Monthly Archives: septembre 2018

ManpowerGroup soutient les objectifs de développement durable des Nations Unies

A l’occasion de la 75ème réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies, ManpowerGroup (NYSE : MAN) renforce aujourd’hui son soutien aux objectifs de développement durable des Nations Unies. Les quatre objectifs au niveau desquels   ManpowerGroup exerce le plus grand impact sont liés au monde du travail, à savoir : Education de qualité (Objectif 4), Egalité entre les sexes (objectif 5), Travail décent et croissance économique (Objectif 8) et Inégalités réduites (Objectif 10).

 

Dans des communautés aux quatre coins du monde, ManpowerGroup aide des gens à se préparer pour le travail, à se recycler et à se perfectionner pour des carrières durables, et à développer des milieux de travail intégrés et inclusifs. Pour célébrer le deuxième anniversaire de son plan de développement durable et les progrès enregistrés pour atteindre les #GlobalGoals, ManpowerGroup lance aujourd’hui  son site dédié à la durabilité Work to Change the World et son nouveau film Challenge Accepted. Celui-ci met en avant l’impact de l’entreprise en matière de durabilité et incarne sa conviction qu’un travail utile et durable peut changer le monde.    

« L’engagement collectif envers les objectifs de développement durable des Nations Unies donne aux entreprises, aux ONG et aux décideurs politiques l’opportunité et la responsabilité de s’attaquer aux problèmes les plus urgents auxquels le monde est confronté aujourd’hui », déclare Jonas Prising, Président-directeur général de ManpowerGroup. « Dans un monde du travail en constante évolution, nous tenons à donner à chacun l’opportunité d’acquérir les compétences dont les employeurs ont besoin aujourd’hui et demain.  Nous sommes conscients que c’est en aidant les gens à perfectionner leurs compétences et à se requalifier pour atteindre leur plein potentiel que

nous avons le plus d’impact. C’est pour cette raison que de l’Inde aux Etats-Unis, nous établissons des partenariats avec des spécialistes de l’enseignement et des employeurs afin d’aider les gens à acquérir de nouvelles compétences, à développer leur carrière et à rester employables à long terme. »

Logistics Academy

Aux Pays-Bas et en Belgique, la Technical Academy et la Logistics Academy de ManpowerGroup perfectionnent les compétences des travailleurs pour qu’ils deviennent des techniciens certifiés en électronique et hydraulique ou des conducteurs de chariots élévateurs pour le secteur de la logistique. Ces fonctions comptent parmi les plus demandées en Europe. En Argentine, des opportunités de formation accélérée sont destinées à des groupes défavorisés. Le programme jette des ponts entre des entreprises locales et une population présentant une grande diversité de handicaps. Il a aidé des milliers de gens à améliorer leurs compétences et à trouver un emploi durable et utile. Aux Etats-Unis, ManpowerGroup aide des jeunes gens à développer les ‘soft skills’ auxquelles les employeurs accordent une grande importance, en donnant à des élèves du secondaire l’opportunité de vivre des expériences pertinentes et concrètes. 

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Le freelance peut-il se permettre un burn out ?

Burn out qui es-tu ?

Faut-il le rappeler, le burn out est un syndrome d’épuisement physique et psychologique. Souvent associé au travail, on sait aujourd’hui qu’il est multifactoriel. Julie Arcoulin, spécialiste en développement personnel et relationnel, a identifié des modes de fonctionnement qui, aussi bien au travail qu’à domicile, rendent le terrain propice au burn out. Elle parle d’énergie débordante, d’idées plein la tête, de résistance au stress, d’hypersensibilité, de grand perfectionnisme, de tas de projets et d’activités en même temps…

Burn out ? Non merci

Pour l’indépendant ou le freelance, la pression est d’autant plus forte du fait qu’il ou elle est souvent seul(e) à faire tourner la boutique. On pense travail, on vit travail. Et ce ne sont pas les technologies qui vous l’aider à se débrancher (pareil pour les salariés, nous n’en doutons pas). Le burn out arrive après des périodes de stress chronique (deadlines, charge émotionnelle, travail ininterrompu…) associées notamment au besoin constant d’assurer ses revenus. Une pause prolongée est donc souvent difficile à envisager, et on ne prêtera pas attention aux symptômes annonciateurs. Mais à plus ou moins long terme, cette politique de l’autruche n’est pas du tout payante.

