Monthly Archives: mai 2018

Le prestataire de services RH sous la menace de la ‘digital destruction’ ?

Digitalisation comme tendance

À la mi-2015, Federgon publiait le rapport « Foresight 2020 ». Cette étude prospective identifiait les principales tendances et évolutions sur le marché du travail, dans le but notamment d’analyser leur impact sur les services en Ressources Humaines et sur les prestataires spécialisés en la matière. La recherche préliminaire sur laquelle reposait cet exercice avait été effectuée par Idea Consult.

Une enquête approfondie auprès des prestataires de services RH montrait que la technologisation (robotisation, digitalisation) était, par ordre d’importance, la deuxième tendance dont ils estimaient qu’elle aurait le plus d’impact à la fois sur le marché du travail et sur leur propre métier. Ils prévoyaient, en d’autres termes, que la technologisation aurait une influence très importante sur la demande de main-d’œuvre, d’un point de vue tant qualitatif que quantitatif, mais modifierait aussi fortement le contenu de leur métier.

Impact sur RH et des méties RH

Moins de trois ans après l’étude de base, il apparaît clairement que l’impact de la technologie, tant sur les RH que sur les métiers RH, est de plus en plus dominant et qu’il est peut-être même encore sous-estimé. Pour bon nombre d’organisations, cela engendre un certain stress et beaucoup de questions sur leur propre processus de transformation digitale. C’est pourquoi, dans le nouvel article, la recherche de l’équilibre entre optimisme et réalisme technologiques occupe une position centrale. « Le prestataire de services RH sous la menace de la ‘digital destruction’ ? » vous propose une mise à jour et un aperçu des plus récentes évolutions, de leur impact et de leurs conséquences sur les RH et les secteurs de Federgon.

Plus d’infos sur www.foresight2020.be.

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Le travail temporaire est-il devenu chose courante dans l’UE ?

27 millions de travailleurs âgés entre 15 et 64 ans ont opéré sous contrat temporaire en 2017. Ce qui représente 14,3% des travailleurs en Europe.

Les différences significatives

Il existe des différences significatives suivant les états membres, mais comme le montre ce graphique, de plus en plus de jeunes sont engagés avec un contrat de type temporaire. Et plus précisément, 8 millions de moins de 24 ans. Le graphique indique également que 10% des travailleurs en Belgique disposent d’un contrat temporaire.

En savoir plus ? http://ec.europa.eu/eurostat/web/products-eurostat-news/-/DDN-20180523-1?inheritRedirect=true

ou prenez contact avec Eurostat via estat-user-support@ec.europa.eu

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Enquête sur les faux indépendants chez Ryanair

1 seul client

Depuis 2012, la Belgique serait le port d’attache du personnel de cabine, et ces travailleurs doivent donc être soumis à la législation sociale belge. L’enquête a révélé en cela des infractions. Par ailleurs, parmi les pilotes interrogés, certains sont considérés comme des indépendants, mais seraient en fait de faux indépendants. Ils supportent eux-mêmes leurs charges sociales et n’ont que Ryanair comme client. Le parquet fédéral a ouvert un dossier pénal et va poursuivre les interrogatoires.

Brussels Airport également concerné

Il est apparu récemment, que l’inspection sociale de Hal-Vilvorde menait déjà depuis plusieurs mois une enquête sur les activités de Ryanair à Brussels Airport. Les recherches ont été entamées suite à une plainte de la Confédération des syndicats chrétiens dans le cadre du personnel employé à Zaventem, mais sous contrat de travail de droit irlandais, moins intéressant.

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Ive Marx : « Organiser la solidarité au sein des freelances est intrinsèquement difficile. »

« Je reviens justement d’un séjour aux Pays-Bas où j’ai participé à un ’peer review’ européen sur le thème ’Precarious work en ZZP’ers’ », nous relate Ive Marx, professeur d’économie à l’université d’Anvers. Un tel peer review est une initiative de la Commission européenne qui, à la demande d’un pays membre, rassemble le monde académique autour d’un thème spécifique.

