Monthly Archives: août 2023

Le boom des indépendants à titre complémentaire : comment les (grandes) entreprises les approchent pour renforcer leurs équipes

Être indépendant à titre complémentaire – une tendance qui ne se limite pas à la Belgique

Les experts du marché du travail du monde entier observent le même phénomène : la pandémie a conduit de nombreuses personnes à reconsidérer la place du travail dans leur vie. La raison ? Toutes générations confondues, les personnes poursuivent aujourd’hui un but plus noble et désirent renforcer leurs compétences. Au travail, mais aussi hors du travail. Elles font des petits boulots, suivent des cours ou créent leur propre entreprise à titre d’activité complémentaire. Bien sûr, pour certains, des raisons économiques, notamment, entrent en ligne de compte ; la vie est en effet devenue beaucoup plus chère en raison de l’inflation. Mais à l’instar de la Belgique, dans d’autres pays, ce sont surtout les personnes hautement qualifiées qui constituent la majeure partie des travailleurs exerçant un deuxième emploi.

Aux États-Unis, par exemple, l’expert Jon Younger parle de “freelancer lite workers“: 40 % de la main-d’œuvre américaine a un emploi complémentaire. Ces experts peuvent ainsi gagner en compétence, en confiance en soi et en ambition, selon M. Younger.

Aux Pays-Bas, selon ZiPconomynl, en 2021, il y avait 496 000 freelances (zzp) pour qui l’entrepreneuriat est un « job d’appoint » (il ne s’agit donc pas, ici, d’une source principale de revenus), sur un total de 1 078 000 personnes pour qui il s’agit d’une source principale de revenus. Près de la moitié des indépendants !

Selon les chiffres de l’INASTI (2022), le nombre d’indépendants à titre complémentaire est également en forte augmentation dans notre pays : 323 494 contre 313 530 en 2021, soit une augmentation de 10 000 personnes. Le nombre de ces indépendants a augmenté de 2,26 % (de 178 398 à 182 433), tandis que celui des indépendantes a connu une progression légèrement plus forte, de 4,39 % (de 135 132 à 141 061).

Pour être complet, l’année 2022 se caractérise également par une augmentation de 6,5 % du nombre de travailleurs indépendants qui continuent à travailler au-delà de l’âge de la retraite (de 130 117 à 138 580). En revanche, le nombre d’étudiants indépendants a diminué de 4,65 % l’année dernière, pour atteindre 8 690.

Au cours des trois premiers mois de 2023, un nombre record de 177 000 Flamands ont exercé une seconde activité professionnelle, soit une augmentation de 7 000 personnes par rapport à l’année dernière et de 25 % par rapport à 2021. Sur l’ensemble de la population active en Flandre, 7,1 % des personnes exercent un travail complémentaire, dont 63 % sont des indépendants à titre complémentaire. C’est ce que révèlent les chiffres du cabinet du ministre Jo Brouns.

Chefs d’entreprise et directeurs RH, restez à l’écoute !

De plus en plus de personnes se lancent donc comme indépendants à titre complémentaire. Votre organisation doit tout d’abord comprendre ce phénomène et y répondre afin que ces collaborateurs restent attachés à votre entreprise et participent durablement à votre réussite. Le leadership ? D’accord, mais pas en se mettant dans une situation du tac au tac. En envisageant la question sous l’angle des compétences, vous créez toute une palette de solutions pour préserver la motivation des travailleurs et les fidéliser. Certaines organisations vont plus loin et encouragent même leurs collaborateurs à se jeter à l’eau. Cet article de Bloomberg décrit comment Mitsui, au Japon, permet et encourage apparemment ses professionnels à devenir indépendant à titre complémentaire.

En voici un extrait :

« Après avoir mis en place des politiques de télétravail et d’horaires flexibles, nous avons pensé que le moment était venu d’en faire encore plus afin de donner aux collaborateurs la liberté d’évoluer dans leur carrière et d’adopter de nouveaux styles de travail », a déclaré l’entreprise dans un communiqué.

