Monthly Archives: janvier 2021

L’activité intérimaire poursuit sa reprise en décembre

Au mois de décembre 2020, le nombre d’heures d’intérim prestées a augmenté de +1,78% par rapport au mois précédent (en données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier). Cette hausse résulte d’une évolution négative des heures prestées de -0,99% du côté des ouvriers, et d’une augmentation de +5,34% du côté des employés.

Par rapport au mois de décembre de l’année précédente, le secteur de l’intérim affiche une baisse de -5,45%. Ce chiffre résulte d’une diminution de -8,04% dans le segment des ouvriers, et de -2,32% dans le segment des employés.

L’indice Federgon a atteint 100,10 points en décembre 2020 contre 98,35 points le mois précédent. Cet indice rend compte du niveau de l’activité au cours du mois étudié par rapport au mois de janvier 2007 (base 100), en chiffres désaisonnalisés.

Source: Federgon

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Comment un bon réseau solidaire peut vous aider en tant que freelance

Il est tentant de se cacher derrière son ordinateur lorsqu’on est freelance, mais cela ne vous mènera pas là où vous souhaitez arriver.

Avant que les cafés et les espaces de coworking ne ferment en raison des directives strictes de distanciation sociale, aller à la rencontre des gens et nouer des liens était la raison d’être de notre secteur d’activités. Ce sont ces contacts qui permettent de trouver du travail, mais également de nouer de véritables amitiés, ce qui permet de se sentir moins seul en tant que freelance.

C’est pourquoi un bon et solide réseau est essentiel pour un freelance, car les connexions (pour établir de nouvelles relations et pas seulement pour gagner de nouveaux clients) et le bénéfice du capital social sont votre valeur ajoutée.

Le capital social, c’est la volonté des gens d’aider les autres dans leur réseau social. Un élément clé de ce concept ? La réciprocité. Si vous avez entendu le proverbe “la collaboration prime sur la concurrence”, vous comprenez le concept de capital social.

Alors que nous nous penchons sur l’année 2020 et que nous attendons la nouvelle année avec impatience, il est agréable de voir que les entreprises comprennent les avantages de collaborer avec des freelances. Que vous travailliez avec une entreprise ou avec un autre freelance, il existe de nombreuses raisons de construire (et d’utiliser) votre réseau.

Dans cette optique, examinons quatre raisons qui font qu’un réseau solide et solidaire peut contribuer à la croissance de votre entreprise.

Vous pouvez externaliser le travail que vous ne voulez pas faire

Il y a beaucoup de tâches à accomplir en tant que freelance : génération de leads, facturation, marketing, stratégie, création de contenu, comptabilité, gestion des offres, création de ces nouvelles offres, et bien d’autres choses encore.

Vous ne pouvez pas (ou ne voulez pas) tout faire ? Il est temps d’externaliser !

L’externalisation ne concerne pas seulement les grandes entreprises, elle peut aussi être utile lorsque vous êtes indépendant. Si vous êtes confronté à une tâche qui ne vous plaît pas ou qui vous prend beaucoup de temps, c’est là que vous faites appel à votre réseau.

Vous connaissez probablement déjà quelqu’un qui est bon pour ce que vous devez externaliser. Libérez votre temps tout en aidant un autre freelance !

Vous pouvez créer des offres complètes pour vos clients

En tant que freelance, vous êtes un expert dans votre domaine. Mais parfois, votre client a besoin de plus que juste vos compétences. Plutôt que de le renvoyer vers quelqu’un d’autre, c’est là que l’échange de compétences s’avère utile.

Vous êtes rédacteur ? Collaborez avec un graphiste pour offrir à vos clients des offres complètes. Est-ce que vous écrivez pour le blog de votre client ? Associez-vous à un spécialiste des relations publiques qui peut faire en sorte que le contenu soit vu par un public qui veut le lire.

Non seulement cela vous mettra dans les bonnes grâces de vos clients, car vous resterez l’expert tout en proposant des offres plus globales et complètes, mais vos amis freelances vous remercieront également !

Vous n’avez pas à vous soucier constamment de votre génération de leads

Générer des leads peut prendre beaucoup de temps et être épuisant. Vous recherchez où se trouvent vos clients potentiels, vous engagez avec eux, vous enregistrez chaque interaction et vous assurez un suivi lorsque c’est nécessaire… mais pour quoi faire ?

Bien que l’argent consacré au marketing et à l’envoi de messages de prospection fonctionne, ce n’est pas vraiment efficace, ni même toujours recommandé. Que faut-il faire ? Établir des relations et des connexions qui mènent à des collaborations grâce au bouche-à-oreille. Les plateformes gratuites sont également un excellent moyen de maintenir votre réseau bien rempli.

