Monthly Archives: janvier 2020

97 % des professionnels des RH et du droit pensent que la technologie fera une différence dans les RH

Ius Laboris, alliance mondiale de cabinets d’avocats spécialisés dans les questions relatives au droit du travail, aux avantages sociaux et aux pensions, a dévoilé aujourd’hui les conclusions d’une étude approfondie sur les défis stratégiques et opérationnels des forces qui modifient le lieu de travail moderne. Les résultats de cette étude axée sur la technologie, menée auprès de 425 professionnels seniors des ressources humaines et du droit dans 25 pays d’Europe et d’Amérique du Nord, sont publiés dans le rapport intitulé « The Word 2020: Forces for Change ». Le rapport de cette année met en évidence la demande croissante de flexibilité au travail, la pénurie de talents, l’effet des technologies innovantes et d’autres forces qui influencent notre façon de travailler.

Le principal défi des RH ? Trouver et conserver les talents !

La plupart des personnes interrogées (73 %) révèlent que la priorité des RH pour trouver et conserver des talents est une fois de plus le principal défi. « Il y a eu une évolution notoire dans les priorités des gestionnaires des services juridiques et des ressources humaines au cours de l’année 2019. Alors que les résultats de l’an dernier portaient sur la préparation à l’ère du digital, les résultats de cette année révèlent à quel point les RH ont des réserves à ce sujet sur le plan pratique. Autrement dit, quels sont les obstacles auxquels elles sont confrontées dans des scénarios réels de recrutement et de développement des talents ? », constate Chris Engels, Président de Ius Laboris.

La recherche axée sur la technologie révèle que les RH pourraient être frappées de plein fouet par la technologie, en particulier dans les trois domaines suivants :

  1. optimisation du recrutement (25 %) ;
  2. gestion de la main-d’œuvre à distance (17 %) ;
  3. productivité sur le lieu de travail (16 %). 

Si 97 % pensent que la technologie fait une différence en termes de RH, seulement 37 % des entreprises déploient réellement une stratégie technologique en matière de RH 

Pour ce qui est de l’optimisation du recrutement, la technologie peut soutenir un processus qui, dans certains cas, se résume à « l’alchimie entre les différents acteurs humains ». Il existe toutefois différents outils qui peuvent optimiser le processus, notamment des solutions plus précises basées sur les traits de caractère, des analyses prédictives et des outils qui évaluent l’adéquation culturelle et la capacité à collaborer, ainsi qu’un logiciel de reconnaissance faciale qui prétend débloquer le « risque » lié à une personne pour une entreprise.

Cependant, l’enquête a également montré qu’il existe une grande disparité entre la vision et la réalité. En effet, seulement 8 % des personnes interrogées disent utiliser l’intelligence artificielle (IA) ou l’apprentissage automatique (machine learning) dans le domaine du recrutement. Comme raison principale de cet état de fait, elles invoquent que de nombreuses entreprises souffrent d’un manque de budget, 42 % des répondants déclarant que c’était la principale pierre d’achoppement.

La technologie a certainement le potentiel de transformer le processus de recrutement et de repenser la façon dont les entreprises interagissent avec leurs (futurs) employés. En dépit de l’enthousiasme manifesté par les professionnels des RH pour le potentiel de la technologie – pour rappel, 97 % des répondants pensent que la technologie fera une différence dans les RH –, seulement 37 % des entreprises ont implémenté une stratégie de technologie des RH. Par conséquent, il existe un frein à l’exploitation pleine et entière des potentialités des entreprises. 

Les professionnels des RH reconnaissent les avantages liés à l’utilisation de la technologie dans le processus de recrutement

Dans le débat public, l’équité est souvent avancée comme un avantage potentiel de l’utilisation de la technologie dans le processus de recrutement. Cependant, à la question de nommer les plus grands avantages de la technologie de recrutement, l’équité a obtenu une note étonnamment faible (6 %) dans le cadre de cette enquête.

Selon ces professionnels, la technologie reflète les dérives (biais) de ceux qui l’ont créée. Le constat est le même pour la technologie de recrutement. Par ailleurs, plus l’IA devient complexe, plus il est difficile pour les femmes et les hommes de savoir comment une décision a été prise. Même si les professionnels des RH se méfient de la technologie, 22 % ont dit qu’ils l’utilisaient quand même, même s’ils sont exposés aux risques liés à d’éventuels biais.

Selon les professionnels des RH, le plus grand avantage de l’utilisation de la technologie de recrutement réside dans une certaine efficacité. Les entreprises affirment que l’expérience des candidats peut être améliorée en utilisant par exemple des « chatbots » basés sur l’IA, de sorte que les demandeurs d’emploi puissent poser plus de questions à l’avance. Deuxièmement, les algorithmes peuvent être utilisés pour examiner les CV et accélérer leur traitement afin de s’assurer que les candidats reçoivent rapidement une réponse. Troisièmement, un logiciel peut être utilisé pour analyser la langue, le timbre de la voix et les mimiques faciales des candidats, et les comparer à ceux des candidats qui ont été sélectionnés précédemment.

