent à leur propre compte que les autres. « Il n’y a pas photo ! Prenez les fonctionnaires et les salariés qui touchent 100% de leurs paies depuis le début de l’épidémie, avec les dépenses qui diminuent : tant mieux pour eux, mais ils subissent la crise COVID sans aucun souci financier. Pendant ce temps-là, l’indépendant qui ne peut plus travailler, et dont le chiffre d’affaires ne redémarre pas, il vit doublement la crise ! Ces gens-là ont besoin d’aides, ils ont besoin d’argent ! Il est urgent d’annuler leurs cotisations sociales, il faut des décisions radicales maintenant, hier même ! Mais pas dans un mois. »

Sauvetage en hautes mers

Mathématiquement, Vincent Maillen est persuadé qu’un coup de pouce financier de l’état aux indépendants serait une excellente opération pour l’ensemble de l’économie belge. « Aujourd’hui, si on est 300.0000 indépendants en Belgique et que certains d’entre nous ont besoin de 20.000€ ou 30.000€ pour s’en sortir, ça coûtera assurément moins cher aux caisses du pays de sortir ces sommes aujourd’hui que de rattraper les drames sociaux et économiques qu’il faudra affronter dans quelques années, voire dans quelques mois !  Et puis il y a aussi la question de l’outil : si on perd les TPE et les PME de Wallonie, on va perdre bien plus que des chiffres et des euros… » D’ailleurs, dans son combat, Vincent Maillen accorde une place importante aux échanges et témoignages. « Beaucoup des messages que je reçois viennent d’indépendants qui sont au bout du rouleau. J’ai envie de leur dire de ne pas perdre courage ! Évidemment qu’on ne devient pas indépendant pour aller pousser la porte du CPAS, mais il faut le faire ! Et surtout, il faut continuer à utiliser le groupe en tant que relais, que les médias continuent de nous suivre, de faire remonter nos messages, et puis voir ce qu’il se passe. »

Si on perd les TPE et les PME de Wallonie, on va perdre bien plus que des chiffres et des euros

Prendre les politiques par la main

Renforcé par la communauté qui le suit, Vincent Maillen parvient déjà à interpeller les autorités compétentes en la matière. Il trouve des oreilles attentives, mais pas forcément de bons guerriers efficaces. « Tout le monde politique connait le problème et je pense que sur le fond, ils ne sont pas de mauvaise volonté. Mais on est face à une administration compliquée qui traîne, pendant qu’on parle de contrôle fiscal et contrôles de douane… Et chaque jour qui passe, il y a quelqu’un qui ne paie pas son loyer, son ONSS, et le politique n’a pas de réponse… Willy Borsus annonçait une prime de 3.500€ fin juillet, on est en septembre et les gens n’ont toujours rien reçu. Il faut une administration qui nous soutienne plus solidement et qui nous fournisse les outils pour tenir le cap. On est dans l’urgence absolue ! » Les idées sont là, donc, mais le chemin est long. « La lenteur des prises de décisions politiques est souvent due au système institutionnel qui doit être revu. Le fédéral, le régional, on se rend compte que ça ne fonctionne pas au niveau de la communication et ça fait perdre énormément de temps à tout le monde ! La multiplication des responsables fait qu’il n’y a plus de responsable. Le politique n’est pas coupable de tout, mais il est responsable s’il ne fait rien pour que ça change. Alors maintenant il faut arrêter de tourner autour du pot et arrêter de jouer les politiciens qui se grattent pour se faire rire ! »

La multiplication des responsables fait qu’il n’y a plus de responsable. Le politique n’est pas coupable de tout, mais il est responsable s’il ne fait rien pour que ça change

Poigner dedans !

Un indépendant, plus que quiconque, se le répète chaque jour « On n’est jamais mieux servi que par soi-même. » Alors Vincent Maillen passe à l’attaque. « Je ne vous cache pas que j’ai fait un travail en sous-marin depuis deux mois. J’ai contacté les patrons de Fédérations, de l’UCM, … On a élaboré 42 questions sur le travail institutionnel, sur l’après-Covid, les mesures à court, moyen et long-terme pour sauver les indépendants. J’ai fait un rapport de tout ça et je l’ai remis au ministre Prévot en expliquant que c’était ça les réalités du terrain et qu’il était temps de nous écouter. » Écouter les indépendants, cette part de la population parfois mal vue et trop souvent abandonnée. Et pour se faire entendre, rien de tel que nos bases : l’Union fait la force.