Les chiffres

Selon une enquête des Mutualités Libres :

  • 82% des indépendants travaillent plus de 8 heures par jour.
  • 54% prennent rarement des vacances
  • 73% travaillent le soir et le week-end
  • 63% pratiquent un loisir une seule fois par semaine
  • 4 indépendants sur 10 ont une charge de travail trop élevée

Selon une étude menée par Ria Bourdeaud’hui et Stephan Vanderhaeghe :

« Une charge de travail trop élevée est la problématique majeure en cas de fatigue psychique chez les indépendants. Elle concerne 4 indépendants sur 10, ce qui multiplie par 5 le risque qu’ils courent de connaître une fatigue psychique importante. »

5 conseils pour les freelances

  1. Commencez par être attentif, écoutez votre corps, et surtout écoutez votre entourage
  2. Faites-vous accompagner par un spécialiste ou un médecin pour trouver des solutions adaptées à vos activités
  3. Optimisez au mieux votre business model
  4. Si vous êtes au début de votre activité, prenez tout de suite de bonnes habitudes
  5. Autorisez-vous (eh oui !) une pause de 24 heures au moins une fois par semaine

 

Source : La Libre, Julie Arcoulin

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L’avenir des métiers de la production – 5 fonctions sous la loupe

Le rapport, qui s’intitule ‘New tasks in old jobs: Drivers of change and implications for job quality’,  donne un aperçu détaillé du résultat de 20 études de cas ayant pour sujet : les impacts de la transformation numérique, de la mondialisation, de la délocalisation, de la normalisation et de la durabilité sur le travail de production. Furent concernées des fonctions des secteurs de l’industrie automobile, de la transformation de la viande, de l’industrie de l’emballage, de la chimie et des organismes de contrôle. Des thèmes comme la qualité du travail et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ont également été abordés.

Les cinq fonctions professionnelles dont question ont toutes été impactées par des changements techniques et des modifications de la situation du marché. Ces grandes tendances influencent la façon dont les entreprises organisent le travail et les résultats à obtenir de la production. Ce qui mène à revoir le contenu des tâches de travail, les compétences requises et les normes de qualité. Le rapport d’Eurofound fournit une intéressante synthèse de l’étude des cinq fonctions professionnelles retenues.

À propos d’Eurofound

La Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) est une agence tripartite de l’Union européenne dont le rôle est de fournir des connaissances en vue de définir de meilleures politiques dans le domaine social et en matière d’emploi et de travail. Elle a été instituée en 1975 par le règlement (CEE) n° 1365/75  du Conseil européen en vue de contribuer à la planification et à la mise en place de meilleures conditions de vie et de travail en Europe.

L’enquête

Eurofound (2018), New tasks in old jobs:  Drivers of change and implications for job quality,
Publications Office of the European Union, Luxembourg.

Pour télécharger le rapport :

https://www.eurofound.europa.eu/sites/default/files/ef_publication/field_ef_document/fomeef18004en.pdf

 

 

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Cadre modifié pour les contrats de travail intérimaire journaliers successifs

Sous certaines conditions, et sous réserve du respect de certaines obligations, les entreprises peuvent recourir à des contrats de travail intérimaire journaliers successifs. Les conditions et obligations applicables sont prévues dans la convention collective de travail n°108 du Conseil National du Travail (CNT). Le 24 juillet 2018, le CNT a adopté la cct n°108/2 dans laquelle ces conditions ont été modifiées en vue de réduire le nombre de contrats journaliers successifs et leur utilisation abusive.

Ainsi, il ne pourra être recouru à des contrats de travail intérimaire journaliers successifs que si l’utilisateur (à savoir l’entreprise au service de laquelle des travailleurs intérimaires sont mis à disposition) démontre qu’il existe un « besoin de flexibilité ». Ce besoin est prouvé si l’utilisateur démontre que son volume de travail (i) dépend de facteurs externes, ou (ii) fluctue fortement ou (iii) est lié à la nature de la mission.

