Monthly Archives: septembre 2020

Ann Cattelain, nouvelle CEO de Federgon

Herwig Muyldermans est devenu CEO de Federgon en janvier 1990. Au cours de sa carrière, il a contribué au développement du secteur de l’intérim et a donné aux prestataires de services RH une place essentielle dans le débat sur le marché de l’emploi. En 2004, il a également été l’un des artisans de la création du système populaire des titres-services. « L’une des mesures les plus importantes et les plus réussies de ces dernières décennies en matière d’emploi», commente à ce sujet Herwig Muyldermans.

Ann Cattelain, qui prendra les commandes de Federgon ce 1er octobre, a obtenu un master en droit à la KULeuven et a débuté sa carrière dans le secteur des assurances. En 1997, Ann Cattelain a rejoint Federgon en tant que Legal Advisor et est devenue Legal Director en 2005. Pour Ann Cattelain, cette promotion au poste de CEO représente un nouveau défi passionnant à relever. « En tant que CEO, je veux mener Federgon dans la nouvelle ère numérique sur la base de nouvelles priorités stratégiques. Mon ambition est que Federgon devienne LA référence pour tout ce qui touche au marché de l’emploi et aux ressources humaines. Il est aujourd’hui évident que les prestataires de services RH sont indispensables pour écrire un scénario fort pour le marché de l’emploi », souligne Ann Cattelain.

Nico Reeskens, Country Manager d’Adecco Group et président de Federgon, est également satisfait : « Les prestataires de services RH constituent un maillon essentiel de notre marché du travail. Nos entreprises sont partenaires des candidats, des entreprises et des autorités. Une grande partie du mérite en revient à Herwig et nous lui sommes reconnaissants pour tout ce qu’il a accompli », déclare Nico Reeskens. « Ann Cattelain vient également de la maison Federgon et a préparé un projet d’avenir ambitieux, qui inspire confiance aux membres. Un marché de l’emploi qui fonctionne bien est la priorité numéro un, les prestataires de services RH joueront un rôle capital en la matière », souligne Nico Reeskens.


                
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Laissez faire la technologie !

La technologie

La technologie a rendu le travail des recruteurs plus léger. Le fait de pouvoir consulter des bases de données, organiser des interviews en ligne ou encore de faire appel aux fonctions de recrutement de LinkedIn ont accéléré le processus de recherche. Mais cela a également augmenté la pression sur les recruteurs. Car avec plus de moyens à disposition, les exigences augmentent et aujourd’hui les recruteurs doivent trouver plus rapidement le bon candidat qu’avant.

Plus de travail dans un temps réduit

Tout doit donc aller plus vite. Mais ce manque de temps et la gestion complexe des différents canaux peut entraîner des erreurs dans les campagnes de recrutement, comme un mauvais ciblage ou des campagnes peu personnalisées. Ce qui malheureusement génère des retours peu satisfaisants.

De plus, le fait de rechercher et de publier sur plusieurs canaux entraîne un plus grand afflux de propositions, et donc, de candidats à analyser. Mais ce n’est pas pour autant que la qualité des propositions augmente. On se retrouve donc dans une situation ou le nombre de candidats augmente alors que le temps d’analyse se réduit.

Une technologie adaptée qui fait la différence

Heureusement il existe des solutions plus adaptées et plus précises pour la recherche d’experts et de consultants externes. En utilisant un VMS, les recruteurs ont directement accès à des marchés de recrutement contrôlés.

Sur norte plateforme par exemple, il vous suffit de publier une demande de mission et vous recevrez des propositions de candidats qualifiés et disponibles. Fini de courir après tous les profils, les bonnes propositions viennent directement à vous. Conclusion : la technologie OUI, mais à condition qu’elle soit adaptée à vos besoins !

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Augmenter vos revenus grâce aux droits d’auteur : c’est tout simple ! (ou presque)

Les droits d’auteur en fiscalité : kézako ?

La rémunération en droits d’auteur, c’est une rémunération pour une création, pour un travail intellectuel, qui se distingue des autres services, et qui permet d’alléger la facture fiscale. Gilles Milecan, juriste, remet en contexte. « Au départ, les droits d’auteurs désignaient spécifiquement la rémunération des écrivains. Mais depuis 2008, le concept est élargi à une catégorie fiscale particulière et avantageuse. C’est devenu une qualification de revenus qui ne sont pas des honoraires (pour un service d’expert indépendant non créatif), pas un salaire (pour un employé), mais des droits d’auteur. Et à ce titre-là qui est assez spécifique, l’imposition est distincte, avec un pourcentage distinct et avantageux, selon une logique qui veut inciter à la création en accordant un taux fiscal intéressant. »

L’imposition est distincte, avec un pourcentage distinct et avantageux, selon une logique qui veut inciter à la création en accordant un taux fiscal intéressant

 Pourquoi ça vaut la peine ?

