Monthly Archives: octobre 2017

Intérim, freelance ou temps partiel ? 87% des travailleurs sont partants pour un nouveau mode de travail

Près de 9 travailleurs sur 10 voient les statuts freelance, indépendant, intérim et temps partiel comme étant les nouveaux modes de travail. C’est ce qui ressort d’une enquête du prestataire en RH ManpowerGroup faite auprès de 9 500 travailleurs répartis dans 12 pays. Avoir des revenus supplémentaires, renforcer ses compétences et disposer de liberté sont les principaux facteurs de motivation qui poussent à adopter les nouveaux modes de travail.

1. Emploi nouvelle génération, un phénomène en croissance

Aujourd’hui, à l’ère de l’économie digitale, les entreprises ont modifié leurs modes de production et de gestion sous la poussée des besoins des consommateurs, de la globalisation et des innovations technologiques. Les ressources humaines ont suivi cette tendance et on observe aujourd’hui une multiplication des contrats de travail et des manières d’exercer son activité professionnelle. Ce sont les emplois ‘nouvelle génération’ (‘NextGen Work’). Ils prennent les formes les plus diverses : intérim, contrats à durée déterminée, temps partiels, indépendant, freelance, slasher (multi-salariat ou multi-activités), plaform-workers (via des applications comme Uber ou Deliveroo). Rien qu’en Belgique, le nombre d’intérimaires s’est accru de 16% au cours des cinq dernières années pour atteindre 652.000 travailleurs en 2016. Notre pays n’a jamais connu autant de travailleurs

indépendants, 1.057.393 fin 2016, un chiffre qui a gonflé de 2000 unités par mois. Parallèlement aux entreprises, les travailleurs sont aussi demandeurs de changement. Ils veulent bâtir une carrière qui corresponde à leurs priorités individuelles. Le modèle ‘one-size-fits-all’( la même chose pour tout le monde) a cédé la place au ‘one-size-fits one’ (une carrière à la carte).

2. Ouverture envers les nouveaux modes de travail

Globalement, 87% des 9.500 travailleurs interrogés par ManpowerGroup à travers le monde se déclarent prêts exercer leur prochain emploi sous un autre type de contrat de travail.

L’enquête révèle que ces nouvelles formes de travail sont plus populaires dans les pays où l’on recense une plus grande proportion de Millennials (18-24 ans) et où la législation sur le  marché du travail est moins rigide. C’est le cas de l’Inde (97%) ou du Mexique (97%), des Etats-Unis (94%) ou du Royaume Uni (90%). Cependant, les pays plus réglementés comme la France (81%),  l’Allemagne (77%), les Pays-Bas  (77%) et le Japon (73%) se montrent moins ouverts, même si les scores restent très favorables.

“La Belgique ne faisait pas partie des pays sondés” explique Philippe Lacroix, Managing Director de ManpowerGroup BeLux . “Chez nous, le contrat à durée indéterminée reste bien entendu encore la référence sur le marché de travail. Travailler sous ce statut reste l’objectif d’une très  grande majorité des demandeurs d’emploi en raison de la stabilité  et des avantages qu’il procure. Cependant, face à lui, les nouvelles formes d’emploi ne sont plus un tabou. Faire de l’intérim, travailler comme freelance ou  offrir ses services à une plateforme sont devenus des options valables pour un nombre croissant de candidats. On constate que l’employabilité, plus que le statut ou le contrat spécifique, devient la priorité principale dans la gestion de carrières toujours moins linéaires.” Autre fait marquant : ces contrats ont des adeptes parmi toutes les générations. Sans surprise, les Millennials se montrent les enthousiastes (95%) – y voyant une façon de toucher leurs premiers salaires, souvent comme jobistes, mais aussi de s’intégrer sur le marché du travail –  tandis que les travailleurs de plus de 50 ans sont loin d’être réticents (80%) – y trouvant un moyen d’organiser leur fin de carrière en y incluant une liberté accrue.

 3. Revenus, employabilité et liberté

Alors que les carrières s’allongent et que les évolutions technologiques mettent les compétences sous pression, les nouvelles formes de contrats rendent les travailleurs davantage acteurs de leur propre carrière. A la question de savoir ce qui les pousseraient à privilégier des formes de travail non traditionnel, ils mettent d’abord en avant l’aspect financier.

En effet, à toutes les étapes de la carrière, ces contrats offrent la possibilité d’acquérir un revenu supplémentaire (38%) – que ce soit en exercant un job complémentaire ou en valorisant ses compétences très recherchées en travaillant comme freelance en mode ‘projet’.