« Que la technologie fournisse un niveau de filtrage de base des candidatures ou des algorithmes plus élaborés, il est fondamental que les professionnels des RH adoptent les innovations technologiques. Ces dernières années, le lieu de travail a subi une véritable métamorphose et son évolution est loin d’être terminée. Au sein de notre réseau, nous sommes constamment à l’affût des dernières tendances et innovations du secteur, et nous surfons sur le haut de la vague afin de soutenir à la fois les employeurs et les employés dans cette période de changement et de nouvelle dynamique impulsée par la technologie, » conclut Chris Engels, Président de Ius Laboris.

Vous voulez en savoir davantage sur « The Word 2020: Forces for Change » et vous souhaitez lire l’intégralité du rapport ? Vous pouvez télécharger et lire le rapport .

À propos de Ius Laboris

Ius Laboris est une alliance internationale de tout premier plan de cabinets d’avocats spécialisés en droit social (emploi, travail et pension). Elle vise à partager ses connaissances et ses informations, et à aider ses clients à s’orienter avec succès dans le monde du droit du travail et de l’emploi.

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Bruxelles a mis en place deux nouvelles structures d’accompagnement pour les candidats indépendants

C’est la deuxième phase de reconnaissance de structures d’accompagnement initiée par la ville de Bruxelles. La première était d’application jusqu’à fin 2019. La deuxième a pris cours le 1er janvier 2020 et doit se terminer le 31 décembre 2021. Les 9 structures déjà reconnues pour la période se terminant au 31 décembre 2019 sont reprises dans la deuxième phase.

Quelle est la fonction des structures d’accompagnement ?

Les structures d’accompagnement interviennent dans l’octroi de la prime attribuée aux demandeurs d’emploi bruxellois non actifs qui s’établissent comme indépendants à titre principal. Pour pouvoir bénéficier de cette prime, le candidat indépendant doit être assisté par une structure d’accompagnement tout au long de sa période d’établissement.

Dans la pratique, la structure d’accompagnement va analyser la faisabilité et les possibilités techniques, commerciales et financières de l’activité proposée. Lorsque sur base d’une étude de marché, d’une analyse stratégique et d’un business plan, un avis favorable en ressort, le candidat indépendant peut introduire sa demande de prime. La structure d’accompagnement apportera son assistance gracieusement à l’indépendant pendant au moins 6 mois à compter de l’avis d’octroi de la prime.

Quelles sont les structures d’accompagnement désignées?

Les opérateurs subventionnés par Actiris dans le cadre des appels à projet des Structures d’accompagnement à l’autocréation d’emploi (Saace) et les Guichets d’économie locale, sont les structures d’accompagnement désignées.

À partir de 2020, les guichets d’économie locale restent inchangés. Il s’agit des guichets de Bruxelles-Ville, de Molenbeek- Saint-Jean, de Schaerbeek, de Saint-Gilles et d’Anderlecht.

Les opérateurs d’accompagnement restent eux aussi inchangés. Il s’agit de Credal Entreprendre (Uccle), Initiatives locales pour l’Emploi à Schaerbeek (ILES), JobYourSelf (Bruxelles) et Microstart (Bruxelles). Auxquels viennent s’ajouter OrientaEuro (Etterbeek) et Keybox Solutions (Schaerbeek).

 

Auteur: Ilse Vogelaere

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Le top 10 des postes difficiles à pouvoir dans les différents régions du pays

Les pénuries de talents continuent de s’amplifier en Belgique et dans le monde. C’est le principal enseignement de la 13e édition de l’enquête mondiale sur les pénuries de talents réalisée par ManpowerGroup dans 44 pays et territoires, dont la Belgique.  Les difficultés de recrutement touchent tous les secteurs d’activité et les entreprises de toute taille, dans les trois régions du pays. Dans ce contexte , les entreprises devront redoubler d’efforts pour attirer tous les talents et surtout les retenir.

Entreprise recherche talents : un défi dans les 3 régions du pays

Au niveau national, 45% des 1.000 employeurs interrogés par ManpowerGroup déclarent avoir des difficultés à remplir leurs postes vacants, un chiffre en augmentation de 10% par rapport à l’an dernier et le plus élevé depuis le lancement de l’enquête en 2006. 

Au niveau régional, les pénuries de talents atteignent des niveaux jamais atteints en Flandre (55% – hausse spectaculaire de 17 points par rapport à l’an dernier ) et à Bruxelles (43% – en hausse de 8 points ), tandis qu’elles diminuent légèrement en Wallonie (baisse de 3 points) où plus d’un employeur sur quatre (27%) peinent encore à trouver du personnel qualifié.

Bruxelles : top 10 dominé par les profils pour le secteur tertiaire

A Bruxelles, six des postes les plus difficiles à pourvoir concernent le secteur tertiaire, ce qui n’est pas étonnant en raison de la structure du marché de l’emploi. Ce sont les spécialistes (project managers ou juristes) qui arrivent en tête.