Parce que ça permet de payer moins de taxes et donc d’augmenter le net perçu. Tout simplement. « Concrètement, la totalité de la somme facturée n’entrera pas dans le bilan des revenus de l’année et donc pas non plus dans la taxation complète, ce qui diminue aussi les retenues sociales », résume Gilles Milecan. Jusque là, c’est clair et on est loin des méandres comptables qui feraient pâlir les plus braves. Mais allons plus loin, pour mieux comprendre. « Avec les droits d’auteur, les freelances peuvent partager les factures en deux parties : jusqu’à 50% en honoraires taxés comme d’habitude et 50% en droits d’auteurs. La demi partie qui est qualifiée de droits d’auteur est imposée distinctement à 15% et par précompte.

Avec les droits d’auteur, les freelances peuvent partager les factures en deux parties : jusqu’à 50% en honoraires taxés comme d’habitude et 50% en droits d’auteurs

Avantage supplémentaire : cette retenue n’est appliquée qu’à la moitié du montant « droits d’auteur ». En effet, le fisc admet pour les droits d’auteur un montant forfaitaire de frais à déduire avant la retenue. Autrement dit, sur une facture de 1.000€ HTVA, la moitié de ce qui est versé comme honoraires est prise en compte pour calculer les cotisations d’indépendant à payer. La partie en droits d’auteur n’entrera en revanche pas dans le calcul des cotisations d’indépendant. Elle fera l’objet d’une retenue par le client (précompte) et ce précompte sera calculé sur la moitié du montant « droits d’auteur » (dans notre exemple : 15% appliqués à la moitié de 500 euros. Le client reversera lui-même au fisc. C’est en tout cas la règle générale ; mais il arrive que certains clients ne le fassent pas, c’est donc à discuter au préalable. Ça peut sembler être un montage technique un peu compliqué sur papier, mais c’est vraiment avantageux pour l’indépendant ! » Bref, si vous n’êtes pas doués avec les chiffres : plus que jamais, engagez un bon comptable !

Concrètement, comment on le met en place ?

Comme Gilles Milecan l’explique plus haut, c’est à discuter avec le client puis à intégrer dans la convention d’indépendant. On y distinguera la partie honoraire et la partie droits d’auteur. « Il faut aussi spécifier ce qu’on fait de ces droits d’auteurs : est-ce qu’ils vont être cédés au client ou non ? Pour un seul usage ou pour une durée ? Le sort réservé aux droits d’auteur doit être envisagé dans la convention, même si ça n’intervient pas sur la facture. » La facture sur laquelle on structure : droits d’auteur, honoraires, total HTVA, TVA de 21% sur les honoraires et TVA de 6% sur les droits d’auteur et enfin, total TVAC. Limpide ?

TO-DO LIST :

  • Intégrer la facturation en droits d’auteur au contrat ;
  • Déterminer avec le client si le précompte est prélevé par lui ou si le prestataire doit le gérer avec son comptable ;
  • Préparer un bon template de facture sur Excell qui s’organise comme suit :

Prix total des prestations HTVA

+ TVA à 21% de la moitié de ce total

+ TVA à 6% de l’autre moitié de ce total

– Précompte de 15% sur la moitié en droits d’auteur

TOTAL des opérations à payer

Le petit plus, le cadeau de la maison

Les droits d’auteur sous l’angle fiscal, c’est déjà bien. Mais gérer AUSSI ses droits d’auteur secondaires, ceux qui concernent les oeuvres réutilisées, c’est différent et c’est encore mieux ! « Quand on parle de la cession de droits d’auteurs et rémunération, ça concerne la cession primaire, c’est-à-dire la première utilisation de l’oeuvre au sens large. » Et là, en plus, il existe des organismes qui font tout le travail à notre place, au prix d’une unique cotisation relativement dérisoire. « Les sociétés de gestion de droits d’auteur suivent les oeuvres dans leur vie d’après. Elles se chargent chaque année de récupérer des montants de réutilisation auprès des grands acteurs et utilisateurs à long-terme. » La Sofam pour les auteurs dans le visuel, la SAJ-JAM pour les journalistes, la Scam pour ceux qui créent des oeuvres documentaires ou encore la Sabam pour les auteurs, compositeurs et éditeurs : les sociétés de gestion des droits d’auteur ne manquent pas en Belgique. Là, l’indépendant créatif n’a plus qu’une mission : lister ce qu’il a produit et l’envoyer à la société de gestion au sein de laquelle il est inscrit. C’est elle qui fera tout le travail. Y compris celui de verser sur son compte en banque la somme récupérée. Abracadabra !

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Simplifiez la gestion de vos talents externes avec proUnity

Trouver la perle rare

 

La recherche d’experts externes est souvent chronophage. Pour commencer, la recherche du bon candidat s’articule sur plusieurs canaux comme LinkedIn, des bases de données ou encore Facebook. Ce qui n’est pas idéal. Ensuite, il faut rassembler tous les CV, les analyser et commencer à prendre contact avec les candidats potentiels. Bien évidemment il faut encore prévoir un suivi pour chaque candidat. Avec un peu de chance, on tombe rapidement sur le bon profil. Mais force est de constater que plus l’expertise recherchée est pointue, moins il y a de candidats qualifiés sur le marché et plus il y a de CV inadéquats à filtrer et de travail à effectuer.

