Monthly Archives: octobre 2019

L’activité intérimaire diminue en septembre

Au mois de septembre 2019, le nombre d’heures d’intérim prestées a diminué de -1,29% par rapport au mois précédent (en données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier). Cette baisse résulte d’une évolution négative dans les deux segments : le nombre d’heures prestées a diminué de -1,11% du côté des ouvriers et de -1,53% du côté des employés.

Par rapport au mois de septembre de l’année précédente, le secteur de l’intérim affiche une baisse de -6,67%. Ce chiffre résulte d’une diminution de -7,51% dans le segment des ouvriers, et de -5,48% dans le segment des employés.

L’indice Federgon a atteint 107,06 points en septembre 2019 contre 108,45 points le mois précédent. Cet indice rend compte du niveau de l’activité au cours du mois étudié par rapport au mois de janvier 2007 (base 100), en chiffres désaisonnalisés.

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Votre Employee Value Proposition s’adresse-t-elle vraiment à vos groupes cibles ?

La pénurie de talents sur le marché du travail persiste et le monde du recrutement est sens dessus dessous. Il n’y a jamais eu autant de postes vacants et l’engagement de talents est une priorité dans l’agenda des RH. Actuellement, le marché du travail regorge de propositions. Les recruteurs et intermédiaires s’affairent grandement, rendant la concurrence rude. Le one size fits all est devenu obsolète, donc place à une politique axée sur des groupes cibles. Avez-vous déjà songé à affiner votre Employee Value Proposition (EVP) afin d’obtenir une Target Group Value Proposition ?

Quel employeur suis-je, et quel employeur veux-je être ? Faites le check d’identité !

Savez-vous quel type d’employeur vous êtes ? Connaissez-vous bien l’étendue de vos responsabilités d’employeur ? Au cours des années, différents concepts sont apparus, de même que différentes réglementations et conditions de travail. À quoi cela s’applique-t-il encore aujourd’hui ? Et à qui ? Poser un regard critique sur vos responsabilités d’employeur va généralement vous donner un nouvel angle de vue. Commencez par vous poser ces quelques questions.

  • Comment votre rôle d’employeur est-il structuré ?
  • Quelle est votre conception du bon employeur ?
  • Comment s’applique-t-elle dans la pratique ?
  • Qu’est-ce qui vous distingue en tant qu’employeur ?
  • Quelles sont les conditions et réglementations de travail dont bénéficient vos collaborateurs ?
  • Ces conditions et règlementations correspondent-elles à votre conception du bon employeur ?
  • À qui s’appliquent précisément ces conditions et règlementations ? Qui les utilise vraiment ?
  • Comment délivrez-vous vos bonnes pratiques d’employeur aux collaborateurs ? Et aux collaborateurs potentiels ?
  • Comment êtes-vous perçu par vos collaborateurs ? Que disent-ils de vous entre eux ?

Vous seriez étonné de savoir que certains points, qui pourtant peuvent paraître évidents, vont en fait permettre de faire la différence pour vous considérer comme un bon employeur. Prenez, par exemple, le processus de recrutement. Qu’est-ce qui vous guide ? Le processus ou le candidat ? Et quel est le contenu de votre proposition vis-à-vis du nouveau collaborateur ? Un contrat flexible, via ou non un intermédiaire ? Ou un contrat fixe ? Avez-vous une idée de ce qui convient le mieux au nouveau collaborateur?

Savez-vous ce qui peut vraiment motiver vos collaborateurs ? Vous trouverez les réponses sur le lieu de travail.

Si votre identité d’employeur est bien définie, n’hésitez pas à demander à vos collaborateurs comment ils vous perçoivent en tant qu’employeur. Pourquoi se plaisent-ils à travailler chez vous ? Et comment vivent-ils cela ? Vous allez bien vite arriver à la conclusion que chaque collaborateur a son propre ressenti. Ce n’est en rien surprenant, car chaque individu possède sa propre définition du travail.

Outre le revenu, le travail doit pouvoir satisfaire ses valeurs personnelles, comme le bien-être en général, l’appartenance sociale, le bonheur de vivre, la créativité. Selon la période de l’existence professionnelle du collaborateur et ses aspirations, les différents rôles qu’il est amené à tenir sont également déterminants pour être reconnu comme employeur attractif. Travailler, apprendre, prendre soin de soi et entreprendre forment de plus en plus souvent un tout, et c’est ce qui va pouvoir mieux motiver vos collaborateurs. Généralement, motivations et aspirations vont différer en fonction des groupes professionnels. Et de là vont vous être adressées d’autres exigences.

En vous informant auprès de vos collaborateurs sur vos bonnes pratiques d’employeur, vous prenez connaissance de la position que vous occupez sur le marché du travail et vous pouvez différencier les groupes au sein de votre entreprise. Veillez à regrouper les fonctions, et tenez compte de leurs motivations respectives. Faites aussi une distinction parmi les groupes cibles dont le rôle est stratégique pour la planification de vos effectifs. L’application de ce qui précède forme les fondements de votre Target Group Value Proposition, par laquelle vous garderez vos collaborateurs et pourrez les attirer de façon ciblée.

Ensemble, on est plus forts sur le marché du travail

Vos propres collaborateurs ont un rôle majeur à tenir quand on parle de recrutement. Ce qui est souvent sous-estimé. En tant qu’ambassadeurs, ils sont les mieux placés pour expliquer ce que cela représente de travailler dans votre entreprise. La façon la plus courante pour les amener à participer consiste à constituer un Referral program permettant de récompenser les collaborateurs ayant permis de sélectionner les meilleurs candidats. Pour positionner votre entreprise auprès de vos groupes cibles comme étant un employeur attractif, il est également essentiel ici de faire participer vos collaborateurs. Vos ambassadeurs vont alors représenter vos groupes cibles, et vous allez élaborer ensemble un plan d’action Ici, les possibilités sont nombreuses. Invitez vos collaborateurs à écrire des articles de blog, des témoignages, à filmer les projets réalisés, et envoyez le tout sur les médias sociaux. Il est primordial d’être authentique : ils doivent faire part de leur motivation, de leur fierté, de leurs ambitions, des opportunités, et peut-être aussi de leurs doutes. Il faut interpeller et attiser la curiosité, et cela va par la même occasion renforcer chez eux le sentiment d’appartenance. Ce sera à la fois du recrutement et de l’attachement !


