Monthly Archives: décembre 2020

L’activité intérimaire reste relativement stable, malgré le 2e confinement

Au mois de novembre 2020, le nombre d’heures d’intérim prestées a augmenté de +1,27% par rapport au mois précédent (en données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier). Cette hausse résulte d’une évolution positive des heures prestées de +2,62% du côté des ouvriers, et d’un recul de -0,41% du côté des employés.

Par rapport au mois de novembre de l’année précédente, le secteur de l’intérim affiche une baisse de -10,45%. Ce chiffre résulte d’une diminution de -10,94% dans le segment des ouvriers, et de -9,78% dans le segment des employés.

L’indice Federgon a atteint 98,35 points en novembre 2020 contre 97,12 points le mois précédent. Cet indice rend compte du niveau de l’activité au cours du mois étudié par rapport au mois de janvier 2007 (base 100), en chiffres désaisonnalisés.

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Assurances – Trois assurances complémentaires

Le coût des dommages causés à vos bâtiments, vos machines et vos équipements peut vite grimper en flèche. Avec l’assurance pertes d’exploitation, l’assurance bris de machine et l’assurance tous risques, vous limitez considérablement les conséquences financières.

Avez-vous des machines ou des appareils très coûteux dans vos locaux ? Ces trois types d’assurance vous éviteront de voir les coûts de remplacement s’envoler.

L’assurance pertes d’exploitation

Prenons la situation où vos locaux ont été endommagés par un incendie, une tempête, un dégât des eaux, des chutes de neige ou un bris de vitres. Votre assurance incendie couvrira les coûts matériels. Mais vos locaux n’en seront pas pour autant accessibles. Ce qui peut avoir de lourdes conséquences financières, car vos coûts fixes et vos obligations financières continuent de courir.

Une assurance pertes d’exploitation couvre :

  • L’indemnisation journalière en cas de cessation d’activité.
  • La perte de chiffre d’affaires.
  • Le remboursement des frais supplémentaires, tels que la location d’un bâtiment temporaire.

La prime d’assurance va dépendre du type de couverture, de la dimension de vos locaux et de votre chiffre d’affaires.

L’assurance bris de machines

Possédez-vous des machines coûteuses ? Pensez à l’assurance bris de machines. Vous déterminez quelles sont les machines à assurer, le genre de dégâts, etc.

Vos machines sont couvertes en cas d’utilisation ou non. Elles le sont lors de leur démontage, réassemblage, et déplacement pour réparation ou maintenance.

Assurance tous risques

Laptops, imprimantes, scanners, instruments de musique… Ces appareils et objets peuvent être endommagés, et seront couverts tous risques avec cette assurance.

Différentes assurances tous risques sont proposées sur le marché. Dressez la liste des appareils et objets que vous voulez couvrir, et à partir de quel moment (valeur, conditions) vous voulez faire appel à votre assurance suite à un dommage ou un vol.

Ceci étant la 3e partie d’une série d’articles ‘Freelances et assurances’. La 1ère partie traite des assurances obligatoires. Dans la 2e partie, nous développons les polices d’assurance recommandées pour les freelances

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Libre comme un freelance, protégé comme un salarié ? C’est possible ! Épisode 1 : la ligne de salaire

Une étude menée en 2018 par l’université de Louvain montre que 30 % des entreprises prévoient une augmentation du nombre de leurs travailleurs ‘flexibles’. La même étude montre également que les individus considèrent de moins en moins le statut de salarié comme le plus attrayant. Si non seulement les entreprises prévoient une augmentation du nombre de freelances, il apparaît également qu’ils seront appelés à des fonctions stratégiques.

Leur nombre croissant n’a donc rien de bien étonnant. Toutefois, la crise sanitaire affecte aussi les missions des freelances dans un certain nombre de secteurs. L’impact sur les travailleurs va encore se manifester lorsque les mesures en faveur du chômage économique seront interrompues. Il est certain qu’en approchant de la fin de crise, les entreprises auront à nouveau besoin de travailleurs de la connaissance expérimentés. La question est de savoir si les entreprises se tourneront alors vers des talents flexibles ou s’ils opteront à nouveau pour des emplois salariés.

Le travail freelance peut se pratiquer de deux façons.  Vous pouvez passer indépendant, ou vous adresser à une tierce partie. Cette dernière convertit le produit de votre activité en salaire, et vous conservez ainsi votre statut de salarié. Vous combinez la liberté d’accès au marché du travail et la protection sociale accordée aux salariés. Chez Securex, nous désignons ce travailleur par ‘Midlance’. Securex étudie cette approche en collaboration avec le FSE et la KU Leuven.

Les Freelances :

Il s’agit d’individus qui, par l’intermédiaire ou non d’un guichet d’entreprise, possèdent un numéro d’entreprise et sont donc enregistrés à la Banque-Carrefour des Entreprises. Ces travailleurs doivent s’acquitter d’une cotisation sociale de 20,5 % sur leurs revenus, pour ne bénéficier que d’une protection sociale limitée. Ils opèrent pour diverses organisations dans le cadre d’un contrat de collaboration commerciale relevant du droit commercial, qui stipule un tarif des prestations et une durée dans le temps.

Les Midlances :

Tout comme les freelances, les Midlances recherchent des missions, qui seront régies par un contrat commercial. Le midlance va convenir avec son ‘client’ d’un tarif de rémunération journalier ou horaire. Au lieu de conclure lui-même le contrat, il va demander à une tierce partie (une société agissant en tant qu’intermédiaire) de le gérer à sa place.