On trouve également plusieurs fonctions nécessitant une bonne connaissance des langues : sales & marketing (4e), service clientèle (5e) ou fonctions administratives ou de secrétariat (6e).  Les postes de direction et de management (9e) et les profils comptables et financiers ( 10e) sont également difficiles à trouver. Comme dans les autres régions du pays, les ouvriers qualifiés (électriciens, soudeurs, mécaniciens) ou les techniciens (maintenance, contrôle qualité) occupent le haut du tableau en 2e et 3e position, tandis que les profils pour le secteur de la Construction (7e) figurent également dans le Top 10 établi par ManpowerGroup. Enfin les professionnels de la santé (médecins ou infirmiers) font leur entrée parmi les fonctions les plus recherchés à Bruxelles (8e). 

Flandre : pénurie de profils techniques et logistique

En Flandre, le top 10 établi par ManpowerGroup est dominé par les difficultés à recruter des profils techniques et logistiques. Sans surprise, les ouvriers arrivent en première position, devant les profils logistiques (chauffeurs de tout type) et les techniciens (maintenance et contrôle qualité). Les profils pour le secteur de la Construction (6e), les ingénieurs (8e) et les profils pour l’industrie manufacturière (opérateurs de production) (9e) font leur apparition dans la liste des fonctions critiques. Par ailleurs on trouve également les spécialistes (project managers, juristes) en quatrième position, devant les profils sales & marketing (5e), les profils administratifs (7e) et les profils comptables et financiers (10e).  

Wallonie : une large panoplie de profils en pénuries

En Wallonie, ce sont les profils comptables et financiers qui arrivent en première position des fonctions difficiles à pourvoir, suivis par les professionnels de la santé. Comme dans les autres régions, les techniciens (3e) et les ouvriers qualifiés (4e) occupent les premières places du classement. Nouveaux sur la liste, les fonctions de direction et de management arrivent en cinquième position. Les employeurs wallons éprouvent des difficultés à trouver du personnel maîtrisant les langues, qu’il s’agisse des fonctions administratives (6e) ou les opérateurs pour les services clientèle (10e).  Sans surprise, les chauffeurs et les profils logistiques se trouvent dans la liste (7e). Enfin, on trouve également les spécialistes (project managers ou juristes) et les ouvriers travaillant dans le secteur de la Construction (9e), nouveaux sur la liste.

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En tant que professionnel, comment gérez-vous les différences culturelles lors d’une mission à l’étranger?

Alexander Vissers, expert reconnu dans le domaine du développement des affaires internationales, sait que développer des entreprises étrangères implique souvent un travail dur. Il a récemment discuté avec le PDG de 3w Boudewijn Dupont pour partager ses expériences passées et actuelles et explique comment vous pouvez obtenir le résultat optimal, quelle que soit la situation.

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Le networking, il n’y a que ça de vrai

L’étude intitulée Knowing Me, Knowing You: the Importance of Networking for Freelancers’ Careers examine, entre autres, le lien entre, d’une part, le comportement en réseau des freelances, et d’autre part, les résultats professionnels obtenus, la satisfaction professionnelle acquise et les opportunités de carrière rencontrées.

L’étude rapporte comment les freelances autonomes, donc sans le soutien d’employeurs, assurent leurs besoins en connectivité via un networking actif. Il apparaît notamment qu’une participation active aux réseaux sociaux permet aux freelances de gagner en reconnaissance de compétence et d’aptitude, et d’ainsi s’affirmer comme des innovateurs dans leur spécialisation.

L’étude est basée sur les réponses fournies par 1.874 freelances issus de Belgique, de France, d’Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

 


Source : Jacobs S, De Vos A, Stuer D and Van der Heijden BIJM (2019) “Knowing Me, Knowing You” the Importance of Networking for Freelancers’ Careers : Examining the Mediating Role of Need for Relatedness Fulfillment and Employability-Enhancing Competencies. Front. Psychol. 10:2055. doi: 10.3389/fpsyg.2019.02055


 

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Plus le besoin est pointu, plus les sociétés se dirigent vers des indépendants

Entreprises et indépendants, main dans la main pour une plus grande efficacité

Bonjour Olivier, aujourd’hui, nous abordons la relation entre entreprises et freelances. De manière générale, quelle est selon vous la proportion d’indépendants ? Y en a-t-il plus aujourd’hui qu’il y a 5 ans ?

Je pense que la première chose à mentionner, c’est que de nombreuses personnes ont envie de devenir indépendantes. J’entends de plus en plus souvent des employés internes me dire qu’ils passeraient bien indépendants, ou bien des consultants en agence qui veulent eux-mêmes devenir indépendants. En Belgique, cette tendance a le vent en poupe ! Et il en va de même chez nos voisins : la croissance du nombre d’indépendants est par exemple très forte au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. La France affiche aussi une croissance à ce niveau, mais moins importante. Dans l’ensemble, je pense qu’il y aura de plus en plus d’indépendants.

Et pourquoi pensez-vous que les entreprises font de plus en plus appel à des indépendants ?

Je pense que lorsqu’une entreprise fait appel à des indépendants, c’est vraiment pour répondre à un besoin précis pour lequel elle ne trouve pas, ou difficilement, les ressources sur le marché du travail ou en interne. Plus le besoin est pointu, plus les sociétés se dirigent vers des indépendants, car la disponibilité de profils adaptés pour une embauche à long terme est quasi nulle.