Une des questions traitées par les experts européens concernait la protection sociale des freelances. La différence sur ce plan entre la Belgique et les Pays-Bas est énorme. Ce qui confirme ce qui est ressorti du dernier débat NextConomy sur le même sujet. <LINK INVOEGEN>.

Ive Marx

Ive Marx : « En Belgique, le choix a été fait de rendre obligatoire un niveau minimal de solidarité. Ce niveau est relativement bas, compte tenu du caractère hétérogène de ce groupe de travailleurs : d’un côté des indépendants à hauts revenus, et de l’autre des freelances qui vont de projet en projet, dont les revenus sont inférieurs et qui de facto sont plus exposés à un ensemble de risques, comme précisément la perte desdits revenus. Organiser la solidarité au sein des freelances est intrinsèquement difficile. »

« Notre économie est demandeuse d’indépendants et cette même économie à tout intérêt à leur accorder une grande marge de manœuvre. En revanche, il existe également un pôle de personnes qui souhaitent opérer en tant qu’indépendant, qui acceptent de prendre des risques et veulent entreprendre. La question est donc de savoir si nous ne devons pas les encadrer un minimum ou qui sait, les protéger d’eux-mêmes. Les gens sont généralement optimistes quant à ce que l’avenir leur réserve, sur le bon déroulement des choses, sur ce que représentera leur pension… ».

« Un équilibre à trouver par soi-même. Il existe bien des études scientifiques à ce sujet, mais ce choix appartient en grande partie à nos politiques. »

 

Certains plaident pour un 3ème statut, entre celui d’indépendant et de salarié. Serait-ce un bon moyen pour faciliter la solidarité au sein des différents groupes ?

Ive Marx : « Je dois avouer que je suis encore passablement agnostique sur ce point. Je ne comprends pas bien les avantages qu’apporterait un 3ème statut par rapport au deux statuts existants. En particulier en Belgique, où il faut de toute façon souscrire une assurance obligatoire. »

« Nous en avons du reste parlé lors du peer review. Par consensus, on a admis que la valeur ajoutée n’est pas évidente. Il est probable qu’en creusant du côté juridique, on puisse avancer d’autres arguments. »

 

Une critique apparue dans le contexte de l’importance croissante des freelances revient à dire que les indépendants cotisent moins et mettent donc la sécurité sociale sous pression. Est-ce pour autant une préoccupation légitime ?

Ive Marx : « Il s’agit des arguments classiques race to the bottom. Honnêtement, cela ne semble pas être une preuve suffisante. Si le nombre d’indépendants est en augmentation en Belgique, force est de constater une certaine stabilité de cette croissance sur les dix à quinze dernières années. Il faudrait toutefois que toutes les conditions soient remplies pour motiver plus de personnes à faire le pas vers ce statut, car nous avons les charges sociales les plus élevées sous forme de cotisations salariales et patronales. Si nous regardons les coûts salariaux, c’est pourtant en Belgique que la plus forte croissance de freelances aurait dû être constatée. Mais c’est aux Pays-Bas… »

 

S’agit-il d’une spécificité culturelle ?

Ive Marx : « Je n’en ai aucune idée. Cela pourrait aussi être dû à la flexibilisation générale du marché du travail. La flexibilisation s’est accrue depuis 20 ans aux Pays-Bas, avec le contrôle des autorités. On parle ici de travail intérimaire, de contrats temporaires et ainsi de suite. En fait, c’est l’économie qui est organisée de manière plus flexible. Cela va clairement bien au-delà des coûts salariaux, des cotisations des travailleurs et patronales . “

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Quelle sont les marges pratiquées par les bureaux d’Interim management ?

Au moment de s’engager dans un nouveau projet, il est possible que le client vous demande de vous mettre en relation avec un bureau d’Interim management. Combien demande un tel bureau en plus de votre tarif freelance, et qu’est-ce que cela entraîne ?

Les clients utilisent souvent les services d’un intermédiaire lorsqu’ils recherchent un Interim manager ou un Interim specialist. De leur côté, ces derniers s’adressent à des bureaux pour obtenir des missions intéressantes.