Ce Midlance souscrit alors avec l’intermédiaire un contrat de travail (régi par le Droit du travail). Dans ce contrat de travail seront transcrits les éléments formant le contrat commercial, notamment le salaire et la durée de la collaboration. Sur ce salaire, le midlance se verra déduire 13,07 % de cotisations de sécurité sociale. Sur le même montant, l’employeur paie 32 % de ‘cotisations patronales de sécurité sociale’. En échange de ces contributions substantielles à la sécurité sociale nationale, les salariés bénéficient d’une des meilleures protections sociales au monde.

La ligne de salaire

À titre d’illustration, nous comparons la ‘ligne de salaire’ ou le calcul depuis le coût total pour l’employeur jusqu’au salaire net, et ce pour les trois statuts en lice. Nous pouvons comparer chaque résultat net correspondant à un même coût pour l’employeur/client. Veuillez noter que ces calculs n’incluent aucun avantage extra-légal, ce qui rend la comparaison théorique. Le but étant à la base d’illustrer les différences entre les statuts. Si vous souhaitez en savoir plus par rapport à une situation spécifique, utilisez le simulateur de tarif journalier Securex. Lors des épisodes suivants, nous reviendrons sur les avantages extra-légaux pour les trois statuts. Il faut retenir que le pécule de vacances et la prime de fin d’année du salarié et du midlance sont inclus dans cette ligne de salaire en tant que coût mensuel.

Figure : À coût salarial égal pour l’employeur/client, les trois statuts donnent une valeur nette différente. (Il n’est pas tenu compte d’avantages extra-légaux. Plus loin dans l’exposé, le pécule de vacances et la prime de fin d’année pour le salarié et le midlance sont inclus dans le montant mensuel).

Dans ce graphique, nous voyons que les résultats nets pour les statuts Midlance et Salarié sont assez proches, et que l’indépendant joue les outsiders. L’exemple montre que même si l’indépendant paie proportionnellement plus, il encourt toutefois le plus de risques.

Le Midlance paie également un supplément pour l’intervention de l’intermédiaire, mais garde la possibilité d’accéder au marché du travail avec la liberté d’un freelance, mais avec des risques qui restent limités.

Il est important de noter que plus le revenu (ou le coût que l’employeur/client est prêt à payer) est élevé, plus les différences de calcul augmentent. À noter également que des intermédiaires plafonnent leur service fee, au-delà ils appliquent des frais forfaitaires.

Risques et libertés

Qu’entend-on exactement par risques et libertés ? C’est aussi le but de cette série de blogs, clarifier les différences entre statuts.

Les risques que nous allons comparer dans les épisodes suivants concernent

  • La protection sociale (soins de santé, allocations familiales, chômage, maladie-invalidité et pension)
  • Les risques commerciaux (responsabilité et contrats)
  • Les coûts (les coûts fixes correspondant au statut)
  • Les charges administratives (quantité de travail supplémentaire requise par le statut)

Les libertés que nous allons comparer dans les épisodes suivants concernent

  • Le développement personnel
  • Les choix professionnels
  • L’optimalisation fiscale (les avantages extra-légaux)
  • L’impact sur les revenus

*situation pour un salarié du secteur privé non assujetti à une ‘faible rémunération’

La ligne de salaire nous montre les différences entre Freelances, Midlances et Salariés. Toutefois, les principales différences entre ces statuts se situent à différents niveaux. Il n’y a pas qu’un seul statut qui s’impose, mais il y en a plutôt un qui va convenir le mieux à vos besoins et à votre personnalité. Pour faire un choix, il faut évaluer les chiffres, les risques et les libertés.

À propos des auteurs :

Patrick Lootens et Philippe Vander Linde, respectivement Innovation Director et Innovation Partner chez Securex, sont tous deux des passionnés qui ont la volonté de rendre toute forme d’emploi plus accessible et plus transparente. Securex est au niveau européen un partenaire en services pour « l’entrepreneuriat » et « l’emploi ».

Veuillez vous inscrire pour recevoir le prochain épisode (NextConomy)

Calculez votre tarif journalier/votre salaire net AVEC avantages extra-légaux, en utilisant le simulateur de tarif journalier Securex

Voulez-vous savoir si le statut Midlance peut vous convenir ? Voulez-vous faire une comparaison avec votre statut d’indépendant ? Rendez-vous sur www.start2Freelance.be

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De la participation à la victoire, on vous emmène dans les coulisses de notre aventure Deloitte !

Les premiers pas en 2019

En 2019 nous prenons contact avec l’organisation du Fast 50 pour la première fois, avec une grande envie de participer à ce prestigieux concours. Les premiers échanges se font entre Deloitte et proUnity. Malgré des échanges intéressants, le verdict tombe : proUnity manque de très peu les conditions nécessaires pour se qualifier au concours.

Une réponse qui fait mal, mais qui n’affecte en aucun cas notre motivation. En 2020, nous serons là ! Car le Deloitte Fast 50, c’est un nom bien connu dans le business, c’est un événement dont tout le monde parle et c’est une chance inouïe de nouer des nouveaux contacts. Ce qui est d’une valeur inestimable pour une entreprise en plein développement !

2020, notre année ?

Après une longue attente en début d’année nous recevons enfin la communication tant attendue: Deloitte organise bien son Fast 50 cette année et les inscriptions sont ouvertes ! Déterminé à participer cette année, la rédaction d’un dossier en béton commence et durera plusieurs semaines. Nous envoyons finalement notre dossier et croisons les doigts..

Après une période d’attente intense, la nouvelle tombe fin août : notre dossier est accepté et proUnity participera au concours cette année !