C’est donc une question d’expertise ?

Oui, mais pas uniquement… Je pense que les entreprises y trouvent leur compte aussi ! Dans le cadre d’un projet temporaire, par exemple, il est très facile pour une entreprise de faire appel à un indépendant. Mais le plus gros avantage pour les entreprises, c’est la diversité des expériences d’un indépendant par rapport à celles d’un employé fixe. Un employé change peut-être 2 ou 3 fois d’employeur, alors qu’un indépendant peut réaliser 20 à 30 missions tout au long de sa carrière. L’expérience est donc plus riche et diversifiée.

J’imagine que cette expérience est d’une aide précieuse pour vos clients ?

Oui, grâce à nos multiples missions, nous avons une vue plus globale de la situation. Cela nous permet d’envisager et de comprendre le fonctionnement d’un secteur à travers plusieurs acteurs de ce secteur. Les indépendants apportent un regard neuf. Sans oublier que nous pouvons puiser dans notre expérience pour établir des meilleures pratiques et mais aussi aider les entreprises à éviter certains « pièges » .

Vu le climat actuel, comment voyez-vous l’évolution des solutions comme celle de proUnity ?

Le marché est mûr pour ce genre de solutions, c’est clair. Je pense donc que proUnity a un bel avenir devant elle ! Par contre, étant donné que le concept fonctionne bien et que la demande augmente, on risque de voir se développer la concurrence. Surtout qu’au niveau international, on constate que des pays comme l’Angleterre sont déjà très actifs dans le domaine. Au niveau de l’approche, en revanche, les concurrents accordent encore beaucoup d’importance aux marges. C’est bien de grandir, mais il est important de garder une approche qualitative. Continuez comme ça, proUnity !

C’est noté, merci pour ce bon conseil, Olivier ! Nous continuerons sur notre bonne lancée. Encore un grand merci pour votre temps et votre feedback !

Plus d’infos : www.proUnity.be

Auteur: Diego Wauters 

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2020 – Ce qu’il ne faudra pas manquer !

NextConomy bénéficie d’une formidable audience ! Mois après mois, le nombre de visiteurs de notre site Internet augmente, et nos articles sont de plus en plus lus ; le nombre d’abonnés à notre newsletter est lui aussi en constante augmentation ; nos webinaires, nos séminaires et nos soirées débats connaissent une forte participation et sont même parfois sold out et nous continuons à accueillir de nouveaux partenaires. Bref : nous nous sentons appréciés, ce qui nous encourage à poursuivre sur notre voie en 2020.

Nous aimerions connaître votre indice de satisfaction sur ce que NextConomy vous propose et vos suggestions pour encore mieux partager des connaissances. Accepteriez-vous de répondre à un petit questionnaire en ligne ?

NextConomy vous souhaite le meilleur pour 2020 !

Augmentation du nombre de freelances – croissance de l’incertitude économique – pénurie structurelle de talents – remote work – etc. Le marché de l’emploi et le monde du travail évoluent à une vitesse exponentielle, avec des conséquences inéluctables pour les individus, les organisations et les autorités publiques.

Comment allons-nous gérer ces changements et ces innovations ? Nous formulons des vœux pour que 2020 vous apporte les connaissances, la perspicacité et la détermination qui vous permettront de prendre les décisions qui s’imposent pour vous personnellement, et pour votre organisation. Ainsi, vous pourrez faire face au nouveau monde du travail qui vous attend et qui s’est déjà mis en marche !

Découvrez les événements concoctés par NextConomy en 2020 – et qu’il ne faudra pas manquer !

Série – La gestion des talents face à la nouvelle réalité du travail

Au courant de l’année 2020, Marleen Deleu, cofondatrice de NextConomy, aura notamment le plaisir d’inviter des HR Directors, des Procurement Managers Indirect Spend, des Procurement Category Managers, des Talent Acquisition Managers et des Managers de programmes de recrutement, lors de sessions interactives ayant pour thème l’organisation des nouvelles formes de travail. Le nombre de participants sera limité afin de privilégier les aspects liés à l’interaction et au networking, avec une présence modérée de partenaires commerciaux.

Les dates à réserver :

Session 1 – ‘Trouver et travailler avec des freelances’ – 24 mars 2020

Programme unique et varié comportant deux keynotes présentées par des experts français de la ‘Talent Economy’ : Samuel Durand – ‘Going Freelance – développements dans le monde des freelances autour du monde’ et Laetitia Vitaud, auteure du livre ‘Du labeur à l’ouvrage’. Avec, entre autres, des témoignages issus d’organisations faisant appel à des freelances à grande échelle.

Date: 24 mars 2020 (13h30 – 18h00)
Lieu : À déterminer, à Bruxelles ou en Brabant wallon.