Voici ce qu’il faut retenir : les gens choisissent des personnes qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance. C’est pourquoi je peux affirmer avec certitude qu’un réseau solide vous permet de trouver des contacts réguliers et d’obtenir des recommandations pour des projets intéressants.

Vous créez votre communauté de personnes qui “vous comprend”

Comme je l’ai déjà dit, les freelances doivent gérer beaucoup de tâches et de compétences à la fois. Avec tant de choses à faire chaque semaine, il est tentant de s’isoler des autres pour pouvoir se concentrer pleinement sur le projet.

Travailler dur et se dépêcher c’est payant, non ? Pas tout à fait.

Un bon système de soutien composé d’autres freelances, c’est la bonne manière pour s’en sortir. Faites attention à ne pas vous limiter à vous connecter uniquement avec les autres indépendants de votre domaine. Travaillez en réseau avec ceux qui travaillent dans des secteurs adjacents ou complémentaires (comme les graphistes si vous êtes rédacteur, vous vous souvenez ?). Ils ont probablement une perspective unique à offrir et peuvent vous aider d’une manière que vous n’auriez jamais imaginée.

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5 principes pour vivre épanoui en tant que freelance (et dans la vie)

Que l’on soit freelance, CEO d’une grosse boite ou patron d’une PME, il est important de créer une activité professionnelle dans laquelle vous allez pouvoir vous épanouir. En effet, vous êtes le point central qui lie votre travail et votre vie privée, à vous de trouver l’équilibre.

Pour éviter de tomber dans une certaine routine et de subir votre activité professionnelle, David nous propose donc 5 principes pour vivre une vie épanouie, au travail et dans la vie. Ces 5 principes sont tirés de la méthode Business Bonheur.

Principe N°1 : Avoir une intention claire et positive.

Tout d’abord, il faut absolument que vous définissiez clairement ce que vous voulez être, faire et avoir dans les années à venir.

Ce premier principe vous propose donc de définir et de garder à l’esprit votre intention. Il s’agit de votre vision, de la vie que vous aimeriez vivre et des résultats que vous aimeriez concrétiser ces prochaines années. Plus votre intention sera claire et positive, plus vous aurez la possibilité d’agir chaque jour pour la concrétiser.

Pour vous aider à la clarifier, vous pouvez réaliser l’exercice du VisionBoard qui consiste à réaliser un panneau (sur papier ou au format numérique) et d’y ajouter tous les éléments qui composent votre vision.

Mélangez images et textes pour créer votre vision et gardez là visible le plus souvent possible (en fond d’écran ou dans votre bureau par exemple.

Principe N°2 : Se créer des environnements gagnants.

Après avoir clarifié votre vision, gardez en tête votre intention et créez-vous des environnements qui vont vous aider à avancer dans la bonne direction.

Il existe 3 grands types d’environnements gagnants :

Premièrement, les lieux que vous côtoyez, car ils sont soit fertiles, soit arides. Vous avez la possibilité de choisir votre lieu de travail en tant que freelance donc arrangez-vous pour choisir le lieu idéal adapté pour chacune des situations (et cela vaut également dans votre vie privée).

Deuxièmement, les personnes que vous côtoyez. Il est important de s’entourer de personnes bienveillantes et qui croient en votre projet. Aujourd’hui, il se peut que vous ayez dans votre entourage, des personnes qui vous tirent vers le bas (consciemment ou inconsciemment), vous devez donc prendre soin de vous et oser poser le cadre qui va vous permettre de vous épanouir.

Troisièmement, l’état d’esprit dans lequel vous êtes. Ce type d’environnement concerne principalement les éventuelles croyances qui vous limitent ou l’humeur dans laquelle vous êtes à un instant T.

Le meilleur moyen pour vous créer un état d’esprit positif est de vous entourer des bonnes personnes et d’aller dans des lieux adaptés (et oui, tout est lié).

Principe N°3 : Réaliser 3 actions quotidiennement.

Sans action pas de résultat, il est donc évident que même avec les meilleurs environnements gagnants et une intention claire et positive, il faut absolument passer à l’action pour concrétiser ce grand objectif que vous avez.

Afin d’avancer vers vos objectifs au quotidien, je vous suggère de démarrer votre journée par votre essentiel. En effet, dans le livre “The One Thing”, Garry Keller et Jay Papasan proposent de consacrer les 4 premières heures de la journée à votre grand objectif pour éviter de laisser l’extérieur diriger votre vie.