Le suspense ne fait que commencer

Bien évidemment cette nouvelle fut accueillie en interne comme il se doit ! Mais l’heure n’était pas encore à la fête, car la validation de notre dossier n’était pas sans suite. Nous avons notamment reçu des demandes supplémentaires pour plus de chiffres, plus de données et plus d’informations. S’en suivent plusieurs semaines d’échange avec Deloitte, et de stress pour proUnity ! Apparemment les chiffres de proUnity interpellaient… Les auditeurs de Deloitte ont donc procédé à plusieurs analyses afin de s’assurer que tout soit correcte à 100%. Et deux semaines plus tard, nous recevons enfin la confirmation définitive de notre participation au Deloitte Fast 50 !

Jour J : la cérémonie Deloitte

Le jeudi 26 novembre 2020, nous y sommes. LE moment que nous attendons depuis plus d’un an arrive enfin. Et nous n’avons pas été déçus, car Deloitte a sorti le grand jeu pour l’évènement ! Nous nous connectons. Immédiatement, une présentatrice vient nous accueillir virtuellement. L’ensemble du décor était en 3D. On pouvait se déplacer dans l’événement virtuel et aller dans plusieurs salles de présentations. Nous avions même le bruit de fond d’un vrai lobby, on s’y croyait vraiment !

A 14h le programme commençait avec l’annonce des ‘Rising Stars’ et plusieurs présentations. Le stress montait jusqu’à 18h30, heure à laquelle commençait la cérémonie des grands vainqueurs du Deloitte Fast 50 !

26 novembre 2020, une date à ne jamais oublier

La cérémonie de 18h30 commence avec l’annonce des gagnants dans leurs secteurs respectifs. La tension est à son comble quand Deloitte arrive à la dernière catégorie: la catégorie software. Catégorie pour laquelle proUnity est nominé. Serait-ce possible que proUnity remporte la victoire dans sa catégorie ? C’est la question que chaque collaborateur se posait en suivant cet événement en ligne.

L’émotion fut grande quand la présentatrice annonça proUnity vainqueur de sa catégorie ! Quelle récompense ! L’euphorie s’empare de tout le monde !

Mais nous n’étions pas prêts pour la suite… A peine quelques instants plus tard, la présentatrice annonce le grand gagnant du concours. Les quelques collègues qui n’étaient pas encore tombés de leurs chaises rejoignent les autres, car en plus de la catégorie software, proUnity est sacré grand gagnant du Deloitte Fast 50 !

Et quelle victoire ! Une victoire plus que méritée aux vues des 82.000% de croissance réalisés par proUnity. Un score imbattable et un record pour le Deloitte Technology Fast 50 !

La vraie aventure ne fait que commencer

Après avoir retrouvé nos esprits après cette fabuleuse annonce, nous réalisions que ce n’était en fait que le début. Car la victoire s’est vue accompagnée d’un podcast avec De Tijd, un article dans Bloovi un reportage sur Canal Z et le programme des semaines à venir ne semble pas en finir!

Cette victoire témoigne que nous évoluons dans la bonne direction et c’est également une belle récompense pour les efforts fournis par chaque collaborateur au sein de proUnity. Car c’est surtout une victoire pour l’équipe, sans qui proUnity ne serait pas la ou elle est aujourd’hui !

Finalement nous voulons également remercier nos clients et tous nos utilisateurs. Car c’est grâce à leur confiance et à leur feedback que nous sommes en mesure de nous améliorer jour après jours.

Source : https://blog.pro-unity.com/de-la-participation-a-la-victoire-on-vous-emmene-dans-les-coulisses-de-notre-aventure-deloitte/

Auteur: Diego Wauters

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Les employeurs belges anticipent une reprise progressive des embauches au 1er trimestre 2021

  • La Prévision Nette d’Emploi affiche une valeur positive de +6%, indiquant une croissance des effectifs au cours du prochain trimestre
  • Les perspectives d’emploi sont positives dans les 3 régions : encourageantes en Wallonie (+8%), positives à Bruxelles (+5%) et prudentes en Flandre (+2%)
  • Les intentions de recrutement sont positives dans 7 des 8 secteurs sondés, et s’améliorent dans tous les secteurs par rapport au trimestre précédent
  • Les employeurs des grandes entreprises (≥ 250 travailleurs) et des moyennes entreprises (50-249 travailleurs) se montrent les plus confiants dans la reprise de leur activité de recrutement
  • Les perspectives d’emploi sont positives dans 19 des 26 pays sondés dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), mais elles restent en recul dans 24 pays par rapport à la même période l’an dernier.

Selon le Baromètre de ManpowerGroup publié ce jour, la situation sur le marché de l’emploi devrait s’améliorer au cours du 1er trimestre 2021, même si la pandémie de Covid-19 continue d’affecter les décisions des employeurs. En Belgique, 13% des 406 employeurs sondés fin octobre prévoient de renforcer leurs effectifs d’ici la fin du mois de mars 2021, tandis que 7% d’entre eux prévoient de les réduire. 73% des employeurs interrogés n’anticipent aucun changement. Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi (*) – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements – atteint la valeur positive de +6%.  C’est une hausse de 5 points par rapport au trimestre précédent, mais c’est encore une prévision en recul de 6 points par rapport au 4e trimestre 2019.