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L’accès à la protection sociale pour les travailleurs salariés et les indépendants

Le problème

Pour ces nouveaux groupes de travailleurs, des lacunes au niveau de la protection sociale ont été identifiées dans de nombreux États membres, notamment pour l’accès aux indemnités en cas de maladie ou de chômage, la protection en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, ainsi que les prestations post-natales. Le niveau de revenus est de plus en plus utilisé pour déterminer si une activité professionnelle peut être considérée comme un ‘travail’. Alors que bien souvent, les travailleurs indépendants n’ayant que peu de rentrées financières, en particulier lorsqu’ils débutent, n’atteignent pas le seuil de revenus requis. Cela entraîne des lacunes dans la couverture sociale, et même lorsqu’ils sont couverts, les indépendants ne perçoivent que peu d’indemnisations sociale du fait qu’ils ne paient que relativement peu de cotisations.

En 2018 dans l’UE, 61 % de la population active occupaient un emploi avec une relation de travail traditionnelle (RSE) ; tandis que les 39 % restants travaillaient dans une catégorie de travail atypique ou comme indépendant (Eurostat, Enquête sur les forces de travail 2018.) Dans ces 39 % des 222 millions de travailleurs que compte l’UE, 14 % étaient des indépendants ; 8 % étaient des travailleurs temporaires à temps plein ; 4 % étaient des travailleurs temporaires à temps partiel ; 13 % étaient des travailleurs permanents à temps partiel. (source et source)

Former et inspirer

Au cours des années qui ont précédé, les régimes de protection sociale de l’UE ont été plus ou moins adaptés à la situation spécifique des indépendants et des travailleurs atypiques. Des réformes sont donc mises en place.

Entre octobre 2019 et septembre 2020, quatre workshops organisés par la Commission européenne ont traité de modèles et d’expériences d’adaptation de la protection sociale autour d’un thème central : ‘Accès à la protection sociale pour les travailleurs salariés et les indépendants’. Ces workshops avaient pour but d’appuyer les États membres et de faciliter la mise en œuvre des principes énoncés dans la recommandation du Conseil concernant l’accès à la protection sociale des travailleurs salariés et des indépendants.

Le Professeur Paul ​Schoukens (KU Leuven et Tilburg University), a lancé la série de workshops en tant qu’expert thématique, en évoquant les lacunes de la couverture sociale formelle au niveau européen, et en soulignant les avantages et inconvénients des différentes pistes de réflexion.

Experts et partenaires sociaux des États membres de l’UE ont pu échanger leurs connaissances, leurs expériences et leurs points de vue sur des questions du type : Comment la couverture sociale formelle pourrait-elle être étendue aux travailleurs atypiques et aux indépendants ? Quelles sont les principales options (en termes de conception) ? Quels sont les avantages et les inconvénients d’une approche volontaire et d’une approche obligatoire par rapport à une couverture sociale formelle ? Comment éliminer les lacunes d’une couverture sociale formelle pour certains secteurs d’activité (par ex. les indemnités en cas d’accident du travail, de maladie, de chômage) ? Les expériences acquises sur la façon de financer un niveau de protection adéquat pour l’ensemble des travailleurs et des indépendants ont également été comparées et évaluées.

Conclusion intermédiaire

La crise de la Covid-19 a clairement rappelé l’importance de l’universalité d’accès à la protection sociale. Nombreux sont encore ceux qui n’ayant que des faibles revenus ne bénéficient pas d’une bonne protection sociale. Déjà avant la crise, certains États membres ont prévu d’inclure les personnes à faibles revenus dans les régimes de protection sociale, par ex. en tenant compte des contrats de courte durée pour atteindre les seuils d’accès, en incluant les travailleurs des plateformes dans la protection sociale, ou en rémunérant les travailleurs qui ont cotisé sur une durée suffisamment longue.