Session 2 – ‘Sourcing for Talent in the Gig Economy’- 13 mai 2020

Journée consacrée au recrutement en direct et au déploiement de talents externes. Les responsables du recrutement de talents externes et les Talent Acquisition Managers connaîtront les tendances en matière de ‘Direct Sourcing’ de talents hautement qualifiés, et du recrutement de talents par le biais de la technologie, des fournisseurs de services ou des Talent pools. Avec notamment le témoignage de Wendy Stenger, Global Lead CW Program chez Thomson Reuters (NY), qui depuis 3 ans gère en interne pas moins de 80% de leurs besoins en talents, avec à la clé une économie pouvant aller jusqu’à 15%. Ce séminaire s’adresse plus particulièrement aux organisations actives à l’international (BeNeLux, EMEA ou Global), ou qui recrutent et déploient des talents à l’international.

Date : 13 mai 2020 (9h30 – 18h00)
Lieu :  Bruxelles
Langue :  Anglais
Partenaire :  ClubVMSA
Places disponibles : 50

Session 3 – ‘Meetup session hosted by Cronos’ – 15 octobre 2020

Déjà le quatrième Meetup organisé par NextConomy et ClubVMSA. Un Meetup est un mini-séminaire qui se déroule autour d’un thème choisi au sein d’une entreprise hôte. Un groupe de maximum 30 participants mène le dialogue autour du thème central, où importe avant tout l’échange des connaissances et des expériences. Mais en laissant toutefois de la place pour le networking et la conversation. Retrouvez le contenu des sessions Meetup précédentes ici et ici. Le thème de ce 4e Meetup sera bientôt communiqué.

Date:  15 october 2020 (12h00 – 17h30)
Lieu : Malines, Spoor 18
 Langue : Anglais
Partenaire : ClubVMSA
Places disponibles : 30

Session 4 – ‘Travailler (de concert) avec un MSP et un VMS’ – prévue fin novembre

Le programme de la journée, la date et le lieu seront bientôt communiqués. Ce séminaire est plus particulièrement destiné aux responsables Achats pour le recrutement de talents externes, aux fournisseurs de talents externes et de services RH, aux fournisseurs de systèmes VMS, aux brokers et aux prestataires de services MSP.

Journées Webinaires

Journée 1 – date à déterminer en juin – 5 webinaires de 40 min. chacun, réunissant des experts et s’adressant aux clients – ‘Travailler avec des externes ? Quels sont les risques encourus et comment les gérer ?’

Une formule éprouvée : la possibilité d’interroger des experts, pas de frais de participation, simplement s’inscrire pour recevoir un compte-rendu

Journée 2 – date à déterminer en novembre – 5 webinaires réunissant des experts et s’adressant aux freelances – ‘Comment le freelance peut-il s’optimiser et se professionnaliser ?’

Une formule éprouvée : la possibilité d’interroger des experts, pas de frais de participation, simplement s’inscrire pour recevoir un compte-rendu

Soirée de dédat – 6 octobre 2020 – 18h30 – deBuren, Bruxelles

Vu le succès remporté par les précédentes éditions, nous réitérons en 2020 une soirée de débat qui réunira un panel d’experts belges, néerlandais et venus d’autres pays d’Europe. Nous bénéficions à nouveau de l’étroite collaboration avec la maison culturelle Flamande-Néerlandaise deBuren, située à Bruxelles. Le thème abordé sera communiqué au courant du mois de mai, et correspondra à l’actualité socio-économique et politique du monde du travail (flexible). Retrouvez ici le compte-rendu et le podcast de la soirée de débat 2019 organisée par NextConomy, avec notamment la présence de la ministre Maggie De Block.  (Soirée prévue  pour 100 participants)

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Katleen Daems : ‘La valeur ajoutée d’une workforce externe est énorme’

Katleen Daems est l’une des quatre femmes membres du comité de direction de Luminus, qui compte onze membres au total. En tant que Corporate HR Director, elle est depuis près de six ans responsable de la stratégie RH du fournisseur d’énergie.  Tout en restant attentive aux différents thèmes RH inscrits à son agenda, Katleen Daems s’est forgée une vision RH intégrale, où les talents sont le point de départ qui domine les formes de travail. Bien que l’élaboration d’une stratégie intégrale d’une ‘contingent workforce’ soit encore en pratique un pas qui reste à franchir.

Collaborez-vous structurellement avec des externes ? Quel est le rapport entre la workforce externe et la proportion de collaborateurs fixes ?

Katleen Daems : « Nous avons un nombre assez important d’externes au sein de notre effectif. Ce nombre a régulièrement augmenté au cours de ces dernières années. Une tendance qui d’après moi coïncide avec le besoin de flexibilité à laquelle aspirent beaucoup de travailleurs. Une évolution que l’on ressent de plus en plus. C’est ainsi que je vois des personnes qui ont longtemps travaillé dans un environnement corporate, changer de cap. Une progression qui, à mon avis, a du sens, si l’on veut garder les personnes plus longtemps dans son milieu de travail. Nous avons environ 2.000 personnes inscrites sur le payroll, et j’estime qu’il faut encore compter un tiers de ce nombre pour les collaborateurs externes. Il ne s’agit pas de chiffres exacts, car le nombre de responsables faisant appel à des sous-traitants est variable. Et nous n’avons pas ici d’informations suffisantes. »

 


