Monthly Archives: février 2019

Le travail flexible est une évidence, pas l’exception

Marc De Vos, photo Goethals

Notre monde du travail ‘à l’occidentale’ évolue simultanément suivant trois axes : le talent, l’économie et la technologie. « Cette combinaison crée un besoin de plus de flexibilité », affirme Marc De Vos, Visiting Fellow de la cellule de réflexion Itinera et doyen de la Macquarie University de Sidney (Australie). « C’est pourquoi nous devons veiller à mieux utiliser le potentiel humain. Le travail traditionnel ne disparaîtra pas, mais le travail flexible fera de toute évidence partie des relations professionnelles et ne représentera pas une exception à réglementer. »

Vous dites que le travail flexible ne figurera plus dans une zone tampon de l’organisation, mais sera au contraire le noyau de l’organisation de l’entreprise.

« Aujourd’hui, dans la plupart des secteurs, nous constatons l’existence d’un noyau central de main-d’œuvre régulière, autour duquel gravite une main d’œuvre plus flexible. Elle se compose de travail à temps partiel, de travail temporaire ou d’outsourcing. À l’avenir, le travail va tendre vers plus de diversification. Si actuellement on constate qu’une partie des besoins en flexibilité se réfèrent à d’autres statuts et conditions, attendez-vous à bientôt connaître en cela du changement. Au travers d’une carrière professionnelle, on doit pouvoir connaître plus de variété, de dynamique et de diversité. Ce qui ne veut pas dire pour autant que chacun doit devenir indépendant ou freelance. Le grand défi est de savoir comment concilier cela avec la réglementation du travail. »

Sommes-nous les champions du morcellement ?

« Parfaitement.  Quand on voit comment l’actuel gouvernement démissionnaire a traité les mini-jobs, la réglementation des plateformes de travail ou les heures supplémentaires dans l’horeca, on est clairement dans une impasse. En morcelant, vous cantonnez les personnes dans des statuts aux limites fictives, et vous jalonnez les carrières d’obstacles artificiels.

Faut-il faire table rase et tout redéfinir ?
« La protection sociale et les conditions de travail doivent être partiellement déconnectées du statut. Les exigences des travailleurs ordinaires et des travailleurs flexibles, quel que soit leur statut, finiront par converger. Non seulement parce que c’est socialement souhaitable, mais aussi économiquement nécessaire. C’est là tout le débat autour de l’économie des plateformes. Tôt ou tard, la tension entre les différents statuts risque de devenir trop importante. J’espère qu’avec le temps, on fera preuve de bon sens, et qu’on trouvera les bons compromis. »

Un statut séparé par rapport aux travailleurs et aux indépendants ne serait-il pas la solution ?
« Cette distinction date du siècle dernier et est totalement dépassée. Nous devrions plutôt nous demander quel est le dénominateur commun des conditions qu’il faut attribuer aux personnes économiquement actives. Ainsi, nous pouvons tirer profit du Travail 4.0 et faciliter la combinaison de différentes activités tout au long d’une carrière professionnelle. La numérisation ne doit pas générer un nouveau prolétariat qui n’aurait pas d’avenir sur le marché du travail et serait destiné à passer de projet en projet, sans jamais accéder à un revenu convenable ou d’avoir la capacité d’emprunter. Nous ne voulons pas d’une pénurie de talents qui risque de nuire à l’économie, ni de débats sur l’exploitation ou encore voir la technologie comme une menace. La numérisation doit permettre d’augmenter la productivité et générer des meilleurs revenus. Le statut qui correspond à cela n’a pour moi aucun intérêt. »

Devons-nous dès lors mettre davantage l’accent sur la carrière plutôt que sur le travail des personnes ?
« La protection traditionnelle du travail héritée du 19e siècle, et qui a dominé le 20e doit évoluer vers une protection de la carrière professionnelle. Cela n’apparaît pas encore sur les radars. Il y a encore trop peu de formation permanente. C’est ce qui arrive lorsque l’on ne considère un job que d’un point de vue statique et non de celui d’une dynamique pour une carrière. La restructuration engagée chez Proximus en est un bon exemple. Ils ont omis de garder les collaborateurs à niveau. Cela demande un changement de mentalité et de culture. L’avenir de la réglementation du travail va au-delà du travail lui-même. L’éducation, la formation et le travail doivent former un tout indissociable. Nous en resterons loin tant nous pratiquerons le morcellement. Heureusement, il y a déjà des progrès qui ont été réalisés, comme le double apprentissage. ”

L’éducation, la formation et le travail doivent former un tout indissociable.