Cette publication a été rédigée en collaboration avec Marjoleine van den Broek. Marjoleine est une experte en marché du travail et partenaire réseau de Talentin. Elle aide également les entreprises à renforcer leur position sur le marché du travail, afin d’aboutir à une stratégie de recrutement adaptée, et ainsi obtenir un Employer branding et proposer une excellente expérience aux candidats.


 

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Travail Atypique: donner sa définition au travail

Une société atypique

La société d’aujourd’hui est familière des activités multiples et variées : en tout temps, en tout lieu, il est possible de travailler de chez soi. Les frontières se floutent, on travaille chez soi et on vit dans son lieu de travail, en témoigne ces espaces qui se transforment : canapés modulables, tables, le lieu du travail adopte les codes de la maison, tout comme la maison a de plus en plus des allures de bureau. Les espaces de co-working en sont très révélateurs : jeunes et dynamiques, ils sont aussi des cafés, des lieux de rencontre, et d’évènements pour networker.

Travail atypique : donner sa propre définition à son travail

Dans cette société, l’atypique (ce qui n’est donc pas typique) reprend ses droits : certes, le CDI est toujours un idéal, mais de plus en plus de personnes, notamment les plus jeunes, prônent l’atypique, l’original, ce qui n’est pas commun. Ce sont les slasheurs : un métier le jour, un autre la nuit, entre loisir et travail, la plus jeune génération n’hésites pas à choisir l’atypique. Vous pouvez d’ailleurs en savoir plus sur le phénomène des slasheurs, ces freelances aux milles facettes.

Revaloriser le travail atypique: portrait de slasheurs

Le travail atypique c’est donc cet euphémisme utilisé pour décrire une situation d’emploi précaire, à temps partiel, sans possibilité de carrière, temporaire, autonome à compte propre, ou en cumul d’emplois. S’il est certes défini par la DARES comme le travail dont les horaires sont atypiques, c’est à dire qui ne correspond pas aux horaires en journée classique (travailler le soir, le week-end, et non pas du lundi au vendredi), il concerne un certain nombre de personnes : “En 2017, en France (hors Mayotte), 44 % des salariés (10,4 millions de personnes) sont, au cours d’un mois, soumis à au moins un horaire de travail atypique sur leur lieu de travail, à leur domicile ou ailleurs. Le travail le samedi est le plus répandu avec 35 % des salariés mobilisés”.

Mais repenser la norme est très important. Reconsidérer ce que la société définit comme le “travail normal”, c’est aussi donc valoriser les parcours atypiques. Beaucoup de “slasheurs” ces individus avec plusieurs casquettes, sont très inspirants en ce sens. Kitesy Martin par exemple, à la fois yogi et styliste, a lancé son concept de yoga hip-hop tout en faisant des missions de freelance et en lançant sa propre marque de bijoux éco-responsable. “Je travaille pas à plein temps sur Humble Warrior, j’ai toujours mon activité de styliste free-lance. Je travaille pour différentes entreprises en tant que styliste, parfois designer”. Atypique vous avez dit ?

L’agence JAD (Jeunes adultes décomplexés) mets justement en valeur ces portraits de “jeunes adultes décomplexés” et donc atypiques. Au travers de selfies du mois, l’agence expose les parcours de ces jeunes atypiques à travers un échange de textos.

Le travail atypique, c’est donc à portée de main ! Il suffit juste d’un peu d’entrain et surtout de décomplexer : ça n’est pas atypique tant que ça vous plaît.

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-Débat- La sécurité sociale et le marché du travail actuel

Le nombre de freelances est en croissance. Au cours des dernières années, cette croissance a même été plus forte en Flandre qu’aux Pays-Bas. Et le nombre de personnes qui combinent une fonction de salarié à de l’entrepreunariat augmente encore plus vite. De part et d’autre de la frontière. La recherche d’un nouvel équilibre entre l’espace personnel et la solidarité, entre les responsabilités personnelles et la sécurité collective, progresse dans de nombreux pays et bien sûr aussi aux Pays-Bas et en Belgique. Comment donner plus d’espace aux individus, tout en protégeant les groupes vulnérables ? Que pouvons-nous attendre de l’Europe, et en quoi l’UE limite-t-elle le développement d’une politique moderne par rapport au marché du travail ?

Voici les principaux thèmes qui ont été abordés au cours de la 2e soirée de débat organisée par NextConomy et ZiPconomy dans les locaux de deBuren.

Belgique et Pays-Bas : différences et similitudes

Entre les Pays-Bas et la Belgique, il existe de grandes différences au niveau institutionnel dans les domaines de la sécurité sociale et de la fiscalité. Malgré ces différences, de nombreux éléments sont toutefois identiques : le nombre de freelances, les types d’activité, les motivations (artisanat, liberté, flexibilité), et le taux de satisfaction élevé chez la majorité de ces freelances. Les zones d’ombre sont également comparables, tels que l’abus de statut, les groupes vulnérables, le manque de pouvoir de négociation. Par le biais des débats, nous réunissions les idées issues des deux côtés de la frontière.

Deux panels, deux thèses

Nous avons laissé la parole à deux panels composés d’experts des deux pays, chacun ayant une couleur politique ou une formation différente :

Panel 1

Thèse : L’UE doit-elle jouer un rôle de premier plan dans la régulation du marché des freelances ?

La ministre belge libérale des Affaires sociales et la député européenne socialiste des Pays-Bas, de surcroît ancienne présidente d’un syndicat, tombaient étonnamment souvent d’accord. Sauf peut-être sur le sujet que nous leur avons présenté : est-ce à l’UE ou aux pays membres de prendre l’initiative en ce qui concerne les règles applicables au ‘marché du travail flexible’ ?