Il est dès lors normal qu‘un tel bureau prenne une marge sur le tarif payé par le client et votre intervention. Sur le fait de savoir en quoi consiste la marge pratiquée, nous n’avons pas de réponse standard. Plusieurs facteurs vont pouvoir intervenir ici.

Il faut tenir compte du rôle exact rempli par le bureau. Il peut comporter 3 éléments probants :

  1. Le bureau veille à réunir un client et un candidat. Le client ne doit pas participer au choix, le candidat laisse d’une certaine manière au bureau le soin de gérer ses affaires.
  2. De nombreux bureaux soutiennent activement leurs intérimaires tout au long de leur mission. Ils fournissent du coaching, du soutien technique, et donnent accès à leurs réseaux de connaissances. L’importance de ces formes de soutien peut varier d’un bureau à l’autre.
  3. Le bureau peut également assurer une aide administrative et juridique. La conclusion des contrats et les modalités de paiement peuvent être gérés par le bureau d’intérim.

La marge prise va donc grandement dépendre du niveau de services atteint. Il se peut également que le client ou l’Interim specialist fasse appel à un bureau après la première conclusion d’un accord. La marge va dans ce cas être réduite.

La marge appliquée par un bureau est généralement un pourcentage du tarif payé par le client. Voici ce qui va encore influencer les tarifs :

  • Le manque de candidats pour une fonction ;
  • Les risques que présente une mission ;
  • La durée de la mission ;
  • L’attractivité de la mission, ou du client ;
  • La localisation ;
  • Le secteur concerné par la mission.

Les bureaux d’intérim ne manquent certainement pas. Ce qui est sûr, c’est que la qualité a un prix. Aussi bien les clients que les Interim managers et Interim spécialists en sont les bénéficiaires. Il faut donc veiller à voir ce que chaque bureau propose, et ne pas hésiter à s’informer sur les tarifs et les marges pratiqués. Fournir du soutien fait partie des attributions des bons bureaux d’intérim. Mais encore, comment reconnaître leur vraie valeur ? Voici quelques conseils :

  1. Vous disposez d’une personne de contact qui défend vos droits
  2. Vous obtenez de leur part des conventions claires concernant les factures et les paiements.
  3. Vous serez rémunéré dans les temps et les comptes seront justes.
  4. Des événements de networking, des formations… sont régulièrement organisés.

Vous-même êtes en relation avec un bureau d’Interim management ? Comment se déroule votre collaboration ? Votre avis nous intéresse au plus haut point.

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Comment donner une nouvelle dimension à votre entreprise?

Après la publication de Reinventing Organizations, Frédéric Laloux a pu rencontrer nombre de CEO qui avaient piloté leur entreprise au travers d’un processus de transformation. Au fil des conversations, il a retrouvé les mêmes questionnements, les mêmes aspirations, les mêmes embûches et les mêmes solutions. C’est ainsi qu’il a voulu partager ces expériences dans une série de blogs vidéo Insights for the journey.

Quelles sont vos motivations ? Comment affrontez-vous vos craintes ? Comment mettre sur pied un plan stratégique ?  Ce sont quelques-uns des thèmes abordés par Frederic Laloux. Les premières vidéos de Insights for the journey ont été publiées, et ce n’est là que le début d’une longue série.

 

Avez-vous eu l’occasion de lire le livre de Frederic Laloux ? Avez-vous regardé la série vidéo ? Quels sont les enseignements que vous avez pu en retirer ? Nous sommes intéressés de le savoir.

Ne manquez pas de visionner les vidéos d’Insights for the journey de Frederic Laloux.

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Créer un 3ème statut ? Mais Il existe déjà !

Ces derniers temps, l’encre a beaucoup coulé sur la nécessité d’avoir ou non un ‘troisième statut’. N’était-ce pas le VOKA qui se lança avec un plaidoyer pour plus de flexibilité sur le marché du travail ? Cette démarche n’est pas neuve. Le problème se situerait plutôt au niveau des dissonances sur les avantages et les inconvénients.