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Robots recherchent humains : 7 règles pour faire coexister homme et machine

Les robots vont-ils voler les emplois de l’Homme ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres depuis une dizaine d’années. En pratique, c’est tout le contraire qui semble voué à se produire, comme le montre la troisième édition de l’étude menée par ManpowerGroup sur l’impact de la digitalisation sur l’emploi. En effet, les employeurs n’ont jamais été si nombreux (93% contre 91% l’an dernier) à prévoir d’accroître leurs effectifs ou de les maintenir au niveau actuel en raison de l’automatisation de certaines tâches. Aujourd’hui, la priorité sur le marché du travail consiste à accompagner l’impact de la transformation digitale sur les compétences.

Les robots ont besoin des humains

« Se demander en permanence si les robots vont prendre nos emplois nous éloignent du véritable débat » affirme Philippe Lacroix, Managing Director de ManpowerGroup BeLux. « Certes, de plus en plus de machines viennent grossir les rangs des entreprises, mais cela n’empêche pas celles-ci de continuer à créer des emplois. Le marché du travail se transforme profondément et les entreprises doivent se donner les moyens de renforcer les compétences de leurs employés pour les préparer à des métiers émergents et complémentaires à ceux qui seront tenus par des machines. Oui, les robots ont besoin des humains… encore fautil que ces derniers disposent des compétences nécessaires nécessaires pour faire équipe avec eux. »

Les compétences d’ordre technologique et numérique sont de plus en plus recherchées dans tous les métiers, mais ce sont bien les qualités humaines que les employeurs valorisent plus qu’hier, à l’heure où l’automatisation devient la norme et les machines gagnent en efficacité dans l’exécution de tâches routinières. Et si 39 % des entreprises belges peinent à former leurs salariés aux compétences techniques les plus demandées, 45 % rencontrent encore plus de difficultés à leur faire acquérir les qualités humaines dont elles ont besoin, comme le sens de l’analyse et la communication. Aujourd’hui, l’avenir appartient aux candidats qui font montre de compétences cognitives supérieures à la moyenne, de créativité, d’aptitudes à assimiler et exploiter des informations complexes, tout en étant à la fois adaptables et agréables à vivre.

7 suggestions pour faire coexister l’homme et la machine

Alors que digitalisation et automatisation deviennent la norme en entreprise, les politiques de gestion RH doivent  évoluer. Les
difficultés de recrutement atteignant un niveau record partout dans le monde et les employeurs prévoyant d’automatiser certaines
tâches et de créer de l’emploi, on ne peut plus se contenter de dénicher des talents : il faut les façonner.

Dans son rapport ‘Humans wanted : The Robots need you’, ManpowerGroup formulent 7 recommandations pour faire coexister l’homme et la machine. Avec en fil rouge, la formation continue et le développement des compétences. En effet, plus de 9 employeurs belges
sur 10 ont déclaré vouloir renforcer les compétences de leur personnel d’ici 2020 afin de faire face au défi de la digitalisation.

1| NE PAS OUBLIER L’IMPORTANCE DU LEADERSHIP

Les dirigeants doivent être les moteurs du changement, de l’innovation et les premiers promoteurs de la culture de la formation pour que leur entreprise devienne un terrain propice à l’apprentissage et pour faire face aux défis d’une époque marquée par la rapide évolution des compétences.

2| FAIRE DES FEMMES UNE PART ESSENTIELLE DE LA SOLUTION

Les femmes constituent 50 % de la population active et sont, depuis 2017, davantage diplômées que les hommes. Il est donc indispensable de promouvoir une culture qui donne aux femmes toute la place pour s’épanouir. Au reste, ce qui fonctionne pour les femmes fait recette pour tout le monde.