Garantir une protection sociale correcte est essentiel pour la cohésion sociale et la prévention de la précarité, mais d’autres modes de protection sociale, tels que l’accès universel aux soins de santé, devraient être inclus dans un plan global, car ils contribuent à une protection sociale correcte pour tous. Certaines mesures adaptées et innovantes prises au cours de la crise sanitaire peuvent contribuer à l’adéquation d’une protection sociale sur le long terme, même si elles devront probablement être affinées et améliorées. La crise sanitaire peut servir de catalyseur pour faire admettre l’idée que les indemnités de chômage, le congé parental ou l’assurance maladie sont également essentiels pour les travailleurs atypiques et les indépendants, afin de les protéger des suites économiques attendues.


La crise sanitaire peut servir de catalyseur pour faire admettre l’idée que les indemnités de chômage, le congé parental ou l’assurance maladie sont également essentiels pour les travailleurs atypiques et les indépendants, afin de les protéger des suites économiques attendues.


Remerciements au Professeur Paul Schoukens, pour avoir partagé les présentes informations avec nous. Paul Schoukens fut également membre du panel d’experts réunis lors de la soirée-débat NextConomy & ZiPconomy du 6 octobre 2019, qui avait pour thème la sécurité sociale.

 

En savoir plus sur les quatre workshops européens ?

SCHOUKENS, P., Extending formal coverage: mandatory versus voluntary approach, Mutual Learning on Access to social protection for workers and the self-employed; 1st Workshop: extending formal coverage – Thematic Discussion Paper, DG Employment, social affairs and inclusion, European Union, 2019, 32.

SCHOUKENS, P., Mutual Learning on Access to social protection for workers and the self-employed, 2nd Workshop: Effective Coverage – Thematic Discussion Paper, DG Employment, Social Affairs and Inclusion, European Union, 2019, 21.

SCHOUKENS, P., Mutual Learning on Access to social protection for workers and the self-employed, 3rd Workshop: Adequate coverage – Thematic Discussion Paper, DG Employment, Social Affairs and Inclusion, European Union, 2020, 25.

SCHOUKENS, P., Mutual Learning on Access to social protection for workers and the self-employed, 4th Workshop: Transparency and transferability – Thematic Discussion Paper, DG Employment, Social Affairs and Inclusion, European Union, 2020, 20. (rapport suit)

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Savoir rebondir en pleine crise du coronavirus : les freelances témoignent (2/2)

Le Coronavirus a-t-il impacté vos activités ?

Pour Isabelle, la situation a frôlé le surréalisme. « Le début de la crise a été un accélérateur de business sans précédent. Tout le monde voulait optimiser sa présence en ligne. Le revers de la médaille était la situation à la maison : deux enfants en bas âge et un mari indépendant très occupé. J’ai été contrainte de passer en mode mi-temps. Le monde à l’envers ».

« J’ai fait le choix de travailler avec des clients directs plutôt que des agences. Un choix judicieux qui m’a permis de garder un flux de missions très stable, voire plus intense que d’habitude. Pas mal de clients ont profité du ralentissement pour rafraîchir leur communication et les textes de leur site Internet. Moi aussi d’ailleurs. », souligne Jenny en souriant.

Pour Bruna, la coupure fut assez abrupte. « En tant que spécialiste du voyage, j’ai connu des volcans en éruption ou encore des attentats. Mais jamais je n’aurais pu imaginer une telle catastrophe pour notre secteur. Le pire pour moi, c’est que non seulement je dois faire face à des annulations en masse, mais qu’il faut continuer à travailler (à perte) sur les dossiers pour aider les clients jusqu’au bout. »

 


Isabelle Bontridder est formatrice en stratégie de contenu et rédaction web. Elle aide les entreprises à amplifier leur visibilité sur le net.

En tant que traductrice, Jenny Vanmaldeghem adapte le contenu fourni par ses clients de l’anglais et du néerlandais vers le français.

Bruna Ferrari est agente de voyage freelance. Elle se différencie par une approche de proximité, hors agence, et une orientation client sans compromis.


 

Quelles leçons retirez-vous de cette période?

« J’ai eu la confirmation que mon secteur est porteur, mais qu’il est impératif de s’organiser en laissant une marge pour les imprévus. », souligne Isabelle. « C’est parfaitement exact », confirme Jenny. « Et j’ajouterai que nous venons d’avoir la preuve que l’être humain n’est pas fait pour travailler seul. Les groupes de réseautage sont cruciaux, et l’entraide qui en découle est d’une performance inégalée. Je suis moi-même coadministratrice du groupe Facebook Translators in Belgium, et la force qui s’en est dégagée pendant le confinement était tout simplement magique. »,.