Des organisations telle le VOKA estiment que le marché du travail n’est pas adapté à notre 21ème siècle. Certains groupes d’intérêt traditionnels déclarent à juste titre qu’il faut pouvoir donner des garanties suffisantes sur le plan de la sécurité sociale.

L’idée d’un troisième statut entre celui d’indépendant et celui de salarié suscite donc pas mal de réflexions et d’émotions. À noter qu’une enquête a révélé que 7 employeurs sur 10 trouvent que le marché du travail manque de flexibilité.

« Dans notre pays, il n’y a pas de dispositions satisfaisantes en faveur du travail flexible et atypique. L’écart entre salariés et indépendants se rétrécit de plus en plus, et de nouvelles formes de travail émergent ; notre marché du travail doit s’adapter », nous dit le VOKA.

 

NextConomy a organisé une soirée de débat sur le thème ‘Libre mais pas sans contraintes. L’avenir de l’économie freelance’. Un événement plus que réussi, puisque sold out.

La LBC, l’aile flamande de la CSC, s’est fait entendre : « La protection sociale doit exister pour tous ceux qui travaillent ». Une déclaration qui demande une explication. Elle voulait exprimer que, notamment, les personnes travaillant pour des entreprises comme Deliveroo doivent être considérées comme des salariés. Une discussion qui suscite de la passion.

 

Et pourquoi pas le meilleur des deux mondes ?

Dans le secteur artistique, il existe une solution qui peut les concilier. On la trouve à l’article 1bis de la loi ONSS. Cet article, qui existe depuis une quinzaine d’années, est taillé sur mesure pour les ‘salariés’ (ou devrions-nous plutôt dire les ’travailleurs culturels’) qui dans le secteur artistique et créatif oscillent régulièrement entre statut indépendant et statut salarié.

 

De quoi s’agit-il ?

Dans le secteur artistique, on a créé une sorte de compromis en réponse à certaines préoccupations. L’absence de lien de subordination dans la plupart des collaborations avec des artistes a amené le législateur à prévoir en 2002 un article 1bis dans la loi ONSS. Cet article doit permettre aux artistes en toute circonstance (même en l’absence de lien de subordination ou de contrat de travail) de profiter de la protection sociale accordée aux travailleurs salariés.

Autrement dit : Pour certaines catégories de travailleurs indépendants, une extension du système de sécurité sociale des salariés a été prévue. Pour cette catégorie de travailleurs indépendants en particulier, il est possible sous certaines conditions et quelle que soit la nature de leur relation de travail, de profiter de la sécurité sociale au même titre qu’un salarié. Voilà ce que représente l’article 1bis.

 

Un troisième statut ? Ou plutôt un mariage heureux ?

Pour être clair, ce ’troisième statut’, connu également sous la dénomination générique de ’statut d’artiste’[2], n’est pas un statut distinct de la sécurité sociale, avec des cotisations distinctes et un autre type de protection sociale. Il s’agit de se raccrocher aux deux statuts existants. Soit celui d’indépendant, soit celui de travailleur salarié.

La discussion récurrente concernant le statut salarié ou celui d’indépendant porte essentiellement sur la question du lien de subordination. Il s’agit souvent d’une discussion sans fin.

La caractéristique première de la solution adoptée (et ratifiée à l’époque par le ministre compétent Frank Vandenbroucke) est la volonté de protection de l’artiste. Même sans lien de subordination, il reste socialement protégé et paie ses cotisations comme un salarié.

D’autre part, les contrats se référant à l’article 1bis permettent une plus grande flexibilité du fait qu’ils ne sont pas soumis à la loi sur la protection du travail. Il s’agit donc du mariage de deux systèmes.

Chez Artists United, nous pensons qu’une indemnisation minimum devrait être accordée dans un tel système. Prenons par exemple le RMMM. Nous le mentionnons car nous savons qu’une entreprise a conclu des ‘contrats 1bis’ pour 1,07 euro de l’heure (et le reste payé alors sous forme de frais ?). Ce sont des pratiques qui suscitent bien entendu des questions.

 

Conditions concrètes et transposabilité ?