Panel 2

Thèse : Les freelances sont-ils des micro-entrepreneurs ou des travailleurs d’aujourd’hui ?

Un professeur de droit des assurances sociales, une responsable d’organisation patronale et un protagoniste d’un nouveau mouvement de ‘travailleurs’, ont entamé la discussion, de concert avec le public, sur ce que représente réellement un freelance : un travailleur flexible actuel ou un micro-entrepreneur. Ou les deux à la fois.

# 1 : L’UE doit-elle jouer un rôle de premier plan dans la régulation du marché des freelances ? 

Agnes Jongerius, membre du Parlement européen, est formelle : « L’UE jouera un rôle de premier plan, et la Commission est actuellement en pleine procédure d’audition à ce sujet. Nous voulons offrir une protection de base aux freelances. Mais le processus s’annonce complexe en raison de la diversité des groupes de freelances. Qu’entend-on précisément par freelance ? C’est un débat qui ne date pas d’hier. Même au niveau local. De nombreux pays membres préfèrent donc reporter la recherche d’une définition des différents groupes. »

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Des différences importantes dans chacun des pays

La ministre belge Maggie De Block plaide en faveur d’un minimum de directives de la part de l’UE, mais estime que les pays membres doivent prendre leurs responsabilités au niveau local, en fonction de leur situation économique. « On ne peut pas obtenir un modèle unique à partir des statuts de l’UE. La situation de chaque pays membre est trop particulière. Chacun possède sa propre économie. Il faut laisser aux États membres leur liberté individuelle et leurs responsabilités. » Maggie De Block aimerait voir les statuts converger, afin que les mêmes droits soient accordés aux travailleurs en cas de carrière mixte. « Ceux et celles qui veulent se lancer dans une entreprise doivent pouvoir le faire sans crainte de perdre les acquis sociaux. Vous ne devez pas rester fonctionnaire contre votre gré. Débuter une carrière sous un statut sans jamais en changer ne correspond plus avec notre époque. »

 Débuter une carrière sous un statut sans jamais en changer ne correspond plus avec notre époque.

Une même approche pour tous les travailleurs

Agnes Jongerius nous rejoint : « La protection sociale est régie par des conventions collectives. Peu de travailleurs restent dans le même secteur d’activités tout au long de leur carrière, et au sein des secteurs, le travail a également tendance à évoluer. Pour les travailleurs indépendants, la négociation collective et l’application de conditions collectives sont en opposition au droit de la concurrence. Il vaut mieux généraliser plutôt que de créer diverses définitions des indépendants. »

Une protection de base pour tous

« Il faut distinguer protection sociale et statut juridique professionnel. La protection sociale est une nécessité pour chacun, quel que soit le statut juridique. » La ministre milite pour un modèle ‘cappuccino’: d’abord une protection sociale où chacun aurait droit à l’assurance de base, avec le revenu d’intégration, l’assurance maladie et les allocations familiales. Pour ceux et celles qui auraient travaillé, une couche supplémentaire de protection viendrait s’ajouter : l’assurance chômage, avec les allocations de chômage et d’incapacité de travail, la pension et un budget formation. Et par-dessus, les assurances individuelles.  Selon Maggie De Block, le modèle ‘cappuccino’ peut aboutir en Belgique d’ici 10 ans. « Faut-il rendre la protection sociale obligatoire ? Je pense que dans ce domaine, il faut protéger les gens contre eux-mêmes. Il serait intéressant de sensibiliser la population à la protection sociale dès que possible, et pourquoi pas dès l’école. Trop souvent, les gens connaissent des difficultés car ils ont, par exemple, travaillé à temps partiel, sans se rendre compte des conséquences en matière de sécurité sociale. »

Faut-il rendre la protection sociale obligatoire ? Je pense que dans ce domaine, il faut protéger les gens contre eux-mêmes.

Les clients rendent les freelances vulnérables

Selon Agnes Jongerius, le piège pour les freelances vient bien souvent des entreprises qui fixent elles-mêmes le statut de ceux et celles qu’elles engagent. Elles se réfèrent aux plateformes qui poussent les freelances dans une position de vulnérabilité. Une affirmation du reste récurrente parmi les différents participants au débat. « Les travailleurs doivent pouvoir choisir eux-mêmes leur statut professionnel », complète Agnes Jongerius.

Le piège pour les freelances vient bien souvent des entreprises qui fixent elles-mêmes le statut de ceux et celles qu’elles engagent.

Mieux règlementer les revenus complémentaires en Belgique

Maggie De Block :  « En Belgique, nous avons déjà franchi des étapes en ce qui concerne les travailleurs à revenus complémentaires. Par exemple, nous avons accordé aux plateformes une reconnaissance pour laquelle elles ont à se conformer à des exigences de transparence. Nous avons mis au point via les plateformes un système de ‘revenus complémentaires limités’. Nous avons également développé un système de flexi-jobs. Les deux systèmes sont destinés à ceux et celles qui bénéficient déjà d’une protection sociale par le biais d’un emploi fixe et qui sont occupés au moins à 4/5 temps. »

Conclusion :

Agnes Jongerius reconnaît le côté socialiste de la ministre libérale. Lorsque de son côté Maggie De Block laissait apparaître son visage social, Agnes Jongerius prône une approche libérale lorsqu’elle déclare que le statut professionnel doit être un choix individuel.

#2 : Les freelances sont-ils des travailleurs d’aujourd’hui ou des micro-entrepreneurs.

Le professeur Schoukens intervient :  « C’est un débat important qui n’est pas sans conséquences sur le droit du travail. Actuellement, nous avons des salariés et des indépendants. Mais au sein de ces groupes, les travailleurs ont des comportements différents. C’est ainsi qu’on va rencontrer des salariés qui se comportent en fait comme des indépendants, et des travailleurs indépendants qui se comportent comme des salariés, notamment lorsqu’ils sont attachés à un seul client bien spécifique.

De quoi les gens ont-ils besoin ?