La possibilité de développer ses compétences et de renforcer son expérience et son employabilité arrive en seconde position (33%). Ce n’est pas étonnant quand sait que les nouvelles d’emploi permettent de changer fréquemment d’environnement et de secteurs. 80% des travailleurs interrogés actifs sous ces statuts ont d’ailleurs affirmé que cette façon de travailler leur permettait d’apprendre en permanence.

Enfin, travailler autrement  leur permet de satisfaire une aspiration encore plus profonde : le besoin liberté (32%) et la possibilité de profiter d’une plus grande flexibilité pour bâtir une meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Face à cette tendance, les employeurs ont également dû aménager les modalités de l’exercice du contrat à durée indéterminée, en offrant davantage de liberté aux salariés via le télétravail, les horaires flexibles ou un style de management privilégiant l’autonomie.

4. Vers une ubérisation et une dérégulation du marché du travail ?

Au cœur de cette ‘gig economy’,  on assiste partout dans le monde à une floraison de nouvelles plateformes  – Uber, Deliveroo, Lyft, Upwork et bien d’autres – qui transforment en profondeur la façon dont les gens travaillent. En Belgique et dans nos régions aussi. Mais deviendront-elles la norme pour l’emploi de demain ? Selon ManpowerGroup, le développement des nouvelles formes de travail constitue un momentum à ne pas manquer. Philippe Lacroix, Managing Director de ManpowerGroup explique : “ Il est illusoire de penser pouvoir arrêter ou freiner ce mouvement et ces tendances que nous observons. Le défi consiste à réconcilier la flexibilité des nouveaux modèles de travail avec la sécurité et la protection du travail traditionnel. C’est une responsabilité de tous les acteurs sur le marché du travail : entreprises, travailleurs et politiques.”

Selon ManpowerGroup, dans un marché marqué par une difficulté croissante de trouver des candidats qualifiés alors que le spectre du vieillissement pèsera toujours plus dans les années à venir, la multiplication des contrats de travail devrait pouvoir contribuer à  renforcer le taux d’activité et le taux d’emploi sur les marchés du travail. “ Chez ManpowerGroup, nous avons anticipé cette tendance et nous mettons en place pour nos clients des solutions axées sur le modèle ‘Total Workforce Management’. Ces solutions visent à aider les entreprises à optimiser la gestion de tous leurs talents, quel que soit le statut ou le contrat par lequel ils sont actifs.  Cela préfigure la gestion des ressources humaines de demain” conclut Philippe Lacroix.

A propos de l’enquête

En novembre 2016, ManpowerGroup a confié au bureau Three Group la mission de réaliser une étude quantitative au niveau mondial, en interrogeant 9.500 adultes (18-65 ans) dans 12 pays : Allemagne, Australie, Espagne, Etats-Unis, France, Inde, Italie, Japon Mexique, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède. L’échantillon était composé de personnes actives sous différents statuts sur le marché du travail : contrats à durée indéterminée, temps partiels, freelancers, intérimaires, étudiants, retraités et sans emploi. Par ailleurs, en mars 2017, ManpowerGroup a chargé le bureau Reputation Leaders de réaliser une enquête en ligne et des ‘focus group’ sur le thème de la ‘Nouvelle Génération d’Emploi’ auprès de 75 intérimaires en provenance d’Australie, des Etats-Unis, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

Pour aller plus loin : ‘Travail, la soif de liberté ?’ Le nouveau livre de Denis Pennel

Le constat de ManpowerGroup est partagé par Denis Pennel, Directeur Général  de la World Employment Confederation (WEC, la fédération mondiale des services en ressources humaines à laquelle est rattachée Federgon). La WEC vient de célébrer son cinquantième anniversaire lors de son Congrès annuel qui s’est tenu à Paris sur le thème ‘les dynamiques sur le marché de l’emploi à l’ère de la digitalisation’ avec en filigrane une réflexion sur l’évolution du rôle des services d’intermédiation sur le marché du travail. Denis Pennel y a aussi apporté sa réflexion personnelle à l’occasion de la publication de son dernier livre ‘Travail, la soif de liberté’ dans lequel il partage son analyse de l’évolution du marché du travail.  Il y explore les nouvelles manières d’exercer son activité professionnelle et la transformation du marché du travail. Il nous livre les clés pour comprendre cette marche inexorable vers plus de liberté : ‘Après l’esclavage, le servage, l’artisanat et le salariat, le travail entre dans un nouvel âge’ .Selon Denis Pennel – qui figure 100 professionnels des ressources humaines les plus influents au niveau international –, “ c’est en dehors du salariat que s’inventent de nouvelles manières d’exercer son activité répondant à une aspiration profonde des travailleurs pour plus d’autonomie et moins d’autorité.” La naissance d’un nouvel âge du travail nécessite la mise en place de réformes prodondes. Il en propose 25 pour concilier ces nouveaux  besoins de sécurité , de liberté et de flexibilité.

https://lanouvellerealitedutravail.wordpress.com

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Le nouveau gouvernement néerlandais réforme le marché freelance de manière drastique

Le nouveau gouvernement néerlandais a annoncé des changements significatifs sur le marché du travail. Un tarif minimum sera instauré pour les professionnels indépendants et les freelances – les ’zzp-ers’ comme on les nomme aux Pays-Bas. La législation du travail est adaptée afin de faire correctement la distinction entre indépendant et faux indépendant.