En termes d’organisation, l’idéal est de tester et de créer votre propre système, car d’après moi, un système d’efficacité est personnel, évolutif et temporel comme je vous en parle dans le livre “7 conseils concrets pour augmenter votre efficacité au travail comme dans votre vie privée: Productivité accrue”

Principe N°4 : Réaliser une introspection hebdomadaire.

Afin d’éviter de tomber dans une routine négative, l’idéal est de prendre du recul assez régulièrement.

Une fois par semaine, vous poser des questions (qu’est-ce qui m’a plu cette semaine, qu’est-ce qui m’a déplu cette semaine..). L’objectif est de repérer ce qui vous convient dans votre vie et de pouvoir changer ce qui ne vous convient pas ou ce qui ne vous convient plus !

Vous pouvez ainsi prendre des décisions et mettre des actions en place pour vous diriger vers une vie qui vous correspond.

Principe N°5 : Être Focus et responsable.

Pour terminer, l’idéal est que vous soyez constant dans vos actions et que vous gardiez le cap vers votre intention claire et positive.

L’un des moyens les plus efficaces pour y arriver est de prendre vos responsabilités.

En effet, imaginons qu’un problème survient dans votre vie, qu’un événement vous empêche d’avancer dans la direction que vous souhaitez. Soit vous vous rejetez la faute sur l’extérieur soit vous prenez vos responsabilités et vous décidez d’agir, même si effectivement au départ vous n’êtes pas à l’origine de ce problème.

Conclusion : Vous êtes acteur / actrice de votre vie / réussite.

Rappelez-vous que vous êtes le point commun entre votre activité professionnelle et votre vie privée. L’idéal est de donc prendre soin de vous pour perdurer votre réussite professionnelle sur le long terme. Mieux se connaître permet de mieux entreprendre. Avoir envie de changer et de se dépasser au quotidien est donc un excellent moyen d’améliorer les résultats de votre business tout en vivant le bonheur au quotidien.

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Tendances 2021 du monde du travail

NextConomy apporte chaque jour un éclairage sur les mouvances du monde du travail et de l’organisation du travail. Un objectif également fixé pour 2021. Une année qui, selon moi, sera synonyme d’espoir et de succès pour les plus agiles d’entre nous face à l’incertitude et aux changements.

Mais quels sont ces changements ? Cette curieuse année 2020 a révélé et donné vie à plusieurs tendances latentes.

Nous avons interrogé huit experts (Laurent-Philippe Ham, Jurgen Jaarsma, Myranda Dyck, Karen Braeckmans, Frank Vander Sijpe, Raf Sels, Paul Verschueren et Melanie Deblanc) sur les développements qui caractériseront le marché de l’emploi en 2021. Et sur la signification de ces tendances pour les organisations et les individus. Avec comme résultat cette perspective inspirante composée de contributions hétérogènes. Un outil qui vous permettra d’affuter vos propres idées et votre propre vision.

Je vous souhaite une excellente lecture (dans cet e-magazine) et le meilleur pour cette nouvelle année.

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Top 5 des outils d’enregistrement du temps de travail, facturation comprise

De nombreux programmes et applications sont disponibles et vous permettent de vérifier en toute simplicité et en quelques clics le délai d’exécution d’une mission, tout en en facturant le temps passé. Voici le top 5 des freelances.

1. Toggl

Toggl est un système d’enregistrement des heures de travail à la fois simple et polyvalent qui fonctionne sur plusieurs appareils. L’application génère des rapports et des graphiques d’utilisation du temps et offre la possibilité d’exporter les registres horaires sous forme de feuilles de calcul Excel, de recevoir des rapports hebdomadaires par courrier électronique ou de partager des rapports publics avec les clients. Pour une plus grande transparence.

Démo et package gratuit sur demande.

2. Timechimp

Timechimp ou comment enregistrer en toute facilité les heures de travail, les coûts et les déplacements. Tout est stocké sous forme d’un document pratique. Vous disposez en outre d’un récapitulatif de vos dépenses. Vous synchronisez par ailleurs les données de vos clients et tenez votre comptabilité dans les règles.

Ce logiciel est en néerlandais. Démo sur demande. L’outil est disponible gratuitement pendant 14 jours. À partir de 6 euros par mois.