Pour Roos Wouters, la réponse est claire. Elle plaide résolument pour une approche ‘Travail moderne’. Roos Wouters :  « Peu importe la façon dont le travail est effectué. Prenez comme base la personne et ses besoins réels, et non la relation de travail. Le travailleur actuel fait ses choix de façon indépendante en fonction de ce qu’il aime ou ce dont il a besoin. Il ne s’agit pas de remplir des cases. Quelles sont les attentes des gens par rapport au marché du travail ? La flexibilité. En raison des grandes différences quant à la protection sociale aux Pays-Bas, cette possibilité n’est pas encore accessible. Au contraire, il y a une polarisation croissante entre les deux groupes : ceux qui travaillent sous contrat fixe et les petits indépendants »

Peu importe la façon dont le travail est effectué. Prenez comme base la personne et ses besoins réels, et non la relation de travail.

La réglementation en vigueur est suffisamment claire

Monica De Jonghe revient à la réglementation en vigueur en Belgique. Selon elle, il n’y a pas d’ambiguïté :  « La loi sur la nature des relations de travail est claire. Cette réglementation a été récemment débattue avec les partenaires sociaux face à la numérisation et aux évolutions des plateformes de partage. Les parties ont pu convenir que les critères sont bien définis pour déterminer s’il s’agit de travailleurs indépendants ou de salariés. »

Une autre approche s’impose pour les indépendants

« Il existe néanmoins un groupe important de travailleurs indépendants vulnérables, et c’est une protection sociale équitable qui est en jeu », réagit le professeur Schoukens, « Mais mettre au même niveau le système pour les salariés et les indépendants n’est pas une solution. Par exemple, la perte de revenus d’un travailleur indépendant est nettement plus difficile à estimer que pour un salarié. Quelle est la perte de revenus d’un indépendant en cas de maladie ? Toutefois, un système de chômage temporaire pour indépendants afin de compenser une perte de revenus temporaire serait applicable, par exemple pour des activités liées aux travaux routiers. Lorsqu’on parle de protéger les travailleurs indépendants, cela doit s’appliquer à l’ensemble, y compris à ceux et celles aux revenus plus élevés, car en fait ils supportent le système. »

Lorsqu’on parle de protéger les travailleurs indépendants, cela doit s’appliquer à l’ensemble, y compris à ceux et celles aux revenus plus élevés, car en fait ils supportent le système.

Viable sur le long terme

Monica De Jonghe :  « Ces dernières années, les différences de protection sociale entre salariés et indépendants ont été largement réduites. La principale préoccupation étant : quelle est la viabilité et le coût de notre système de sécurité sociale ? Nous devons trouver des moyens pour garder le système pérenne. »

Changer tout en préservant

Selon le professeur Schoukens, il n’est pas nécessaire de réinventer la sécurité sociale, mais plutôt de l’adapter aux changements que nous connaissons. « Si vous voulez tout garder tel quel, vous devez tout changer », annonce-t- il.

Consulter les indépendants

Aux Pays-Bas, l’assurance incapacité de travail obligatoire (AOV) a ses partisans et ses opposants. Roos Wouter s’oppose carrément à cette proposition. « L’AOV est voulue par les syndicats, ce n’est donc pas une demande émanant des indépendants. En outre, l’assurance sera trop chère pour certains, et d’autres ont déjà leurs propres assurances. » Roos Wouters est particulièrement préoccupée par le fait que de telles mesures sont mises en œuvre sans consultation préalable avec les indépendants, et en utilisant de faux arguments. De plus, l’inquiétude suscitée par les ‘travailleurs indépendants vulnérables’, ou ‘travailleurs pauvres’ comme les nomment Roos Wouters, indique clairement qu’on passe à côté de l’essentiel. « Ce sont certains clients qui exploitent le filon, ce qui en fait des employeurs pourris. C’est à nos gouvernants de s’attaquer à ces formes de faux travail indépendant. Au lieu de cela, les travailleurs indépendants se voient de plus en plus imposer de nouvelles règlementations, ce qui les empêche d’entreprendre.

Ce sont certains clients qui exploitent le filon, ce qui en fait des employeurs pourris. C’est à nos gouvernants de s’attaquer à ces formes de faux travail indépendant.

Conclusion ?

Tant en Belgique qu’aux Pays-Bas, le marché du travail évolue à la vitesse de l’éclair. Les jobs changent et les carrières évoluent, avec la flexibilité et la numérisation comme moteur du changement. Le droit du travail et celui de la sécurité sociale sont à la traîne. Les besoins de nos deux pays ne sont pas identiques. Aux Pays-Bas, la grande différence entre les statuts reste la pierre d’achoppement. En Belgique, le caractère abordable de l’État-providence reste le plus grand défi.

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Finaliste de la Scale-up de l’année – Les coulisses de l’aventure EY

L’invitation

L’aventure commence il y a 5 mois lorsque nous recevons un mail d’Ernst & Young nous annonçant que proUnity a le potentiel de participer au concours de la scale-up de l’année 2019. Nous étions déjà très contents qu’EY nous ait repéré. Une petite reconnaissance quant au business model performant de proUnity ainsi que les efforts fournis en termes de visibilité et de notoriété. Nous avons évidemment accepté sans hésiter !

Le petit questionnaire

« Il faut remplir un questionnaire et passer un audit ». Autant dire que nous n’avions pas prévu une telle charge de travail. Mais ce questionnaire, qui aujourd’hui fait plus d’une vingtaine de pages, fut un excellent exercice. Cela nous a forcé à définir clairement les différents aspects de notre business, ce qui n’est pas toujours chose aisée. Une fois le questionnaire rempli, adapté, modifié et enfin finalisé, nous avons pu l’envoyer et passer à la seconde phase : l’audit.

L’audit

Lors de cet audit, nous avons eu la chance de rencontrer nos interlocuteurs de chez EY, et surtout de challenger tout le dossier que nous venions de rentrer. Ce fut une session intense et riche en informations. Car il est facile d’avoir une idée précise de son business et de ses activités, mais c’est un autre exercice de le défendre devant des auditeurs. Et c’est avec l’aide et les bons conseils de nos auditeurs que nous avons finalisé le dossier qui fut envoyé au jury d’Ernst & Young. Jusqu’au jour où nous avons reçu l’excellente nouvelle: proUnity est nominée en tant que finaliste pour la scale-up de l’année 2019!

