Monthly Archives: mars 2018

L’avenir des freelances

Nous vivons et travaillons aujourd’hui dans un contexte volatile, incertain, complexe et ambigu. Tout le monde le sait. L’organisation du travail nous confronte à de nouveaux défis au niveau sociétal et vis-à-vis de notre qualité d’employeur ou de travailleur. Le besoin de flexibilité, qui s’accroît pour diverses raisons, se traduit notamment par la demande d’un plus vaste choix quant au lieu et au moment de travail, mais aussi au contenu du travail et à la rémunération.

Le statut social pose aussi question

La segmentation classique salarié/indépendant ne correspond plus toujours à la nouvelle réalité dans laquelle se trouvent de plus en plus de travailleurs. Le contrat type à durée indéterminée est complété, voire remplacé, respectivement par une activité d’indépendant complémentaire ou de freelance. L’essor d’organisations telles qu’Uber et Deliveroo met notre droit du travail devant le fait accompli. Résultat : nous faisons face à des problèmes juridiques que nous devons résoudre à l’aide d’une panoplie d’outils qui remontent au siècle dernier. La plupart des pays européens examinent la question d’un « troisième statut », en marge du statut d’indépendant et de salarié. Objectif : mieux cadrer et délimiter le travail de freelance.

Quelles sont les options ?

Trois possibilités s’offrent à nous :

  1. adapter les statuts existants pour les travailleurs indépendants et salariés ;
  2. créer un troisième statut pour les freelances ;
  3. accepter la nouvelle réalité, dans laquelle nous renonçons au travail régi par les statuts classiques et remanier complètement le droit du travail.

Laquelle de ces options contribue à réaliser le défi collectif « d’amener plus de gens à travailler et de leur permettre de travailler plus longtemps » ? Les Pays-Bas ont déjà pris conscience du fait que le travail de freelance conduit dans certains cas à l’érosion de la protection sociale. Ils sont contraints de l’adapter afin d’éviter que certains groupes de la société sombrent dans la pauvreté. En Belgique, la situation n’en est heureusement pas (encore) là. Bien que nous soyons ici aussi confrontés à cette nouvelle réalité par le biais du débat suscité par Deliveroo.

Que choisir ?

Quel que soit notre choix, nous devons, au niveau sociétal, répondre au besoin toujours croissant de flexibilité et de solutions sur mesure des travailleurs et des employeurs. Il n’est pas question d’une flexibilité en faveur des organisations et au détriment de leurs collaborateurs. De même, nous devons veiller à ce que la flexibilité des travailleurs ne compromette pas celle de l’organisation. Cet exercice s’avère particulièrement complexe.

Le choix d’un statut spécifique ne doit en aucun cas permettre d’échapper aux cotisations minimales de protection sociale. N’oublions pas qu’en raison de la polarisation du marché de l’emploi, les experts hautement qualifiés que vous employez au sommet du marché ne sont pas en manque de propositions professionnelles et peuvent déterminer leurs propres tarifs, leur statut, leur lieu de travail et leur horaire de travail à leur guise. Mais aussi que le marché du travail connaît aussi un autre travers en pleine croissance : les travailleurs peu, voire moyennement, qualifiés, qui dépendent de l’offre et sont contraints d’accepter un emploi dans lequel l’horaire de travail, le lieu, la rémunération et le statut sont imposés par les clients. Ce groupe bénéficie d’une protection sociale et cela ne devrait pas dépendre unilatéralement de l’offre et de la demande du marché.

Quelle solution ?

Le débat sur les statuts fait actuellement rage dans la plupart des pays européens. Pourquoi ne pourrions-nous donc pas parvenir à une solution au niveau européen ? À cette question, soulevée par le professeur Van Eeckhout (Ugent) durant une récente soirée-débat à Bruxelles, il a été répondu : « n’attendez rien à court terme sur ce plan, car l’Europe n’est pas habilitée à prendre des décisions salariales contraignantes. Chaque pays devra donc chercher une solution qui lui est propre. Et cela promet d’aboutir à des résultats très divers. »

Aux Pays-Bas, le cabinet Rutte III a déjà concocté un nouveau règlement sur une meilleure protection du travail de freelance, sur la base de trois critères (tarif minimum, durée de la mission et évaluation du travail régulier/non régulier). Un point de départ intéressant.