« Une majorité d’employeurs sondés en Belgique et en Europe annoncent des prévisions d’embauche positives pour le prochain trimestre, en rapportant un solde positif de création d’emplois par rapport au trimestre précédent. Des prévisions qui, si elles se confirment, nous permettraient d’entrevoir des signes tangibles de reprise. » explique Philippe Lacroix, Managing Director de ManpowerGroup BeLux. « Les résultats de l’enquête laissent apparaître une situation contrastée en fonction les secteurs, avec d’un côté, une forte demande de main-d’œuvre dans la logistique ou les sociétés technologiques et d’un autre côté, une situation encore très préoccupante dans le secteur de l’Horeca ou des voyages. La gestion des compétences devra être la priorité       numéro 1 sur le marché de l’emploi en 2021 afin de faciliter les transitions d’un secteur vers un autre et de développer l’employabilité des individus dans un contexte qui restera incertain. Notre enquête montre par ailleurs que les employeurs s’attendent à voir la crise se prolonger dans le temps : seulement 27% des employeurs interrogés s’attendent à un retour à la normale endéans les 12 mois, alors qu’ils étaient 58% lors du trimestre précédent et 72% au début de la crise. » 

Perspectives d’emploi positives dans les 3 régions

Cette embellie est également observée au niveau régional avec des intentions de recrutement à nouveau positives dans les trois régions du pays : la Prévision Nette d’Emploi affiche une valeur encourageante à +8% en Wallonie, modérée à +5% en Flandre et prudente à +2% à Bruxelles. Par rapport au 4ème trimestre 2020, c’est une hausse de 6 et 5 points en Flandre et en Wallonie, mais une baisse de 5 points à Bruxelles.

Prévisions contrastées au niveau sectoriel

Les perspectives d’emploi sont positives dans sept des huit secteurs sondés et la confiance des employeurs s’est renforcée dans tous les secteurs par rapport au trimestre précédent. Ce sont les employeurs du secteur des Services publics, de la santé, de l’éducation et des services collectifs (+ 13%) et du Transport et de la logistique (+12%) qui anticipent l’activité de recrutement la plus forte. 28% des employeurs sondés dans le secteur du Transport et de la logistique prévoient d’augmenter leur masse salariale d’ici la fin du mois de mars 2021. Les intentions de recrutement sont également encourageantes dans le secteur de la Construction (+9%), qui continue à faire face à des pénuries récurrentes de main-d’œuvre. Ailleurs, les employeurs font preuve d’un volontarisme prudent avec des prévisions positives dans le secteur ‘Autre production’ – Agriculture et pêche, Electricité Gaz et eau, Industries extractives –  (+6%), et les secteurs du Commerce de gros et de détail (+5%),  de l’Industrie manufacturière (+4%), de la Finance, de l’assurance, de l’immobilier et des services aux entreprises (+3%). A l’inverse, la Prévision Nette d’Emploi reste très fortement négative pour le troisième trimestre consécutif dans le secteur Horeca (-17%), avec près d’un employeur sur 4 sondé dans ce secteur qui prévoit de réduire ses effectifs au cours du 1er trimestre 2021.

Reprise de l’activité de recrutement dans les grandes et les moyennes entreprises

Selon l’enquête de ManpowerGroup, les employeurs des grandes entreprises (≥ 250 travailleurs) et des moyennes entreprises (50-249 travailleurs) se montrent les plus confiants dans la reprise de leur activité de recrutement, en rapportant des Prévisions Nettes d’Emploi à +12% et +9% respectivement. Les perspectives d’emploi sont nettement plus prudentes dans les petites entreprises (10-49 travailleurs) et les micro-entreprises (< 10 travailleurs), où la Prévision Nette d’Emploi atteint +3% dans les deux segments.

Pessimisme sur l’issue de la crise

Les employeurs interrogés s’attendent à voir la crise se prolonger dans le temps :  seulement 27% des employeurs interrogés

en Belgique (contre 34% au niveau européen) s’attendent à ce que leurs recrutements reprennent un rythme équivalent à celui précédant COVID-19 endéans les 12 prochains mois,  alors qu’ils étaient 58% lors du trimestre précédent et 72% au début de la crise lors du 2e trimestre 2020. Plus concrètement, 12% des employeurs sondés s’attendent à un retour à la normale endéans les 3 mois, 15% pensent que cela prendra entre 3 et 12 mois, 15% pensent que cela prendra plus d’un an, 48% pensent que cela n’arrivera jamais et 10% ne se sont pas prononcés.

Cette prise de conscience accrue de la longueur de la crise est observée dans les trois régions : 4 employeurs sur 10 s’attendent à un retour à la normale d’ici un an en Flandre (38%, baisse de 14%), un sur cinq à Bruxelles (20%, baisse spectaculaire de 40 points) et un peu plus d’un sur 10 en Wallonie (13%, baisse de 56 points).

«L’annonce de la perspective de pouvoir disposer d’un vaccin contre le COVID-19 est survenue après la réalisation de notre enquête. On pourrait dès lors s’attendre à ce que les employeurs soient un peu moins pessimistes sur la durée de cette crise, même si ses effets vont continuer à se faire ressentir encore pendant longtemps, tant du moint de vue économique que social. » explique Philippe Lacroix.

Les perspectives d’emploi sont positives dans 19 des 26 pays sondés dans la région EMEA

Pour le 1er trimestre 2021, les perspectives d’emploi sont positives dans 19 des 26 pays sondés dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), tandis qu’elles restent négatives dans cinq pays et stationnaires dans deux autres. La confiance des  13.500 employeurs sondés dans la région s’est renforcée dans 18 des 26 pays par rapport trimestre précédent, mais elle reste en recul dans 24 pays par rapport à la même période l’an dernier.

Les employeurs anticipent une reprise de l’activité de recrutement en Allemagne (+8%, hausse de 5 points en comparaison trimestrielle), tandis que les intentions de recrutement restent plus modestes aux Pays-Bas (+4%, hausse de 6 points) et en Italie (+3%, hausse de 3 points). En France, les employeurs prévoient (un gel des embauches (0%, baisse de 4 points) tandis que les perspectives d’emploi restent négatives en Espagne (-1%, hausse de 3 points), en Suisse (-4%, baisse de 5 points) ou au Royaume-Uni (-6%, hausse de 2 points mais une prévision négative pour le troisième trimestre consécutif).