Une organisation à toute épreuve

 

Suite à cette recherche intensive, vous avez enfin trouvé le bon candidat. Mais il vous faudra maintenant entamer la gestion de votre candidat externe. Concrètement il faudra établir un contrat, organiser l’onboarding et le suivi du candidat, contrôler et valider les timesheets mensuellement sans oublier la facturation ! Et c’est le même scenario pour chaque consultant externe engagé. Si on se retrouve dans une société avec un nombre important d’externes, cela devient rapidement ingérable. Surtout si on ne dispose pas d’outils adéquats en interne et qu’il faut jongler entre les fichiers Excel et les fiches papier.

ProUnity vous aide avec une technologie de pointe

 

S’appuyer sur une agence externe peut évidemment vous soulager. Mais en réalité vous transférez cette masse de travail vers l’agence, qui en répercutera le coût sur vos factures. De plus, on ajoute un nouvel interlocuteur dans le processus, ce qui augmente la complexité et rallonge les échanges. Sans compter que tout le monde doit être bien aligné sur le profil et les compétences recherchées.

Heureusement il existe aujourd’hui des solutions plus flexibles et adaptées à votre organisation. Avec proUnity vous accédez via une plateforme à l’ensemble des compétences du marché et disposez d’un outil qui vous permet de gérer tous les processus en interne de manière fluide.   

Ainsi vous gardez un contrôle total sur votre processus de recrutement tout en évitant des factures supplémentaires. Et vous vous équipez également d’un outil performant qui vous permettra de gérer la rechercher et la gestion administrative de tous vos consultants efficacement.  

« Nous avons considérablement raccourci le délai d’embauche et avons ainsi accéléré notre entrée sur le marché », explique Natalie Delmotte, Directrice RH chez Securex. Regardez ici son témoignage complet.

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Se dire au revoir ou l’offboarding

Objectifs de la mission

Dans un premier temps il faut s’assurer que les objectifs de la mission ont été bien remplis et que tous les livrables ont été rendus. Il faut en particulier veiller à la bonne passation d’informations pour que les équipes de permanents puissent reprendre le projet en cours de route sans qu’il n’y ait d’élément manquant.

C’est aussi l’occasion d’un entretien entre le freelance et son interlocuteur privilégié afin de recueillir les feedbacks sur l’expérience au sein de l’entreprise, sur l’intégration parmi les équipes et peut-être de s’enrichir des suggestions d’améliorations du processus d’accueil.

Le manager peut en profiter pour donner une recommandation au freelance. Les travailleurs indépendants remettent en jeu leur réputation à chaque mission, si celle-ci a été un succès, une recommandation de la part du chef de projet sera valorisée par le freelance pour ses prochaines missions. Sur les plateformes cette étape est bien souvent obligatoire pour clôturer une mission.

Conserver une trace du passage

Enfin, une étape cruciale souvent oubliée est de prendre le temps de conserver une trace du passage du freelance dans l’entreprise en faisant rédiger une courte note au chef de projet qui commente la mission passée. De cette façon, à l’avenir, les différents chefs de projets pourront faire appel aux freelances du réseau de l’entreprise en s’appuyant sur ces notes des collaborations passées.

Et c’est lorsque l’on croit que la collaboration est close que le moment le plus important arrive.

Entretenir la relation

Freelances et entreprises entretiennent une relation ambigüe. S’ils ne souhaitent surtout pas dépendre totalement l’un de l’autre ni trop s’attacher, les deux parties ont tout intérêt à maintenir un contact suffisamment proche. Tout en gardant leurs distances, freelances et entreprises tentent de se rendre attractifs l’un pour l’autre une fois qu’ils ont collaboré une première fois. (Oui, en remplaçant quelques mots, on obtient une description assez fidèle du début des relations amoureuses et autres dates. 🤫)

            Freelances et entreprises entretiennent une relation ambigüe.

Si la mission s’est bien passée, un offboarding réussi prend ici tout son sens pour créer une relation de long terme entre le freelance et l’entreprise.

Il sera toujours plus intéressant pour une entreprise de faire appel aux services d’un freelance qui a déjà travaillé pour elle car ce dernier connaît déjà la culture d’entreprise, les processus et les attentes des managers. Il sera plus efficace et la communication sera meilleure.

Question de coûts

De plus, faire appel à un freelance dont l’entreprise a déjà pu juger du travail permet de réduire les coûts liés à l’asymétrie d’information sur le marché. Avant d’avoir collaboré avec un freelance, une entreprise a du mal à juger si le TJM annoncé par le freelance reflète sa véritable valeur. Sur le marché des prestations intellectuelles, l’asymétrie d’information est en faveur des freelances de la même façon qu’elle est en faveur des vendeurs de voiture d’occasion dans l’article « The Market for lemons » d’Akerlof.

De plus, le coût de recherche du talent diminue, il n’y a plus besoin de passer du temps en interne ou de payer un prestataire pour trouver un talent, il fait déjà partie du réseau de freelances de l’entreprise, il suffit de le solliciter à nouveau.

Du côté du freelance, maintenir des liens avec une entreprise pour laquelle il a déjà travaillé lui permettra plus facilement d’effectuer d’autres missions plus tard s’il le souhaite et il dispose alors d’un réel avantage sur le marché. Son onboarding sera plus rapide et il sera très vite opérationnel.