3| COMPRENDRE LES ASPIRATIONS DE VOS EMPLOYÉS

À l’horizon 2025, les millennials et les membres de la Génération Z, c’est-à-dire ceux nés après 1995, représenteront plus des deux tiers de la population active mondiale. Les entreprises doivent s’adapter à ces jeunes professionnels en proposant des modes de travail plus variés et flexibles, du contrat de mission au temps partiel en passant par l’intérim, s’ils veulent attirer et fidéliser les plus talentueux ; c’est ce que 87 % des actifs attendent d’elles.

4| CONNAÎTRE PRÉCISÉMENT LES CAPACITÉS DES SALARIÉS

Les entreprises doivent s’appuyer sur l’évaluation, l’usage de données exactes et actualisées et d’outils de prédiction des performances pour placer leurs employés aux postes où ils seront le plus efficaces, et éviter le cloisonnement des compétences.

5| OFFRIR UNE FORMATION SUR MESURE

Les entreprises doivent abandonner les méthodes de formation de masse au profit d’approches ciblées et encadrées grâce auxquelles leurs employés pourront acquérir les compétences stratégiques qu’elles ont tant de mal à trouver en externe.

6| MISER SUR LES QUALITÉS HUMAINES

Les entreprises doivent affiner leurs stratégies RH pour tenir compte du fait que les qualités humaines sont plus difficiles à développer que les compétences techniques.

7| DONNER À L’HOMME LES CLÉS POUR TIRER LE MEILLEUR PARTI DES TECHNOLOGIES

Les entreprises doivent constamment mettre à niveau leurs salariés et façonner des talent

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Déjà inscrit pour le 2e Freelance Business Day ?

Cet événement se déroulera en anglais au Business Center L42, et s’adresse aussi bien aux futurs freelances qu’aux entrepreneurs travaillant en solo. Les entrepreneurs belges et étrangers sont tous les bienvenus. Dans une atmosphère détendue, ils pourront en savoir plus sur ce que l’on entend par croissance, efficacité, prospection, ainsi que sur les techniques de vente et de marketing.

Un parcours individuel de Wantrepreneur

Une enquête en ligne a été effectué auprès d’un réseau composé de plus de 100 freelances (principalement des professionnels de l’IT, des marketeurs, des coachs, des web designers, des designers graphiques, des consultants et des formateurs). Elle a permis de dégager les thèmes qui seront abordés lors de la journée. Les sujets qui suscitent le plus d’intérêt sont : la tarification, la gestion et la planification du temps, les techniques de négociation, les pourparlers commerciaux, les réseaux, la visibilité, le renforcement de son expertise, le leadership d’opinion, … Les sessions seront proposées par des freelances. Une pause déjeuner d’environ deux heures permettra encore de réseauter et de partager ses connaissances.

Un parcours individuel de Wantrepreneur sera proposé aux starters et à ceux et celles qui envisagent de s’engager dans une carrière freelance. L’accent sera notamment mis sur : Comment rentrer en contact avec son premier client ? Comment gérer son administration et sa paperasserie ?

Pour prendre connaissance du programme de la journée, rendez-vous sur http://freelancebusiness.be/fbd

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Réserver dès maintenant votre place, car la capacité maximum d’accueil risque d’être vite atteinte.

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Des cobots intégrés dans la ‘couche flexible’. L’avenir du travail s’est mis en marche

Vous prendrez bien une tasse de thé

Le High Tech Campus de Eindhoven était le cadre idéal pour cette séance petit-déjeuner essentiellement tournée vers l’avenir. Mais les cobots, ce n’est pas pour demain n’est-ce pas ? Pas exactement si l’on se réfère au discours introductif de Silvester de Keijzer, CEO de HAHN Robshare, l’un des initiateurs de cette rencontre avec un cobot. Son organisation a mis quelque 200 robots ‘au boulot’ de manière flexible, et ce nombre augmente de 5 à 6 par semaine. Avec pour postulat que les cobots ne remplacent pas les personnes, mais qu’ils font avec elles un travail complémentaire d’assistance. Il cite l’exemple du cobot en milieu hospitalier qui peut servir avec célérité une bonne tasse de thé aux patients, permettant ainsi au personnel infirmier de s’occuper des tâches d’un autre ordre.