« Le travail indépendant à titre complémenaire peut consister à faire du coaching, à participer à une startup technologique, à devenir YouTubeur ou artiste, a expliqué M. Mitsui. Ce type d’activité, à faire approuver par la direction, doit enrichir les compétences et l’expérience du collaborateur et ne pas se limiter à un simple complément de revenu. »

Toutes les personnes qui se lancent dans une activité complémentaire disposent naturellement de clients.  Le soutien des grandes entreprises à l’égard des activités à titre complémentaire s’accroît donc lui aussi. Elles découvrent les avantages de ce phénomène : des experts hautement qualifiés, engagés avec rapidité et flexibilité, à des conditions intéressantes. Pour réussir, votre organisation doit mettre en place une stratégie RH efficace afin d’intégrer et d’accompagner au mieux ces collaborateurs flexibles tout au long de leurs activités auprès de votre organisation. Soit dit en passant, travailler avec des freelances à titre complémentaire relève des mêmes dispositions légales que travailler avec des freelances à titre principal. Le mieux est donc, pour vous, de conclure d’abord un accord explicite avec le freelance. Informez ensuite les dirigeants des spécificités et des principes du travail avec des freelances (et d’autres prestataires de services externes) afin de prévenir tout risque, comme le faux travail indépendant, mais aussi les violations des réglementations RGPD, la protection des droits de propriété intellectuelle… Vous êtes légalement responsable des questions de santé et de sécurité, y compris pour les personnes qui ne font pas partie de votre personnel.

Quelques conseils sur la collaboration avec les indépendants-freelances ?

Guidelines pour les freelances et les clients – 1

Guidelines pour les freelances et les clients – 2

Guidelines pour les freelances et les clients – 3

Travailler avec des freelances à titre complémentaire relève des mêmes dispositions légales que travailler avec des freelances à titre principal.

Êtes-vous en droit de vous lancer en tant qu’indépendant à titre complémentaire ?

Contrairement à un indépendant à titre principal, un indépendant à titre complémentaire exerce simultanément et principalement une autre activité professionnelle :

  • comme salarié ;
  • dans l’enseignement ;
  • comme fonctionnaire ;
  • ou comme demandeur d’emploi ou pensionné.

Vous pouvez vous installer en tant que travailleur indépendant à titre complémentaire si vous remplissez l’une des conditions suivantes. Dans le cas contraire, vous devrez vous établir en tant que travailleur indépendant à titre principal. Vous êtes déjà salarié à titre principal ?

  • Vous êtes salarié à 50 % minimum (par exemple, un salarié qui exerce une activité complémentaire comme coiffeur).
  • Si vous êtes fonctionnaire, vous devez être employé à 50 % minimum et votre activité doit se dérouler pendant au moins 8 mois ou 200 jours. Veuillez noter que les fonctionnaires peuvent être tenus de déclarer leur activité complémentaire à leur employeur. Pour les fonctionnaires flamands, vous trouverez plus d’informations à ce sujet dans le code de déontologie du fonctionnaire flamand (lien externe).
  • Vous êtes dans l’enseignement et vous occupez, en tant que membre du personnel statutaire, au moins 60 % d’un poste à temps plein. Si vous n’êtes pas nommé à titre définitif, 50 % suffisent.
  • Vous êtes intérimaire et vous travaillez au moins 235 heures par trimestre.

Plus d’infos pour vous lancer en tant qu’indépendant à titre complémentaire ?

Vos droits et obligations en tant que travailleur indépendant à titre complémentaire

  • Droits et cotisations de sécurité sociale

Le statut social de travailleur indépendant ne vous permet pas d’acquérir des droits supplémentaires en matière de sécurité sociale. Vous conservez les droits sociaux dont vous bénéficiez dans le cadre de votre activité principale (en tant que salarié ou fonctionnaire). Vous payez les cotisations d’une activité principale ? Dans ce cas, vous pouvez aussi bénéficier des mêmes droits sociaux qu’un travailleur indépendant à titre principal.

  • TVA

Si vous êtes soumis au régime de la TVA, vous devez déposer des déclarations de TVA régulières et payer la TVA exigible. Vous pouvez néanmoins demander une exonération.

  • Impôts

Les revenus de vos deux activités seront cumulés. Ce cumul peut entraîner des taux d’imposition plus élevés si vous dépassez certains plafonds de revenus.

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Gestion intégrée des talents — roadmap pour des solutions créatives

Ellen Saeys a fait ses premières armes dans le monde des talents externes, du côté des prestataires de services.   Elle y a acquis une compréhension des difficultés, des défis et des opportunités possibles. Cette expérience la conforte dans son rôle de Business Unit Manager de Talent Solution Belux chez TAPFIN (filiale du groupe Manpower spécialisée dans la gestion des collaborateurs flexibles et temporaires). Elle encourage et aide les prestataires de talents externes et les entreprises de recrutement à travailler ensemble. En partenariat.