Comment imaginez-vous l’avenir ?

« J’ai la même formation que Jenny, et je pourrais rebondir en tant que traductrice. Mais mon cœur de freelance est dans le tourisme et le voyage. Même si les perspectives sont devenues maigres, je continue à y croire et à assurer un service au top vis-à-vis de mes clients. Je sais que cela représente ma meilleure pub pour les années à venir. », explique Bruna.

Isabelle se dit quant à elle confiante au vu des besoins du marché en termes de web et de formation. « Mon offre reste pertinente et ‘future-proof’. Mais j’avoue que je garde une certaine crainte par rapport à un éventuel nouveau confinement. C’est la pire des situations pour un freelance. »

« Rien ne sera plus comme avant. Les gens vont changer leurs habitudes de travail et arriver à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Je vais moi-même affûter ma stratégie client et amplifier mon réseau. », précise Jenny.

Quel est votre ultime conseil pour les freelances qui nous lisent ?

Isabelle : Déterminez précisément vos objectifs et votre client idéal.

Jenny : Ne restez pas seul.e et osez demander conseil autour de vous.

Bruna : Croyez en vous. Vous êtes l’unique acteur de votre vie et de votre carrière.

Découvrez aussi les témoignages d’Élodie Maenhout, Benoit Dessaucy et Rafaël Lopez.

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Work in Progress : un documentaire sur le Future of Work signé Samuel Durand

Comment est née l’idée ?

L’idée est née l’année passée au retour de ma learning expedition. Quelle frustration d’imaginer devoir me limiter à contenir cette merveilleuse expérience dans un rapport d’étude de 250 pages. Au même moment je visionnais des documentaires à la fois inspirants et source d’apprentissage. C’était forcément le nouveau format dont j’avais besoin pour ouvrir la réflexion du freelancing au Future of Work. Mon projet de documentaire ‘Work in Progress’ était né.

Le documentaire n’est que la partie visible de l’iceberg sous un format de 52 minutes. Une sorte de prétexte pour stimuler le débat autour du Future of Work

De quoi s’agit-il exactement ?

La thèse de mon documentaire porte sur les nombreuses alternatives au sein du Future of Work qui permettent de donner du sens à son travail. L’angle choisi est donc celui de la quête personnelle du sens du travail. Une question qui a pris une ampleur phénoménale lors du confinement. Vous découvrirez qu’il existe différentes façons de donner du sens à son travail : au sein du salariat, du freelancing et même des collectifs.

Quels résultats peut-on attendre de ton nouveau projet ?

Le focus est mis sur 8 intervenants de choix du paysage du Future of Work. Vous connaissez certainement la première experte puisqu’il s’agit de Laetitia Vitaud. Pour la suite du casting, je vous laisse la surprise… Je pars donc à leur rencontre, dans six pays d’Europe.

Mais le documentaire n’est que la partie visible de l’iceberg sous un format de 52 minutes. Une sorte de prétexte pour stimuler le débat autour du Future of Work. Mais on ne peut pas tout dire en moins d’une heure. Autour du documentaire, nous publierons 10 capsules vidéo hors-série dans lesquelles je m’entretiens avec des experts du Futur of Work et des CEO d’entreprises impliquées dans ces thématiques. Nous prévoyons également des capsules au format ‘coulisses’ et un format rédactionnel via mes billets du futur.

Je veux éclairer et motiver les gens qui ont la volonté de donner du sens à leur travail

Soyons clair, l’objectif est aussi de faire du Future of Work un sujet d’actualité plus ancré dans la société. Comme l’est devenu le télétravail, le nomadisme digital et comme commence à le devenir la ‘Passion Economy’. Je veux éclairer et motiver les gens qui ont la volonté de donner du sens à leur travail, qu’ils soient salariés ou freelances.

Qui sont les partenaires de ces 12 mois de tournage ?

Le documentaire est soutenu par SThree, Randstad, MAIF, Natixis, Comet et Little Big Connection. Six entreprises qui s’impliquent vraiment dans le projet. Pas le genre de sponsors qui déposent un billet sur la table et avec qui on prend une photo à la fin. Non, des vrais partenaires que vous découvrirez tout au long de notre trajet et dont l’expertise est très pertinente pour les sujets traités. Nous mettons en place un séminaire de deux jours sur le Future of Work, il y aura une dizaine d’avant-premières avec des table-rondes durant lesquelles chaque partenaire sera présent.