Plus il y aura de pénurie, plus il y aura de cobots

Les premières expériences dans l’utilisation flexible des cobots sont bien une réalité. Le moment est venu, se sont dit Ron Bosma et Marc Viëtor de Talentin, pour répertorier les résultats et les enseignements.  Pour ces conseillers en Workforce Management stratégique, la question des cobots tombe pile dans l’actualité. Comment la location d’un cobot fonctionne-t-elle dans la pratique ? À quoi faut-il veiller ? De quoi la HR supply chain idéale doit-elle se composer ? Au travers de cet événement, TalentIn veut mener son thème loin de la discussion théorique en recherchant les obstacles possibles à une mise en œuvre à grande échelle.

Un premier sondage va montrer clairement que ‘inconnu’ est synonyme de ‘mal aimé’. L’un des participants a même déclaré : « J’en ai entendu parler, mais je ne vois pas ce que l’on peut en attendre. » Un autre participant a quant à lui déclaré qu’il considérait les robots fixes comme étant la seule solution, et qu’il était donc très curieux de découvrir ces cobots flexibles. Il est toutefois ressorti des échanges que la pénurie structurelle que connaît le marché du travail ne pourra qu’accélérer la mise en place des cobots. De plus en plus d’entreprises seraient en tout cas prêtes à ‘en essayer un’.

Il faut toutefois garder à l’esprit trois principes fondamentaux au moment de songer à l’utilisation de cobots. Un cobot assiste les personnes et ne les remplace pas. La sécurité est primordiale. Et la facilité d’utilisation est essentielle. Lorsque l’on a saisi cela, le nombre d’applications est illimité. Les possibilités sont immenses. Implémenter des cobots utilisés de manière flexible risque d’entraîner des problèmes de logistique, pensez à leur installation et à leur démantèlement, plutôt que des problèmes d’acceptation. Les chances de réussite vont dépendre des attentes. Il est important de bien définir au préalable les applications. Un cobot a jusqu’à nouvel ordre également ses limites. Fixer des objectifs précis est donc nécessaire.

Une évolution rapide comme l’éclair

« Nous n’échapperons pas aux cobots, c’est une certitude. Nous devons donc sans tarder apprendre à gérer cette situation », a déclaré Pauline Strijland. Celle-ci travaille comme conseillère auprès de la Nederlandse Provincie Limburg, et elle effectue actuellement des recherches sur l’impact de la numérisation sur l’économie.

Nous n’échapperons pas aux cobots  – Pauline Strijland (Prov.  Limburg)

Sa thèse est même confirmée par Ruud van de Burg, de Stichting The Art of Robotics : « Les cobots connaîtront un développement comparable à celui qui nous a apporté les smartphones, issus des premiers GSM auxquels sont venus se greffer des tas d’applis. La rapidité avec laquelle ce nouveau développement se produit est d’ordre exponentiel. Un an d’ici, le thème de cette session suscitait encore du scepticisme. Aujourd’hui, des entreprises telles que Philips, ASML, DHL et USG sont représentées. Ou sont même déjà en contact avec des constructeurs de cobots. »

Un an d’ici, le thème de cette session suscitait encore du scepticisme, et aujourd’hui on assiste à un développement exponentiel  – Ruud van de Burg (Stichting The Art of Robotics)

Maarten Hanssen de Philips voit la technologie à nouveau en contact avec les personnes. La réussite de l’implémentation des cobots va, selon lui, dépendre de la qualité de la cohésion entre les travailleurs de l’équipe. Il s’agit aussi d’évoluer dans la coopération entre les équipes. D’une coopération physique, on passe à une coopération essentiellement numérique.

Plus rapide et plus précis

DHL est un bon exemple en la matière. Des cobots sont utilisés avec succès dans le domaine logistique sur le site de Beringe, dans le Limbourg néerlandais. Les collaborateurs y ont été étroitement associés à l’introduction des cobots. « Les ex-préparateurs de commandes sont devenus des opérateurs machines », rapporte Theo Tosserams de Robomotive. « Avec une équipe inchangée, ils travaillent plus rapidement et avec plus de précision. Plus de productivité donc. Cela permet de gérer un plus grand nombre de clients. » En ayant très tôt impliqué les collaborateurs, le taux d’acceptation est très élevé. Une question qui revient souvent : Qu’est-ce que cela apporte ? Dans le cas de DHL, la productivité et la sécurité ont clairement augmenté.