Au niveau mondial, les perspectives d’emploi sont positives dans 34 des 43 pays et territoires sondés, notamment aux États-Unis (Prévision Nette d’Emploi à +17%, hausse de 3 points par rapport au trimestre précédent), au Brésil (+10%, hausse spectaculaire de 13 points), au Japon (+6%, baisse de 3 points), en Chine (+5%, statu quo), en Inde (+5%, hausse de 2 points), tandis qu’elles restent négatives à Hong Kong (-2%, statu quo) ou au Panama (-7%, la Prévision Nette d’Emploi la plus faible de tous les 43 pays et territoires sondés).

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Assurances : Quelles sont celles que le freelance ne doit pas obligatoirement souscrire, mais qu’il est intéressant d’avoir ?

Les revenus du freelance sont directement proportionnels à ses missions. Mais quid si vous ne savez pas travailler pour cause de maladie long terme ou d’accident, ou si vos locaux ont subi de gros dégâts ? Les assurances ci-après ne sont pas obligatoires, mais elles peuvent vous aider à surmonter une difficile situation.

Avec l’assurance revenu garanti, l’assurance hospitalisation, l’assurance responsabilité civile, la pension complémentaire pour indépendants, l’assurance incendie et l’assurance protection juridique et fiscale, vous éviterez les lendemains qui déchantent.

L’assurance revenu garanti

Avec une assurance revenu garanti, vous vous garantissez un revenu en cas d’incapacité de travail en raison d’une maladie ou d’un accident.

  • Ce type d’assurance est disponible auprès de votre courtier ou dans une banque-assurances.
  • Les conditions des polices d’assurances pouvant varier, il faut bien s’informer sur la couverture exacte et le délai d’attente.
  • Il vous restera à fixer le montant des prestations souhaitées. Vous pouvez garantir jusqu’à 80 % de vos revenus nets.
  • Les primes de cette assurance sont déductibles fiscalement. Ce qui rend cette assurance attractive. En cas de soucis, vous vous garantissez ainsi une rente mensuelle.
  • Le montant de la prime d’assurance dépend de votre âge, du type de rente, des prestations souhaitées et de l’âge prévu de départ à la retraite.

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Les primes d’assurance revenu garanti sont déductibles fiscalement. Ce qui rend cette assurance attractive. En cas de soucis, vous vous garantissez ainsi une rente mensuelle.

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Assurance hospitalisation

Les cotisations sociales payées par les indépendants ne couvrent que les frais médicaux. Avec l’assurance hospitalisation, vous récupérez tout ou partie des frais d’hospitalisation, réduisant ainsi l’impact financier de la facture d’hospitalisation.

Vous pouvez souscrire une assurance hospitalisation auprès de votre caisse d’assurance maladie ou d’un assureur. N’optez pas d’entrée de jeu pour l’assurance la plus coûteuse, car ce n’est pas nécessairement la meilleure option. Vérifiez les clauses d’exclusion, d’exemption et le délai d’attente. Il n’y a pas de cadre juridique quant à la couverture d’assurance à prévoir. Rappelons que les produits sont fort diversifiés.

L’assurance responsabilité civile

Tout le monde connaît l’assurance RC familiale, mais elle ne vous sera professionnellement d’aucune utilité. Car cette assurance ne couvre pas les dommages résultant d’une activité professionnelle. C’est l’assurance responsabilité qui va vous couvrir.

L’assurance responsabilité civile indemnise donc les tiers pour un préjudice subi en raison d’une erreur de l’indépendant commise lors d’une activité professionnelle touchant la commercialisation ou la production de biens, ou la prestation de services.

La pension complémentaire pour indépendants

Après votre carrière d’indépendant, vous percevrez une pension légale, mais la pension complémentaire pour indépendants risque bien d’être la bienvenue. L’intérêt de souscrire cette police d’assurance :

  • Le rendement financier d’une assurance pension complémentaire est supérieur à celui d’un compte bancaire.
  • La majeure partie du montant versé en constitution d’une pension complémentaire est ristournée fiscalement.

Pour plus d’informations, contactez votre Guichet d’entreprises.

L’assurance incendie

L’assurance incendie couvre un bien immobilier et son contenu contre l’incendie, les dégâts de tempête, les dégâts des eaux, les chutes de neige et les bris de vitres.

L‘assurance incendie n’est pas obligatoire, mais peut l’être suivant le contrat de location d’un bien commercial. Sachez que vous ne saurez pas contracter un prêt hypothécaire auprès d’une banque si vous ne possédez pas d’assurance incendie couvrant le bien.

Assurance protection juridique et fiscale

Comme tout entrepreneur, vous devez vous attendre à subir un jour un contrôle fiscal. Cet audit fiscal risque de vous prendre du temps et ses conclusions peuvent être coûteuses. Pour vous aider lors de cette démarche administrative, il est préférable de faire appel à une assistance professionnelle.

L’assurance protection juridique et fiscale vous couvre en cas de contrôle fiscal.

Les primes de cette assurance sont déductibles fiscalement.

Ceci étant la 2e partie d’une série d’articles ‘Freelances et assurances’. La 1ère partie traite des assurances obligatoires. Dans la 3e partie nous développons les assurances facultatives mais ‘nice to have’.

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Le Groupe PIXID poursuit son développement européen avec l’acquisition de Connecting-Expertise, leader belge des solutions VMS

Le Groupe PIXID, leader européen de la gestion de la flexibilité du travail par internet, a acquis Connecting-Expertise, le premier éditeur belge de logiciel VMS, auprès d’USG People Belgium, afin de renforcer son offre et d’étendre son périmètre d’activité à l’international.