Aujourd’hui, cette disposition 1bis est réservée aux artistes. Il est nécessaire de faire la demande d’un ’visa d’artiste’ auprès de la Commission Artistes, qui vérifie qu’il s’agit bien d’artistes ou de prestations artistiques. La procédure est encore assez longue et pourrait être améliorée. Cela dépend entre autres des moyens supplémentaires qui devraient être octroyés à cette commission.

L’artiste qui ne peut pas conclure de contrat en tant que salarié peut être considéré comme tel si :

–        Il ou elle ’fournit des prestations ou produit des œuvres de nature artistique’ (ex : concerts, tableaux, …) La nature artistique des prestations ou des œuvres est démontrée par le visa d’artiste délivré par la Commission Artistes[3].

–        À la demande d’une personne physique ou morale

–        contre paiement d’un salaire (et non de remboursements de frais !)

Le donneur d’ordre étant alors considéré comme employeur.

Ce système est-il transposable et représente-t-il une piste intéressante pour apporter des solutions aux discussions autour du ’troisième statut’ ? Une extension de ce système est-elle souhaitable ?

Des responsables d’organisations traditionnelles crient d’abord au scandale, pour ensuite confirmer jusqu’en Commission des Affaires Sociales de la Chambre que l’article 1bis est « une solution parfaite issue du passé ». Ou ils écrivent encore :  Les artistes ont été contraints de travailler sous un statut d’indépendant. Ce statut supposant d’avoir assez de revenus réguliers pour assurer sa propre sécurité sociale et financière. Avec la paupérisation comme conséquence. Aux Pays-Bas, les artistes sont encore moins bien lotis avec leur statut ’zzp’ : tous indépendants, soyez créatifs et tirez votre plan ? La solution en Belgique se trouvait dans l’article 1bis de la loi ONSS. Le critère du lien de subordination est dès lors évincé, et on peut présumer (de façon réfutable) que toute personne qui fournit une prestation artistique sur demande effectue une prestation en tant que salarié. Les artistes peuvent ainsi continuer à prétendre au statut de salarié, et dès lors à la protection sociale qui l’accompagne.

 

Conclusions

Sans un article 1bis, beaucoup d’artistes seraient obligés de fonctionner comme des indépendants réguliers, et ne bénéficieraient donc pas de la protection sociale supplémentaire indispensable qu’apporte l’article 1bis.  Cette protection sociale peut donc bien être incorporée dans le système pour ainsi pallier aux préoccupations de certaines parties prenantes dans le débat.

Alors que dans le même temps, ce système répond également à cette préoccupation venant de ‘l’autre côté de la table’ (image horrible à laquelle nous préférons ne pas nous associer, car nous préférons penser que nous avons tous des intérêts communs et un besoin de solutions), c.-à.-d. le souci d’accéder à plus de flexibilité.

L’article 1bis ne porte donc pas sur un compromis à la belge, mais sur une solution concrète en réponse à une problématique tout aussi concrète. Il permet assez simplement d’assurer une contribution à la sécurité sociale et de créer des droits issus de cette contribution. En ayant la garantie d’un certain degré de flexibilité, contrairement à ce que peuvent offrir d’autres systèmes. Certains voient cela comme une affirmation par trop catégorique, d’autres saisissent à deux mains les avantages de ce système.

Servaas Le Compte

Administrateur de l’asbl Artists United : association indépendante de défense des intérêts, réservée à tous les employeurs et travailleurs du secteur culturel, www.artistsunited.be

Cofondateur de Paypro Services : payrolling pour toute personne qui travaille ou est employée dans le secteur artistique et créatif. Paypro Services n’est pas focalisé sur faire du bénéfice, mais est là pour défendre les intérêts des artistes et des créatifs du secteur, www.payproservices.be.

 

[2] Ce ’statut d’artiste’ comporte des adaptations en matière de règlementation relative au chômage. Mais ce n’est pas l’objet du présent article.