Le jour J

Après une défense devant le jury, tout se jouait ce lundi 7 octobre. Ce fut le jour de la remise des prix, et quelle remise des prix ! EY nous a donné rendez-vous à l’Auditorium 2000 au Heysel pour une soirée à couper le souffle. L’organisation sans faille et le programme entraînant ont mis tout le monde d’accord. La tension était à son comble lors de la remise des prix et de l’annonce du grand gagnant. Et même si nous n’avons pas (encore) remporté ce titre, nous sommes extrêmement fiers d’avoir été aussi loin !

Une belle aventure

proUnity, scale-up la plus jeune parmi les finalistes avec tout juste 4 ans d’existence et seule représentante Bruxelloise, fut sélectionnée sur plus de 100 candidatures pour figurer parmi les finalistes de ce concours prestigieux!

Nous avons énormément appris, vécu de beaux moments, et c’est certain, nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin ! Un grand merci à EY, à toute l’équipe proUnity et à tous nos clients et utilisateurs qui ont rendu cela possible !

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Le “knowmad”: fou du savoir

Un travail valorisant devient la norme

L’époque où vous avez fait le même travail toute votre vie, de préférence pour le même patron, paraît dépassée. Le temps où ” se développer soi-même ” n’était pas encore un état d’esprit général. La transformation de la société industrielle en société du savoir entraîne une nouvelle conscience du travail. Dans la société du savoir actuelle, les connaissances personnelles prennent de plus en plus d’importance. Au lieu de faire un travail servant un seul patron, un knowmad est d’abord et avant tout à la recherche d’un travail intéressant. Travail avec lequel il se sent personnellement lié.

D’où viennent les 45 %?

John explique qu’il s’agit d’une estimation et non d’une quantification. Les 45% de knowmads en 2020 sont une meilleure estimation, basée sur des tendances telles que le nombre croissant de free-lances, la flexibilisation du travail et l’intrapreneuriat. On estime que ce chiffre aux États-Unis se situe actuellement entre 35 et 40 %, bien qu’il ne s’agisse pas d’une mesure exacte. Pour ce faire, un projet de l’OCDE doit recueillir et comparer toutes les données. Un knowmad est un archétype, donc peu de knowmads sont 100% conformes à l’image idéale décrite. Il en existe de toutes les formes et de toutes les tailles. De temps en temps, il est même bon de sortir le savoir de sa’base’.

Le plombier n’est-il pas un knowmad?

Les 55 % restants. C’est le boucher, le soignant de la maison de retraite, le nettoyeur ? Pas nécessairement, même les ouvriers peuvent faire leur travail en toute connaissance de cause. Prenez un électricien qui ne peut pas résoudre immédiatement un problème électrique. Il prend rapidement une photo et la partage avec son réseau en ligne. Le problème est résolu en dix minutes. Il s’agit d’un état d’esprit qui peut s’appliquer à toutes les professions. John Moravec et Cristobal Cobo résument le savoir-faire en 10 propriétés.

10 caractéristiques auxquelles vous reconnaissez un knowmad :

  1. L’âge n’a pas d’importance, la connaissance n’a pas de limites. Le knowmad continue à apprendre tout au long de sa vie.
  2. Le knowmad est créatif, innovateur, collaboratif et proactif.
  3. Il/elle utilise l’information et acquiert des connaissances dans différents contextes.
  4. Il/elle est inventif(ve), intuitif(ve) et génère des idées.
  5. Le knowmad n’acquiert pas seulement des connaissances, mais il aime aussi utiliser et partager ses connaissances.
  6. Le networking est sa seconde nature. Le knowmad se connecte sans effort avec de nouvelles personnes, idées et organisations.
  7. Il ou elle connaît toute une gamme d’outils et sait comment les utiliser pour résoudre toutes sortes de problèmes.
  8. Il/elle a une éducation numérique et comprend comment et où la technologie numérique est utilisée.
  9. Il ou elle peut résoudre les problèmes quelles que soient les circonstances, ce qui lui apporte de nouvelles idées. Plus important encore, il n’a pas peur d’échouer.
  10. Il ou elle partage ce qu’il ou elle sait – indépendamment des contraintes géographiques – et est conscient de l’importance de rendre l’information accessible.

Conclusion :

Un Knowmad est souvent un travailleur de connaissance qui n’est plus lié à un emploi permanent, mais qui voyage de projet en projet pour partager ses connaissances et acquérir de nouvelles expériences.

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« Nous sommes entourés de dirigeants incompétents »

Savoir faire la distinction

À la question :  ‘Qui estime avoir, ou avoir déjà eu, un dirigeant incompétent ?’, pratiquement chaque participant a levé la main lors du Leadership Event qui s’est déroulé à Anvers. Serions-nous donc entourés de dirigeants incompétents ? « C’est parce que nous ne sommes pas formés pour reconnaître les compétences, ni les nôtres, ni celles des autres », affirme le Dr Tomas Chamorro-Premuzic, Chief Talent Scientist auprès de ManpowerGroup, et auteur du livre intitulé : Why Do So Many Incompetent Men Become Leaders? (And How to Fix It).

Le professeur y décrit un étrange paradoxe : dans des entreprises, les comportements aberrants peuvent être rémunérateurs. En effet, les caractéristiques qui font qu’une personne va rapidement grimper dans la hiérarchie, comme la haute estime de soi, sont les mêmes que celles qui déterminent qu’une personne n’a pas les qualités d’un vrai manager.

Surestimation de la confiance en soi

Nombreux sont ceux et celles qui confondent confiance en soi et compétence, et manque de confiance avec incompétence. Dr Chamorro-Premuzic : « Quelqu’un qui éprouve une grande estime de soi fait souvent croire qu’il est vraiment doué. » Une personne qui dégage de la confiance en soi est donc considérée comme compétente. Bien que ces caractéristiques n’aillent pas de pair, les études montrent qu’elles le sont.