En même temps, des mesures ont été annoncées afin de rendre le rôle d’employeur plus attrayant.

Tarif minimum

Les Pays-Bas sont connus pour posséder un marché du travail très flexible, avec un régime très limité pour les ’zzp-ers’, ces indépendants sans personnel. Parallèlement, les travailleurs bénéficiant d’un contrat d’emploi fixe profitent d’une protection relativement élevée.

Dans l’accord gouvernemental conclu entre deux partis libéraux et deux partis démocrates-chrétiens, la volonté commune a été de répondre aux souhaits souvent formulés d’un ’emploi flexible plus stable et d’un emploi fixe plus flexible’.

Le plus frappant est l’existence d’un tarif minimum pour les freelances. Il est devenu impossible pour les entreprises de faire appel à des freelances pour un prix inférieur à 18 euros de l’heure. Plusieurs pays réfléchissent également à des mesures similaires pour les freelances, mais sans encore jamais avoir pris action.

Pour les freelances possédant un tarif horaire supérieur à 75 euros, un système de ’opt-out’ est d’application. Les clients ne doivent pas craindre un prélèvement supplémentaire de charges salariales, à condition qu’ils travaillent effectivement sur des projets. Pour les freelances dont le tarif se situe entre 18 et 75 euros, les clients pourront vérifier via une plate-forme en ligne si quelqu’un est ou non un vrai indépendant.

Grâce au tarif minimum, le gouvernement veut protéger les travailleurs vulnérables, tels les freelances dans le secteur du transport et du nettoyage. Il n’y aura pas d’obligation pour les freelances d’être assuré en cas d’incapacité de travail comme le suggéraient certains partis politiques.

Modernisation des lois du travail

Le gouvernement néerlandais a également annoncé des changements en matière de droit du travail. Cette discussion est également en cours dans de nombreux pays. En particulier, ’l’interdiction’ de donner des instructions à des talents externes semble créer beaucoup de confusion et de situations ingérables. Le gouvernement néerlandais veut ’élargir et clarifier’ le droit du travail, afin de se rapprocher d’une situation digne du 21ème siècle. En ce qui concerne les clients, les limites de la relation avec un freelance doivent préalablement être clarifiées.

Le rôle d’employeur plus attrayant

Au-delà des mesures en faveur de plus de régulation du marché freelance, d’autres mesures sont introduites afin de donner de l’attractivité au rôle d’employeur. A titre d’exemple, le droit de licencier est assoupli et le nombre de contrats de travail temporaires autorisé est revu à la hausse. Le nouveau gouvernement Rutte, le troisième en coalition avec des partis variables, souhaite un nouvel équilibre entre ’fixe’ et ’flex’.

 

 

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Une meilleure pension complémentaire pour les indépendants en personne physique

Environ 432.500 indépendants en personne physique et 10 000 indépendants à titre complémentaire pourront constituer une pension complémentaire fiscalement avantageuse à partir de l’année prochaine.

« Après la hausse de la pension minimale au même niveau que celle des travailleurs, il s’agit d’une nouvelle étape pour rendre le statut d’indépendant plus attractif. », déclare Denis Ducarme (MR), Ministre fédéral des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, dans l’Écho.

« Notre plan ambitieux prévoyait de donner à plus de personnes la possibilité de pouvoir compléter leur pension légale avec une pension du 2ème pilier, et d’harmoniser les statuts des travailleurs, des indépendants et des fonctionnaires », ajoute Daniel Bacquelaine (MR), Ministre des Pensions.

Lisez l’article complet «L’indépendant sans société a son vrai 2e pilier de pension» sur le site de L’Echo.

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Le groupe de presse Groupe Rossel gère les demandes, la facturation et le budget des freelances en utilisant la plate-forme en ligne proUnity Media

Ils sont journalistes, photographes, illustrateurs, … Toutes les maisons d’édition et de média collaborent avec des freelances. Et elles font toutes face au même défi : une gestion efficace et équitable de cet important groupe d’externes. Grâce à la plate-forme en ligne proUnity Media, la direction du groupe gère l’entièreté de l’administration au même endroit.