Point d’action à partir du 1er octobre 2018

Lors d’un recours à des contrats journaliers successifs, il faut toujours vérifier s’il est question d’un besoin de flexibilité et si l’obligation d’information et de consultation a été respectée. La première session d’information semestrielle renforcée concernera le quatrième trimestre 2018 et aura lieu au début du premier semestre de 2019.

Source : Lexalert

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Appliquez-vous déjà une politique RH pour la gestion des freelances ? 10 suggestions pratiques

Un nouveau marché de l’offre et de la demande s’annonce : de plus en plus de freelances travaillent sur base temporaire pour une entreprise. Les freelances représentent en Belgique 7% de la population active (SERV, octobre 2017). Et 97% des entreprises belges font régulièrement appel aux services de freelances. On sait que 10% des freelances ont le statut d’indépendant.

Ces constatations sont révélées dans une enquête récente de l’Antwerp Management School (AMS) et de SD Worx dans le cadre de leur programme de recherche ‘Next Generation Work :  Creating Sustainable Careers’. Dans leurs conclusions, les auteurs s’inquiètent du fait que seul un tiers des entreprises dispose d’une stratégie RH formelle pour ses collaborateurs freelances.

 

Vers une politique RH distincte

La pénurie de talents est réelle et cataloguée de ‘here to stay’. Le marché actuel permet aux titulaires du statut freelance de mieux gagner leur vie et de mieux développer leurs capacités, au regard des appointés. La tendance freelance ne cesse de croître et de gagner du terrain. Il est temps pour les organisations d’établir une politique qui puisse gérer ces talents indépendants et flexibles. Dans le cadre d’une stratégie RH revisitée, il s’agit d’optimaliser les avantages (disponibilité rapide, agilité et expertise supplémentaire), tout en limitant les éventuels désavantages (autorité moindre et volatilité).

Il est plutôt interpellant de constater que seul un tiers des entreprises applique une stratégie RH formelle pour ses collaborateurs freelances.

En adoptant une approche purement réactive, fragmentée ou en relation avec la ‘gig economy’, il y a de fortes chances de perdre assidûment un temps précieux en formations diverses et de passer à côté des meilleurs talents. Il s’agit donc de bien intégrer la gestion des freelances dans votre politique RH.

Nos voisins anglo-saxons sont déjà un pas plus loin dans l’approche proactive des freelances. Il nous a donc semblé intéressant de décortiquer quelques site web du côté anglais (*). Nous sommes partis à la recherche et avons trouvé des méthodes qui selon nous sont les plus adaptées aux entrepreneurs, acheteurs et responsables RH. Notre compilation vise surtout les implications sociales et organisationnelles. Nous laisserons donc là les aspects juridico-techniques.

 