Avec l’acquisition de Connecting-Expertise, qui fait suite à l’acquisition de Carerix, éditeur néerlandais de solutions de recrutement CRM, en 2018, le Groupe PIXID renforce son leadership au Benelux. Cette opération offre au groupe détenu par Keensight Capital un nouvel ancrage en Belgique, lequel vient s’ajouter aux bureaux existants en France, au Royaume-Uni (acquisition de The Internet Corporation en 2017) et aux Pays-Bas.

Connecting-Expertise est la plateforme SaaS VMS leader sur le marché belge, avec des clients de premier plan. Grâce à sa solution intégrée développée sur une infrastructure cloud sécurisée, Connecting-Expertise automatise toutes les étapes du processus de recrutement, de l’embauche au contrat de travail, puis du suivi jusqu’à la facturation, proposant ainsi à ses clients des packages personnalisés adaptés à leur stratégie de recrutement. Cette offre s’intègre parfaitement à la proposition de valeur du Groupe PIXID qui permet aux sociétés de toutes tailles de gérer efficacement leurs employés temporaires via une plate-forme complète, modulable et ainsi de gagner en productivité. Classé parmi les 20 meilleurs VMS par Staffing Industry Analysts (SIA), Connecting-Expertise gère sur sa plateforme près d’un milliard d’euros de dépenses et compte plus de 12 000 utilisateurs ainsi que 4 500 entreprises utilisatrices.

Peter De Buck et Patrick Verrept, co-fondateurs et Managing Partners de Connecting-Expertise, disent : « Rejoindre une structure aussi dynamique et performante que le Groupe PIXID est une grande fierté pour notre équipe. Nous sommes ravis d’apporter notre expertise au Groupe PIXID et de prendre part à ses futures réalisations. Connecting-Expertise restera dans un partenariat stratégique avec USG People, dans le cadre d’un accord contractuel de long terme, garantissant une vision partagée et une collaboration continue en tant que partenaires technologiques privilégiés. »

Devenue filiale du Groupe PIXID, Connecting-Expertise continuera à opérer sous sa marque propre et poursuivra son partenariat avec USG People en fournissant ses produits et services aux clients actuels de USG.

Cette alliance stratégique entre le Groupe PIXID et USG People permet aux deux parties de se concentrer pleinement sur leurs cœurs de métier et d’offrir à leurs clients et partenaires les solutions les plus innovantes dans le domaine des technologies VMS et ATS.

La technologie propriétaire du Groupe PIXID gère près d’un emploi temporaire sur trois en France, où elle continue de dynamiser le marché de l’intérim. L’acquisition de Connecting-Expertise conforte son statut de plateforme digitale européenne leader dans la gestion du travail temporaire et s’inscrit dans la stratégie du Groupe PIXID de développer le premier écosystème de Total Talent Acquisition (TTA) d’Europe.

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Un meilleur équilibre vie professionnelle-vie privée ? En Finlande, c’est obligatoire !

L’aménagement flexible du temps de travail et l’enregistrement du temps de travail votés par le Parlement finlandais permettent aux travailleurs de mieux concilier vie professionnelle et vie privée.

Le télétravail

Dans nombre de secteurs d’activité, le travail n’est plus lié à un lieu spécifique ou à un horaire précis, et la nouvelle législation ne prévoit pas l’exécution du travail à un endroit précis. Le Working Hours Act s’applique donc bien aux télétravailleurs.

Aménagement flexible du temps de travail

La nouvelle législation prévoit une toute nouvelle catégorie de travailleurs flexibles : les travailleurs autonomes. Il s’agit des travailleurs dont la fonction n’est pas liée à un lieu et à un horaire, tels que les experts et les consultants.

Les travailleurs qui déterminent par eux-mêmes où et quand ils opèrent pendant au moins 50 % de leur temps de travail, appartiennent à ce groupe.

Si l’employeur fixe les tâches, les objectifs et la planification générale du travail, c’est le travailleur lui-même qui décide où et quand il opère.

La nouvelle législation finlandaise leur accorde plus de flexibilité, tout en limitant la durée de leur semaine de travail à 40 heures, calculée sur une moyenne de 4 mois.

Enregistrement du temps de travail

Les travailleurs peuvent accumuler des heures supplémentaires à récupérer ultérieurement. Avant l’arrivée de la nouvelle législation sur la durée du travail, ce n’était autorisé que si une CCT le prévoyait.

Avec l’accord de l’employeur, les travailleurs peuvent désormais prolonger ou réduire leur temps de travail de maximum 4 heures par jour. Toutefois, le nombre d’heures supplémentaires accumulées ne peut pas dépasser 60 sur une période de 4 mois. De plus, le travailleur ne peut réduire ses prestations que de maximum 20 heures au cours de ladite période.

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Ellen Pensaert (Furbo Legal) : « Pour les freelances, des conseils juridiques abordables s’avèrent indispensables »

Dans le spectre des activités RH couvrant le Hard HR et le Soft HR, Ellen se positionne résolument côté Hard. « Un ancien employeur me décrivait en ces termes : intransigeante sur les faits, souple avec les personnes. C’est au cours de mes études que j’ai compris que j’aurais professionnellement besoin des faits et aussi des gens. Je savais que j’allais m’intéresser aux deux intervenants d’une problématique. J’ai fait mes premiers pas de carrière dans le milieu de l’assurance, mais dans le fouillis des documents et des certificats, l’interaction humaine et la dynamique du milieu de l’entreprise me manquaient.