En Belgique, les voix se prononcent actuellement en faveur d’une approche plus flexible des statuts existants. Espérons que cela ne nous amène pas à prévoir encore plus d’exceptions et à ajouter, par conséquent, un « bric-à-brac » à un bâtiment partiellement déjà décrépit (cf. les dockers, le personnel domestique, les professions artistiques…).

La solution la plus logique serait de partir de zéro, en tenant compte de la nouvelle réalité selon laquelle le travail d’avenir sur les statuts ne peut être appréhendé dans la cadre de la répartition complètement obsolète salarié/indépendant. Mais est-ce réalisable à court terme d’un point de vue politique et pragmatique ? Sinon, ne nous restera-t-il qu’à opter pour un « troisième statut » dans la perspective d’une « Realpolitik » comme le propose le Voka ?

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Fonction STEM à pourvoir cherche candidates

Environ 26% des postes techniques sont détenus par les femmes. Notre société est encore loin de l’égalité hommes-femmes. Dans certains secteurs, la différence est encore plus marquante. Sophie Vernaet, sales team manager IT chez Computer Futures, Caroline Devers, sales team manager chez Progressive, Geraldine Maton, associate sales team manager engineering chez Progressive, et Tamara Moonen, director strategic talent acquisition advisory chez SThree Consulting, nous apportent leurs conseils afin que plus de femmes optent pour une fonction en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM ou STEM en anglais).

« La proportion de femmes dans les emplois STEM est en augmentation », témoigne Geraldine. « Mais nous sommes encore loin du point de basculement des 33%. Il a été scientifiquement prouvé que lorsque l’on atteint le cap du tiers dans un domaine, la croissance vers les 50% va grandement s’accélérer. Il y a 20 ans, on pensait que cet objectif serait largement atteint de nos jours, car plus de jeunes femmes poursuivaient leurs études et qu’elles trouveraient leur voie dans une formation en STEM ; mais malheureusement ce ne fut pas le cas. »

La demande pour des profils STEM augmente-t-elle sur le marché du travail ?

« Les secteurs de l’industrie sont en constante évolution. Grâce à la numérisation et à l’automatisation, des nouvelles technologies émergent, ce qui augmente la demande de profils techniques hautement qualifiés », explique Tamara.

« On constate toutefois qu’il y a trop peu de talents qui suivent une formation STEM », poursuit-elle. « Dans les domaines de l’IT, il y a suffisamment d’étudiants pour pouvoir répondre à la demande future de profils informatiques, mais pas en ce qui concerne la demande de remplacement par suite des départs. La Belgique connaît un phénomène de vieillissement de la population. Après la vague de départs à la retraite, il y aura une grave pénurie de profils informatiques. Cela vient s’ajouter au fait que par la numérisation et l’automatisation, les qualifications attendues des candidats sont de plus en plus pointues. Ce qui mène à encore voir augmenter la pénurie que l’on connaît sur le marché du travail. »

« 28% du nombre total d’offres d’emploi en Flandre concernent des fonctions STEM aguerries, et cette catégorie augmente chaque année de 21% », ajoute Caroline.

À combien estime-t-on le nombre d’étudiants qui suivent une formation STEM ?

« L’afflux du nombre de filles dans les disciplines STEM de l’enseignement secondaire et bachelor professionnel est en augmentation. Les chiffres annoncés dans les rapports STEM de 2017 le prouvent », explique Sophie.

Afflux STEM 2010-2011

(réf. année)

2014-2015 2015-2016 Objectif 2020
Part de filles dans l’enseignement secondaire (admission en 3ème année) 27,40% 29,66% 30,10% 33,33%
Part d’étudiants dans les disciplines STEM en bachelor professionnel 23,82% 25,57% 26,25% 27,82%
Part de femmes en bachelor professionnel en STEM 21,13% 22,54% 23,63% 25,20%
Part des disciplines STEM en bachelor académique 29,02% 30,46% 31,13% 33,02%
Part de femmes en bachelor académique STEM 33,50% 33,56% 34,14% 33,50%

 

La mauvaise nouvelle : moins nombreuses deviennent les filles qui choisissent les études STEM