3. Harvest

Harvest est une application de suivi du temps pour indépendants. Fonctions de facturation, de gestion des coûts et des équipes incluses. Harvest vous permet de vérifier vos heures de travail à partir de votre bureau, votre téléphone et vos utilitaires préférés tels qu’Asana, Trello et Basecamp. L’appli fusionne ensuite les données sous forme de graphiques pour vous permettre de visualiser aisément vos tâches et de suivre les projets avant qu’ils ne dépassent le budget. Et si vous voulez facturer vos clients, vous pouvez créer une facture en fonction des heures facturables.

Gratuit pendant 30 jours. À partir de 12 euros par mois.

4. My Hours

My Hours est une solution de contrôle du temps de travail, de gestion de vos factures et de planification de vos tâches. Rapports clientèle, organisation budgétaire et module de gestion de projet inclus. Le tableau de bord vous permet d’analyser les heures travaillées sur une mission, les heures facturables. Calculez-en les montants pour chaque projet.

Gratuit pour les indépendants et les starters.

 

5. Funkytime

FunkyTime ou comment disposer d’une synthèse de vos activités. Besoin d’autre chose ? Une extension est disponible pour vous permettre de faire le suivi des tarifs, gérer les clients, aligner au mieux les projets et de les partager, obtenir des rapports…

Version premium gratuite pour les indépendants. Histoire de soutenir les petites entreprises au cours de cette crise. FunkyTime garantit que l’outil restera gratuit pour elles après cette période difficile.

FunkyTime est une société belge dont le siège social est situé à Zottegem.

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Inge Simons – Une passion pour le droit social

Une passion pour le droit social

Inge Simons possède déjà un impressionnant parcours dans le monde des RH. Elle a gagné ses galons au sein de grandes organisations, telles que Ernst & Young, Broadnet, KPN, Bridgestone Europe, Swissport Belgium, etc. « Pour dire vrai, je suis entrée très tôt dans les RH. Au cours de mes études à la Karel De Grote Hogeschool d’Anvers, je pratiquais le droit social à raison de deux à trois heures par semaine. Cette spécialisation m’a vraiment interpellée et a fixé les bases de ma future carrière », explique Inge. « J’ai fait mes premiers pas dans les RH au sein du cabinet d’avocats Loeff Claeys Verbeke.

Si je devais tout recommencer, je réfléchirais probablement davantage quant au choix de mes études, et je suivrais plutôt la voie juridique. Mais je préfère de loin me tourner vers ce que j’ai réalisé. J’ai toujours saisi les opportunités qui se sont présentées, et c’est ainsi que j’ai façonné ma carrière. C’est pour moi une fierté. Aujourd’hui, mon travail est aussi l’occasion d’être parmi les gens. Cela m’apporte son lot de satisfaction et j’en suis très heureuse. Malgré sa dimension, SPIE reste une entreprise chaleureuse et familiale. Un fondement sur lequel on peut bâtir. »


À propos de Inge Simons

 Courte bio

Inge Simons est diplômée de la Karel De Grote Hogeschool d’Anvers. Elle a suivi diverses formations RH auprès d’organismes reconnus tels que Gallup, Dale Carnegie, Galilei et Kluwer. Elle a démarré sa carrière en 1996 en tant que coordinatrice RH au sein du cabinet d’avocats Loeff Claeys Verbeke. Puis Inge est devenue consultante auprès de Ernst & Young, dans le cadre d’un programme d’expatriation, avant de rejoindre Broadnet en tant que coordinatrice RH pour le Benelux. En 2001, Inge Simons a été engagée par le groupe American Standard Europe pour y occuper diverses fonctions RH. Elle est ensuite passée Senior HR business partner chez KPN. En 2010, elle a rejoint le cabinet d’avocats Freshfields Bruckhaus Deringer en tant que responsable des ressources humaines. Elle a ensuite rejoint le groupe Eastman Chemical Company, en tant que directrice des ressources humaines pour la Belgique. C’est ce type de fonction qu’elle occupa chez Bridgestone Europe (2017-2018) et chez Swissport Belgium (2018-2020).


Le bien-être au travail

Inge succède à Jean-Pierre Martin dans ses nouvelles fonctions chez SPIE Belgium, et elle travaillera en étroite collaboration avec Hein Dirix, le directeur général. « C’est un beau défi de pouvoir apporter ma contribution à l’organisation et à sa croissance », nous dit Inge. « SPIE a grandi suite à l’acquisition de PME. L’harmonisation a été effectuée, et il s’agit maintenant d’intégrer le tout correctement pour que nous puissions faire face à l’avenir. Et il sera certainement teinté de vert. L’aspect durabilité, l’empreinte écologique, sont des éléments sur lesquels nous progressons. »