[4] Deuxième audience sur le statut de l’artiste en Commission des affaires sociales du 30 janvier 2018

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Kris Peeters: “Ne créons pas un nouveau statut pour les freelances”

« Je suis conscient que notre marché du travail subit des changements majeurs, non seulement en ce qui concerne la manière de travailler, mais aussi dans ce que représentent intrinsèquement les fonctions. Il y a un glissement de la notion de ‘travail’ vers celle de ‘tâche’ », dixit le ministre fédéral de l’Emploi, Kris Peeters. Cela signifie-t-il que la relation de travail traditionnelle est appelée à disparaître ? Non, ça se saurait. « Cette relation bien ancrée restera encore longtemps la norme pour nombre de travailleurs. Nous devons veiller de ne pas aller au-delà des défis que l’économie freelance nous impose, mais il n’y a surtout pas lieu de les ignorer. »

 

Un nouveau statut pour les freelances est-il nécessaire ?

Kris Peeters : « Depuis les années 70, le marché du travail a vu, par suite des développements technologiques, se développer une nouvelle dynamique du travail qui a permis à certains groupes de travailleurs d’acquérir plus d’autonomie. Cette dynamique a eu pour effet d’agrandir au fil des années la zone grise entre le travail salarié et le travail indépendant. Et ce phénomène s’est encore amplifié avec le développement de l’économie numérique. »

« Mais, conformément aux directives du Conseil supérieur de l’emploi, nous ne créerons pas de nouveau statut entre celui des salariés et celui des indépendants.

La création d’un statut intermédiaire ne solutionnerait en rien l’existence d’une zone grise.

Au lieu d’une seule zone grise, ce sont en fait deux zones grises qui sont concernées : l’une entre le statut d’indépendant et un statut intermédiaire, et l’autre entre le statut de salarié et un statut intermédiaire.  De plus, en cas de statut intermédiaire, il y a un risque de voir glisser certains travailleurs salariés vers ce nouveau statut. »

 

Comme vous l’avez mentionné, les travailleurs sont demandeurs de plus d’autonomie, et souvent l’obtiennent. Alors que de leur côté, les freelances aspirent à plus de protection.

Kris Peeters : « Je crois fermement que dans une économie de services, certaines professions créatives ou intellectuelles peuvent parfaitement se concevoir comme étant des travailleurs indépendants, ou plutôt comme des ‘travailleurs autonomes’. Ceci ne devant pas être considéré comme un statut intermédiaire, mais pourrait être une piste pour une forme de statut de travailleurs. Nous voyons surtout si nous pouvons introduire plus de notion de flexibilité dans la législation sur le temps de travail. Le ‘travailleur autonome’ reste avant tout un travailleur, dans une relation de travail traditionnelle, bénéficiant d’une protection conforme, mais possédant plus d’autonomie. Ce travailleur autonome serait la réponse adéquate au double défi que vous mentionnez. »

 

Comment allez-vous garantir l’équilibre entre sécurité et flexibilité ?

Kris Peeters : « Tout ce qui peut stimuler et activer l’entrepreneuriat, et qui va aider les entreprises à faire face aux variations inhérentes à leurs activités, doit être absolument soutenu. En même temps, nous devons veiller à ce que cette flexibilité ne devienne défavorable au point de venir perturber le marché du travail. Le Future of Work ne concerne pas que la flexibilité. Il doit aussi s’agir de faisabilité du travail et de travail rémunérateur. »

Il serait erroné de croire que moins de règlementation, et donc moins de protection, aiderait l’économie.

 

L’économie et le marché du travail s’internationalisent de plus en plus. Quel est le rôle de l’Europe dans ce débat ?

Kris Peeters : « Dans le cadre du pilier européen des droits sociaux, la Commission européenne a proposé de rendre les termes et conditions plus transparentes et plus prédictibles au niveau de l’UE. La Commission souhaite compléter et moderniser les obligations existantes pour que chaque travailleur soit informé sur ses propres conditions de travail. De plus, de nouvelles normes minimales sont proposées pour s’assurer que tous les travailleurs, y compris ceux disposant de contrats atypiques, bénéficient de conditions de travail claires et prédictibles. Aujourd’hui, trop de gens ne savent pas à quoi ils se sont engagés. Nous soutenons la proposition de la Commission, mais nous voulons nous assurer que la charge administrative qui peut en découler reste limitée. C’est un grand pas en avant, en particulier pour les travailleurs utilisant les plateformes de recrutement Nous constatons souvent que c’est là que le bât blesse. »

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Talent Trends Quarterly: navigate the talent experience.