« Actuellement, 150 de journalistes du quotidien régional La Meuse appartenant au Groupe Rossel, travaillent avec l’outil en ligne », indique David Muyldermans, founding partner de proUnity Media. « Les trois prochains mois, la plate-forme va pouvoir accueillir les 150 autres journalistes de Sudpresse.”

Gestion de pools

« La majorité des entreprises du groupe Rossel publient un certain nombre d’éditions, et chacune d’elles possède son propre pool de freelances. Chaque client, souvent le rédacteur en chef, demande à ses collaborateurs de presse externes de s’inscrire sur la plate-forme proUnity Media. Cela permet à la maison d’édition d’établir une base de données des freelances opérant pour ses différentes parutions. Prenons le cas d’un journaliste correspondant permanent qui serait momentanément en vacances ; il suffit au rédacteur en chef de consulter le tableau de bord et de contacter un journaliste également spécialisé en la matière, mais travaillant pour une autre édition. La rentabilité des divers pools en est augmentée. »

Commandes

« Le rédacteur en chef peut placer sur la plate-forme une mission à l’attention de tous les journalistes du réseau, ou passer commande à un collaborateur déterminé. Un journaliste peut également faire paraître un avis sur la plate-forme. Il formule sa suggestion dans le système avec un lien vers l’article complet, ou en proposant de l’envoyer par e-mail.

Facturation

« Le système oblige les parties à collaborer au sein d’un cadre légal. Combien de fois un journaliste n’écrit-il pas des articles sans avoir signé de contrat au préalable ? Les risques de faux travail d’indépendant sont ainsi exclus. De plus, l’outil calcule automatiquement les droits d’auteur, la sécurité sociale, la TVA, … ce qui restreint les formalités administratives pour tout le monde. Ici, c’est le système qui se charge entièrement des formalités pour les externes.»

« Dans le modèle, nous avons intégré le système du tiers payant. Le freelance facture au client, et celui-ci le paie via une plate-forme de paiement en ligne. Ensuite, cette dernière vire le montant hors commission proUnity au journaliste. Le coût d’exploitation de la plate-forme de paiement en ligne est supporté par proUnity. Ce système garantit au journaliste d’être payé à heure et à temps. Ce qui a bien sûr son importance ! »

Gestion du budget

« Un grand défi, bien connu des maisons d’édition, reste le contrôle du budget. Le rédacteur en chef dispose par exemple d’un budget annuel de 5 millions d’euros, mais il s’avère qu’il en aurait dépensé 7. Via la plate-forme proUnity Media, le management peut connaître l’état des dépenses en temps réel, le coût de chaque édition, le nombre de freelances actifs par projet et leurs prestations. Les managers obtiennent un reporting reprenant l’ensemble de leur organisation. »

« Des paiements plus rapides, une administration transparente, des processus automatisés, … Grâce à ce système, la maison d’édition traite son administration de manière rationnelle comparé à un traitement effectué en interne. Rien que le fait pour le management de pouvoir suivre à tout moment l’état du budget annuel, et d’en garder le contrôle, représente déjà une belle avancée. »

Place de marché

Dans une phase ultérieure, proUnity Media élargira la plate-forme en y ajoutant une place de marché. Une place de marché qui va permettre aux entreprises des médias de trouver les freelances correspondant à leurs demandes. Les freelances et les entreprises auront la possibilité d’associer leurs formalités administratives aux missions en toute transparence, par le biais d’une plate-forme centralisée.

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Les imparables freelances ont d’imparables C.V.

Votre C.V. doit reprendre l’ensemble des missions effectuées sous une forme concise et structurée ; c’est ce que conseille l’intermédiaire SThree, qui expérimente actuellement le C.V. vidéo. Elie Abi Abdallah, key account manager, Reynald Bourdeaux, innovation programme manager, et Olivier Buysschaert, business manager real staffing, life sciences brand, donnent des conseils pour construire un C.V. qui se distingue de ceux des autres candidats.

Un C.V. de freelance ne se présente pas du tout comme celui d’un salarié. Sur Internet, on vous dit souvent qu’un C.V. ne peut avoir que maximum deux pages afin que le recruteur puisse savoir rapidement qui vous êtes, ce que vous pouvez faire et si vous correspondez à la culture de l’entreprise. « Mais cela ne s’applique pas aux freelances », dit Elie. « Nous recevons régulièrement des C.V. qui font de dix à quinze pages. Les freelances ne postulent pas pour un emploi, mais pour un projet. Le client doit avoir une image claire des compétences techniques du candidat. Il veut surtout comprendre si le freelance peut résoudre son problème, et moins s’il s’inscrit dans la culture organisationnelle. »

C.V. vs LinkedIn

Est-il bien nécessaire de rédiger et de remettre un C.V. si toutes les informations se retrouvent également sur votre profil LinkedIn ? Absolument. Car seules les missions que vous avez effectuées après 2005 sont visibles sur votre page LinkedIn. Celles qui précèdent sont masquées derrière le bouton Afficher plus de fonctions.