Garder des liens

En fonction de la taille de l’entreprise, “garder des liens” prend des formes bien différentes.

Un simple groupe LinkedIn, groupe Facebook ou une chaîne Slack peuvent suffire pour les plus petites structures. Dans le cas de grandes entreprises qui traitent avec plusieurs centaines de freelances, pour organiser le suivi et l’interaction, il peut être intéressant de se doter d’un Freelance Management System et de créer une fonction pour qu’une personne se charge d’animer le vivier de talent.

Un Freelance Management System (FMS) est un outil permettant de gérer les effectifs freelances de A à Z : signer le contrat, NDA, automatiser le paiement, créer des listes de freelances et garder des notes de chaque collaboration, piloter la répartition et la disponibilité pour chaque projet … Je vous invite à jeter un œil à ce que propose Kalo que j’avais rencontré à San Francisco pour découvrir la solution.

La loyauté

Si l’expérience du freelance dans l’entreprise a été bonne, il aura très certainement envie d’effectuer de nouvelles missions.  Le freelancing ne signifie pas la fin de la loyauté, bien au contraire. Pour entrer dans une démarche vertueuse, la clé est d’impliquer les freelances sur des projets stratégiques, pour lesquels l’entreprise leur fait confiance, leur donne un contexte et de la visibilité sur l’impact de leurs actions.

J’avais rencontré Jeff qui est freelance en politiques publiques pour Microsoft à San Francisco depuis 9 ans maintenant. Si après toutes ces années il continue d’effectuer des missions pour le géant américain c’est pour la confiance que l’entreprise place en lui. Son chef de projet a pris le temps de comprendre les missions qui l’intéressent et n’hésite pas à faire appel à lui pour des projets clés de l’entreprise tout en lui laissant la totale liberté dans la réalisation de son travail. S’il a la liberté de travailler pour d’autres clients, il n’en a jamais ressenti le besoin tant il sent que son expertise est valorisée au sein de Microsoft.

 

Cet article a initialement été publié dans la newsletter le Billet du futur.

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Les CEO veulent des processus de recrutement fluides qui entraînent une amélioration de l’EBITDA.

Une de ces tendances est la participation accrue de consultants au sein de l’entreprises. Celle-ci en tire un double avantage. L’entreprise peut directement s’appuyer sur l’expertise du consultant, et ce, pour une durée déterminée. Le consultant ne pèse donc pas sur le payroll de l’entreprise.

La demande d’experts externes est en constante augmentation. Et l’essor de nouvelles technologies vient également renforcer cette demande. Car chaque entreprise veut être la première à innover en matière d’AI, machine Learning, automatisation, … . Mais il est impossible de disposer de toutes ces compétences en interne. Un manque que les experts externes peuvent rapidement combler et qui permet aux entreprises de réaliser leurs projets rapidement et d’avancer.

Un CEO doit pouvoir ressentir quand certains processus perdent en efficacité. C’est ce qu’on observe de plus en plus au niveau de la stratégie de recrutement d’externes. Le département RH interne n’est pas adapté pour la gestion d’un grand nombre de consultants externes. Si l’entreprise veut continuer dans sa lancée, le CEO doit changer de cap.

Aujourd’hui on peut identifier 3 réflexes chez les CEO :

  • Ne rien faire : L’entreprise ne change rien aux processus internes. Ce qui entraîne une montagne d’administration, une baisse de la qualité et un ralentissement du recrutement. Plus le besoin d’externes augmente, plus ces problèmes vont s’accentuer au sein de l’entreprise.
  • Faire appel à un bureau de consultance : C’est une manière simple et efficace d’engager des consultants. Mais les prix peuvent grimper très vite.
  • Innover les processus internes : Il existe aujourd’hui des solutions pour améliorer les processus de recrutement internes d’une entreprise. La recherche, la sélection, la gestion contrats, les timesheets, les factures, … : tous ces processus sont centralisés sur une plateforme digitale. Ce qui entraîne un gain de productivité et d’efficacité significatif, tout en permettant aux équipes RH de se concentrer sur des tâches plus pertinentes.

La dernière solution nécessite une implémentation plus importante. Mais pour les entreprises qui ont une vision à long terme, c’est de loin la solution la plus durable et rentable ! Les équipes internes acquièrent de nouvelles compétences, travaillent avec des outils plus performants et deviennent plus productives, rapides et qualitatives.

C’est le choix qu’à fait Nabil Jijakli, Deputy CEO chez Credendo en choisissant proUnity pour améliorer les processus de recrutement internes : regardez ici son interview 

Vous souhaitez en savoir plus?
Mail: info@pro-unity.com
Tel: 02 310 87 15

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90 000 emplois salariés et 20 000 missions freelances en danger

Un choc sans précédent

Comme l’indique le Conseil Supérieur de l’Emploi « en ce qui concerne le marché du travail, la plus importante conséquence a été un effondrement spectaculaire du volume de travail. Une mise au chômage temporaire massive des travailleurs a précédé une vague de licenciements. Le choc sur l’emploi est donc sans précédent: le recul estimé par rapport à 2019 serait de 90 000 emplois salariés et 20 000 collaborations avec des indépendants, soit une augmentation du chômage de plus de 140 000 personnes d’ici 2021. Des différences sont certes observées entre et au sein des secteurs, mais aucune branche du secteur marchand ne sort indemne de cette crise. La question qui se pose alors est : comment allons-nous faire face à cette augmentation drastique du nombre de demandeurs d’emploi?