De plus en plus d’entreprises professionnalisent le recrutement de leurs talents externes. NextConomy tient à présenter une série d’interviews avec pour thème central : ‘Women in Contingent Workforce Management’. Nous espérons inspirer et partager des idées avec celles (et ceux) qui sont impliqués de près ou de loin dans le recrutement d’externes. Nous voulons plus particulièrement démontrer aux femmes qu’il existe de passionnantes opportunités de carrière dans un domaine encore relativement neuf (et peu connu), mais résolument porteur d’avenir. Une dynamique dont l’importance stratégique pour les organisations est croissante.


Évolution de la dynamique du marché du travail

Ellen Saeys constate que la dynamique du marché du travail est en train de changer :

  • les besoins du collaborateur ponctuel sont davantage mis en exergue. Ce dernier décide plus librement du type de contrat qui lui convient ;
  • un renouvellement des générations sur le marché du travail se fait ressentir. Les experts seniors décident de poursuivre leur carrière en qualité de consultants après avoir occupé un emploi fixe pendant de nombreuses années. Les jeunes commencent de plus en plus à travailler comme consultants avant de devenir salariés ;
  • les talents externes ne sont plus sollicités uniquement pour amener de l’innovation et de l’expertise absentes au sein de l’entreprise. La nécessité de pallier les lacunes de la main-d’œuvre par des collaborateurs intérimaires, externes et flexibles se fait de plus en plus sentir.
  • Le pile ou face où une personne fixe les règles du jeu est en voie de disparition.

Ces mutations obligent les entreprises à revoir la manière dont elles veulent gérer les talents.

Talents : la solution se trouve ailleurs

Les entreprises restent encore trop souvent attachées au schéma de pensée classique : résoudre le problème des talents à partir de l’existant.

Tout ce qui fonctionne bien a du bon, reconnaît Ellen Saeys. « Mais les entreprises doivent oser regarder les choses autrement pour relever les défis à moyens et budgets identiques », affirme-t-elle. Pour elle, la solution consiste à travailler en mode transversal pour gagner en rapidité. « Changez les rôles et engagez-vous auprès d’une équipe hétérogène. Vous pourrez ainsi prendre de la vitesse. »

« Opter pour une gestion intégrée des talents permet de gagner en efficacité » — Ellen Saeys

La gestion intégrée des talents : un sport d’équipe

La gestion intégrée des talents, une solution sur mesure, est influencée, entre autres, par les besoins de l’entreprise en matière de gestion des talents. Au-delà des objectifs liés à l’expertise de chaque département, existe-t-il un objectif d’entreprise partagé par la direction générale et la coopération interservices est-elle encouragée ?

« Opter pour une gestion intégrée des talents permet de gagner en efficacité », insiste Ellen Saeys. « ” Ne cherchez pas à tout regrouper dans un seul département, mais encouragez la coopération interservices, explique-t-elle. »

« Plusieurs procédures parallèles existantes peuvent être concentrées en une seule commune. Les entreprises peuvent par ailleurs aborder le marché des prestataires et des candidats avec une seule et même approche. »

« Les entreprises qui adoptent une pensée et un mode de collaboration transversaux, qui s’éloignent du modèle classique de main-d’œuvre, avancent plus rapidement dans un monde en pleine mutation. » — Ellen Saeys

Dialogue et compromis nécessaires

Ellen conseille aux candidats de réfléchir sur leurs atouts, sur ce qu’ils veulent faire et sur ce qu’ils veulent apprendre à court et à long terme. Et s’ils ne savent pas encore quoi faire, qu’ils osent explorer et apprendre de leurs « mauvais » choix. « Un candidat doit toujours savoir que ses aspirations se trouvent en grande partie dans les actions de l’entreprise et dans ses valeurs. Réalisez qu’il faut faire des compromis : il faut donner et recevoir. Et que ce que vous offrez vous est toujours rendu. Soyez proactif et présentez-vous aux entreprises, proposition en main. »

Ellen conseille aux entreprises de réfléchir encore plus à la durabilité dans leurs décisions, car l’apprentissage et l’épanouissement sont essentiels à la réussite et à la croissance des entreprises et de leur core business. « Engagez le dialogue en vue de trouver une concordance et des solutions judicieuses entre les besoins des candidats et ceux des collaborateurs en poste. »

Vision holistique de l’employabilité durable

« Osez une vision holistique dans la recherche de solutions en matière de talents. Sachez quelle décision aura un impact durable, même s’il faut passer par des étapes intermédiaires pour y parvenir, et comment elle profitera à tous”, exhorte-t-elle les entreprises qui paniquent à l’idée de prendre des décisions rapides dans leur recherche de talents.