Le retour sur investissement est pour une organisation un facteur déterminant dans le processus de prise de décision concernant les cobots. Chez Philips à Drachten, les cobots travaillent de concert avec les collaborateurs dans le processus de production. Leur acceptation ne posa pas problème.  N’utilisons-nous pas des cobots lorsqu’on dispose d’un robot aspirateur ou d’un robot tondeuse ? La question de l’acceptation se posera généralement d’abord au CEO, car il voudra connaître son ROI. Marc Viëtor reprend l’argument en se référant à une étude récente de Manpower The Skills Revolution, qui démontre que les organisations qui investissent dans l’automatisation se développent plus rapidement.  Pour calculer le ROI, il est utile qu’une entreprise puisse disposer de données sur la sécurité (des statistiques sur les accidents du travail, par ex.), sur les pertes de production dues à des arrêts, etc. Si ces statistiques s’améliorent, il y a ROI. Récolter des données devient de plus en plus important pour les organisations, et les cobots y contribuent.

Y-a-t-il un revers à la médaille ?

Après les acclamations, attirons l’attention sur certaines réserves. Force est de constater que les cobots ne cotisent pas à la sécurité sociale ni aux impôts. Il est également vrai que les cobots génèrent des données qui concernent les travailleurs de l’équipe, permettant entre autres de savoir qui travaille le mieux. Enfin, la question se pose de savoir si les cobots ne vont pas, notamment, s’attribuer le travail de milliers de travailleurs intérimaires affectés aux tâches de pure routine.

« Les cobots ne se verront pas attribuer le travail des intérimaires », annonce Silvester de Keijzer. Les cobots créent au contraire de l’emploi et les personnes vont travailler différemment. En outre, un fournisseur de cobots n’est pas un expert du monde du travail. C’est le rôle des agences d’intérim. Généralement, leurs clients n’ont structurellement pas besoin de cobots. Bart Kock de USG examine actuellement un moyen par lequel les cobots pourraient convenir à leurs clients, mais en leur adjoignant une main d’œuvre intérimaire. Le principe de ‘l’homme et la machine’ en quelque sorte. Une analyse doit indiquer clairement quelles actions peuvent être mieux réalisées, plus rapidement et de manière plus sûre par un cobot. Des discussions sur les prix, entamées avec de gros clients de USG, se basant sur le modèle TCO et non sur la facturation à tout-va, ne peuvent que mener à une évolution. Par ailleurs, HAHN Robshare a développé un robot-superviseur qui gère plusieurs cobots via l’IA ou la réalité augmentée.

USG prévoit de fournir des cobots avec de la main d’œuvre intérimaire  – Bart Kock (USG)

En guise de conclusion eut lieu une brève démonstration, au cours de laquelle le cobot présent sur place a été programmé pour effectuer quelques tâches simples. Cette programmation s’est avérée très simple : « Un enfant de 6 ans en est capable », affirme Silvester de Keijzer.


Les cobots existent dans toutes les dimensions et toutes les formes. Ils sont légers et relativement peu coûteux. Voici quelques conseils à propos des cobots :

  • Consultez le marché. Les cobots se présentent avec diverses capacités, par exemple avec des bras articulés à 6 ou 8 axes. La force de levage peut également varier, par exemple maximum 10 kg.
  • Analysez comment le cobot devra optimiser votre processus de production : quel est le gain attendu ?
  • Il faut effectuer une analyse du risque : le cobot peut-il être stoppé manuellement ? Le cobot est-il prêt pour recevoir des fonctionnalités complémentaires ?
  • Il faut viser le long terme.
  • Try before you buy!