À propos de Katleen Daems

Katleen Daems réside et travaille à Bruxelles. Elle a choisi d’habiter à proximité de son entreprise et d’ainsi limiter autant que possible les temps de trajet. Du temps qu’elle peut consacrer à l’un de ses projets professionnels et à sa famille. En plus de son rôle d’HR Director, elle soutient l’asbl FIX, un projet d’expérience de travail dans le secteur du bâtiment à Bruxelles, qui permet de suivre des formations techniques et des cours de néerlandais. Après environ deux ans, ces travailleurs vont rapidement avoir accès à un des nombreux métiers du secteur de la construction. Un projet qui lui tient à cœur. Katleen Daems siège également depuis peu comme magistrat au Tribunal du travail néerlandophone de Bruxelles, où elle peut exprimer son engagement social en tant que juriste, ce qu’elle affectionne particulièrement. Comment Katleen Daems concilie-t-elle tous ses rôles, et peut-elle de surcroît s’occuper de ses deux adolescents ? Avec une bonne dose de discipline personnelle. « De plus, mes années d’expérience m’aident à prioriser les choses et à les traiter avec célérité ». Dont acte.


 

Quand préférez-vous engager des externes plutôt que des collaborateurs fixes ?

Katleen Daems : « En premier lieu, nous déployons les externes en mode ‘bodyshopping’ lorsqu’il existe un besoin urgent mais temporaire de talents. L’externe effectuera sa mission avec l’enthousiasme et l’engagement d’un collaborateur fixe. En second lieu, pour certaines fonctions, lorsque les compétences requises sont en dehors de notre core business, le choix stratégique sera d’utiliser les services d’une firme extérieure. Une tierce partie va dans un tel cas posséder un meilleur know-how et faire preuve de plus de flexibilité. Comme souvent, l’IT, Facility et Fleet sont en tête de liste. Nous externalisons également le recrutement. Nous avons constaté qu’une expertise de plus en plus pointue s’avère nécessaire. Mais comment s’adresser à la jeune génération ? Le recrutement a de plus en plus trait au numérique, et vous devez maîtriser les médias sociaux. En outre, le volume de postes vacants varie, de sorte que vous devez être en mesure de réagir rapidement. Au niveau de nos filiales, nous constatons également une forte représentation d’une workforce externe. Cela s’explique bien souvent par le manque de techniciens pouvant être engagés comme collaborateurs fixes. Si nous ne résolvons pas cette situation avec des externes, nous risquons des problèmes de capacité qui peuvent entraver notre croissance. »

Nous externalisons également le recrutement. Nous avons constaté que dans ce cas, une expertise de plus en plus pointue s’avère nécessaire.

Où en êtes-vous dans l’élaboration d’une stratégie intégrale pour votre contingent workforce ?

Katleen Daems : « Je suis moi-même convaincue d’une approche intégrale des talents et de l’énorme valeur ajoutée que représente une workforce externe. Je pense également que nous devons assurer le contact avec les talents externes et les suivre. Bien souvent, ces travailleurs se développent professionnellement avec votre organisation. Il est donc important de garder le contact entre les missions. Mais nous n’appliquons pas encore une politique à travers laquelle chaque talent se voit proposer le contrat fixe ou le contrat flexible qui lui convient. »

Quel est dès lors le plus grand défi ?

Katleen Daems : « Tout d’abord, certaines restrictions légales rendent une telle mise en place relativement complexe. Il s’agit surtout d’éviter le faux travail indépendant. Les collaborateurs externes ne peuvent pas être enregistrés dans nos bases de données et ne peuvent pas être reconnus comme des collaborateurs, ce qui rend leur suivi difficile. Le cadre juridique limite donc un nouveau type d’approche de la contingent workforce. Les pouvoirs publics surveillent le faux travail indépendant de près. Ce qui est très compréhensible si l’on se met du côté des pouvoirs publics. Plus il y a de travailleurs indépendants, moins les pouvoirs publics perçoivent de revenus en provenance du précompte professionnel. De plus, les organisations syndicales n’ont que peu d’emprise sur les externes, ce qui tend à gêner la culture syndicale. Si nous engageons des externes, nous devons argumenter notre décision vis-à-vis des représentants syndicaux. »

Quelles sont les plus prochaines priorités des RH ?

Katleen Daems : « Luminus est une entreprise en pleine transformation, et nous avons un rôle important à jouer dans le développement durable. Avec les RH, je veux y contribuer d’une façon positive. Nous avons déjà repensé le changement de culture, en amenant une culture positive. Nous sommes résolument engagés dans la voie de l’innovation. Trouver les meilleures solutions pour nos clients est en soi un défi constant que Luminus se doit de relever. C’est pourquoi nous encourageons vivement la créativité auprès de notre personnel. Se réinventer sans relâche est l’état d’esprit que nous recherchons. La politique de mobilité est un bon exemple de la façon dont nous mettons en pratique nos principes de durabilité, et de celle dont nous nous efforçons de faire évoluer les mentalités. Nous voulons faire la transition vers un parc de véhicules électriques, mais plus important encore, nous aimerions que les personnes renoncent à leur voiture. Pour ce faire, nous encourageons les alternatives telles que les transports publics, le vélo ou d’autres solutions. »

Les tendances progressent socialement, mais comment abordez-vous cette mutation au niveau de l’entreprise ?