« Examinez

  • les opportunités que l’entreprise peut offrir et pas seulement un emploi ou un poste,
  • les intentions de l’entreprise d’explorer et de favoriser la croissance ensemble,
  • les exigences de chaque partie, où la prise en charge mutuelle joue un rôle important et a sa place.

Cette approche débouche sur une politique équitable et durable à l’égard de tous les talents, qui leur permet de grandir ou de s’orienter dans un monde en perpétuel changement. »

À PROPOS D’ELLEN SAEYS

Business Unit Manager chez Talent Solutions MSP & RPO, Ellen Saeys a plus de 25 ans d’expérience dans le secteur des services. Elle possède une grande expérience de la gestion de la main-d’œuvre et de l’élaboration de solutions RH pour différents secteurs et types d’entreprises.

Ellen Saeys est guidée par la curiosité de savoir comment le monde des talents et du travail évolue et comment cette tendance se traduit dans les défis en matière de HR & Procurement. La quête d’une optimisation continue et son soutien aux entreprises et à leur équipe dans leur recherche de solutions nouvelles ou différentes constitue ses principales motivations.

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Conseils aux indépendants-freelances qui veulent être payés à temps

En tant que freelance, vous avez certainement déjà dû faire face à des retards de paiements de vos clients. Et pour cause, selon une étude de la FEB (Fédération des Entreprises de Belgique), pas moins d’un tiers des factures émises par les entreprises belges sont payées en retard. C’est énorme.

Si cette situation peut moins prêter à conséquence pour les grandes entreprises à la trésorerie imposante, elle représente un risque réel pour les plus petites structures et les indépendants. “Une facture payée en retard, c’est une impossibilité de payer un loyer, des échéances sociales, la TVA ou des factures d’énergie…”, explique Grégory Desmot, Directeur de la BU Petites Entreprises chez Cegid. “Cette gestion administrative des factures en retard est extrêmement chronophage pour des freelances dont le revenu dépend fortement du temps investi dans la recherche de nouvelles missions”.

L’effet boule de neige

“C’est bien connu, dans les situations de crise, les gens préfèrent conserver leur argent sur un compte le plus longtemps possible”, poursuit Grégory Desmot. Pas étonnant qu’après les crises successives que nous avons vécues depuis 2020, le flux de paiements se soit progressivement réduit : “On estime aujourd’hui en Belgique que la somme en suspens entre les clients et leurs fournisseurs avoisine les 12 milliards d’euros”. Ce qui crée un effet boule de neige et met à mal les freelances et les petites structures.

Pour certains c’est une perte de motivation. Mais pour d’autres, c’est peut-être synonyme de refus de contrats très intéressants. Faute de trésorerie. Voire la faillite. Un comble pour des structures dont le business model est parfois particulièrement prometteur.

Maximum 30 jours ?

Que l’on ne s’y trompe pas, la loi belge prévoit bel et bien des dispositions pour protéger les travailleurs indépendants contre les retards de paiement. Il s’agit notamment de la loi sur les pratiques de marché et la protection du consommateur.

Elle oblige les entreprises à payer leurs factures dans un délai maximum de 30 jours à compter de la date de réception de la facture. Un délai de paiement dépassé offre le droit au travailleur indépendant de réclamer des intérêts de retard, ainsi que des frais de recouvrement.

Mais dans les faits, qui aurait les épaules assez solides pour entamer des procédures judiciaires contre une entreprise qui pèse parfois lourd sur l’échiquier économique. “D’autant plus qu’un freelance n’a pas nécessairement envie de se fâcher avec un de ses clients”, explique Grégory Desmot.