L’équilibre entre droits et obligations

Ellen est devenue directrice de Furbo Legal afin d’aider les entreprises et les freelances à solutionner leurs problèmes d’ordre juridique. Le droit des contrats est la marotte d’Ellen. « Je vise à obtenir des contrats de collaboration équitables, où les droits et les obligations sont équilibrés pour toutes les parties. C’est la base même d’une collaboration fructueuse. Cela signifie également que si l’équilibre était rompu, si les parties se voyaient confronter à des clauses abusives, je n’aurai de cesse que lorsque le droit l’emportera. Mais je constate bien souvent que les freelances n’osent pas toujours se positionner. »


Ellen Pensaert a été diplômée juriste en 1997, et avait déjà pour ambition de découvrir le milieu de l’entreprise. Après des années passées entre recueils de lois et textes juridiques, sauter de la théorie à la pratique la pressait. « Ce qui est regrettable avec les écoles de droit, c’est qu’il faut attendre d’être dans la réalité du quotidien pour comprendre comment vous pouvez faire la différence grâce à vos connaissances, et voir l’impact obtenu. » Après des débuts dans le milieu de l’assurance, Ellen a développé une carrière dans le milieu de l’intérim, et dirige actuellement son bureau-conseil depuis 7 ans. Avec Furbo Legal, elle a franchi le pas en tant qu’indépendante et fonctionne en tandem avec son mari, qui lui dirige le centre de formation Furbo, spécialisé notamment dans la sécurité et la prévention au travail.


La volonté d’entreprendre

Ellen a particulièrement développé son expertise en droit des contrats, en droit du travail, en droit des sociétés et en droit économique lors de son intéressant parcours dans le milieu de l’intérim. Durant treize années, elle a contribué à définir les axes tant commerciaux que juridiques d’une agence en pleine croissance. La dynamique qui réunit travailleurs et entreprises, et le contexte international d’une entreprise en pleine croissance, ont révélé les qualités entrepreneuriales d’Ellen. Elle a créé en 2013 son bureau conseil, en parallèle avec l’activité de formations de son mari. En tant que legal consultant, elle conseille juridiquement et anime des formations à l’adresse des entreprises, en abordant notamment les thèmes relatifs au droit, à la législation du travail et à la sécurité au travail.

Le contrat est le seul moyen de limiter les risques inhérents à l’entreprise.

Contrats, conditions générales, consultance juridique

En tant que legal consultant, Ellen est amenée à rencontrer de nombreux freelances afin de rédiger des contrats, des conditions générales, mais aussi pour gérer des différends. « Je connais bien les tenants et aboutissants entre clients et freelances, et le rôle tenu par les agences. Des situations sont régulièrement biaisées, au détriment des freelances. Les freelances ne sont pas toujours sensibles à l’importance d’un contrat bien rédigé et équitable. C’est la base même d’une collaboration réussie, et il est primordial d’avant tout détecter et régler les obstacles potentiels. Le contrat est le seul moyen de limiter les risques inhérents à l’entreprise. Sans contrat vous risquez de vous retrouver désarmé en cas de mésentente. Avec un contrat caduc, vous obtenez un faux sentiment de sécurité. Et c’est monnaie courante lors des collaborations avec les clients. Mais également avec les agences de placement. Je découvre parfois des clauses qui n’ont aucune valeur juridique ou qui ne sont tout simplement pas appliquées, notamment celles relatives au préavis. Et cela me surprend d’autant plus, lorsqu’on connaît le pourcentage de marge appliquée par les agences de placement. »

Il devrait être évident pour les freelances que les conseils d’un juriste sont tout aussi importants que ceux d’un comptable pour obtenir une entreprise solide et saine.

Consultance juridique d’abord

Ellen : « Je m’assure que les droits et obligations sont partagés et transposés de manière compréhensible pour toutes les parties. Je veille à ce que les conseils juridiques restent accessibles et abordables. Car il doit être évident pour les freelances que les conseils d’un juriste sont tout aussi importants que ceux d’un comptable pour obtenir une entreprise solide et saine.

De nouvelles opportunités pour les RH

Il n’y a pas que les freelances qui font appel à Ellen. De nombreuses entreprises ont également besoin de conseils juridiques, et notre juriste opère en étroite collaboration avec des départements RH. « Je constate qu’une politique RH peut facilement être empêtrée dans la routine. C’est alors que cette politique ne va, par exemple, n’envisager que des collaborateurs fixes. Car c’est dans ce contexte que de nombreux professionnels RH fonctionnent depuis des années, et que bien souvent leurs études et leur formation les ont amenés. Les formes de travail alternatif manquent souvent de fondements juridiques et pratiques. Comment cela se traduit-il pour les externes au niveau des tarifs, des contrats et des procédures ? Que comprend la catégorie ‘externes’ ? Comment s’organiser en présence de freelances ? Souvent, ces questions m’interpellent car elles dépassent la connaissance juridique ordinaire. Mais ces questions me conviennent parfaitement. J’aime évoquer le cadre juridique, mais j’élabore aussi les procédures et les grandes lignes stratégiques qui sont réalisables. Ce côté pragmatique et l’obtention de solutions me distingue de certains juristes qui restent obnubilés par les textes juridiques et l’approche théorique des cas. »


‘Women in Contingent Workforce Management’

De plus en plus d’organisations professionnalisent l’engagement de leurs talents externes. NextConomy tenait donc à présenter une série d’interviews dont le thème central est ‘Women in Contingent Workforce Management’. Nous espérons que leur contenu saura inspirer et éclairer celles et ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans l’engagement d’externes. Nous voulons plus particulièrement dire aux femmes que des carrières passionnantes les attendent dans un domaine relativement nouveau et méconnu, mais qui est résolument tourné vers l’avenir et qui revêt une importance stratégique croissante pour les organisations.