Concernant les demandes d’allocations de chômage temporaire, celles-ci ont, selon les chiffres communiqués par l’ONEM, émané de la Flandre (60%), suivie par la Wallonie (23 %) puis Bruxelles (18 %). Ces demandes ont concerné 1 230 000 personnes au total, soit 40% de l’emploi du secteur privé. Les indépendants ont, eux aussi, bénéficié d’aides financières par l’intermédiaire du droit passerelle. Ils ont été un peu moins de 400 000 à faire cette demande, avec une proportion de 59% en Flandre, 28% en Wallonie et 13% à Bruxelles.


Les recommandations du Conseil 

  1. Notre système de protection sociale

Comme l’indique le rapport, « si notre système de sécurité sociale a géré en un laps de temps record une très grande quantité de demandes d’aides financières, les mesures adoptées pour répondre à la crise sanitaire ont cependant aussi mis en évidence les limites de notre protection sociale ». Il est rapidement apparu que certaines catégories d’actifs n’étaient pas ou insuffisamment couverts (artistes, travailleurs de la gig économie, pensionnés-indépendants, étudiants jobistes). Ce qu’on peut se demander, c’est comment ce « trou » fait dans les caisses de l’État en accordant ces aides financières va pouvoir se résorber. Il y a fort à parier que de nouvelles taxes verront bientôt le jour.

Il s’agira donc de repenser dans les semaines et mois à venir notre système de protection sociale, sa couverture, son financement, dans une société appelée à se transformer pour répondre aux défis démographiques, économiques, écologiques et sanitaires.

  1. Lorganisation du travail : un outil de résilience et de soutien de la relance 

Le Conseil note qu’« un des enseignements positifs de la crise aura été la capacité de la plupart des entreprises et des administrations à adapter leur fonctionnement. Cette agilité, souvent insoupçonnée, est un atout pour s’inscrire dans la relance ». Mais une fois la tempête passée, cette flexibilité accordée aux salariés et dont les employeurs ont largement bénéficié sera-t-elle maintenue ? Même si certaines consciences se sont ouvertes afin de faire face à la situation, d’autres semblent malgré tout avoir du mal à modifier des modes de fonctionnements archaïques mais bien ancrés.   

  1. Maîtriser le coût du travail tout en assurant un revenu attractif 

A cet égard, le Conseil recommande de ne pas appliquer tout ou partie de la hausse prévue des salaires conventionnels, en prévoyant le cas échéant une compensation au travers d’une réduction du temps de travail. Les accords syndicaux devront bien évidemment suivre, et rien n’est moins sûr pour l’heure. 

  1. Le chômage temporaire nest pas une solution de long terme 

Comme le précise le rapport « en tant que stabilisateur automatique, le chômage temporaire a une fois de plus, démontré son efficacité pour préserver à la fois l’outil productif et les revenus des travailleurs. Toutefois, comme son nom l’indique, celui-ci doit garder son caractère temporaire. 

  1. Des emplois sont perdus mais la crise peut aussi offrir de nouvelles opportunités

« Il convient de protéger les travailleurs pour leur permettre de (re-)trouver le plus rapidement possible un emploi correspondant à leurs compétences et aspirations en leur assurant dans l’intervalle un revenu, un accompagnement et éventuellement des formations adaptées. Il s’agit de protéger la personne dans le déroulement de sa carrière plutôt que dans un emploi spécifique », précise le Conseil. Ceci est d’autant plus vrai que de nombreuses fonctions encore d’actualité aujourd’hui seront obsolètes d’ici quelques années. Il pourrait donc être judicieux de former les personnes victimes de licenciement aux nouveaux métiers de demain ?

  1. Des emplois sont perdus, dautres manquent de candidats

Le rapport indique encore: « La crise frappe sévèrement de nombreuses entreprises, mais d’autres continuent à se développer à vitesse grand V et sont en recherche d’une main-d’oeuvre qualifiée. Si l’on se réfère aux différents services publics à l’emploi, un certain nombre de métiers sont en pénurie à l’heure actuelle. Avec un accompagnement et des formations appropriées, ces métiers en pénurie pourraient ne plus l’être demain.

Malgré un nombre d’offres d’emploi en net recul, une enquête de StatBel met en avant 129 200 postes vacants sur le territoire belge, la majorité situés en Flandre (86 600), puis en Wallonie (24 600) et à Bruxelles (18 000).

« La numérisation de l’économie apparait comme une évidence, et il ne faut pas nécessairement voir dans cette évolution technologique un risque pour l’emploi en général », comme le précise le Conseil. « Certes, quantité de métiers dont les tâches sont fortement répétitives vont disparaître, et ceci dans tous les domaines d’activité. Mais de nouveaux métiers apparaitront en revanche en conséquence de l’introduction de ces nouveaux outils numériques. Le véritable défi se situe donc dans la capacité d’acquérir les nouvelles compétences requises. L’enseignement, dès le plus jeune âge, doit être repensé pour permettre à tous d’acquérir le bagage numérique indispensable. Mais les actifs d’aujourd’hui doivent eux aussi y parvenir, sans délai ». 