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Les 12 travaux de la FEB

Le Mémorandum électoral de la FEB en 12 travaux

La FEB a présenté son Mémorandum électoral 2019 reprenant 12 travaux, ou 12 points controversées. Les chefs d’entreprises réclament des transformations profondes et rapides de leur milieu économique, dans ce qui touche au cadre du plan social, et au niveau de l’environnement. Les réponses apportées par les responsables politiques à ces paris suivent le mouvement. La FEB demande à tous les gouvernements de notre pays de traiter ces propositions avec ambition et d’agir de manière coordonnée. Car ce sont là les ingrédients de la croissance future des entreprises, et donc de notre prospérité future. Avec le slogan ‘Less is more’, la FEB précise clairement sa vision et attend que les autorités – dixit la FEB – s’emploient sans tarder en ce sens.

Les avis sont partagés

Réunissez dix partis politiques et vous déclencherez un ‘feu d’artifice’. Le débat, parfois animé, a montré clairement que les opinions sont assez partagées, et même parfois à l’opposé. Sujet du débat : quatre thèmes clés. Le marché du travail, la compétitivité, l’environnement & le climat, la mobilité. Le débat était mouvementé, avec non seulement la vision et l’opinion des uns et des autres, mais également des reproches. Des jeunes très critiques ont réagi de façon pessimiste depuis leur Café du Commerce installé dans une pièce voisine. « Ils ne nous écoutent pas. » « Ils ne sont concernés que par eux-mêmes, alors que nous voulons voir des actions concrètes. »

Le marché de l’emploi, un des 12 travaux

« Notre pays n’est pas prêt pour l’avenir », dit Pieter Timmermans en introduction du thème. « Notre taux d’activité est en dessous de la moyenne, et pourtant nous avons 150.000 postes vacants non pourvus. Ce n’est pas normal. » C’est pourquoi la FEB propose plusieurs leviers. Instaurer un budget de formation individuel tout au long de la carrière. Limiter le chômage dans le temps. Effectuer des adaptations de notre système éducatif afin d’avoir à long terme une main d’œuvre bien formée. Pour certains jeunes du bar voisin, on ne va pas assez loin : « J’ai 20 ans et je suis encore un analphabète dans le monde numérique. Nous devons tous suivre une formation maintenant. » Le président de Défi a fait preuve de perspicacité : « Il est regrettable de constater que des jeunes quittent les bancs de l’école sans diplôme ou avec un diplôme sans valeur sur le marché du travail d’aujourd’hui et de demain. Le coût de l’Éducation est disproportionné si l’on regarde le résultat. »

Vous pouvez télécharger ici le Mémorandum 2019 de la FEB :
http://www.vbo-feb.be/globalassets/actiedomeinen/overheid–beleid/overheid–beleid/het-vbo-verkiezingsmemorandum-het-vbo-gaat-voor-lessismore2019/feb_memorandum_web_v2.pdf

PHOTO: voir communiqué de presse – http://www.feb.be/newsletters/pb-2019.02.04-memorandum-electoral-de-la-feb–la-feb-opte-pour-lessismore2019/

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Obtenir du personnel via un MSP Plutôt contre ? Ou tout à fait pour ?

De nombreux intermédiaires de talents flexibles et de freelances sont parfois surpris par le nouveau programme MSP utilisé par l’un ou l’autre de leurs clients. Rien d’étonnant, puisque depuis 2009 un grand nombre de multinationales ont mis en place un programme MSP, notamment en Belgique et aux Pays-Bas. Et ce bien souvent en coopération avec des MSP Service Providers locaux ou internationaux, tels que TAPFIN, Randstad Sourceright, Pontoon ou Staffing Management Services.

De la réticence au début

La première génération de MSP a suscité une nette résistance de la part des fournisseurs, ceux-ci évoquant les ’conséquences désastreuses’ qu’entraînerait pour eux le déploiement d’un MSP. Les fournisseurs n’avaient plus la possibilité de rester en contact direct avec les managers recruteurs, ce qui devaient nuire inévitablement à la qualité du service et celle des candidats. En outre, les supplier-funded models allaient provoquer une érosion de la marge, modèles pour lesquels le fournisseur paie les coûts de MSP et de VMS sur sa marge. En outre, la rationalisation du groupe de fournisseurs a entraîné une pression supplémentaire sur la marge.