Inge veut en cela poursuivre la politique RH actuelle, qui s’intéresse aux profils opérationnels. Elle veut mettre en avant l’attractivité de l’employeur SPIE et les aspects du bien-être au travail. « Les profils recherchés par SPIE sont généralement des métiers de niche, et nous devons être visibles en tant qu’employeur. C’est dans cet esprit que je veux proposer un intéressant employee life cycle. Le processus d’onboarding est donc primordial, mais il faut également veiller à l’équilibre personnel et professionnel. La crise de la Covid-19 nous a démontré les possibilités de la numérisation, ce qui est en soi une belle évolution, mais il faut néanmoins préserver un bon équilibre au regard de l’aspect humain. C’est ce que je veux soutenir à tout prix. »

S’adjoindre de l’expertise spécifique pour gagner du temps

Inge conçoit très bien la présence des freelances sur le marché du travail de demain. « En tant que responsable RH, vous allez d’abord répertorier les talents existants en interne avec qui mener à bien un projet. Mais il arrive que cette expertise ne soit pas présente, ou que la demande soit à ce point spécifique qu’il faudra faire appel à des externes. Toutefois, certaines connaissances peuvent ne pas être nécessaire sur le long terme, et dès lors, les talents externes vont ouvrir la voie et vous permettre d’effectuer une transition plus rapidement, et ainsi faire avancer l’entreprise », explique Inge.

Lorsque je veux engager un freelance ou un consultant, j’applique la même technique que pour l’engagement d’un collaborateur fixe : en plus de l’expertise, il doit se passer une connexion, un déclic.

« Lorsque je veux engager un freelance ou un consultant, j’applique la même technique que pour l’engagement d’un collaborateur fixe : en plus de l’expertise, il doit se passer une connexion, un déclic. Posséder la compétence permettant de savoir ce dont une entreprise peut avoir besoin est essentiel. C’est pourquoi il faut s’associer ces profils lors des entretiens d’embauche et les processus d’onboarding. C’est de cette façon que l’on obtient une bonne adéquation avec la culture de l’entreprise, et de la part des freelances, de la valeur ajoutée”.


‘Women in Contingent Workforce Management’

De plus en plus d’entreprises professionnalisent le recrutement de leurs talents externes. NextConomy tient à présenter une série d’interviews avec pour thème central : ‘Women in Contingent Workforce Management’. Nous espérons ainsi apporter quelque inspiration et partager des idées avec celles (et ceux) qui sont impliqués de près ou de loin dans le recrutement d’externes. Nous voulons plus particulièrement démontrer aux femmes qu’il existe des passionnantes possibilités de carrière dans un domaine encore relativement neuf et mal connu, mais résolument porteur d’avenir et dont l’importance stratégique pour les organisations est croissante.


 

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Midlance, Flexible, mais des travailleurs protégés

Au cours de ces dernières décennies, les besoins en talents de nos organisations ont systématiquement évolué vers plus de diversité et plus de flexibilité.  Pour être de nos jours au taquet, nous devons de plus en plus faire appel à des spécialistes. L’évolution contextuelle est telle, qu’il faut en tant qu’organisation être capable de s’entourer de talents avec célérité.

Fausse loyauté

Le modèle traditionnel employeur-collaborateur correspond de moins en moins à ces défis. La ‘prison dorée’ qu’il peut représenter va générer du conservatisme chez les talents. Ce qui va compliquer l’adaptation efficace aux changements. Nous connaissons tous ce type de relations professionnelles assujetties à de la fausse loyauté.

Qui n’a jamais entendu ce genre de propos :

« S’ils veulent me virer, ils devront me payer X années d’indemnités, alors pourquoi vouloir changer de job ? » ou encore : « Ça va nous coûter cher de virer X, car il a 20 années d’ancienneté ; alors séparons-nous plutôt de quelqu’un avec peu d’ancienneté. »

Autant pour le collaborateur que pour l’organisation, cela représente un frein au développement. Un collaborateur devrait toujours pouvoir librement évoluer afin d’être professionnellement en adéquation et apporter de la valeur ajoutée. Une organisation pourra parfois mieux avancer si elle n’a pas à subir les contraintes du passé.

Ceci dit, il n’est pas question de remettre en cause les droits sociaux acquis. Que du contraire, puisque nous cherchons des solutions pour accroître la flexibilité de nos entreprises, tout en assurant la protection sociale. Il est grand temps pour les organisations d’explorer de nouvelles façons de faire face à leur avenir, en sachant parfaitement que les individus ont également un rôle à tenir.

Les Midlances, un nouveau genre de ‘Flexworker’ ?