 

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Vos prix parlent de vous (mais vous ne le savez pas encore)

Aborder la question du prix

On ne compte plus les freelances qui posent la question du « juste prix » sur les forums. Combien dois-je facturer ? Quels sont les prix dans le secteur ? … Une mauvaise approche qui, selon Valérie Maréchal, spécialiste en psychologie du prix, trouve ses origines dans notre relation avec l’argent : « Les starters sont souvent stigmatisés et chargés de croyances limitantes par rapport au prix. Néanmoins, démarrer une activité n’est pas synonyme de non-expérience. Trop de professionnels pensent qu’ils n’ont pas « le droit de demander trop ». Résultats ? On s’aligne sur les concurrents, on vise la moyenne du marché ou pire encore on se place juste en dessous en croyant attirer plus de clients. Mauvaise idée. »

Le prix du marché

Pour Valérie Maréchal, appliquer le prix du marché n’est pas forcément la meilleure solution. « Il vous maintient dans ce qu’on appelle en marketing l’océan rouge. Un endroit où tout le monde fait à peu près la même chose, pour à peu près la même cible, à un tarif identique. Le but est, au contraire, de devenir incontournable aux yeux de vos clients pour appliquer des tarifs plus élevés. Vous ne savez pas non plus comment vos concurrents ont fixé leurs tarifs : étaient-ils confiants dans la valeur de leurs services ou hésitants ? Leurs propres blocages en lien avec l’argent peuvent aussi influencer leur prix. »

Appliquer le prix du marché n’est pas forcément la meilleure solution. Il vous maintient dans ce qu’on appelle en marketing l’océan rouge

Les 3 leviers d’un prix parfait

Évidemment, plus facile à dire qu’à faire. Valérie Maréchal identifie trois éléments clés à respecter pour construire son prix et se rendre directement identifiable. « Le premier critère est l’identification de votre cible. Cela rejoint une croyance très répandue qui consiste à se dire qu’on doit être accessible à tout le monde. Faux. Ensuite il faut établir un positionnement clair. Un message trop généraliste dessert votre visibilité voire vous rend complètement invisible. Vos futurs clients ne se sentent pas concernés. Le troisième levier est celui de la différentiation. Une approche différente peut justifier un prix différent. Bref, restreindre sa cible n’a pas comme conséquence de réduire son vivier de clients, au contraire ! »

Augmenter ses tarifs (parce qu’on a le droit)

Tout le monde arrive un jour à vouloir augmenter ses tarifs. Mais comment faire quand on a une base de clients fidèles ? Vont-ils accepter cette évolution ? Doit-on garder l’ancien tarif pour les clients existants et appliquer un tarif plus élevé pour les autres ? Valérie Maréchal conseille d’annoncer clairement cette augmentation et de l’appliquer à tous ses clients en même temps. « C’est plus simple à gérer et en cas de désaccord avec un client fidèle, vous pouvez toujours négocier ! Bref, dès que vous vous sentez prêt à augmenter vos prix (ndlr : parce que vous venez d’acquérir de nouvelles compétences ou juste parce que c’est le moment) faites-le !

Dès que vous vous sentez prêt à augmenter vos prix, faites-le !

Taux journalier moyen et réductions : fausses bonnes idées

« Un taux journalier permet de rapidement mettre les gens en concurrence. Vous octroyez tous les pouvoirs au client. Si je reviens à mes trois leviers clés et que vous êtes clairement identifiés sur le marché, proposez plutôt un forfait pour un ensemble de services. Et pourquoi ne pas fonctionner avec un forfait de base, mais négocier une sorte de bonus en fonction des résultats obtenus ? Tout le monde y gagne. » Madame Prix identifie également un réflexe néfaste : brader ses prix (et donc ses compétences). Selon elle, il vaut mieux offrir un extra. « Une réduction ne vous valorise pas. Tout comme le mot ‘gratuit’. Oser ‘offrir’ à vos clients, la démarche est beaucoup mieux perçue et prouve un investissement de votre part. Le client vous est presque redevable. »

Une réduction ne vous valorise pas. Tout comme le mot ‘gratuit’. Osez ‘offrir’ à vos clients.

Vos prix parlent de vous

Avez-vous confiance en vous sur le plan professionnel ? Quelle valeur vous accordez-vous en tant qu’être humain ? Si ces questions ne semblent pas directement liées à des aspects financiers, elles se rapportent à l’estime de soi et se reflètent dans les prix. « Soit vous assumez votre place et vous êtes confiant dans votre offre, soit vous choisissez de rester caché dans votre coin. C’est un peu cru, mais vos prix parlent tout simplement de votre relation à l’argent. Et on observe également ce phénomène chez les gens fortunés. Un problème de sécurité intérieure » souligne Valérie Maréchal.

Les conseils de Madame Prix

  • Basez vos prix sur la valeur de vos services et non sur celui de la concurrence (ou une moyenne du marché).
  • Ne calculez pas vos prix en vous posant la question « De combien ai-je besoin pour vivre ? », basez-vous plutôt sur un objectif suffisamment ambitieux qui mettra votre cerveau en mode ‘recherche d’opportunités’.
  • Donnez du sens à votre travail et à vos prix. Connectez-vous régulièrement à votre ‘Why’ : qu’avez-vous envie de réaliser à travers cette activité freelance.
  • Calculez vos prix en fonction de votre temps facturable. Et n’oubliez jamais que ‘pouvoir’ travailler le dimanche n’est pas un signe de succès. Gardez des périodes de ressourcement.
  • Beaucoup de gens osent parler de la peur de l’échec, peu osent parler de la peur de réussir. Autorisez-vous à réussir !

Valérie Maréchal, mieux connue sous le nom de Madame Prix, est passionnée par la psychologie du prix et la relation à l’argent. Elle aide les entrepreneure.s à traduire leur valeur en chiffres et en mots. www.valeriemarechal.com


 

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