«En outre un C.V. est confidentiel, alors qu’un profil LinkedIn est public. Les freelances ne peuvent pas toujours divulguer sur Internet le nom de leurs clients ou le projet dans le cadre duquel ils sont intervenus parce que leurs clients leur demandent la confidentialité. D’autres freelances préfèrent ne pas communiquer sur ce type d’information par crainte de voir des prestataires venir « voler » leurs clients. Sur un C.V., ils peuvent par contre fournir toutes ces informations », dit Reynald.

Sans oublier qu’un profil LinkedIn est plus général et qu’un C.V. est malléable. Vous ne pouvez pas modifier votre profil LinkedIn à chaque nouveau client, car il vous permet de postuler pour différentes missions et d’approcher différents clients en même temps. En revanche, un C.V. est toujours adapté sur mesure aux besoins de votre client.

Par conséquent, il est crucial que le client sache que vous avez travaillé sur un ensemble de projets, dans des circonstances et des environnements bien définis. C’est un énorme atout en comparaison d’un autre candidat qui aurait travaillé dans une même entreprise pendant dix ans.

C.V. imparables

« Les imparables freelances ont d’imparables C.V.. Et les freelances chaotiques, des C.V. chaotiques », dit Olivier. « Nous recommandons aux freelances de décrire leurs projets selon le modèle SOAR : situation, objectif, action et résultat. De cette façon, pour chaque projet, vous décrivez brièvement votre rôle, le contexte, le but et le résultat. »

On attend généralement d’un freelance qu’il assimile la structure de l’organisation en une ou deux semaines, puis qu’il commence à apporter des résultats. Un C.V. structuré prouve que vous êtes bien organisé, et ce aussi intellectuellement.

« Lors de votre entretien avec le client, vous pouvez également recourir à la méthode SOAR. Pendant vos discussions, le client vous posera certainement des questions techniques et évaluera votre expérience. En structurant votre réponse, vous démontrez rapidement que vous avez le potentiel pour solutionner son problème. », dit Olivier.

C.V. vidéo

« Un C.V. vidéo est certes une bonne chose mais pas encore un must have », dit Olivier. « Nous sommes actuellement en phase de test du C.V. vidéo et nous espérons le déployer officiellement en janvier 2018. La réaction de nos clients est en tout cas positive. » Les freelances peuvent réaliser leur vidéo à domicile via une application fournie par SThree.

« Lorsque nous envoyons un C.V. de candidat à un client, nous y ajoutons toujours une page introductive », ajoute Elie. « Comme nous n’avons pas le droit de modifier un C.V. reçu, nous résumons sur une page A4 les informations essentielles sur le candidat, telles que ses connaissances linguistiques, son expérience professionnelle et ses compétences techniques. Dans ce document, nous reprennons également le lien vers le clip vidéo dans lequel le freelance se présente et explique pourquoi il est celui ou celle qui va convenir pour le projet. En ciblant les demandes, nous voulons éviter qu’il récite son CV. »

« Certains candidats émettent certaines réserves lorsqu’on leur demande d’enregistrer un C.V. vidéo. Mais ils se rendent vite compte qu’ils doivent s’adapter à l’évolution technologique et que c’est l’occasion de se différencier. Nous leur donnons ainsi également l’occasion d’apprendre et d’essayer », dit Olivier.

Ce n’est pas le contenu de la vidéo qui offre une plus-value, mais par ce biais,  le candidat montre qu’il veut le projet et qu’il accepte de faire cet effort supplémentaire. « De toute façon, un freelance ne devrait pas être quelqu’un de timide », dit Elie. « Un freelance doit oser s’adresser à des personnes qu’il ne connaît pas s’il veut réussir à se développer. Une vidéo en est la preuve. »

Exemple de C.V. vidéo

Cliquez ici pour voir la video interview.

ClickterView, now rebranded to Showcaser

Un C.V. imparable grâce aux conseils de SThree :

  1. Formulez les projets dans lesquels vous êtes intervenu selon la méthode SOAR : situation, objectif, action et résultat.
  2. Soyez prudent avant d’ajouter sur votre C.V. une photo ou de parler de bénévolat et de passe-temps. Il faut que cela soit pertinent pour le but de la mission.
  3. Venez-vous de commencer comme freelance après quelques années comme salarié ? Transposez plutôt vos emplois précédents en projets.
  4. Utilisez également dans votre C.V. les mots-clés qui se trouvent dans votre profil LinkedIn.
  5. Vous créez un C.V. vidéo ? Ne répétez pas ce que dit déjà votre C.V., mais faites une description personnalisée et adaptée au client. Il faut convaincre d’être le candidat idéal pour ce projet spécifique.
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Coworking Week Belgium

Durant la #BeCoworkingWeek qui aura lieu du 23 au 27 octobre prochain, ce sont 47 espaces qui ouvrent leurs portes à Bruxelles, en Flandre et en Wallonie et vous accueillent gratuitement pour travailler et participer à l’un des nombreux workshops, formations ou événements de networking qui seront organisés. De quoi vous donner le goût de coworker!