Les hommes ont du reste plus d’aptitudes à faire rayonner leur confiance en soi que les femmes. Ils ont tendance à se surestimer et à se considérer plus intelligents qu’ils ne le sont en réalité.

C’est ainsi que des personnes narcissiques, celles qui vous séduisent par intérêt personnel, vont généralement gravir rapidement les échelons de l’organisation. Elles sont bien souvent insensibles aux feedbacks négatifs, peu respectueux des autres, et peuvent déverser leur colère de façon disproportionnée. Ce sont là des caractéristiques qui ne correspondent pas à la direction et à l’animation d’une équipe.

Les femmes meilleurs leaders ?

Selon le professeur Chamorro-Premuzic, le problème de l’inégalité femmes-hommes pour ce qui est de diriger, ne provient pas de l’incapacité des femmes, mais des hommes trop sûrs d’eux et incompétents ne rencontrant que peu d’obstacles pour accéder au sommet.

« Les bons leaders sont tout simplement des gens modestes. Et la modestie est plus un trait de caractère féminin que masculin. », nous dit Tomas Chamorro-Premuzic. Et selon lui, les femmes sont donc, en moyenne, de meilleurs leaders. Exemple, Angela Merkel. Cependant, un homme qui éprouve de la confiance en soi est plus certain d’être choisi comme leader par des groupes. C’est le cas de Donald Trump. Ce qui comporte des conséquences. À preuve, les hommes incompétents ont plus de chance d’être désignés comme leader que les femmes compétentes. Comme l’affirme Tomas Chamorro-Premuzic, cela n’a pas d’effet à court terme, mais va nuire aux entreprises et aux pays sur le long terme.

And how to fix it?

Quels sont les ingrédients d’un leadership réussi et efficace ? Niels Mertens, du Centre for Shared Leadership, à la KU Leuven, déclare que les meilleurs leaders optent pour un ‘leadership partagé’. Les leaders sont des personnes influentes. « Chacun possède des compétences et des talents qui peuvent être utilisés à divers moments. Il est plutôt rare de voir toutes les qualités du leader réunies chez une seule personne. Et même si cela devait exceptionnellement être le cas, une équipe n’en sera que plus forte si les différentes composantes du leadership sont assumées par différentes personnes. », explique Niels Mertens.

Quatre sortes de leader

Niels Mertens parle de quatre sortes de ‘leader’, comme c’est par exemple le cas dans les équipes sportives.

Le leader de projet définit les lignes stratégiques et tactiques, et procède aux ajustements nécessaires.

Le leader motivateur, enthousiaste et positif, motive et encourage en toutes circonstances.

Le leader social est tourné vers les autres, renforce l’ambiance au sein de l’équipe, et est en cas de conflit la personne de référence.

Le leader en externe représente l’équipe dans le monde extérieur : les collègues des autres départements, les clients, les fournisseurs.

Selon Niels Mertens, il ne faut pas respecter stricto sensu ces quatre attributions. Certaines organisations peuvent avoir besoin d’une autre fonction, comme celle d’un leader de l’innovation.

Qui choisit les leaders ?

On n’a pas nécessairement conscience de ses propres qualités de leadership. Certains autres pensent qu’ils sont des leaders nés. Niels Mertens :  « C’est pourquoi ce n’est pas un dirigeant mais les membres des équipes qui doivent désigner leurs ‘leaders’. Si c’est l’ensemble qui propose un collègue, celui-ci se sent mandaté pour remplir son rôle.

Les équipes tendent à se renforcer lorsque plusieurs leaders sont désignés. Il arrive toutefois que les coaches en place pensent qu’en cédant de leur pouvoir, ils vont le perdre. Mais les études ont montré que le partage du leadership ne fait qu’augmenter la reconnaissance du coach en tant que bon leader.

 Balanced Leadership

Danielle Moens a été pendant des années Account Manager dans un milieu d’hommes. Plus elle gravissait les échelons, plus elle était critiquée pour ses caractéristiques ‘féminines’ par ses collègues masculins. Aujourd’hui, elle se bat pour obtenir un ‘balanced leadership’. Selon elle, les femmes n’ont pas à adopter des caractéristiques masculines pour atteindre le sommet, mais les entreprises doivent accepter les caractéristiques féminines. Pensons à la capacité d’empathie, à l’humilité, à l’altruisme, à l’intelligence émotionnelle. Des qualités pour lesquelles les femmes obtiennent généralement de bien meilleurs résultats lors des tests, et qui se révèlent également être des qualités bien utiles pour les organisations.

Il existe suffisamment de livres pour soutenir les femmes : You are your own hero / Fake it till you make it / How to become a power woman. Nous demandons donc aux personnes les plus empreintes de modestie de devenir le Mâle Alpha. – Dr Chamorro-Premuzic-

Danielle Moens pense que plus d’attention devrait plutôt être accordée aux différences. Viser un leadership inclusif donc, orienté sur la diversité. Cette diversité est souvent mise à mal, car les managers et autres recruteurs ont tendance à choisir un candidat qui leur correspond.

Un nouveau système

Fixer des quotas quant au nombre de femmes représentées dans les Commissions et les Conseils sont une approche de solution, mais n’est pas, selon Tomas Chamorro-Premuzic, la panacée.

Selon le professeur, nous ne devons plus être aveuglés par la confiance en soi de certains, mais apprendre à reconnaître les qualités du leadership. Heureusement, nous n’avons pas à faire cela nous-mêmes.

Un ordinateur peut prendre en charge cette partie du processus de sélection. Il existe notamment des outils en ligne qui utilisent l’intelligence artificielle pour analyser les expressions faciales et mettre en évidences les traits de personnalité du leader performant. Il existe aussi des outils d’interview en ligne permettant de reconnaître le leader par son rituel de langage. Et encore faut-il rester attentif. Car les leaders potentiels n’apparaissent pas toujours au premier plan. Jusqu’à obtenir satisfaction.