« Il y a plusieurs explications à cela », explique Caroline. « C’est en partie dû à notre culture. Les filles jouent avec des Barbie et les garçons avec des Lego et des K’nex. C’est ce qui est du moins suggéré par les départements marketing des fabricants de jouets, et que nous prenons pour parole d’évangile. De plus, il n’existe dans ces domaines que très peu de modèles féminins que les filles puissent admirer. C’est ce que nous montrent les vidéos ci-après. »

« Nous remarquons que les professions STEM qui touchent les segments d’intérêt humain attirent les femmes. Les femmes sont plutôt people minded, alors les hommes sont plutôt fascinés par les aspects techniques », ajoute Sophie. « Si vous dites par exemple que vous fabriquez des prothèses pour permettre aux gens de marcher, vous allez attirer l’attention des femmes. »

Inspiring The Future – Redraw The Balance

Ce film de MullenLowe London montre sur un ton provocateur que les enfants définissent déjà très tôt leurs perspectives de carrière en tant qu’hommes et que femmes. Quand on leurs a demandé de dessiner un pompier, un chirurgien ou un pilote de chasse, ils ont dessiné par 61 fois un homme et seulement par 5 fois une femme.

Jouets pour filles vs. Jouets pour garçons The experiment – BBC Stories

Cette expérience permet de tester comment les éducateurs agissent de manière stéréotypée lorsqu’il s’agit de choisir des jouets pour les enfants.

Quels sont les avantages que les entreprises STEM ont à embaucher des femmes ?

« Si une femme sur trois occupe une fonction technique, cela facilite l’accès pour d’autres femmes dans cette organisation. Les entreprises qui s’investissent dans la diversité homme-femme sont plus susceptibles d’attirer de nouveaux talents », explique Geraldine. « Et cela améliore leur image. Les clients accordent de plus en plus d’importance au fait que le monde de l’entreprise respecte l’équilibre entre les sexes. En outre, il est également prouvé que la diversité homme-femme améliore l’atmosphère et les conditions de travail, car les femmes se préoccupent plus de questions telles que l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. »

Les femmes occupant un emploi STEM ont-elles à faire face à plus de défis que leurs collègues masculins ?

« Tout comme dans d’autres secteurs où les hommes sont prédominants, les femmes sont plus souvent exclues du débat lorsqu’il s’agit des moments clés de leur carrière, comme par exemple une promotion », explique Sophie. « Cela provient de ce que les entreprises maintiennent encore certaines traditions. Le CEO est perçu comme une sorte de chevalier blanc auquel les collaborateurs s’identifient, même inconsciemment. Les collaborateurs qui lui ressemblent sont favorisés. C’est du reste dans notre nature de nous comporter comme des caméléons afin de mieux paraître. »

« C’est pourquoi souvent les femmes ne correspondent pas à la norme au sein d’une organisation. Elles ne se sentent pas chez elles, pensent qu’elles n’iront pas plus haut, et dès lors elles préfèrent partir. Elles mettent généralement beaucoup d’énergie pour s’intégrer à cette normalité, alors qu’elles pourraient sûrement mieux valoriser cette énergie », explique Caroline.

Que peuvent faire les parents et les enseignants pour que plus de femmes optent pour une fonction STEM ?

« En Flandre, seul 20% des étudiantes sont inscrites dans une discipline STEM. En Allemagne, cela passe déjà à 40%. Alors, que peuvent faire les parents ? », interroge Sophie. « Comprendre que les filles comme les garçons peuvent faire le choix d’une formation mathématique, technique ou scientifique. Et d’être conscient des préjugés et des stéréotypes entretenus par les fabricants de jouets et leurs agences marketing.

Que peuvent les autorités ?

« Avec la plateforme en ligne www.stemcharter.be, les autorités ont pris une première mesure importante pour que le public soit mieux informé sur cette problématique. Mais elles pourraient faire plus. Saviez-vous que les hautes écoles et les universités perçoivent moins de subventions pour leurs disciplines STEM que pour les formations à l’enseignement? Le gouvernement devrait accorder ici les mêmes subventions », affirme Geraldine.

Et que peuvent faire les femmes ?