Katleen Daems : « Il s’agit d’abord d’un travail d’évangélisation. Nous tentons d’inculquer aux personnes le fait que c’est réalisable. Nous ne manquons aucune occasion de mettre en avant la mobilité. Nous appelons les personnes à réfléchir aux alternatives, et nous les aidons à sauter l’obstacle. Personnellement, cela fait deux ans que j’ai abandonné la voiture pour venir au boulot. Depuis, l’ensemble du comité de direction a opéré ce changement. Donc, le fait de porter un beau costume comme étant l’argument pour ne pas utiliser le vélo ne tient pas, lorsque vous savez que votre CEO a contourné le problème. Mais s’adapter n’est pas toujours si évident. Pour moi aussi, il s’agissait d’une première, et nous y avons réfléchi en famille. Nous avons remarqué qu’en parler directement avec les collègues contribue clairement à vouloir s’associer à cette vision. Le projet de mobilité n’est qu’un des nombreux projets sur lesquels nous planchons. Je me suis fixée comme priorité d’apporter du plus à Luminus et de permettre aux collaborateurs de se sentir le mieux possible au travail. »

D’après mon vécu de femme, saisir des opportunités professionnelles enrichit votre vie, mais enrichit également – et c’est probablement encore plus important – le fonctionnement de votre organisation.

En quoi consiste votre mission en vue de l’avenir ?

Katleen Daems : « C’est le message que j’aimerais transmettre grâce à cette interview. Quand j’ai l’occasion de dire aux femmes qu’elles peuvent construire leur carrière et briser le plafond de verre, je dis présente. Sans adopter pour autant une quelconque approche féministe. Je pense qu’il est essentiel d’encourager les femmes qui ont un objectif de carrière, et de leur offrir des perspectives. Nombreuses sont encore les femmes qui ont à l’esprit un parcours de carrière à embûches. Je crois, je sais qu’il y a des tas d’opportunités, mais à cause de ces embûches, elles ne sont pas saisies. Je sais par expérience que la combinaison famille et carrière est parfaitement possible, à condition de bien s’organiser. Et en Belgique, nous avons toutes les chances de notre côté. Il faut changer l’angle de vue des embûches. D’après mon vécu de femme, saisir des opportunités professionnelles enrichit votre vie, mais enrichit également – et c’est probablement encore plus important – le fonctionnement de votre organisation. Restons réalistes, car un comité de direction composé uniquement d’hommes qui travaillent de 8h du matin à 8h du soir, va fonctionner différemment par rapport à un comité de direction composé d’hommes et de femmes qui, entre autres, veulent maintenir un bon équilibre profession-vie privée. Et cela va imprégner toute l’organisation. »

Donc, vous nous dites que c’est un devoir social pour les femmes qui ont de l’ambition professionnelle de profiter pleinement de toutes les opportunités.

Katleen Daems : « L’arrivée des femmes dans le comité de direction de Luminus a permis de créer une autre dynamique ; c’est ce que me confirment mes collègues du conseil de direction et influe sur l’ensemble de l’organisation.

En guise de conclusion. Avez-vous songé à épouser dans l’avenir une carrière d’indépendante ?

Katleen Daems : « Je ne l’exclus pas. Un jour peut-être. »

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Les tarifs sont compétitifs et les négociations se font directement avec le client final

Matching, marge et contact direct avec les clients

D’un point de vue opérationnel, vous nous avez expliqué que tout était plus simple sur la plateforme grâce à l’administration digitale, quels sont les autres avantages d’une plateforme pour un indépendant?

Je dirais que la plateforme comporte plusieurs avantages, dont un que j’ai déjà mentionné : le matching. Le fait que l’on reçoive directement des missions en fonction de nos compétences est extrêmement pratique. D’autres plateformes sur lesquelles je me suis inscrit m’ont déjà proposé des missions qui n’avaient absolument rien à voir avec mon parcours professionnel, à raison de plusieurs mails par jour. Chez proUnity, le moteur de recherche est un cran au-dessus.

La pertinence des missions proposées est donc un atout indéniable ! Et en comparaison avec des modèles plus classiques, quels sont les différences avec une plateforme digitale?

Le gros problème avec des modèles plus classiques comme des agences par exemple, c’est la marge ! Et quand on voit le peu d’efforts que certaines agences fournissent pour nous dénicher une mission et pour en suivre le déroulement, je trouve que cette marge est parfois exagérée.

Par contre, pour des agences spécialisées qui maîtrisent vraiment bien leur domaine (l’architecture d’entreprise, par exemple) et le font vivre, je trouve qu’une certaine marge est tout à fait justifiée.

La marge, C’est d’ailleurs un autre avantage chez proUnity, car elle est très faible, voire inexistante pour certaines missions. En tant qu’indépendant, on gagne donc plus avec une solution comme celle de proUnity.

Et puisqu’on parle d’argent, qu’en est-il des tarifs proposés sur la plateforme?