Plus d’infos et registrer: http://www.becoworking.be/spaces/

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L’avenir des RH ressemble à des montagnes russes

En tant que RH, il faut se tenir prêt ! Les tâches et les fonctions attribuées aux collaborateurs de votre organisation sont en pleine mutation, ce qui demande d’aligner leurs compétences, mais votre propre poste n’échappe pas, également, à l’impact des innovations technologiques. C’est la thèse qu’a défendue Mildret Mateson, strategy & sourcing manager chez Ericsson, lors du séminaire Total Talent Management qui s’est tenu à Amsterdam le 21 septembre 2017.

Médias sociaux et vidéos

Les réactions autour de la table ont montré qu’elle avait raison.
« Il suffit de voir, en tant que RH, votre approche du talent», réagit Laura Carter, Global HR-manager chez Astra Zeneca. Recruter par le biais des médias sociaux ou mener des entretiens par vidéo avec les candidats sont des choses que nous ne faisions pas encore il y a cinq ans. Aujourd’hui, c’est devenu la routine.

Depuis deux ans chez Jaguar, les RH sont également responsables des ‘procurement category managers’ qui ont en charge l’acquisition de services RH. Les autres HR managers présents autour de la table ont trouvé cela particulièrement innovant.

Global HR manager

La technologie offre indéniablement des avantages. Chez Rolls Royce, les systèmes technologiques de support qui ont été introduits sont un outil pour garder une vue d’ensemble et donc aussi le contrôle. Le rôle de Global HR manager en est dès lors facilité. Par exemple, en utilisant de manière standard  la visioconférence, chacun gagne du temps et ceci donne finalement l’impression que tout le monde se trouve dans la même pièce.

Self-service

Par la technologie, les RH se dirigent vers un modèle de self-service, tout comme c’est déjà le cas pour la réservation de voyages, l’enregistrement dans les hôtels ou les aéroports et autres tâches que nous facilite l’informatique. Au sein des RH également, une grande partie des tâches traditionnelles seront reprises par des ordinateurs. Nous arrivons déjà à cette certitude aujourd’hui. La question est donc de savoir ce qui va subsister pour occuper les RH. « Ce sera pour eux un défi à relever au cours des deux prochaines années », affirme Mildret Mateson de façon très convaincante. S’y atteler directement et se demander : que doivent faire dès maintenant les RH pour pouvoir, d’ici deux ans, être impliqué stratégiquement dans les organisations et être pris en considération à ce niveau ?

Fournir des informations

Les RH doivent certainement mettre l’accent sur la transmission de plus d’informations. Les RH doivent être en mesure de communiquer à la direction des données et des scénarios prédictifs, de mettre en place de manière proactive différents canaux de recrutement de talents, et d’élaborer des programmes de développement destinés aux collaborateurs.  Les RH devront être ouverts aux innovations pour faciliter le self-service aux collaborateurs, car c’est ce que la nouvelle génération de talents (Gen Z) attend. « L’époque où les RH se limitaient à pourvoir des postes vacants est révolue », déclare Laura Carter.

Partenaires et prestataires externes

Pour ce faire, les RH travailleront également de plus en plus avec des partenaires et des prestataires externes. Bien choisir les prestataires qui veulent s’investir dans une collaboration va contribuer au succès des RH. Mais une organisation doit aussi être réceptive aux innovations et aux partenariats. Et à ce niveau, il y a encore beaucoup d’améliorations à apporter, admet notamment Julia Ivanova de Maersk. Alexandra Gastpar, Head of CW competence center, explique : « Chez Swisscom, nous ne considérons pas nos fournisseurs de talents externes comme de simples fournisseurs, mais bien comme des partenaires, ce qui est extrêmement constructif pour chacune des parties ».

Du côté d’Ericsson, on collabore avec les prestataires sur les projets en partageant les responsabilités et les résultats. Songez à la collaboration dans le domaine de la technologie (partage de systèmes) qui permet des améliorations en termes de qualité et d’efficacité des processus, mais également de partager les risques, ce qui rend la collaboration plus durable. Enfin, chaque partie recherche également de concert des optimisations de la supply chain, ce qui offrira plus de flexibilité et permettra clairement de réduire les coûts.