Conseils pour entrepreneurs, acheteurs et responsables RH

  1. Intégrez les freelances dans votre politique stratégique de RH Ne considérez pas les freelances comme des bouées de sauvetage pour les cas d’urgence – ou comme des tiroirs à n’ouvrir que dans des cas exceptionnels – mais bien comme des éléments essentiels de la stratégie de développement de votre organisation. Voici quelques questions importantes à se poser : Pour quels types de missions vaut-il mieux faire appel à un freelance ? Et pour quelles raisons ? Quelle est la manière la plus adéquate pour approcher les talents externes ? En quoi consiste votre offre ?
  2. Centralisez la gestion administrative de tous les freelances L’alternative, c.à.d. une gestion par département ou fragmentée au travers des business units, est nettement moins efficace, et donc par définition plus coûteuse. Si plusieurs départements concluent seuls et de manière non coordonnée des contrats de service, vous perdrez rapidement tout contrôle.
  3. Identifiez les risques potentiels pour l’organisation Pensez aux implications juridiques et financières éventuelles, à l’importance d’une bonne coordination, à la réputation de l’entreprise, à la protection des données confidentielles, à l’accès aux bâtiments, …
  4. Établissez une réserve de freelances potentiels En cas de besoin urgent d’une expertise particulière ou d’une expérience spécifique, vous devez réagir rapidement. Ne laissez (plus) rien au hasard : les freelances hautement qualifiés sont difficiles à dénicher !
  5. Veillez à instaurer un processus d’acceptation fluide et rationnel. Informez rapidement les candidats intéressés s’ils conviennent ou pas. Si cela s’impose, utilisez pour les freelances un outil de sélection distinct.
  6. Construisez une relation personnelle avec les freelances Surtout si vous envisagez une collaboration à long terme. Veillez à les associer autant que possible au milieu social des équipes, et faites-leur ressentir qu’ils sont les bienvenus dans l’entreprise, même en cas de mission temporaire. Donnez-leur accès aux facilités qu’offre l’entreprise. Indépendamment de leur statut, si vous considérez les freelances comme des collaborateurs à part entière, ils seront plus enclins à s’engager sans compter pour l’entreprise et les clients.
  7. Tenez compte des attentes et des objectifs spécifiques des freelances Pourquoi sont-ils freelances ? Quel retour attendent-ils de leurs efforts ? Gardez en tête que nombre d’entre eux recherchent des missions intéressantes correspondant à leur expertise et à leurs objectifs.
  8. Soyez exhaustif à propos de vos attentes sur la qualité de leurs prestations Expliquez bien le cadre de leur action et les objectifs fixés. N’oubliez pas de les informer sur la mission et la vision de l’organisation. Mais soyez prudent en communiquant des instructions concrètes de mise en œuvre : respectez la légalité et sachez que chaque freelance applique sa propre méthode de travail. Les faire entrer dans un carcan de collaborateur fixe est du reste strictement interdit.
  9. Pendant et après la mission, donnez au freelance suffisamment de feedback sur sa prestation Votre feedback sera utile pour les prochaines missions que vous lui attribuerez. Restez ouvert aux questions. Collectez les données des feedback transmis aux différents prestataires.
  10. Respectez équitablement le prix du marché et les conditions de paiement Un délai de paiement de 3 mois est peut-être habituel pour vos fournisseurs, mais généralement les freelances ne disposent pas d’une grande capacité financière. Tenez-vous-en de préférence à un règlement mensuel. Et s’ils le méritent, réservez-leur un petit extra de temps en temps.

 

Sources :

Businessadvice.co.uk ,  Hrmagazine.co.uk ,  Recruiter.com ,  Cornerstoneondemand.com,  Hbr.org, managementtoday.com ,  personeltoday.com

 

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« Les collaborateurs sont avant tout la force d’une organisation »

Après une carrière de plus de 26 années chez Randstad, Marleen Deleu n’a pas résisté, il y cinq ans déjà, à l’envie de montrer ses capacités en solo. Elle a donc choisi la voie de professionnelle indépendante, ce que nos voisins néerlandais désignent par ZP, pour Zelfstandig Professional. Son rôle chez NextConomy et dans The Flex Academy ne laisse aucun doute sur son expertise en matière de travail flexible face à un marché en pleine croissance. 

 

Plateforme de connaissances indépendante et communauté en Belgique

 Suite au succès de la plateforme de connaissances ZIPConomy aux Pays-Bas, son fondateur et rédacteur en chef Hugo-Jan Ruts avait demandé à Marleen Deleu de créer son pendant en Belgique. Un an plus tard, le nouveau site Web est devenu une véritable banque de connaissances, axée sur l’économie freelance. « En Belgique, on n’utilise pas le terme Zelfstandig Interim Professional (professionnel intérimaire indépendant), le ZIP de ZIPConomy. Nous avons opté pour une variante en choisissant NextConomy. L’objectif premier étant de permettre au monde des clients et à celui des freelances de se rencontrer, et aussi de stimuler le débat entre toutes les parties concernées », explique Marleen Deleu.

Je veux créer une communauté autour de NextConomy. Nombreux sont ceux qui ne savent où chercher, et c’est pourquoi je souhaite les réunir pour qu’ils entament ensemble un parcours. 

Marleen Deleu, fondatrice de NextConomy.