 


À propos de l’orateur

Le Dr Tomas Chamorro-Premuzic – Chief Talent Scientist auprès de ManpowerGroup – fait autorité internationalement en matière de psychologie d’entreprises, de détermination des profils psychologiques et de développement du leadership. Après plusieurs années consacrées à l’étude du leadership, il est arrivé à la conclusion que le narcissisme est souvent confondu avec le potentiel de leadership.  

Lorsque les gens sont très confiants, ignorent leurs propres limites et montrent des tendances mégalomanes, ils apparaissent généralement comme des personnes compétentes et capables de diriger, même en l’absence de véritables qualités de leadership. Pour ces profils-là, les obstacles sont souvent peu nombreux pour grimper dans une organisation.  Cependant, une fois qu’un poste de direction est obtenu, ces caractéristiques peuvent avoir un impact destructeur sur la satisfaction du personnel, sur son engagement et sur sa productivité. Les talents se font rares… certainement si vous les négligez ou les excluez de votre infrastructure d’organisation.  Pour évoluer vers un leadership garantissant une inclusion optimale de vos talents dans votre entreprise, le Dr Tomas Chamorro-Premuzic propose des solutions fondées scientifiquement.


 

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Le travail atypique est en progression constante. Un ebook qui développe les perspectives

La situation en Europe

Marleen Deleu : «Les études référencées collent parfaitement à l’actualité car elles remontent à moins d’un an et cernent la situation des formes de travail flexible en Europe et en Belgique. Citons le Freelancer Rapport d’Unizo, qui met clairement en avant la situation en Flandre et à Bruxelles.»

Leur tout dernier rapport a été présenté le 10 octobre dernier lors de l’événement ‘Dag van de Freelancer’.

Téléchargez maintenant l’ebook qui dévoile les constats les plus intéressants sur l’évolution du travail flexible.

Une vision à long terme s’impose

Que nous apprennent les études ? Marleen Deleu poursuit : « Le développement du travail flexible est réel et constant. Statistiquement, il augmente chaque année de quelques pourcents, et tout indique que le phénomène n’est pas près de s’arrêter. On s’attend à ce que d’ici 2030, le travail flexible devienne la norme. »

Au-delà du simple récit autour du freelance

Marleen Deleu : « Qu’entend-on exactement par travail flexible ? Le rapport publié par Eurofound parle de 9 (nouvelles) formes de travail. Elles vont de l’Interim Management aux titres-services. Il s’agit bien de formes de travail qui ne relèvent pas du ‘traditionnel contrat à durée indéterminée’. Elles représentent aujourd’hui 33 % de la workforce européenne. Le rapport d’Eurofound nous enseigne que le contrat de travail traditionnel, fixe et à temps plein est de plus en plus mis à rude épreuve. »

 


 

Des perspectives pour les freelances et les clients

Annuellement, NextConomy réunit dans un ebook un ensemble d’informations particulièrement utiles aux clients et aux freelances, qui peut en quelque sorte servir de mode d’emploi. Précédemment, nous avons édité des ebooks avec pour thème Le cycle de vie professionnel du freelance de A à Z et Freelances, internalisation ou externalisation ? Des recueils de conseils précieux pour les freelances et les clients afin de collaborer plus efficacement.


 

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Les petites entreprises et les travailleurs indépendants fournissent la plupart des emplois dans le monde

GENÈVE (OIT Infos) – D’après de récentes estimations de l’Organisation internationale du Travail (OIT), les travailleurs indépendants et les micro- et petites entreprises jouent un rôle beaucoup plus important en termes de création d’emplois qu’on ne le croyait.

Des données recueillies dans 99 pays indiquent que ce qu’il est convenu d’appeler les «petites unités économiques» représentent à elles seules 70 pour cent de l’emploi total, ce qui en fait de loin les principaux moteurs de l’emploi.

Ce constat a des répercussions «extrêmement importantes» pour les politiques et programmes axés sur la création d’emplois, la qualité de l’emploi, les jeunes entreprises, la productivité de l’entreprise et la formalisation des emplois, qui doivent, précise le rapport, se concentrer davantage sur ces petites unités économiques.

Le secteur informel

L’étude montre aussi que, dans ces 99 pays, 62 pour cent des emplois en moyenne se trouvent dans le secteur informel, où les conditions de travail tendent généralement à être moins favorables: absence de sécurité sociale, salaires peu élevés, lacunes en matière de sécurité et de santé au travail, relations professionnelles peu développées. Les niveaux d’informalité varient considérablement, allant de 90 pour cent au Bénin, en Côte d-Ivoire et à Madagascar, à moins de 5 pour cent en Autriche, en Belgique, au Brunei Darussalam et en Suisse.

Toutes ces informations sont répertoriées dans un rapport récemment publié par l’OIT, intitulé Les petits comptent aussi: Données mondiales sur les contributions des travailleurs indépendants, des microentreprises et des PME à l’emploi .

Ce rapport indique que, dans les pays à revenu élevé, 58 pour cent de l’emploi total se concentre dans de petites unités économiques, ce taux étant largement supérieur dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Dans les pays ayant les niveaux de revenu les plus bas, la proportion de l’emploi dans les petites unités économiques atteint quasi 100 pour cent, précise le rapport.

Ces estimations se fondent sur des enquêtes nationales auprès des ménages et des enquêtes nationales sur la main-d’œuvre réalisées dans toutes les régions du monde – à l’exception de l’Amérique du Nord –, et non sur la source plus traditionnelle que sont les enquêtes auprès des entreprises, dont la portée est généralement plus limitée.

Un élément central

«A notre connaissance, c’est la première fois que la contribution des petites unités économiques à l’emploi fait l’objet d’une estimation, en termes comparatifs, pour un si grand nombre de pays, en particulier des pays à revenu faible ou intermédiaire», explique Dragan Radic, chef de l’Unité des petites et moyennes entreprises du Département des entreprises de l’OIT.