Les travailleurs flexibles ne sont pas nouveaux sur le marché de l’emploi : intérimaires, freelances, consultants sont bien connus dans la plupart des entreprises. Les enquêtes révèlent que les organisations pensent faire de plus en plus appel à ces profils. Un groupe probablement moins connu de talents flexibles sont les Midlances. Nous allons donc en parler afin de répondre au questionnement et aux fausses idées que suscitent ces travailleurs, en les rapprochant des formes connues de travail flexible.

Qu’entend-on par Midlance ?

Pour faire simple, un midlance est un freelance qui recherche lui-même ses clients et ses missions, mais dont les prestations ne sont pas directement facturées, mais converties en salaire auprès d’une tierce partie. Un midlance n’est donc pas à proprement parlé un indépendant, puisqu’il dispose de la protection sociale d’un salarié et bénéficie d’une relation d’ordre commerciale. Toutefois, pour l’entreprise, il n’y a aucune différence entre collaborer avec un Midlance et collaborer avec un indépendant.

La partie intermédiaire qui gère la relation professionnelle est rémunérée par le travailleur midlance, et garantit au client le respect des aspects légaux et contractuels.

Le terme qui s’en rapproche le plus est le ‘Payrolling’. L’employeur recrute un travailleur qui n’apparaît pas sur son payroll. Ce dernier est du ressort d’une société servant d’intermédiaire, et votre organisation lui règle en fin de mois une facture couvrant le salaire, la sécurité sociale, les impôts, le pécule de vacances, la prime de fin d’année, et un service fee. Contrairement au payrolling, le Midlance relève de la réglementation liée au ’Project Sourcing’ et non du système d’emploi intérimaire.

Du point de vue de l’organisation, le Midlance est proche du freelance. À la différence près qu’ici ce n’est pas la société du freelance qui facture les prestations. La partie intermédiaire facture les prestations et convertit le montant en salaire individuel.

Le rôle du secrétariat social

On peut dire que le Midlance est son propre ‘chargé de l’emploi’, et qu’il désigne son propre ‘secrétariat social’ en tant que partie intermédiaire. Ce qui comporte nombre d’avantages pour le midlance :

  • La possibilité de se présenter librement et flexiblement sur le marché du travail
  • Le libre arbitre quant à la façon de convertir en salaire la valeur professionnelle qu’il ou elle génère
  • Une protection sociale équivalente à celle d’un salarié

L’organisation peut dès lors considérer la collaboration comme étant commerciale, et rester concentrée sur le core business de son activité : la collaboration et la teneur du job. Ce qui va grandement faciliter les aspects juridico-administratifs, en n’ayant plus qu’à payer une facture mensuelle pouvant être comptabilisée dans la rubrique ‘outsourcing’.

La partie intermédiaire garde dans son core business la ‘qualité d’employeur’, et dégage dans ce cas votre organisation des formalités administratives et légales liées. Le service fee facturé par l’intermédiaire est de +/- 7 %, ce qui est nettement inférieur au taux de 25-30 % généralement appliqué par les bureaux de consulting ou autres intermédiaires sur la rémunération du personnel qu’ils délèguent. Un midlance va pouvoir plus largement collaborer, avec un coût moindre pour l’entreprise.

Au-delà du ‘deal financier’, votre organisation va également éviter certains coûts et la prise en charge de certaines obligations :

  • Secrétariat social
  • Service de prévention externe
  • Service de documentation
  • Assurance accidents du travail
  • ……..

Pour le Midlance, l’avantage majeur restant une protection sociale optimum. Sans oublier que la partie intermédiaire propose bien souvent des formations à ses collaborateurs. Ce qui est indirectement tout bénéfice pour le client.

Faux indépendant

Le terme ‘faux indépendant’ reste préoccupant lorsqu’il s’agit de freelances. Lorsque vous engagez un freelance, il faut s’assurer de ce qui suit :

  • Un freelance ne travaille pas sous l’autorité de l’entreprise, mais il effectue une mission et choisit son mode de fonctionnement (contrairement à l’intérimaire qui dépend de votre autorité)
  • Votre organisation doit veiller à établir un contrat (commercial) bien structuré, contenant l’ensemble des éléments formant la collaboration.