Quels sont tes meilleurs moments de tournage jusqu’à présent ?

Il y en a déjà beaucoup. Mais certainement le premier tournage avec Laetitia Vitaud. D’abord parce que je découvrais les joies de la réalisation audiovisuelle. Mais surtout pour ce moment où Laetitia m’apprend à faire un Yoga headstand. Depuis je me surprends à en faire régulièrement dans mon salon !

Ou encore le tournage à Barcelone et notre rencontre avec Albert Cañigueral, auteur sur l’avenir du travail. On a terminé avec toute l’équipe dans son bar à tapas préféré. Un endroit où les touristes ne mettent généralement pas les pieds. Bref, un moment unique.

 

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Savoir rebondir en pleine crise du Coronavirus : les freelances témoignent (1/2)

Le coronavirus a-t-il impacté vos activités ?

« Je me souviens parfaitement du moment où tout à comme basculé. J’étais dans ma chambre d’hôtel à l’étranger, dans le cadre d’un nouveau projet. Et vu le caractère international de la proposition, l’annonce du lockdown fut synonyme de retour en Belgique. Un vrai choc, pour moi et pour mes ambitions. Au-delà du défi de devoir travailler à la maison avec mon épouse, elle-même en télétravail, et mes enfants encore en bas âge, mes missions n’ont pas été trop affectées. J’ai la chance de pouvoir travailler avec des clients qui ont les reins solides, et surtout dans un secteur où la Covid-19 est déjà un vecteur de communication en soi », explique Benoit.

Selon Élodie, le coronavirus n’a pas eu d’influence sur ses activités, mais les a carrément interrompues. « En résumé, en janvier je suis remontée en selle après un congé de maternité assez bousculé. J’étais pleine d’espoir en abordant le mois de mars. Mais l’annonce du lockdown a été le déclencheur de l’annulation de toutes mes missions et autres team buildings. Très vite j’ai eu l’idée de créer les ‘pauses-Covid’, des rendez-vous via Zoom, qui permettent aux entreprises de maintenir à distance le lien avec les équipes. »

« Oui, mes prestations de vidéaste exigent une présence sur place. Mes activités ont été mises sur pause pendant quelques semaines. Du temps libre que j’ai consacré à la réflexion. Je me suis occupé de ma famille et de moi-même. Une période d’oxygénation qui a abouti à un tout nouveau projet de live streaming. La réponse parfaite, lorsque le présentiel fait défaut en entreprises. », souligne Rafaël.

 


Élodie Maenhout se définit, entre autres, comme facilitatrice de Sens. Elle propose aux entreprises de se reconnecter en toute simplicité.

Benoit Dessaucy est social media manager freelance. Que ce soit sur le plan stratégique ou opérationnel, il aide les entreprises à se positionner sur les réseaux sociaux.

Graphiste de formation, Rafaël Lopez est vidéaste freelance dans l’événementiel (privé & professionnel). Il se définit aussi comme un self-made-man (et fier de l’être).


 

Quelles leçons retirez-vous de cette période ?

Pour les activités d’Élodie, le présentiel est la clé. « C’est alors que je fais la différence. Mais j’avoue que j’ai été forcée de me tourner vers le numérique, et que j’avais même sous-estimé son potentiel. Pendant le lockdown, j’ai organisé mon premier webinaire sur le thème du mind mapping. Mon ambition était d’obtenir 10 inscriptions, et j’ai finalement parlé devant 175 participants ! La leçon est donc qu’il est possible de maintenir son authenticité même via un écran. »

« Sans hésitation : l’importance de l’hétérogénéité de son réseau. Pour sortir d’une éventuelle impasse, il faut pouvoir compter sur une base solide. Je me suis rendu compte que mon réseau était probablement trop sectoriel, et je dois donc travailler sur la diversification », signale Rafaël.

Benoit, quant à lui, avait tout de suite compris qu’il y aurait un ‘nouveau normal’. « J’ai redéfini mon offre basée sur mes forces et mes talents. La leçon a été de donner du sens aux choses et de travailler sa capacité à rebondir. »

Comment imaginez-vous l’avenir ?