« Les femmes sont très attachées à tout ce qui touche à l’environnement, à la mobilité, au vieillissement et à l’avenir de notre vivre ensemble. Elles doivent se rendre compte qu’elles peuvent dès lors jouer un rôle essentiel par le biais d’une fonction STEM. Elles n’ont pas à être empêchées par des préjugés. Les femmes ont le même potentiel que les hommes », explique Caroline. « Construire son réseau et se trouver un mentor vont aider à aboutir. Et ainsi, elles deviendront des modèles pour la prochaine génération ! »

Qu’entreprend SThree afin que plus de femmes optent pour une fonction STEM ?

« Au travers d’IT Diamonds, à l’initiative de Computer Futures, nous nous concentrons spécifiquement sur le recrutement de profils IT féminins. En outre, avec SThree Consulting nous aidons nos clients à intégrer l’égalité hommes-femmes dans leur approche d’acquisition de talents. C’est ainsi que nous les conseillons notamment dans la manière de rédiger leurs descriptions de fonction en restant impartial, et comment éviter toute ambiguïté lors des entretiens. Nous les guidons tout au long du processus de recrutement afin de pouvoir choisir le bon candidat ou la bonne candidate en fin de parcours, sans être induit en erreur par un parti pris, surtout inconscient », dit Tamara. « Et en interne, nous apprenons à nos talents féminins comment se constituer un réseau, à acquérir de la confiance en soi et à se positionner professionnellement in the picture. »

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L’entrepreunariat à titre principal fait encore peur

Fin 2017, la Belgique comptait 1.086.805 indépendants. Cela représente une croissance de 2,8% par rapport à 2016, selon l’analyse du SNI basée sur les chiffres de l’INASTI. La croissance est de 5,7% pour les indépendants à titre complémentaire,  et elle n’est que de 1,2% pour les indépendants à titre principal. Un constat que déplore le SNI.

Opter pour l’esprit d’entreprise à temps plein

« C’est un résultat décevant, car nous avons besoin d’entrepreneurs qui s’impliquent à plein temps dans leur entreprise », déclare Christine Mattheeuws, présidente du SNI. « Il y a encore du pain sur la planche sur le plan social, fiscal et financier pour convaincre plus de gens à franchir le pas de l’entrepreunariat. »

L’entrepreunariat à temps plein fait peur

Le SNI s’inquiète du fait que le nombre d’indépendants à titre principal connaisse une croissance aussi faible. Il apparaît que l’esprit d’entreprise à temps plein dissuade encore trop de gens. « Le jour où nous fêtons le 50ème anniversaire du statut social des indépendants, force est de constater que ce statut n’est pas encore suffisamment attractif. Bien qu’il faille reconnaître qu’il y a eu des avancées significatives ces dernières années », dit Christine.

« Les faibles pensions accordées aux indépendants, l’absence de support efficace en cas de besoin et la protection limitée en cas de maladie ou d’invalidité, constituent encore une barrière pour ceux qui voudraient franchir le pas vers le statut d’indépendant », précise-t-elle. « D’autres éléments, parmi lesquels le défaut de paiement, le coût salarial élevé, les sempiternelles taxes locales, la fiscalité peu favorable pour les indépendants en personne physique et la paperasserie, représentent un frein pour l’entrepreunariat et attendent une réforme. »

Autres chiffres frappants

  • Le nombre d’indépendants toujours actifs après avoir atteint l’âge de la pension a augmenté de 6,7%, ce qui fait 105.328.
  • Et pour la première fois, on compte plus de 100.000 femmes indépendantes à titre complémentaire, 105.464 exactement.
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Le SPF Économie publie sa brochure d’information « Comment s’installer à son compte ? »

Quelles démarches entreprendre auprès d’un guichet d’entreprises ? Les avantages fiscaux ? Quels types d’assurances souscrire ? Quel type d’entreprise choisir ? Comment financer son projet ? La brochure a pour objectif d’informer les candidats entrepreneurs sur les étapes clés de la création d’une entreprise ainsi que sur les principales obligations fiscales, sociales et comptables liées à l’exercice d’une activité en tant que travailleur indépendant.

Découvrez la brochure « Comment s’installer à son compte ? » du SPF Économie.