Les tarifs sont très compétitifs et les négociations se font directement avec le client final. Si je prends l’exemple de la mission que j’ai commencée récemment, je pense que j’aurais gagné entre 15 et 20 % en moins si j’étais passé par une agence. Sur le total de l’année, cela représente quand même une somme conséquente. De plus, l’indépendant est libre de pouvoir choisir lui-même le tarif qu’il souhaite demander au client dans la fourchette proposée par ce dernier. Ce qui permet de savoir vers quoi on se dirige.

Donc plus pratique et de meilleurs revenus ! D’un point de vue plus général, nous allons maintenant aborder la relation entre les entreprises et les indépendant. Nous en apprendrons plus dans la troisième et dernière partie de cette interview, Stay tuned !

Plus d’infos : www.prounity.be

Auteur: Diego Wauters 

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Koen De Leus : « Les turbulences vont suivre plus rapidement »

Que fait en somme un Chief Economist ? Research, PR and advice, nous dit Koen De Leus. « J’ai un rôle consultatif et, par exemple, je réponds aux questions de la direction. Mais pendant la moitié de mon temps, j’organise des présentations sur les tendances qui ont trait à l’économie. Il peut s’agir de prévisions macro-économiques, mais aussi de numérisation, d’impact du changement climatique sur les entreprises, etc. Chaque chef économiste suit quelque chose de bien particulier, et dans mon cas, c’est la numérisation et son impact sur l’économie, l’inégalité des revenus, le marché du travail, etc. Koen De Leus a d’ailleurs écrit un livre intitulé ‘L’économie des gagnants’ et c’est un thème récurrent dans ses articles de blog.

Alléger, ne pas s’accaparer

La numérisation aura un impact sur le marché du travail, le travail et l’emploi, poursuit Koen De Leus. Il n’adhère pas au spectre d’un monde où les robots et les ordinateurs auraient accaparé tous les jobs. Des jobs vont se créer et d’autres vont disparaître, comme toujours en pareille situation.

« La question est de savoir si de nouveaux emplois vont apparaître au même rythme que d’autres qui vont disparaître au profit des robots. Dans ce cas, il n’y aura pas de problème à long terme. Ici non plus, je ne suis pas pessimiste : nous voyons que des jobs ou des tâches sont partiellement repris, mais pas des fonctions entières. Un robot ou un algorithme peut nous faciliter la tâche, mais en règle générale, il ne va pas la reprendre entièrement. »

La prochaine révolution industrielle

Koen De Leus

Koen De Leus fait remarquer que la numérisation, comme toutes les autres révolutions industrielles, va s’accompagner de turbulences. Le fait est que les GAFA de ce monde (Google, Amazon, Facebook, Apple and C°) ont déjà intégré les robots, l’IA et la technologie dans leurs business models, et sont hyper productifs. 90 % des entreprises restantes n’ont en cela pas encore pris de mesures, et sont donc en comparaison devenues inefficaces.

« Lors de chaque révolution industrielle, on a dû à un certain moment négocier un virage, un moment où la diffusion des nouvelles technologies et des connaissances se passe à grande échelle », rappelle-t-il. Cela se produira à nouveau, prédit-il, avec la large percée de la numérisation. Quand ? Koen De Leus n’a pas de boule de cristal, « mais cela se passe bien souvent après un fort ralentissement de la croissance ou une récession.  Les entreprises sont d’abord réticentes à recruter à nouveau du personnel et font tous les efforts possibles pour intégrer la technologie acquise précédemment ».

Toujours de nouvelles compétences

Ce qui a un impact significatif sur la reprise. Les économistes parlent alors de ‘jobless recovery’, une reprise économique au cours de laquelle l’emploi n’augmente que légèrement, à l’inverse de la productivité. Si la reprise suit son cours, la création d’emplois reprendra. De par l’arrivée des nouvelles technologies, le marché du travail va requérir d’autres connaissances et compétences.

« Le développement et l’intégration de nouvelles technologies s’effectuent de plus en plus rapidement. Obtenir un diplôme qui va vous servir tout au long de votre carrière, avec de temps en temps un complément de formation, n’a plus de sens. Dans la société actuelle, où chaque jour débarque un tas de nouvelles choses, les trois quarts de votre job se renouvellent tous les cinq ans », nous dit-il. Cela implique des fournir des efforts en continu afin de rester impliquer, ce qui représente une responsabilité pour l’employeur, les autorités et l’individu.

Stabilité de l’emploi

Cela signifie-t-il aussi d’avoir plus de dynamique sur le marché du travail, avec des périodes plus courtes passées dans une entreprise ? Pour certaines fonctions spécialisées, les entreprises vont vraisemblablement (continuer à) faire appel à des consultants et des freelances, bien que le chef économiste de BNP Paribas Fortis avertisse que les entreprises doivent veiller à ne pas trop s’appuyer sur des externes en raison du risque opérationnel que cela peut représenter.

« Et quid de la prédiction que d’ici 2030 la première société du S&P 500 n’aura plus un seul collaborateur fixe, en dehors de la direction ? Personnellement je n’y crois pas. Je crois par contre que dans les grandes entreprises, les personnes ayant un emploi relativement stable assumeront une grande partie des fonctions, à condition qu’elles aient également la volonté de suivre des formations. »

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