Les chiffres :

  • 12 milliards: somme estimée en suspens entre les clients et leurs fournisseurs en Belgique
  • 1/3 des factures émises par les entreprises belges sont payées en retard
  • 30 jours: délai légal maximum de paiement à compter de la date de réception de la facture

J’étais dans le rouge

Nous croisons Alessandro Maita, indépendant actif dans le lettrage publicitaire. Il a dû faire appel à des avocats spécialisés pour récupérer ses créances. “Je crois que tous les freelances ont déjà vécu cette situation. Et quand cela arrive, on veut tout abandonner”. Les plus grosses difficultés, Allessandro les a connues avec les grandes entreprises. “Cela m’arrivait assez souvent de devoir puiser dans ma trésorerie personnelle parce qu’elles ne payaient pas endéans les 30, voire 60 jours”. Aujourd’hui, Alessandro est décidé : il ne travaille plus jamais avec des entreprises de ce calibre. “J’étais dans le rouge !”

Freelance, seul maître à bord

Mais alors, comment s’assurer de récupérer son argent dans les délais ? Plusieurs stratégies peuvent être envisagées. Certaines, moins coûteuses, peuvent être mises en place de manière individuelle et offrent une efficacité toute relative. D’autres, plus onéreuses, font intervenir un tiers et vous donnent généralement satisfaction. Grégory Desmot donne quelques astuces.

  • Règles claires : avant d’entamer un projet, il est primordial d’établir des conditions de paiement bien claires avec votre client. Joignez vos conditions générales à vos contrats et vos Délais de paiement, modes de paiement acceptés ou encore pénalités en cas de retard. Tout est alors clair.
  • Options de paiements flexibles : vous diminuez le risque de retard en multipliant les canaux de paiement Même si cela concerne une infime partie des raisons invoquées par vos clients. Offrez-leur la possibilité de payer par virement bancaire, carte de crédit ou via des plateformes de paiement en ligne.
  • Logiciel de facturation : cet outil est un plus au sein de votre comptabilité. Oubliez la facturation via Le logiciel de facturation permet notamment de paramétrer des envois de mails aux clients et d’échelonner des échéances de relances automatiques. “Cela peut être assez pénible de réaliser cette tâche manuellement et on n’est jamais à l’abri d’un oubli”.
  • Escompte sur facture : En cas de retards de paiement répétitifs, il est possible de proposer ce type d’avantage à vos clients. Un escompte sur facture permet de payer sa dette avant la date mentionnée sur la facture en échange d’une remise. “Cela peut fonctionner, mais ce n’est pas fréquemment utilisé”. Et certaines compagnies risquent de rester insensibles à de telles considérations, préférant conserver une trésorerie intacte le plus longtemps possible.
  • Acomptes ou paiements échelonnés : si vos projets sont de grande envergure, vous pouvez proposer à vos clients de vous payer en plusieurs tranches tout au long du projet ou de vous verser une avance. Cela pourrait ainsi vous éviter des problèmes de trésorerie.
  • Recouvrement : une option de dernier recours… “Faire appel à des spécialistes du recouvrement coûte entre 8% et 13% du montant des factures à honorer. Sans garantie de résultat.”

4% de votre facture pour la tranquillité

De son côté, Cegid offre la possibilité à ses clients (freelances, TPE, PME et grandes entreprises) de déléguer leurs factures. “C’est simple : vous nous cédez votre facture, nous vous avançons la trésorerie en 48h et nous nous occupons ensuite de récupérer l’argent auprès de vos clients”, explique Grégory Desmot.

L’entreprise essaie alors de trouver la façon la plus courtoise de se faire payer. “Nous pouvons toujours proposer des délais supplémentaires et nous évitons toute attitude de harcèlement vis-à-vis des clients”. Une manière de procéder qui vous permet de conserver une relation cordiale avec vos commanditaires.

En termes d’investissement, la commission est de 3,95% de la facture que vous leur cédez. “C’est toujours mieux qu’un découvert à la banque. Pour rappel, si vous étiez dans le cas, vous devriez payer environ 17% par an à l’institution financière”.

Une bouffée d’oxygène en trésorerie

En tant qu’indépendant, Alessandro Maita travaille avec Cegid depuis le début. “À l’époque de mes problèmes de trésorerie, c’est le seul service qui m’aurait été utile. Une sorte de bouffée d’oxygène”. Mais pas de miracle, semble-t-il : « Cegid ne finançait que vos factures si le client était une société et présentait un indice scoring favorable. » Oubliez donc les personnes physiques ? Ce n’est plus notre politique souligne Grégory Desmot.

Top 5 des plaintes des freelances en Belgique :

  • Retard de paiement
  • Tarifs inadaptés
  • Instabilité des revenus
  • Manque de contrats
  • Charge administrative lourde

Continuez sur votre lancée :

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