 

Source :Conseil supérieur de l’emploi : ÉTAT DES LIEUX DU MARCHÉ DU TRAVAIL EN BELGIQUE ET DANS LES RÉGIONS DANS LE CONTEXTE DU COVID-19

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Décathlon lance Befree pour les starters, les startups et les PME

Apporter aux freelances une culture entrepreneuriale, et les aider à développer leur entreprise, est l’objectif de Befree, le projet freelance d’Alicia Verspecht. Ses moyens pour aboutir ?

Vitalité + Responsabilité

Alicia Verspecht : « Décathlon occupe plus particulièrement des travailleurs de la jeune génération. Nombre d’entre eux possèdent l’esprit d’entreprise. Ce qui caractérise cette jeune génération, c’est leur volonté de pouvoir décider où, quand et pour quel projet ils s’engagent. En dehors de leur job chez Decathlon, ils donnent, par exemple, des cours de tennis, réparent des vélos ou développent des produits. »

« Decathlon salue l’esprit d’entreprise de ces collaborateurs. Ce dynamisme correspond parfaitement à ses valeurs Vitalité et Responsabilité. Befree va permettre à Decathlon d’accompagner son personnel. Le projet repose sur 3 piliers :

1. HR

« Les collaborateurs Decathlon qui veulent franchir le pas de l’entrepreneuriat recevront informations et support. Pour les aspects administratifs, j’ai choisi de faire appel aux compétences de Securex. Decathlon, son partenaire Securex et moi-même veillons ainsi à informer les collaborateurs intéressés sur les moyens et les possibilités pour pouvoir démarrer au mieux une carrière d’entrepreneur. »

2. JUMP

« Mon rôle consiste également à accompagner les nouveaux entrepreneurs dans la construction de leur entreprise. C’est avec cet objectif que j’ai lancé JUMP. Le programme JUMP est un accélérateur qui soutient dans leur aventure entrepreneuriale les starters, les startups et les PME ayant choisi les domaines du sport, de la santé et du bien-être. Les collaborateurs Decathlon et les externes peuvent participer à ce programme. Ce sont neuf premiers candidats qui ont présenté leur projet ce 20 août. Le programme débutera effectivement en septembre. »

« Entre les mois de septembre et de novembre 2020, les starters auront droit, entre autres, à 4 sessions de coaching par mois, 2 ateliers de communication & marketing par mois, 4 formations au choix parmi l’offre Decathlon, un accès à des places de coworking, 1 session de pitch pour sponsors potentiels et 1 événement networking. Starters, startups et PME bénéficient d’une proposition adaptée. »

3. Un réseau freelance

« Pour créer un réseau freelance, mon collègue Erik Aerts et moi-même avons initié Workero by Decathlon. Workero est notre partenaire pour ouvrir un espace de coworking au siège Decathlon d’Evere. C’est un lieu de rencontre pour les collaborateurs Decathlon, les freelances, les start-ups et les experts, afin de pouvoir échanger idées et expériences. »

Créativité + Innovation

« Le sport, la santé et le bien-être pour tous, c’est là le point de départ de Decathlon. Mais pour être vraiment innovant, Decathlon a voulu utiliser tout le support possible d’autres entreprises, startups et PME. Decathlon veut se positionner comme un acteur qui soutient ceux qui partagent cette mission. »

« De mon point de vue de freelance, je trouve la stratégie de Decathlon brillante. Notre jeune génération ne recule pas devant les responsabilités. La construction d’un projet donne du sens à votre vie professionnelle et apporte de la satisfaction. C’est aussi à cela que la génération actuelle aspire. »

Plus d’information sur la page Facebook JUMP by Decathlon.

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« Il est essentiel de fournir aux indépendants les outils pour assumer les défis et les changements sociétaux »

C’est un constat qui se confirme au fil du temps à l’UCM : de plus en plus de sociétés sont créées, mais de moins en moins de salariés sont intégrés dans le processus. Ce qui est symptomatique d’une explosion du nombre d’indépendants qui se mettent à leur compte en solo, sans engager de salariés, autrement dit : des freelances. Dans quelle mesure est-ce une réalité qui impacte les réflexions politiques autour de l’emploi en Wallonie ?

Il y a en effet, sur ces 20 dernières années, une augmentation de 28% du nombre d’indépendants. C’est une réalité qu’on doit mettre en corrélation avec les chiffres des pays voisins : les indépendants qui se lancent en Wallonie ont tendance à créer des business de plus petite dimension que dans d’autres régions et pays. On renforce donc notre réflexion sur le volet économie des petites, moyennes et très petites entreprises, pour mieux encore susciter la créativité !

 

Qu’est-ce que vous préconiser pour encourager les futurs freelances à se lancer ?