« Cette crise est un moment de questionnement. Mon avenir est désormais piloté par un nouvel objectif : consolider la relation client, être toujours prêt, et limiter l’incertitude. Cela passe par une redéfinition de l’offre et un focus sur mon propre épanouissement », exprime Benoit.

Pour Élodie, l’avenir sera fait d’un mix de présentiel et de numérique : « J’ai revisité mon offre. Je pense que pour des formations simples, le digital mérite amplement sa place. Ce qui est moins vrai pour le volet ‘facilitatrice’ de mes activités. Une chose est certaine, j’aspire à un retour aux contacts, c’est vital ! »

Quel est votre ultime conseil pour les freelances qui nous lisent ?

Benoit : Prenez le temps de structurer votre offre, et misez sur la formation continue, voire le coaching.

Élodie : Lâchez prise et remettez-vous en question. L’objectif est de (re)démarrer, sans pour autant vouloir être parfait.

Rafaël : prenez du recul et observez. Ce n’est pas la première crise que nous vivons, et pourtant on semble vite oublier les leçons du passé.

 

Découvrez aussi les témoignages d’Isabelle Bontridder, Jenny Vanmaldeghem et Bruna Ferrari.

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Optez pour une technologie qui satisfera toutes les parties prenantes

La digitalisation au service de l’entreprise

Les avantages de la digitalisation ne sont plus à démontrer. Un meilleur suivi des processus internes, un gain de temps grâce à l’automatisation, une charge de travail allégée et une marge d’erreur réduite. On comprend vite pourquoi la digitalisation est si importante aux yeux des entreprises.

Pourtant, même si les avantages sont nombreux, il ne faut pas sous-estimer l’implémentation d’une telle digitalisation. C’est un processus de longue haleine qui change fondamentalement la façon de travailler d’une organisation. Aussi, ces changements peuvent provoquer des complications ou même des réticences en interne. Il est donc primordial de bien communiquer lors de cette implémentation afin que tout le monde comprenne pourquoi cette transition est si importante et quels avantages chaque partie pourra en tirer.

Satisfaire tout le monde

Un VMS digitalise la recherche et la gestion des ressources externes et fait partie intégrante de la digitalisation. Il s’agit également d’une implémentation qui va toucher plusieurs couches de l’entreprise. C’est pourquoi nous avons illustré en étapes l’implémentation et les avantages d’un VMS pour les différents départements impactés.

Vous avez raté une partie de la série ? Retrouvez-les ci-dessous :

  1. CEO et management:  Les CEO veulent des processus de recrutement fluides qui entraînent une amélioration de l’EBITDA
  2. RH : Simplifiez la gestion de vos talents externes avec proUnity
  3. Achats : Une gestion digitale et centralisée pour les acheteurs
  4. Recrutement : Laissez faire la technologie !

La conclusion ? La digitalisation est aujourd’hui fondamentale pour les entreprises qui souhaitent aller de l’avant. Mais comment faire pour choisir les bonnes technologies ? Impliquez tout d’abord toutes les parties concernées dans le processus de décision. Prenez le temps d’évaluer plusieurs options avant de faire votre choix et de peser le pour et le contre pour chaque option. Cela vous permettra d’identifier le bon partenaire qui vous apportera une réelle valeur ajoutée !

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Beelance conclut un nouveau partenariat pour rendre les entreprises plus flexibles

 Pour en savoir plus sur ce partenariat, coffee-break avec Axel Kuborn, co-founder Silversquare et Laurent-Philipe Ham, founder de Beelance.

Le marché du travail connaît de profondes transformations. Il y a de plus en plus de travailleurs indépendants.

 A K :
A l’heure actuelle, les entreprises veulent avoir le moins de contraintes possibles. Elles veulent plus de flexibilité en ayant le maximum de possibilité pour pouvoir réagir. Elles doivent être capables d’évoluer en permanence dans des directions qui n’étaient pas initialement prévues. L’agilité & la flexibilité sont les pierres angulaires de cette construction entrepreneuriale. Silversquare apporte une solution alternative pour ajouter de l’agilité et de la flexibilité à leur travail.

LP H :

Effectivement, il y a un réel changement et de profondes transformations qui sont en train de s’opérer. Aujourd’hui, les entreprises veulent travailler en projet et/ou commencer par définir un budget avant de se lancer dans une collaboration quelconque. C’est pourquoi, ce sont les freelances qui sont les plus à même à faire évoluer cette transition. Ils apportent une réelle flexibilité et une agilité au sein de leur projet. C’est une nouvelle manière d’entreprendre et d’aborder le travail.