With global unemployment rates continuing to drop and competition for digital skills on the rise, what can you do to ensure your company is winning the talent it needs? Which technologies are helping employers deliver a stand-out candidate and workplace experiences? How are their employer branding strategies giving them a competitive advantage?

Read the Q2 2018 issue of Talent Trends Quarterly, “Navigate the talent experience,” for practical insights on turning the talent experience into a business win. Inside, you’ll get access to:

  • data on global and local employer branding, technology, candidate experience and employee engagement trends, based on surveys from more than 800 talent leaders in 17 countries
  • actionable tips, that highlight ways you can enhance your talent experience today
  • case examples of talent experience strategies from some of the world’s leading employers
  • five sector fact sheets, highlighting how these trends impact companies, by industry

After you’ve read the research, find out how your company’s employer brand, candidate experience and workplace technology strategies stack up. Take the Talent Experience Fitness Test.

For further information visit  https://insights.randstadsourceright.com/h/i/429576594-talent-trends-quarterly-navigate-the-talent-experience

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GDPR : Que pouvez-vous encore faire in extremis ? Les conseils de nos experts !

‘Communiquer avec honnêteté et transparence’, tel est le conseil en or de Natasja Engels, conseillère juridique chez Federgon, et de Catherine De Caluwe, sales operations business partner chez SThree. En suivant leurs conseils, votre entreprise sera GDPR proof à l’échéance fixée.

En interne

Inventaire. Faites un inventaire des données personnelles que vous récoltez, et quel est leur destination au sein de votre entreprise.

La base de données existante Vous possédez déjà une base de données qui reprend des données des candidats, des fournisseurs, … Avez-vous vraiment besoin de toutes ces données ? Faites une vérification.

Procédures. Établissez un plan d’action reprenant les différentes étapes qui rendront votre organisation GDPR proof. Prévoyez également une procédure à suivre en cas de problèmes, comme par exemple une fuite de données.

Communication

Demander l’autorisation. Si vous voulez implémenter de nouvelles données dans votre base de données, demandez explicitement l’autorisation à l’utilisateur sur votre site, dans les courriers électroniques, etc.

Transparence. Lorsque vous sollicitez des données, dites clairement à quoi vous les destinez et quels sont les droits de l’utilisateur qui vous les donne.

Le personnel

Un groupe de travail. Constituez une équipe qui décidera de la marche à suivre dans les prochaines semaines pour l’implémentation du RGPD/GDPR dans votre entreprise. L’équipe sera composée de membres des différents départements, tels que RH, IT, Finance, etc. Ceci permettra de déterminer les actions à prévoir dans chacun des départements.

Droits des personnes concernées. Droits concernant l’information, la transmission, la suppression, etc. Les personnes qui vous communiquent leurs données sont protégées par le RGPD. Faites connaître ces droits à vos collaborateurs, et informez-les de la position de votre entreprise à cet égard, afin de pouvoir répondre correctement à toute demande.

Les étapes à franchir. Venez-vous de découvrir que vos collaborateurs ne sont pas sur la balle au bond en ce qui concerne le RGPD ? Il est alors grand temps d’établir la liste de tâches à effectuer, en imposant une deadline dans les semaines à venir, comme par exemple traiter le contenu des boîtes e-mails ou collecter les données dans les fichiers. Constituez un cahier de notes qui va reprendre les questions et les scénarios qui auraient été évoqués par vos collaborateurs. Et rappelez-vous que le RGPD n’est pas une option mais une obligation légale.

En annexe, vous trouverez l’inclusion du webinaire de NextConomy en collaboration avec des spécialistes de Federgon et de SThree. L’enregistrement est en néerlandais. 

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