 

La Belgique a pris son envol

Aux Pays-Bas, la loi ‘Wet DBA’, sur l’évaluation de la déréglementation des relations de travail, permet de suivre de près le marché du travail flexible. Il n’en va pas de même en Belgique. Marleen Deleu :  « La Belgique reste plutôt conservatrice en matière de déploiement de travailleurs externes, notamment parce que l’on craint des difficultés pouvant émaner des syndicats. Des règlements et des lois bien spécifiques sont en cela d’application. Si tout n’est pas vraiment limpide et transparent, ça l’est toutefois en ce qui concerne le travail intérimaire. »

« En février dernier, un débat a été organisé à Bruxelles avec la collaboration de ZIPConomy, ayant pour thème ce que Pays-Bas et Belgique peuvent apprendre l’un de l’autre. On a pu découvrir les différences fondamentales qui existent entre nous. Par exemple, la cotisation sociale qui est obligatoire en Belgique pour les professionnels indépendants, ou encore l’étendue du marché freelance aux Pays-Bas », poursuit Marleen Deleu.

En Belgique, il existe actuellement 220.000 freelances, et ce groupe progresse de 9% chaque année. On constate que c’est le nombre des professionnels de la connaissance (travailleurs du savoir) qui grandit le plus vite. 

Marleen Deleu, fondatrice de NextConomy.

 

Externalisation des processus d’embauche

Le mois dernier, Marleen Deleu s’est attelée à la 4e édition du rapport d’enquête sur ‘Les prestataires de services MSP en Belgique et aux Pays-Bas’. Le rapport, téléchargeable gratuitement, effectue un zoom avant sur dix fournisseurs MSP (Managed Service Providers) actifs dans les deux pays, et regorge de conseils pour bien choisir un partenaire stratégique. « Un partenaire MSP doit gérer l’entièreté du processus de recrutement de l’organisation, depuis la demande jusqu’au paiement de la facture. Y compris la gestion d’éventuels fournisseurs. Les organisations reçoivent suffisamment d’informations sur les avantages de l’embauche de personnel externe, mais elles doivent maintenant songer à passer à l’action. Cela demande d’avoir une bonne connaissance des possibilités du marché, et va permettre d’effectuer rapidement la démarche d’externalisation », explique Marleen Deleu.

Le talent externe est un outil stratégique dans la réussite d’une organisation. Pris isolément, recruter du personnel externe représente un coût plus élevé que celui du personnel en place. Il faut donc que le talent externe présente de réelles qualités.

Marleen Deleu, fondatrice de NextConomy.

 

RH Vs. Achat

Marleen Deleu conseille aux organisations d’acquérir une réelle ‘agilité’ : « Pour chaque projet, posez-vous la question de savoir s’il faut du personnel flexible ou du personnel fixe. Le principe de base étant d’accueillir le bon talent au bon moment, avec un contrat en bonne et due forme et à un tarif jugé équitable. Pour pouvoir arriver à cela, une bonne interaction entre RH et Achat est primordiale. »

« Les procédures utilisées par ce dernier département sont essentielles à connaître pour les RH. Progressivement, HR va devoir prendre en compte ces talents qui sont en marge de ses registres de paie. La rareté des talents sur le marché du travail démontre que les techniques de recrutement standards sont dépassées. Il faut désormais attaquer le problème sous une autre perspective. Je ne peux que me réjouir de cette évolution », conclut Marleen Deleu.

Retrouvez Marleen Deleu dans l’émission de ZP Radio.

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Les employeurs belges prévoient d’embaucher au quatrième trimestre … mais trouveront-ils les candidats ?

Selon le Baromètre ManpowerGroup publié ce jour, le climat sur marché de l’emploi devrait rester favorable au cours du 4e trimestre 2018. En effet, sur les 750 employeurs belges sondés fin juillet par ManpowerGroup, 8% prévoient d’augmenter leurs effectifs d’ici la fin de l’année, alors que seulement 2% prévoient de les réduire. 87% d’entre eux n’anticipent aucun changement. Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi– ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements –  atteint la valeur encourageante de +6, son niveau le plus élevé depuis le 1er trimestre 2017. C’est une hausse de 2 points par rapport au trimestre précédent et de 3 points par rapport 4e trimestre 2017.