Pour la mise à l’emploi, on travaille à faire en sorte que le Forem puisse aider et susciter les vocations chez les personnes qui arrivent sur le marché de l’emploi en général, notamment ceux qui ont connu une expérience de vie comme la crise sanitaire, et qui les a poussés à remettre en question leur vie professionnelle. Il est là l’objectif du service public de l’emploi : élargir le panel de compétences des différents profils qui se présentent, y compris les futurs freelances. Donc on développe pour 2021 un outil spécifique au sein du Forem, avec des coachs notamment, pour conseiller les personnes qui pourraient se lancer à leur compte. Il est important de former et encadrer celles et ceux qui ont envie de lancer leur business, pour qu’ils puissent ensuite voler de leurs propres ailes. Il est essentiel de leur fournir les outils pour assumer les défis et les changements sociétaux comme le numérique, leur donner les moyens de garder leur activité sur la durée en évoluant et s’adaptant. Mais aussi d’encourager les indépendants qui ont des TPE ou des PME à engager du personnel. J’ai demandé dernièrement une évaluation des dispositifs qui existent déjà, pour les rendre les plus efficaces possible. L’idée est notamment de les fusionner pour les rendre plus simples, entre autres pour les indépendants, pour qu’ils ne doivent pas frapper à plusieurs portes.

 

Les freelances ne se situent ni du côté du patronat, ni du côté des salariés… Au niveau des lois sociales et des négociations pour l’amélioration des conditions de travail, ils sont sous-représentés. Que leur conseillez-vous pour faire entendre leurs besoins au monde politique ?

C’est une excellente question que je me pose assez souvent à propos de la représentation dans le monde du travail : on sent que toute une part des travailleurs échappent aux syndicats ! La défense du travailleur, qu’il soit indépendant, patron ou salarié est importante. Et se mettre à son compte, c’est aussi entrer dans une forme d’isolement pour la personne, ça change son rapport à l’autre, et ça met dans une situation de fragilité aussi dans le droit du travail. Il y a là tout un secteur qui est à réinventer pour être entendu ! Une des difficultés c’est qu’ils ne sont pas représentés parce qu’il s’agit d’une nouvelle masse de travailleurs qui sont à définir. Tout est à construire ! Ce n’est pas la ministre qui va pouvoir structurer ou rassembler les travailleurs entre eux, à leur place, mais c’est effectivement un point d’attention. Se fédérer et se rassembler pour une cause commune autour de son statut, ne pas être lésé, ne pas être en position de fragilité : c’est quelque chose d’essentiel. Et c’est à celles et ceux qui sont concernés de se réunir pour se défendre, au niveau fédéral. 

 

L’augmentation du nombre de freelances sur le marché de l’emploi répond aussi à une évolution des besoins des entreprises : elles cherchent de plus en plus à travailler de manière ponctuelle avec des experts qui seront disponibles à la carte. Et elles engagent de moins en moins pour des contrats à durée indéterminée, que ce soit pour répondre à de nouveaux besoins, ou pour diminuer les coûts. Mais les encadrement légaux sont encore assez timides en Belgique, pour soutenir ces freelances qui sont souvent un bel oiseau pour le chat, surtout en période de crise. Que proposez-vous comme système pour assurer des tarifs, des contrats ou encore des collaborations sereines entre freelances et entreprises ?

Honnêtement, je ne suis pas sûre de partager ce constat : la stabilité de l’entreprise repose aussi sur la capacité à reposer sur un certain nombre de travailleurs qui sont solides et stables. Un indépendant ou un freelance, c’est quelqu’un qui va s’investir moins fort dans une entreprise. De ce qu’on observe dans le service public, les métiers liés au digital par exemple, sont externalisés. C’est beaucoup plus important en matière de coûts, donc je ne pense pas que l’externalisation soit avantageuse pour les organisations. Évidemment on doit s’adapter et payer les prestataires au prix qui correspond à leurs compétences, d’autant plus quand il s’agit de métiers en pénurie sur le marché. Mais il ne faut pas faire de dogmatisme : si il n’y a pas de difficulté à recourir à la consultance, il ne faut pas considérer que c’est forcément une meilleure solution pour un service de plus haut niveau… Les services des freelances doivent être appelés avec parcimonie : il ne faut pas que ce soit des variables d’ajustement, mais des apports de qualité. Maintenant, le tout est de trouver l’équilibre : une mauvaise utilisation des services de freelances peut mener à une forme de précarité de l’emploi, c’est un équilibre auquel on doit être attentif.

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« Dès que la confiance fera à nouveau son apparition, on assistera à une relance des vocations »

Indépendant ou Freelance

Au SNI, on ne fait pas de différence entre freelance et indépendant. « Soit vous êtes indépendant, soit vous ne l’êtes pas. Et si vous êtes entre les deux, vous êtes peut être un faux indépendant… C’est la fameuse discussion sur le lien de subordination et l’autonomie de fonctionnement. Pour revenir sur votre définition du freelance, je me demande si le fait d’être un ‘indépendant sans personnel et de louer sa main-d’œuvre, ses connaissances ou sa créativité’, constitue une différence telle qu’elle nécessite un positionnement différent ? Pour moi, le freelance est avant tout un indépendant, mais nous restons ouvert à toute proposition qui aiderait davantage les freelances à se développer » explique Christophe Wambersie.