Nombre de fournisseurs ont préféré faire le choix, consciemment ou non, de donner la priorité à d’autres groupes de clients. Dès lors, ils ont pu retrouver des meilleures marges en répondant aux demandes de façon traditionnelle. À signaler également que de nombreuses parties avaient toujours l’espoir (en vain) que les MSP soient un phénomène passager. Car, mis à part l’effet d’économie à court terme pour les entreprises qui avaient misé sur le MSP, ils ne voyaient pas ce que l’on pouvait gagner.

Les relations entre parties ont évolué

Nous savons maintenant que les programmes MSP ont survécu. Les recruteurs ainsi que les parties prenantes du MSP ont compris la résistance des fournisseurs. La coopération entre le MSP et les fournisseurs a évolué pour devenir un partenariat qui a pris forme. Le resserrement du marché du travail a certainement joué un rôle. Les contacts entre les managers recruteurs et les fournisseurs sont devenus monnaie courante, par exemple lorsqu’il s’agit de s’assurer de l’adéquation des talents recherchés. Depuis, les coûts des services MSP et de la technologie VMS ont diminué, et sont inclus dans le tarif des fournisseurs. Le supplier funding appelle donc à moins de résistance.

Gain en efficacité pour toutes les parties

La question qui se pose maintenant est de savoir si les fournisseurs sont aptes à travailler avec les MSP ? Le traditionnel processus bilatéral entre fournisseurs et clients n’exclut pas la réalité des MSP. Ces derniers distribuent les demandes déjà prémâchées en vrac à tout un groupe de fournisseurs affiliés.

La sacro-sainte valeur ajoutée des relations personnelles avec les candidats a donc été replacée dans une perspective réaliste, avec une qualité globale évaluée à la fois sur l’efficacité du processus et sur les compétences du candidat. Des facteurs tels que la communication rapide et précise, et l’obtention d’un bon scoring des candidats désignés, sont des indicateurs essentiels sur lesquels un client va, avec le MSP, évaluer les fournisseurs. Dans le même temps, l’organisation et la gestion de ces processus en interne chez le client offrent aux fournisseurs la possibilité d’obtenir un excellent ratio coût/bénéfice sur les capacités de sélection du MSP. Les processus propres sont rendus plus efficaces, de sorte que la marge inférieure au départ puisse être (plus que) compensée.

Paramètres objectifs

Un Managed Service Program bien géré n’offre donc pas seulement des avantages au client recruteur. Il donne également aux fournisseurs l’occasion d’accroître leurs parts de marché, de mettre en place un partenariat sur base de performances concrètes, et non sur base de la perception parfois subjective des managers recruteurs, et – point à souligner – de ne pas entraîner de perte de marge grâce à des processus internes plus efficaces.

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Nouvel organisme européen pour la mobilité de la main-d’œuvre

En matière de travail par-delà les frontières nationales en Europe, de nombreuses lois et réglementations deviennent alors d’application. Différentes instances sont compétentes, avec pour chacune sa partie de législation. Une situation complexe donc, à la fois pour ceux qui sont censés appliquer la réglementation, et pour les instances elles-mêmes.

l’European Labour Agency

C’est pourquoi le Conseil européen a annoncé fin de l’année dernière, la création de l’European Labour Agency (ELA), en français, l’Agence européenne du travail. L’objectif de ce nouvel organisme européen est d’aider les États membres à mettre en œuvre la législation de l’UE dans les domaines de la mobilité transfrontalière de la main-d’œuvre et de la coordination de la sécurité sociale. À terme, l’ELA deviendra un seul grand organisme regroupant les structures et les tâches des organismes existants au sein de l’UE, afin d’améliorer la coopération, la transparence et la simplification.

Dans le cadre de la position prise par le Conseil européen, les tâches de l’European Labour Agency se limiteront à aider les États membres dans la mise en œuvre des actions pertinentes existant dans l’Union. Les États membres pourront librement participer à la plupart des activités de l’European Labour Agency.

Le lieu d’implantation de l’European Labour Agency sera fixé d’un commun accord entre les représentants des États membres.

Le Conseil européen a diffusé un communiqué de presse :

https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2018/12/06/european-labour-authority-council-agrees-its-position/#

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