À cet égard, la structure du travail midlance offre quelques avantages supplémentaires. Tout d’abord, vous passez un accord contractuel avec une entreprise autre que celle d’un freelance. Il n’est donc pas question ici de ‘travailleur indépendant’. L’un des rôles de la partie intermédiaire consiste précisément à s’assurer que le contrat de collaboration et le contrat de travail soient conformes à la légalité. En engageant des Midlances, votre organisation évite tout risque de conclure avec des faux indépendants. La partie intermédiaire reste l’employeur du Midlance. Cet employeur garantit un processus professionnel, contrôlé et uniforme d’enregistrement des prestations et de leur facturation.

Il est essentiel de considérer les Midlances comme des freelances, c.-à-d. comme des collaborateurs autonomes. C’est la partie intermédiaire qui exerce son autorité d’employeur vis-à-vis du Midlance ; ce qui débarrasse votre entreprise de ce souci.

En outre, la relation midlance élimine pratiquement tout doute quant au faux indépendants ou au personnel illicite, grâce à la combinaison :

  • d’une part, de votre encadrement contractuel du travailleur autonome ;
  • et d’autre part, de l’exercice de l’autorité d’employeur par la partie intermédiaire

N’y a-t-il donc plus rien à prévoir au niveau de votre organisation ?

Pas exactement ! Vous disposez de plus de temps pour gérer avec vos midlances, vos freelances et vos salariés les objectifs commerciaux de votre organisation. La flexibilité est certes un bienfait pour une organisation, mais elle met aussi en évidence l’importance de l’engagement et de la motivation. Vous pouvez mieux vous préoccuper de réunir les bons talents au sein d’une culture d’entreprise qui les invite à donner le meilleur d’eux-mêmes, quel que soit leur statut ou leur affectation.

Dans la plupart des entreprises, l’emploi représente l’un des coûts les plus élevés. Pouvoir répondre avec flexibilité aux changements est devenu une condition primordiale pour réussir. Prendre conscience et savoir gérer les possibilités offertes par la flexibilité des travailleurs est plus important que jamais.

À propos des auteurs :

Patrick Lootens et Philippe Vander Linde, respectivement Innovation Director et Innovation Partner chez Securex, sont tous deux des passionnés qui ont la volonté de rendre toute forme d’emploi plus accessible et plus transparente. Securex est au niveau européen un partenaire en services pour « l’entrepreneuriat » et « l’emploi ».

N’hésitez pas à prendre contact avec notre team Total Workforce consulting pour qu’elle établisse avec vous une synthèse de votre organisation.

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Chacun son rythme

Adapter son travail à sa vie

Après une carrière d’une dizaine d’années en marketing digital et médias sociaux, des plus grandes agences aux entreprises convoitées, Louise devient freelance. Elle choisit un moment bien particulier pour opérer cette transition qui reflète les enjeux d’une telle décision : sa grossesse.

Louise quitte l’entreprise pour tenter l’aventure de l’indépendance avec l’envie de se créer un rythme de travail qui s’adapte à sa vie et non pas une vie qui s’adapte à son travail.

Alors que le premier enfant est souvent lié à une recherche de stabilité professionnelle qui se matérialise par un CDI, Louise fait le chemin inverse. Elle est confiante, et l’avenir lui a très largement donné raison, qu’avec son expérience et son réseau, le freelancing ne sera pas synonyme de précarité mais de flexibilité seulement.


Un rythme de travail qui s’adapte à sa vie et non pas une vie qui s’adapte à son travail


Son nouveau fonctionnement lui laisse la liberté d’adopter un rythme de travail différent avec des temps de travail plus courts, mais mieux répartis sur la semaine ce qui lui permet à la fois de ne travailler qu’aux moments où elle se sent la plus productive et de profiter de bien plus de temps de vie personnelle.

Au-delà d’un meilleur rythme de travail, Louise a gagné la possibilité de choisir les projets dans lesquels elle souhaite s’investir et les personnes avec lesquelles elle collabore. Cerise sur le gâteau, elle gagne mieux sa vie que lorsqu’elle était salariée ! Elle a profité de son indépendance pour cofonder le collectif Lookoom, une alternative au modèle des agences.

Le quotidien de Louise n’est pas celui d’une majorité de travailleurs, elle a la chance d’avoir une activité qui peut être effectuée depuis n’importe où et n’est pas délimité par des horaires précis. En revanche, cette envie d’adapter son travail à sa vie n’est pas réservée aux indépendants et créateurs de contenus, cette autonomie devrait être généralisée à tous les statuts dès lors que le fonctionnement en mode projet est possible.