Vous partagez la même vision. Comment l’un et l’autre, rendez-vous le travail de l’indépendant le plus simple et le plus attractif possible ?

A K:
Silversquare, réinvente le quotidien du travailleur, en proposant des espaces et environnements professionnels, dynamiques et variés. Chaque lieu est unique, le cadre de travail est inspirant et stimulant. La finalité est de booster la productivité des travailleurs et encourager les rencontres et synergies entre les membres.
« Une entreprise a de plus grandes chances de survie dans un environnement varié et pluridisciplinaire comme le coworking, plutôt qu’isolé dans ses bureaux.»

L-P H :
« Surtout grâce à notre communauté. Beelance est une communauté belge d’indépendants du secteur ICT et numérique, d’entreprises et de partenaires, qui rend le travail du freelance plus attractif, plus simple et plus transparent.»

En levant pour eux toute une série d’obstacles administratifs, Beelance recense un nombre toujours plus grand de freelances de qualité. Ils peuvent alors se concentrer pleinement sur leurs missions et faire croître la qualité des projets ICT et numériques des entreprises. De cette manière, la startup rend plus flexible ce marché de l’emploi en pleine pénurie de talents. Une évolution attendue depuis de très nombreuses années par les entreprises.

Silversquare & Beelance attirent les travailleurs en quête de flexibilité. Avec quoi rime « FLEX » dans chacun de vos domaines ?

A K :
Le Flex office : Les membres s’inscrivent chez Silversquare pour avoir une solution d’espace de travail flexible, sans contrat de bail, sans engagement. D’Anvers jusqu’au Luxembourg, Silversquare permet à l’entrepreneur de travailler local dans un environnement qui est technologiquement cohérant.

L-P H :
Le Flex job : permettre aux entreprises de pouvoir avoir accès à des compétences le plus rapidement et le plus simplement possible. Ceux qui répondent aux mieux à ces besoins ce sont les indépendants.

 


Silversquare, pionnier et leader du coworking depuis 12 ans, est un réseau d’espaces de coworking en Belgique et au Luxembourg. Chaque espace est unique et désigné par un artiste. A ce jour, plus de 27.000m² sont mis à disposition des 2500 membres, entrepreneurs et entreprises aux profils variés.


 

Le choix de l’indépendance s’accompagne bien souvent de lourdeurs administratives et de difficultés commerciales. Comment Beelance & Silversquare facilitent la vie des indépendants ?

A K :
Silversquare facilite la vie des indépendants en construisant un réseau d’entrepreneurs dans un environnement stimulant qui permet de booster leur networking. De plus, les solutions flexibles et sur mesure d’espaces de travail permettent aux entreprises de disposer des espaces dont elles ont réellement besoin.

L-P H :
Beelance a comme objectif d’enlever les barrières administratives, commerciales et communautaires auxquelles font face les entreprises et les freelances.

Grâce à l’écosystème de Beelance, ils peuvent faire appel à une large sélection de partenaires. Ils sont là pour les conseiller et les soutenir tout au long de leur expérience sur Beelance.

En quoi le partenariat Beelance & Silversquare est une évidence et une plus-value pour chacune des communautés respectives ?

LP H :
C’est important pour les entreprises et les indépendants d’avoir un espace qui soit agréable et technologiquement adapté afin d’être productif et se sentir bien au travail. Au travers de ce partenariat, les utilisateurs de Beelance auront la possibilité d’avoir accès aux bureaux Silversquare sous des conditions préférentielles.

A K :
Du côté des membres de Silversquare, ils auront désormais un accès gratuit à la plateforme de Beelance. Grâce à cette collaboration, ils pourront facilement, selon leurs besoins, trouver de nouveaux freelances pour leurs projets dans le secteur de l’IT et numérique.

L’objectif de Beelance et de Silversquare est d’offrir à leurs communautés respectives un lieu adapté à leurs besoins mais également de répondre aux problématiques qui sont liées à leurs entreprises. “Notre souhait à long-terme est que Silversquare devienne un des lieux de références des freelancers de Beelance et de l’autre côté, permettre aux membres de Silversquare d’accéder facilement et rapidement à de l’expertise IT via Beelance.

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