"Exploring the future of work & the freelance economy"

Le Tour du Monde freelance en 180 jours

Ils passeront par 13 villes à travers le monde, et le voyage se terminera en juillet prochain après six mois de rencontres intensives. Sam et TK sont étudiants à Grenoble École de Management et sont bien décidés à apporter des réponses aux interrogations qui apparaissent dans le cadre du Future Of Work. Rencontre lors de leur passage à Bruxelles.

Sam et TK

Lui c’est Sam, étudiant en management et déjà freelance. Elle, c’est TK, qui vise le même diplôme et dont le talent est la création de contenu. Pour eux, pas de stage avant leur dernière année de master, mais un projet ambitieux. « Nous sommes en route à la découverte de l’avenir du travail dans le monde. Notre rapport d’études sera le fruit de dizaines de rencontres et de 100 interviews ciblées d’acteurs clés de cette transformation : les freelances, les entreprises et les communautés », explique Sam avant de poser ses premières observations.

Une question de définition

Pour Sam, il est important de s’entendre sur la définition du mot ‘freelance’, un concept trop flou. « Je pense qu’il faut faire la différence entre la ‘Gig economy ‘et la ‘Talent economy’. Si les acteurs de la Gig economy semblent souvent ‘subir’ leurs activités par manque de compétences ou de capacité à se ‘vendre’, les freelances de la Talent economy ont eux fait consciemment ce choix et y trouve un réel épanouissement. »

À chacun sa liberté

Le duo de Grenoble est catégorique : les raisons qui poussent à devenir freelance sont multiples. « L’un recherche plus de flexibilité, l’autre plus de revenus, ou a tout simplement besoin de se concentrer sur son cœur de métier, loin des jeux politiques de l’entreprise ». À titre d’exemple, Sam nous résume sa rencontre avec un Community manager freelance à Chicago : « Sous un statut d’employé, il travaillait dans une agence sur des projets imposés. Aujourd’hui, il choisit les projets qui lui procurent de l’énergie et un sentiment de liberté. »

Gestion des talents externes

Après des mois de voyage, Sam et TK ont décelé l’existence d’une donnée universelle : « La gestion de talents externes n’est pas une question de culture, mais bien la volonté d’une personne décidée à changer les choses et à développer cette nouvelle forme de travail. Le micromanagement n’a pas sa place dans cette approche ».

Pour Sam, une des rencontres les plus marquantes est assurément celle de l’entreprise américaine Automattic (développeur de WordPress).

Imaginez  800 collaborateurs à travers 30 pays, et une gestion en mode ‘full remote’. Quel challenge!

Le rôle du Community Builder

Qui dit voyage d’exploration dans le freelancing dit forcement espace de coworking. Ici aussi Sam et TK tirent déjà des conclusions. « Les nouveaux ‘géants’ de l’espace de coworking sont partout dans le monde. Mais ils ne vont souvent pas au-delà de la location de mètres carrés. Plutôt triste, car l’avenir du travail se réalisera grâce à des solution authentiques, animées par un acteur clé : le Community Builder. Son rôle est de stimuler l’interaction entre les freelances participants. Soyons clair, il s’agit de partager des connaissances et de créer une communauté à laquelle le freelance doit pouvoir s’identifier. »

Un voyage financé par des partenaires

Six mois d’étude, ça se finance. Nos deux étudiants ont bénéficié d’une enveloppe de 25.000 euros pour réaliser leur voyage et leur grand rapport. « Nous sommes soutenus par des organisations engagées dans l’exploration du travail de demain et par notre école. Ce budget nous aura mené à San Francisco, Chicago, New York City, Toronto, Paris, Barcelone, Londres, Berlin, Bruxelles, Amsterdam, Singapour, Hanoi et Ho Chi Minh Ville. Mais je ne m’arrêterai pas là, et l’étape suivante est d’aller vérifier si les bonnes pratiques recueillies lors du voyage sont réellement appliquées en entreprise », conclut Sam en souriant.

Envie de suivre le projet de Sam et TK ? www.going-freelance.com

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