 « Les employeurs belges maintiennent leur volonté de renforcer leurs effectifs au cours quatrième trimestre », explique Philippe Lacroix, Managing Director de ManpowerGroup BeLux. « Cette tendance positive se vérifie dans les trois régions du pays et quasiment tous les secteurs d’activité. Cependant, le défi consistera à trouver les candidats qu’ils recherchent alors que plus d’un employeur belge sur trois déclare être affecté  par les pénuries de talents.  La question sera de voir si les 28 mesures du ‘jobs deal’ mis en place par le gouvernement fédéral, ainsi que les mesures prises dans chacune des régions seront à même de réduire le fossé entre l’offre et la demande sur le marché du travail. Néanmoins, de façon réaliste, on peut s’attendre à un accroissement de la guerre des talents dans de nombreux métiers. Nous observons d’ailleurs sur le terrain que les candidats reçoivent davantage de propositions qu’auparavant, ce qui obligent les employeurs à renforcer non seulement leur attractivité mais également à accélérer leurs processus de décision. »

Optimisme dans les trois régions

Les perspectives d’emploi pour le prochain trimestre sont positives dans les trois régions du pays. C’est à Bruxelles (+7) que l’activité de recrutement devrait être la plus forte, avec une Prévision Nette d’Emploi en hausse de deux points en comparaison trimestrielle et annuelle. Les employeurs wallons (+6) également font preuve d’optimisme et rapportent leurs intentions de recrutement les plus fortes depuis le 2e trimestre 2016. En Flandre, la confiance des employeurs reste assez stable, avec une Prévision Nette d’Emploi (+5) qui gagne un point par rapport au trimestre précédent.

Les employeurs de neuf des 10 secteurs sondés anticipent une activité de recrutement positive au cours du quatrième trimestre. Les demandeurs d’emploi devraient bénéficier de nombreuses opportunités d’emploi dans le secteur de la Construction (+9, Prévision Nette d’Emploi la plus optimiste depuis le 4e trimestre 2017) et dans le secteur de la Finance, de l’assurance, de l’immobilier et des services aux entreprises (+9, Prévision Nette d’Emploi au plus haut depuis le 1er trimestre 2017).

Embauches en vue dans les grandes et les moyennes entreprises

Les employeurs des quatre segments d’entreprise selon la taille de leurs effectifs anticipent une activité de recrutement positive au cours période allant de septembre à décembre 2018. Ce sont les employeurs des grandes entreprises (≥ 250 travailleurs) et des moyennes entreprises (50-249 travailleurs) qui rapportent les Prévisions Nettes d’Emploi les plus fortes (+25 et +24 respectivement). Plus d’employeur sur quatre issu du segment des grandes entreprises et près d’un employeur sur quatre issu du segment des moyennes entreprises prévoit de renforcer ses effectifs d’ici la fin de l’année. Les perspectives d’emploi sont également favorables dans le segment des petites entreprises (10-49 travailleurs), Prévision Nette d’Emploi à +13 et plus modérées dans le segment des microentreprises (< 10 travailleurs), Prévision Nette d’Emploi à +4.

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Stefaan Vandist : « Un réseau est nettement plus utile que partager un espace de travail avec des personnes qui, par hasard, font partie du même organisme. »

C’est ce que Stefaan Vandist désigne par une armée unipersonnelle. Il a travaillé pendant 10 ans dans le secteur de la publicité comme planificateur stratégique au service d’entreprises classiques, mais fut réellement fasciné par la ‘nouvelle économie’, où durabilité et circularité occupent une place centrale. Aujourd’hui, son armée unipersonnelle aide les entreprises dans leur transition vers cette nouvelle économie. Et la relation que ces organisations entretiennent avec leurs collaborateurs fait également l’objet de toutes les attentions. « Les entreprises ne se posent pas souvent la question en amont, mais elles se rendent vite compte qu’il y a à faire dans ce domaine. »

 

Quatre évolutions

Stefaan Vandist distingue quatre grandes évolutions en ce qui concerne l’économie et le marché du travail.  Elles touchent le travail & la vie privée, la décentralisation, le déficit d’attention et les multiples identités de la personne.