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L’optimisme reste de mise sur le marché de l’emploi en Belgique

Selon le Baromètre ManpowerGroup publié ce jour, l’activité de recrutement devrait rester positive en Belgique au cours du 2e trimestre 2018. Au niveau national, 7% des 750 employeurs belges interrogés fin janvier par ManpowerGroup prévoient de consolider leurs effectifs d’ici la fin du mois de juin 2018, tandis que seulement 3% prévoient de les réduire. 87% des employeurs sondés n’anticipent pas de changement dans leur masse salariale.

Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements – atteint la valeur positive de +3. C’est un statu quo par rapport au trimestre précédent et une hausse de 3 points par rapport 2e trimestre 2017.

“Les employeurs belges maintiennent le même degré d’optimisme pour le quatrième trimestre consécutif”, explique Philippe Lacroix, Managing Director de ManpowerGroup BeLux. “Dans son rapport annuel, la Banque Nationale de Belgique a mis en évidence la création de 66.000 nouveaux emplois en Belgique en 2017 et cette tendance positive devrait se poursuivre. Dans le même temps, on observe que les difficultés de recrutement s’accentuent. Selon les derniers chiffres d’Eurostat, le nombre d’emplois vacants a quasiment doublé en Belgique en trois ans pour atteindre 143.000 unités lors du 3e trimestre 2017. Face au spectre des pénuries de talents – qui risquent de ralentir la croissance –, la fidélisation du personnel, la mobilité, la formation et l’attraction de nouveaux talents constitueront les priorités des employeurs tout au long de cette année.” 

La Flandre plus dynamique

Les perspectives d’emploi pour le prochain trimestre sont positives dans les trois régions du pays. C’est en Flandre (+5) que l’activité de recrutement devrait être la plus forte, les employeurs rapportant une Prévision Nette d’Emploi encourageante pour le second trimestre consécutif. Les prévisions d’embauche sont également favorables à Bruxelles (+3) tandis qu’elles sont très prudentes en Wallonie (+1). Par rapport à la même période l’an dernier, on remarque une embellie dans les trois régions.

L’Industrie manufacturière et le Transport et la logistique au plus haut depuis six ans

Les employeurs de six des 10 secteurs sondés prévoient de renforcer leurs effectifs au cours du prochain trimestre. Comme lors du trimestre précédent, ce sont les employeurs du secteur de l’Electricité, gaz et eau (+11) qui se montrent les plus optimistes. Les prévisions sont particulièrement encourageantes dans deux secteurs : l’Industrie manufacturière (+10) et le Transport et la logistique (+10), où les employeurs rapportent les intentions de recrutement les plus fortes depuis 6 ans.

Les perspectives d’emploi sont également favorables dans les secteurs de la Finance, de l’assurance, de l’immobilier et des services aux entreprises (+6) ainsi que dans les Services publics, l’éducation, la santé et les services collectifs (+3) et, dans une moindre mesure, dans le secteur des Industries extractives (+2). En revanche, les prévisions sont incertaines dans le secteur  du Commerce de gros et de détail (0), et légèrement négatives dans trois secteurs : l’Horeca (-1), l’Agriculture et la pêche (-3) et la Construction (-4).

D’un trimestre sur l’autre, la Prévision Nette d’Emploi s’améliore dans cinq secteurs et se détériore dans trois secteurs. D’une année sur l’autre, les intentions de recrutement progressent dans 7 secteurs.

Plus de créations d’emplois dans les grandes et les moyennes entreprises

Les employeurs des quatre segments d’entreprise selon la taille de leurs effectifs anticipent une activité de recrutement positive au cours période allant d’avril à juin 2018. La confiance des employeurs se renforce en fonction de la taille de leurs effectifs : la Prévision Nette d’Emploi pour le 2e trimestre 2018 s’élève à +2 dans les microentreprises (< 10 travailleurs), +9 dans les petites entreprises (10-49 travailleurs), +22 dans les moyennes entreprises (50-249 travailleurs) et +24 dans les grandes entreprises (≥ 250 travailleurs).