Le rapport indique que le soutien aux petites unités économiques devrait être un élément central des stratégies de développement économique et social. Il souligne l’importance de créer un environnement favorable à ces entreprises, de garantir leur représentation effective, et de veiller à ce que les modèles de dialogue social s’y appliquent également.

Le rapport formule d’autres recommandations, à savoir: comprendre comment la productivité de l’entreprise est déterminée par un «écosystème» plus vaste; faciliter l’accès à la finance et aux marchés; encourager l’entrepreneuriat des femmes; et promouvoir la transition vers l’économie formelle et la durabilité environnementale.

On qualifiera de microentreprise une entreprise employant jusqu’à 9 salariés, tandis qu’une petite entreprise peut en compter jusqu’à 49.

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Sofie Cabus : « On mise encore trop peu sur l’apprentissage autonome »

Avec ses recherches sur l’apprentissage permanent, Sofie Cabus, qui fait partie de l’HIVA, se place à la croisée des chemins de l’enseignement et du marché du travail. Au cours de ces dernières années, Sofie Cabus s’est consacrée au projet Horizon 2020 – Enliven, soutenu par la Commission européenne. Elle a notamment cherché à savoir ce qui amenait telle personne à faire de l’apprentissage permanent, et telle autre pas.

Size matters

Il semble que la taille de l’entreprise soit un facteur déterminant. Cela va dépendre de deux éléments. « En premier lieu, la solidité financière de l’entreprise : plus la taille de l’entreprise est importante, plus sa solidité financière est généralement importante », affirme-t-elle. « Les freelances sans personnel et les microentreprises (avec max. 5 travailleurs) disposent de moins de moyens financiers, et vont donc moins investir dans le processus d’apprentissage permanent. » Ensuite, il existe également un seuil très concret : plus l’entreprise est de taille réduite, plus il est difficile d’organiser le travail en l’absence d’un collaborateur parti en formation. Dans un cas extrême : qui va pouvoir faire le travail du freelance provisoirement étudiant ?

Les recherches menées par Sofie Cabus montrent également que les travailleurs des grandes entreprises apprennent nettement plus que ceux des microentreprises. « La crise financière et la récession de 2012-2013 ont incité de nombreux freelances ICT à passer d’une activité d’indépendant ou de microentreprise à un emploi fixe dans une entreprise plus importante », a-t-elle constaté. « Nous voyons que ces personnes ont pu participer à de l’apprentissage permanent grâce à leur transfert d’une microentreprise vers une grande entreprise. Il est clair que la taille de l’entreprise importe grandement lorsqu’on projette de faire de l’apprentissage permanent. »

Apprendre fait partie du job

« Le secteur dans lequel vous travaillez, et cela vaut pour les freelances, a également son importance », poursuit Sofie Cabus. « Prenons le secteur de l’ICT : l’apprentissage permanent fait partie intégrante de la carrière. Si par exemple vous développez un site web et que vous n’avez pas connaissance d’une commande particulière, mais que vous cherchez à bien la connaître, vous faites de l’apprentissage permanent », illustre-t-elle. Les professionnels de l’ICT, tout comme les freelances, ont du reste des facilités pour apprendre de façon informelle dans le cadre de leur travail.

« Mais si nous examinons le secteur des soins personnels et celui des services, nous constatons qu’il y a nettement moins de personnes qui doivent se recycler ou compléter leur formation sur le long terme, car ces secteurs ne sont pas spécialement prompts au changement. L’objectif de l’apprentissage permanent dans ces secteurs ne correspond pas à celui de professionnels de l’ICT. »

Le niveau d’études est également un facteur déterminant : les personnes hautement diplômées vont plus volontiers s’engager dans l’apprentissage permanent.

Un bon enseignement pousse à apprendre

L’envie d’apprendre dépend dans une large mesure de sa propre expérimentation des études. Les recherches menées par Sofie Cabus ont montré qu’une spécialisation acquise après l’enseignement secondaire – concrètement, le premier cycle universitaire au sens large – prédisposait à l’apprentissage permanent. « De plus, il semble bien que le goût des études est une condition de base pour poursuivre un enseignement ou une formation en tant qu’adulte. Ce goût des études peut se réduire si, par exemple, on est professionnellement bloqué ou si un diplôme d’enseignement secondaire général ne vous sert pas. Ces situations rendent les gens plus fébriles vis-à-vis de la formation. »

Mais l’envie de formation détermine également si une personne sait faire preuve d’initiative sur un marché du travail où non seulement les freelances doivent «s’autopropulser», mais aussi où les travailleurs reçoivent à répétition le message qu’ils ont le ‘volant en mains’ et qu’ils doivent faire preuve de ‘leadership personnel’. Nous sommes à une époque où chacun est censé être un intra-entrepreneur ou du moins un entrepreneur. « Il est encore trop peu investi dans l’apprentissage autonome, attitude adoptée par les chercheurs. Mais je pense vraiment que la réforme de l’enseignement version 2019, avec le premier degré de formation de base de l’enseignement secondaire, est prometteuse. Et aussi le double apprentissage, grâce auquel les jeunes apprennent relativement tôt à combiner l’école et le travail. »

Compétences STEM

Et si Sofie Cabus était en charge d’adapter davantage l’enseignement aux réalités du marché du travail ? « Il y a différents éléments sur lesquels on peut se pencher. La numérisation et l’Industrie 4.0 permettent d’investir davantage dans l’enseignement des disciplines STEM. Et je pense ici au manque de jeunes filles qui s’engagent dans ces directions ». Telle serait le sens de sa proposition. « L’enseignement des disciplines STEM permettra à ces étudiants et étudiantes d’acquérir des compétences en recherche et d’avoir toutes les chances de trouver un emploi. Mais cette voie peut aussi leur offrir une expérience plus positive des études, ce qui ne peut qu’accroître leur goût à l’apprentissage permanent. Plus tard, nous nous spécialiserons dès l’enseignement secondaire, et serons plus encore dans l’idée de franchir ensemble la ligne d’arrivée dès le secondaire, ce qui peut être une évolution bénéfique pour notre enseignement. »

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