« Les Millenials, du fait de leur éducation et de la vie qu’ils mènent, ont une approche différente vis-à-vis de la représentation du travail », dit-il d’emblée. « Ils ne recherchent pas l’équilibre entre travail et vie privée, mais s’efforcent plutôt de conjuguer ces deux aspects. » Les jeunes sont aujourd’hui partisans d’un travail qui leur correspond, auquel ils s’identifient et qui a pour eux du sens. Ils font moins la distinction entre travail et vie privée, ou encore collègues et amis.

La deuxième tendance ? La décentralisation, affirme Stefaan Vandist. Il l’illustre par le succès de WeWork, une multinationale avec quelque 300 bureaux en coworking répartis dans 58 pays. Selon Stefaan Vandist, elle doit au départ son succès à l’idée que ce n’est pas le nombre de mètres carrés qui compte, mais la qualité du réseau qui va être engendrer. « L’avenir des bureaux partagés ne dépend pas des mètres carrés offerts ou des contrats d’occupation à long terme, mais de la force issue du réseau qu’ils forment, des idées qui émanent des personnes réunies, et de la capacité de toujours trouver dans ce réseau la bonne personne, celle qui vous permettra de progresser. La moitié de ceux qui pour des raisons diverses ont quitté le site, et qui ne partagent donc plus les bureaux, vont jusqu’à payer une location pour continuer à faire partie du réseau. De l’avis général, faire partie d’un réseau est nettement plus utile que partager un espace de travail avec des personnes qui, par hasard, font partie du même organisme. »

Un troisième constat a trait au non négligeable revers de la médaille technologique. Stefaan Vandist fait référence à des recherches menées notamment par l’American Psychological Association, qui indiquent qu’utiliser un écran supplémentaire réduit la productivité de 40%. Ce qui démontre que l’Homo sapiens ne serait pas capable de gérer plus d’un écran à la fois…

Et enfin, Stefaan Vandist évoque les différentes identités (y compris professionnelles) d’un individu. « De nos jours, un même individu peut parfaitement assumer plusieurs rôles professionnellement, apparaître sous différents profils dans l’économie, et ce notamment grâce à Internet », dit-il. « Dès qu’on commence à fréquenter les bancs de l’école, c’est vu comme la nouvelle normalité. Vous disposez de plusieurs sources de revenus, et votre travail est comme un tableau de bord sur lequel apparaît l’ensemble de vos activités », explique-t-il. « Le contraste avec la génération de mes parents est frappant : ils avaient un emploi, un positionnement sur l’échelle hiérarchique, et ils avaient des hobbys. Avec nous, tout est fusionné. »

 

Travailler en pods

Les quatre évolutions évoquées modifient les relations de travail entre individus et organisations. Elles sont développées dans ‘We, myself & AI’, le livre de Stefaan Vandist paru récemment, qu’il a co-écrit avec le trendwatcher Herman Konings.   Stefaan Vandist : « Je pense que c’est une relation plus liée à des projets. Le nombre de freelances ne va cesser d’augmenter : aux États-Unis, on prévoit qu’il y aura 50% de freelances d’ici 2025, et si l’Europe s’engage sur la même voie, le résultat risque d’être impressionnant. On travaillera du reste nettement plus sur base de projets. »

Le dynamisme pressenti par Stefaan Vandist a également pour effet d’estomper les certitudes du passé, du moins partiellement : les entreprises ne sont plus certaines de garder leurs collaborateurs, et les gens ne savent pas ce qu’ils feront dans deux ans. « Nous nous éloignons de la certitude de pouvoir travailler notre vie durant dans telle ou telle entreprise, et nous nous dirigeons vers la certitude de toujours avoir des jobs à réaliser, car nous aurons mis sur pied une activité et acquis de l’expertise. J’imagine bien un avenir où des outils basés sur l’IA contribueront à façonner les carrières », pense-t-il tout haut, évoquant des systèmes qui distribueraient en permanence des compétences, des connaissances et de l’expérience aux individus suivant les besoins du marché du travail.