 

Baromètre ManpowerGroup 

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I-WIRE : enquête sur les professionnels indépendants d’Europe

I-Wire

I-Wire est un projet de recherche coordonné par LENTIC, le centre de recherches de l’Université de Liège, en partenariat avec l’Université de Milan. Ce projet, qui s’achèvera en mars prochain enquête sur l’évolution des formes nouvelles du travail autonome et des ‘best practices’ en matière de représentation (par entre-autres les syndicats et les intermédiaires du marché de l’emploi) . Qu’il s’agisse de freelances, d’iPros, de salariés portés ou encore de body shopping, le sujet doit être observé avec attention car le nombre de professionnels indépendants ne cessent d’augmenter en Europe. NextConomy a été invitée à participer à un atelier de réflexion sur les premiers résultats.

Vous rassemblez 11 partenaires, provenant de 7 pays européens, formant 6 groupes de travail, et vous obtenez la structure partenariale du projet de recherche européen I-WIRE coordonné par le LENTIC en collaboration avec l’Université de Milan.

Dégager des tendances

Au stade actuel, les études ont permis de dégager certaines tendances issues de :

  •  L’analyse transnationale du niveau de protection des professionnels indépendants
  •  L’examen des attentes des professionnels indépendants en matière de représentation collective
  •  L’analyse des formes de représentation déjà présentes en Europe

No size can fit all

Comme on aurait pu l’imaginer, partout en Europe les nouvelles mutations du marché du travail sont reconnues comme une réalité, mais pas forcément abordées, ni même abordables, suivant un schéma unique. Les investigations en cours veulent notamment dégager des tendances pour apporter des réponses aux problèmes qui pourraient freiner le dialogue et les interactions avec le nouveau monde du travail, pour comprendre les besoins sociaux et professionnels des travailleurs indépendants et pour accéder à leurs demandes de représentation collective et d’accompagnement.

Pas de fans pour un 3e statut

Au vu de certains résultats diffusés par le projet, et suivant l’avis général des participants à l’atelier de ce 23 février, la création d’un troisième statut social en Belgique ne serait pas la bonne piste. Toutefois, il serait certainement intéressant d’explorer des options alternatives, telles par exemple une révision de la loi sur la nature des relations de travail, ou une nouvelle approche au niveau national de l’interaction des facteurs institutionnels sur les activités économiques.

Découvrez le projet sur www.i-wire.eu

Événement de clôture du projet ‘Independent Workers and Industrial Relations in Europe’ le 16 Mars à Bruxelles. Toutes les infos : www.i-wire.eu/final-event/

 

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Augmentation importante du chiffre d’affaires de l’Interim Management Le Project Sourcing connaît également une forte augmentation.

Avec une croissance de 1,7%, l’économie belge semble générer de nombreuses opportunités de création d’emplois et une nette progression du volume d’affaires des prestataires RH. C’est ce que rapporte Federgon en détail dans son dernier Rapport trimestriel n°4.

L’emploi a enregistré une hausse de 1,4%, soit 66.000 postes supplémentaires. Environ 50.000 d’entre eux ont été créés dans le secteur privé. Contrairement à ce que l’on avait observé au cours des années précédentes, il n’y a pas eu au demeurant en 2017 de perte d’emplois dans l’industrie manufacturière et dans la construction.  La demande sur le marché du travail avait été forte ces dernières années, ce qui provoqua certaines tensions sur ce marché.’

Les prestataires de services RH actifs sur le marché des travailleurs qualifiés ont bien ressenti l’essor de l’économie et du marché de l’emploi dans leur chiffre d’affaires.

La demande en Interim Managers a poursuivi sur sa lancée. L’activité a ainsi progressé de + 13,9% lors du dernier trimestre 2017. Le nombre d’Interim Managers en mission a quant à lui augmenté de 12,9%.

Le secteur du Project Sourcing a à nouveau clôturé le dernier trimestre avec une belle progression, avec un volume d’activités en hausse de 11,4% par rapport au 4ème trimestre 2016. Ce qui est encore remarquable dans ce segment est la croissance quasi exponentielle de la demande en spécialistes de la finance :  une augmentation de 22,6% des heures prestées en 2017 par rapport à 2016.

 

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Infographie – Comment utiliser les médias sociaux au profit de votre personal branding?

Parlez de vous sur Facebook, partagez du contenu, questionnez vos contacts et suivez ce qui se dit sur vous : vous serez perçu sur le marché comme une marque forte et vous gagnerez la confiance de clients potentiels.

Rejoignez les groupes adéquats.