Pour moi, le freelance est avant tout un indépendant

La question des statuts

Une des revendications du SNI consiste à reporter toute amélioration généralement de nature sociale apportée à un statut (généralement celui d’employé) au statut d’indépendant. Pour Christophe Wambersie, l’objectif est d’éviter les décrochages, déjà trop fréquents. « Nous ne sommes pas hermétiques à un rapprochement des statuts. Le fond du problème reste un financement structurel pour arriver à une égalité des statuts. N’oublions pas qu’aujourd’hui, contrairement à l’employé, c’est l’indépendant qui paye pour la gestion de sa propre sécurité sociale. Nous exigeons donc, par exemple, que les caisses d’assurances sociales soient et restent au service des indépendants. »

L’onboarding en entreprise

Si les entreprises sont souvent ‘formatées’ pour accueillir et encadrer des employés, le SNI ne relève pas vraiment de frustration liée à l’onboarding du côté des consultants indépendants. « Si la problématique devait être étudiée, je pense qu’il faudrait d’abord demander aux indépendants concernés ce qui les aiderait à vivre leurs missions dans de meilleures conditions. Confier le recrutement et l’onboarding aux RH ou aux Achats est discutable. Les RH s’assimilent plutôt à un cadre plus normatif, probablement opposé au principe de l’indépendant, alors que les Achats impliquent une notion de fournisseur de service. Bref, l’intérêt de la personne qui contracte avec l’indépendant est d’entretenir une relation contractuelle la plus efficiente possible. L’objectif reste un résultat utile pour l’entreprise. »

Starters vs Freelances

Christophe Wambersie constate un taux de création d’entreprises en baisse de 12% par rapport à la même période en 2019. « La crise sanitaire fait partie de l’explication, mais en Belgique il subsiste encore une certaine perception de risque liée au statut d’indépendant. Parallèlement, on peut s’attendre à une augmentation des starters. Un phénomène déjà connu lors de crises impliquant une hausse du chômage et des licenciements. Nous allons vers une situation hybride. Ce qui est certain, c’est qu’il faut rapidement retrouver un rythme de fonctionnement et une stabilité, au moins à moyen terme. Dès que la confiance fera à nouveau son apparition, on assistera à une relance naturelle des vocations. »

Dès que la confiance fera à nouveau son apparition, on assistera à une relance naturelle des vocations

L’accès aux mesures d’aide

Dans le cadre de la crise du coronavirus, Christophe Wambersie souligne l’efficacité dont le ministre Ducarme et le parlement fédéral ont fait preuve : « Sans cette réactivité accrue, les indépendants n’auraient pas touché un euro cent ! Et si personne n’a été oublié, tout le monde n’était pas forcément autant concerné. « Le droit passerelle est accessible partie en majeure partie sur base du statut d’indépendant à titre principal. Quant aux mesures régionales, elles concernent effectivement les activités B2C pour les indépendants ayant pignon sur rue, et qui étaient dans l’obligation de fermer leurs portes. Pour les autres, les mesures liées à la baisse du chiffre d’affaires forment la bouée de sauvetage, qu’il s’agisse d’une profession libérale ou d’un indépendant. »

Institutionnaliser le droit passerelle

Le SNI plaide depuis 2018 pour un assouplissement du droit passerelle. Une sorte de filet de sécurité qui permet d’accompagner l’indépendant dès que sa situation économique le force à se réorienter. « Une indemnisation pour une période définie, mais selon des conditions plus larges qu’actuellement. Si la crise a bien permis de mettre le doigt sur quelque chose de sensible, c’est le besoin d’institutionnaliser le droit passerelle et de supprimer toute une série de règles à la con en vue d’une efficacité administrative accrue », relève avec vigueur Christophe Wambersie.

La crise a mis le doigt sur le besoin d’institutionnaliser le droit passerelle et de supprimer toute une série de règles à la con en vue d’une efficacité administrative accrue

Télétravail et digitalisation

Pour Christophe Wambersie, nul besoin de souligner que le télétravail fera partie du nouveau normal. Tout comme la transformation numérique de certains indépendants. « Nous avions mené des actions de sensibilisation bien avant la crise sanitaire. Mais depuis, nous mesurons qu’un indépendant sur deux est (enfin) convaincu que le digital fait partie de son arsenal d’activités et de ses nouveaux canaux de vente. C’est bien connu qu’il faut avoir buté contre un mur pour comprendre qu’il est temps de changer de direction. »

Aborder la relance

L’environnement socio-économique et politique est essentiel pour pouvoir se projeter et se (re)lancer. « C’est bien sûr plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens, mais la priorité est de constituer le terreau fertile qui permettra d’aboutir à un contexte stable, afin de créer des vocations dans les meilleures conditions possibles. Le droit passerelle est une pierre pour l’édifice, mais nous demandons aux politiques et aux experts de tenir un discours rassurant, ferme et responsable afin d’apporter des perspectives », conclut Christophe Wambersie.

Nous demandons aux politiques et aux experts de tenir un discours rassurant, ferme et responsable afin d’apporter des perspectives

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