Retour à la réalité. « Nombreux sont mes clients qui ont décidé de radicalement changer d’orientation afin de recréer leur organisation », explique Stefaan Vandist. « Et ce qui est étonnant, c’est que la plupart sont des organisations à but non lucratif : autorités publiques, domaine des soins de santé, environnement, musées… Les gens travaillent par exemple quatre jours suivant un mode de hiérarchisation classique, mais le cinquième jour ils forment des groupes autour de projets, des project pods. On peut ainsi être responsable de projet dans un groupe, et rédacteur ou chargé d’études dans un autre groupe. Vous obtenez dès lors une organisation apprenante, ou qualifiante, composée d’internes et d’externes. C’est le modèle de l’organisation du futur. »

 

Stefaan Vandist est ‘trendwatcher’ et consultant en innovation. Avec ‘We, Myself & AI’, le livre qu’il a co-écrit avec Herman Konings, il nous transmet un magazine de tendances novateur qui décrit les forces directrices du monde de demain.

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Toujours proposer le talent adéquat : mode d’emploi

Auparavant, l’agence d’intérim était une sorte de paratonnerre pour l’économie. Si l’économie partait à la hausse, les entreprises avaient besoin de plus de personnel, et elles se tournaient vers les agences d’intérim. Les agences faisaient leurs recherches et présentaient des candidats. À la satisfaction générale.

Mais les temps ont changé. La pénurie de talents que connaît le marché du travail est telle que les agences d’intérim ne peuvent plus rien garantir. Selon un récent rapport de la banque néerlandaise ABN AMRO, près de 60% des agences d’intérim affirment que la pénurie de personnel qualifié constitue un frein à leur croissance. Les enquêteurs estiment que la pénurie aurait déjà coûté un demi-milliard d’euros aux agences opérant aux Pays-Bas.

C’est ici que le Master Vendor fait son entrée

En résumé, les agences d’intérim vont-elles pouvoir survivre ? Et suivant quelles conditions ?

On ne va bien sûr pas régler la pénurie comme par magie. Toutefois, les organisations ont tendance à faire appel à un Master Vendor, représenté par une agence d’intérim qui va agir comme le maître d’œuvre, et qui va s’efforcer de répondre aux demandes des clients en collaborant avec d’autres agences. Ce qui va élargir le champ d’action afin de dénicher les talents. En réunissant ses forces, on augmente ses chances de réussite. Si au niveau de votre agence vous ne trouvez pas le talent qui correspond à la mission,  vous faites directement appel à vos partenaires.

La méthode a fait ses preuves. Mais qu’en est-il dans la pratique. Pour une société d’intérim, les candidats représentent un capital. Et ce capital ne se partage pas comme ça avec des ‘concullègues, d’autant plus que l’agence pourrait traiter en direct. Mais alors, what’s in it for them?

Il faut s’entraider

Le Master Vendor doit tenir sa promesse de toujours pouvoir satisfaire son client. Si vous ne disposez pas du bon candidat dans votre base de données, il se trouve peut-être dans celle d’un autre. Mais pour y avoir accès et pouvoir respecter votre promesse, il faut offrir à l’autre en échange quelque chose de concret. Il n’est pas question de le considérer comme un dépanneur, mais bien comme un partenaire à part entière. Un Master Vendor qui se respecte n’est pas une organisation qui mène toute seule sa barque, mais bien celle qui va assumer le rôle de régisseur et faire monter à bord ses coéquipiers.

À vous de savoir où sont vos limites, et à quel moment il sera utile de faire appel aux autres agences. C’est ici que va s’imposer une banque de données alimentée par un système qui enregistre l’historique des missions. Ce système devra également être capable de dispatcher efficacement les demandes de vos clients vers les canaux de vos confrères. Ce sera la régie de contrôle à partir de laquelle vous allez gérer l’ensemble des missions, de la demande du client à la facturation. Ce sera à ce prix que vous allez démontrer vos qualités de Master Vendor. Vous serez capable de tenir votre promesse faite aux clients : même en période de pénurie de talents, vous trouverez le bon candidat au bon moment.

Ceci est le 1er article d’une série consacrée aux VMS et à la technologie de l’organisation du travail flexible. 

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