Intelligence artificielle

Au moment de la dernière tasse de café, le thème de l’IA et la manière dont elle affectera le travail fut abordé. L’IA est la Révolution, c’est clair ! L’IA entraînera la disparition d’emplois dans les pays à bas salaires. Ceci est déjà en train de se produire et va se répandre rapidement. Mais l’IA crée également de nouveaux emplois.

Comment s’y préparent les femmes RH présentes autour de la table ? Le RH sera-t-il davantage un consultant interne ? Ou plutôt un business partner ? Ou pourquoi pas un driver of change ? L’avenir des RH ressemblera à des montagnes russes et sera ponctué de nombreux changements fondamentaux, ce constat est admis de tous.

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Un site web ou une page Facebook ? Certaines informations sont obligatoires !

Si vous possédez un site web ou une page Facebook dans le cadre de vos activités professionnelles, il est temps de vérifier si vous êtes conforme aux obligations légales. Et ceci s’applique également si vous ne vendez pas de produits ou de services en ligne, ou comme titulaire d’une profession libérale.

  1. Le nom de votre entreprise, ou vos nom et prénom si vous n’avez pas de dénomination sociale.
  2. L’adresse à laquelle votre entreprise est établie.
  3. Les coordonnées permettant de communiquer directement et efficacement avec votre entreprise (numéros de téléphone, adresse e-mail…).
  4. Votre numéro d’entreprise.
  5. Votre numéro de TVA (TVA BE suivi du numéro d’entreprise).
  6. L’autorité de surveillance si votre activité commerciale nécessite une autorisation.
  7. L’association ou le titre professionnel si votre profession est règlementée.
  8. Votre code de conduite si votre entreprise y est soumise.

Vous vendez également des produits en ligne ?

Dans ce cas, votre site web ou votre page Facebook doit également mentionner les informations obligatoires suivantes :

  • Les caractéristiques du produit
  • Le prix total taxe et frais compris
  • Les frais supplémentaires
  • Les modalités de paiement, de livraison et d’exécution
  • La date à laquelle l’entreprise s’engage à assurer la livraison et le cas échéant, les modalités prévues pour le traitement des réclamations
  • Le droit de rétractation
  • La durée de l’engagement du consommateur
  • Les conditions de la garantie
  • Les fonctionnalités du contenu numérique et les éventuelles incompatibilités avec certains matériels ou logiciels

Informations pratiques :

Toutes les informations concernant les obligations dans le cadre de la vente via le web sont reprises sur le site du SPF Economie.

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Est-il de plus en plus facile de trouver des freelances ?

En Belgique, le marché de l’emploi gagne clairement du terrain ! L’économie se porte bien et l’offre augmente comme jamais auparavant. Vous pouvez deviner le résultat : le taux de chômage baisse de mois en mois. En cumulant les départs à la retraite de la génération baby-boom et le besoin croissant de compétences et de connaissances spécifiques, nous connaissons déjà une pénurie de talents. La guerre des talents a commencé.

De nouveaux viviers de talents

Mais la situation est plus compliquée que cela. Dans notre pays, les organisations constatent également que de plus en plus souvent les candidats ne cherchent plus un emploi, mais un projet. Dans les faits, les recruteurs et les directions RH sont confrontés malgré eux à un groupe de candidats dont ils ne s’étaient pas préoccupés jusqu’à présent : les freelances.

Une enquête Unizo concernant les freelances en Flandre révèle qu’en 2016 ils étaient déjà plus de 139 000 et que ce chiffre va augmenter chaque année de 5,5%. La majorité des freelances est active dans la consultance en entreprise et autres bureaux de conseils, plus particulièrement dans la gestion d’entreprise. En ne comptant que ces deux principaux groupes, on obtient déjà un nombre de plus de 54 000 freelances. Difficile de l’ignorer en tant que recruteur.

La suite semble logique : les entreprises belges peuvent s’attendre à un changement fondamental dans la recherche et la gestion des talents. Certainement celles qui misent sur les freelances comme étant un choix stratégique afin de rester agile et de continuer à attirer les meilleurs talents du marché.

L’emploi de freelances : les deux revers de la médaille

En fait, c’est très simple. Les organisations cherchent avant tout la certitude que les tâches soient faites de la manière la plus qualitative possible et dans les délais prévus. Les freelances souhaitent recevoir une mission agréable et motivante, et être rémunéré correctement. Un nombre croissant de professionnels indépendants préfère trouver eux-mêmes leurs missions, et non via un intermédiaire (un tiers, une agence).