Cette envie d’adapter son travail à sa vie n’est pas réservée aux indépendants et créateurs de contenus, cette autonomie devrait être généralisée à tous les statuts


Libérer le travail de sa contrainte temps

Le temps de travail était un excellent indicateur pour mesurer la productivité et gérer les relations employé-employeur au siècle passé lorsque les usines tournaient au rythme des pointeuses. Aujourd’hui le temps de travail est un indicateur médiocre et devient même secondaire puisque la logique de présentéisme n’a pas de sens dans les métiers de la connaissance. C’est l’atteinte d’objectifs qui devrait être valorisée et servir d’indicateur, bien plus que les horaires de présence au bureau (ou de connexion à distance.) Le pire étant les logiciels de contrôles de l’activité à distance qui nient toute relation de confiance.


Aujourd’hui le temps de travail est un indicateur médiocre et devient même secondaire puisque la logique de présentéisme n’a pas de sens dans les métiers de la connaissance.


En ce sens, les indépendants comme Louise sont précurseurs car ils ouvrent la voie à une transformation du travail qui concerne tous les statuts. En montrant que les projets peuvent s’effectuer efficacement en dehors d’un cadre de travail imposé, ils donnent raison à la flexibilité caractéristique du quotidien des freelances. Cette flexibilité a parfois été découverte, par défaut, dans le salariat pendant le confinement et a largement prouvé qu’elle fonctionnait ! Cela ne veut pas dire qu’il faut en finir avec le bureau ou avec les relations subordonnées en revanche cela montre que dès que possible, il est préférable d’instaurer une relation de confiance, de responsabiliser ses collaborateurs et de miser sur leur autonomie plus que sur le contrôle afin d’atteindre les objectifs fixés. Bien sûr, par leurs natures, certaines tâches ne peuvent être effectuées en dehors de certains moments bien précis, mais le mode projet s’applique à de plus en plus de missions et seul le management fondé sur le présentéisme hérité d’une autre époque l’empêche de se libérer de ce carcan.

Il est généralement admis que les indépendants affichent leurs tarifs en taux journalier, on parle de TJM. Moi-même j’en ai un dont je me sers afin d’estimer le prix d’un projet à partir du temps que j’imagine y consacrer, en revanche dans mes discussions avec les clients, je vends toujours mes prestations au forfait.

Parfois, écrire un article me prends jusqu’à une journée complète, entre les recherches, l’écriture et la relecture. A d’autres moments, la rédaction d’un article ne me prend que deux heures, pourtant ces deux articles sont facturés le même prix, le client achète un livrable, pas mon temps passé. Le temps que je consacre à chaque projet est personnel et dépend de mes connaissances sur le sujet, des notes que j’ai pu prendre sur des contenus connexes et de mon efficacité du jour. Libre à moi de produire comme une machine ou d’avancer comme une limace tant que j’atteins les objectifs fixés avec mon client.

Libérer le travail de sa contrainte temps c’est aussi reconnaître et valoriser les différents rythmes biologiques qui font la singularité de chaque individu. Certains sont du matin, d’autres du soir et nous ne pouvons pas attendre d’autrui qu’il soit productif au même moment de la journée que soi.


Libérer le travail de sa contrainte temps c’est aussi reconnaître et valoriser les différents rythmes biologiques qui font la singularité de chaque individu.


Ma copine est en très grande forme le matin et peut travailler à fond dès 7h, en revanche rien ne sert d’ouvrir un bouquin après 21h (elle étudie la médecine), c’est du temps perdu, son cerveau n’enregistre rien. De mon côté je n’ai aucun intérêt à commencer à travailler avant 9h, mon cerveau n’est pas en état de fonctionner, par contre je suis extrêmement productif après 21h et parfois jusqu’au milieu de la nuit !

Enfin, libérer le travail de la contrainte temps permet de prendre en compte les envies et impératifs de chacun afin d’assurer un meilleur équilibre sur le long terme. Il peut s’agir d’un rythme choisi pour assouvir une passion. Ces dernières années j’ai par exemple profité d’être à Grenoble pour travailler beaucoup le week end mais seulement une ou deux heures certains jours de la semaine pour aller skier lorsque les conditions étaient les meilleures, qu’il y avait moins de monde et que les forfaits étaient les moins chers.

Lorsqu’il ne s’agit pas d’une passion, un rythme de travail souple peut s’adapter aux contraintes liées à l’éducation de ses enfants ou encore l’aide à une personne à charge …

Nos vies sont singulières et notre temps est ce dont nous disposons de plus précieux. Offrir à chacun la libre gestion de ce dernier est la meilleure marque de confiance qu’une entreprise peut offrir à ses employés. Les freelances ont ouvert la voie, suivons-les !

Cet article a initialement été publié dans la newsletter le Billet du futur.

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