Sur Facebook et sur LinkedIn, vous avez l’embarras du choix quant aux groupes qui peuvent correspondre à vos intérêts, votre expertise ou encore votre secteur d’activité. En réagissant et en participant régulièrement à des discussions, vous confirmez votre expertise.

Un désavantage serait d’avoir trop de concurrents au sein d’un même groupe. Il faut également penser à rejoindre des groupes peut-être quelque peu éloignés par rapport à vos compétences ou votre secteur, mais dont les membres pourraient s’intéresser à votre expertise.

Utilisez une seule photo d’identité.

Assurez-vous que les informations de vos différents comptes sur les réseaux sociaux soient alignées. Les clients potentiels surfent volontiers d’un réseau à l’autre lorsque vous les intéressez et qu’ils veulent en savoir plus sur vous. Cela signifie que, par exemple, votre profil Facebook doit sembler aussi professionnel que celui de LinkedIn. Des photos inadéquates ou des commentaires négatifs peuvent certainement nuire à votre image.

Impliquez-vous régulièrement.

Construire une marque est un job en soi. Il s’agit de produire et de partager du contenu quotidiennement. Un tweet par semaine ou une photo par mois sur Instagram ne vous permettra pas d’atteindre votre public. Il vaut mieux se concentrer sur seulement deux ou trois réseaux sociaux, mais d’y être très actif.

Variez vos contenus.

Définissez un plan de communication et un calendrier de diffusion de contenu pour soutenir votre stratégie. Ils vous permettront de savoir quand publier quoi. Pensez aussi à diversifier le type de contenu que vous partagez. Permutez du rédactionnel avec des tableaux, des vidéos ou un FAQ par exemple. Vos fans apprécieront également que vous partagiez du contenu venant d’autrui.

Analysez l’activité des influenceurs.

Abonnez-vous et entrez en discussion avec des experts en votre domaine. Analysez leurs réseaux, le contenu qu’ils partagent et comment ils gèrent les questions et les remarques.

Établissez des contacts personnels.

En entretenant des contacts personnels avec vos clients, vous démontrez qu’ils sont pour vous plus que des trésoriers-payeurs de factures. N’essayez pas de vendre un service ou un produit, mais demandez-leur comment vous pouvez les aider. Consacrez-leur suffisamment de temps et offrez-leur vos conseils. Certainement en phase de démarrage de la relation. C’est un bon moyen pour construire un bon réseau.

N’oubliez pas de poser des questions.

En posant des questions, vous captez l’attention. Une manière de procéder qui demande du temps, mais pour laquelle il faut persévérer. Un commentaire est parfois suffisant pour lancer ou relancer toute une discussion.

Participez à la discussion.

N’hésitez pas à donner votre avis ou à faire part de vos opinions. C’est l’unique moyen de vous rendre bien visible, vous et votre expertise.

Restez à l’écoute.

Que dit-on sur vous et votre entreprise ? Qu’est-ce qui bouge dans votre secteur ? Quelles sont les tendances qui se dessinent ? Surveillez tout ce qui se passe autour de vous. Google Alerts peut devenir votre meilleur allié. Déterminez quelques mots-clés intéressants et recevez quotidiennement ou hebdomadairement dans votre Inbox un rapport d’actualités pertinent.

 

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Journée d’ étude ‘La liberté de négociation collective des travailleurs indépendants’

le débat

La journée d’étude a l’ambition de participer au débat relatif à l’existence de la liberté de négociation collective des travailleurs indépendants en amenant tande d’ éclairage du droit social international qu’une analyse juridique des pratiques de négociations déjà existantes (le droit en action). La journée sera aussi l’occasion d’appréhender globalement la manière dont dont les organisations représentatives des travailleurs font face à cette évolution du monde du travail.

La journée permettra le débat entre des académiques, des fonctionnaires fédéraux, européens et internationaux, des membres d’organisations représentatives et des acteurs de la nouvelle économie.

Plus d’infos:

Bruxelles, le 28 Mars 2018  (9.00 – 17.00 h)

Gratuit, mais contact et inscription obligatoire Jean-Benoit.maisin@usaintlouis.be

Traduction NL, FR, EN

Tout les détails: http://www4.usaintlouis.be/4DACTION/WEB_Agendafiche/312/35009

 

 

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