La technologie aide les deux parties à entrer en contact de façon relativement simple et rapide, et même d’élargir considérablement leur champ d’action. Les plate-formes intelligentes peuvent même gérer l’offre et la demande de missions freelances à travers le monde entier, et ainsi donner accès à un plus large éventail d’offres pour les segments d’expertise ou de projets stimulants.

Nouveau vivier – nouvelles cannes à pêche

Avec un nouveau groupe de talents, en pleine croissance, et rapidement disponible dans le paysage de l’emploi en Belgique se pose la question : ’Comment attirer ces talents freelances ?’ Un fichier Excel risque de ne pas beaucoup vous aider, c’est certain. Quels sont les moyens techniques actuels permettant d’attirer, à grande échelle, des freelances ou inversement, pour trouver des missions en tant que freelance ?

Les places de marché en ligne sont les meilleurs endroits pour la recherche et la gestion directes des freelances. « Une place de marché est un ensemble de plusieurs écosystèmes où se retrouvent l’offre et la demande de projets », explique David Muyldermans de Pro-Unity. « Ces écosystèmes peuvent consister en un freelance management system (FMS), un vendor management system (VMS), un média social, une plate-formes d’intérim en ligne, etc. »

Une place de marché en ligne offre notamment aux utilisateurs :

  • La transparence sur le prix, la qualité, etc. Chaque freelance est conscient que son travail sera jugé et que ceci sera déterminant pour l’obtention de nouvelles missions et d’un tarif approprié. C’est en quelque sorte comparable avec les scores des hôtels et des restaurants sur Booking.com et autres sites du genre.
  • Une croissance continue de la réserve de talents : une place de marché dynamique (demande élevée) attirera également beaucoup de talents (offre), ce qui alimente constamment le pool de talents.
  • Un fichier toujours à jour : les freelances gèrent eux-mêmes leurs profils, comprenant leurs expériences, leurs certifications, etc. Certaines plate-formes organisent également des tests et partagent les résultats avec les clients potentiels.
  • Sauvegarde des données historiques : les places de marché performantes mémorisent les données relatives aux précédentes missions, les interactions avec les clients, et aident ainsi à présélectionner les candidats.

Il existe beaucoup de places de marché. Comment choisir le système qui vous convient ? Cela dépend du type de mission que vous proposez au freelance :

Solutions ’off site’

  • Pour des tâches restreintes et ponctuelles, il existe des plate-formes comme TaskRabbit, Fiver, … Cela concernera par exemple la création d’un logo, une traduction, des tests de produits ou de services, …
  • Dans ’the human cloud’, on retrouve des plate-formes comme Upwork, Twago et Freelancer.com, sur lesquelles des candidats du monde entier sont présents. Comme on dit chez Upwork : ‘Anything you can do on a computer can be done through Upwork’.

Places de marché ’on site’

Ces places de marché sont calibrées pour votre organisation afin d’assurer la gestion ‘end to end’ (comprenez : de la demande au paiement de la facture) d’un grand nombre de freelances. En Belgique, ProUnity et Connecting Expertise sont deux acteurs expérimentés en la matière. Pour le recrutement et la gestion d’un ensemble de freelances, optez toujours pour un fournisseur qui a une bonne connaissance du marché local et qui vous donne des garanties notamment en matière de respect de la législation sur la mise au travail de freelances, les règles RGPD (protection des données), etc.

À ne pas perdre de vue

  • Ne créez pas de nouveaux silos. C’est toujours mon conseil lorsque j’assiste des clients dans la gestion de leurs freelances. Assurez-vous que votre stratégie, et donc votre système de gestion de freelances, soit compatible avec vos programmes et vos outils utilisés pour la gestion des autres talents de votre organisation ‘Integrated Talent Acquisition’ est un concept qu’expérimente notamment UCB et la VRT, et qui les place comme chefs de file dans notre pays.
  • Optez pour un système qui assiste effectivement vos processus d’engagement temporaire du début à la fin, et qui fournit des rapports intéressants afin de pouvoir corriger rapidement la trajectoire si nécessaire.
  • Ne perdez pas de vue que le choix de travailler avec une place de marché en ligne, un FMS ou autre VMS signifie un changement important pour les utilisateurs en poste. Un changement pour les utilisateurs de votre organisation (recruteurs), mais aussi pour les freelances ! Un changement implique une certaine résistance, c’est propre à la nature humaine. Anticipez sur ce point par une bonne communication au moment opportun, une implication dans le choix de l’outil, une planification de l’implémentation, une formation à l’utilisation, un point de contact dédié, …
  • Assurez-vous d’avoir de réelles possibilités de vous retrouver ensemble avec votre groupe de freelances, lors de vraies rencontres, au risque de ne pas pouvoir bâtir des relations. Les freelances sont aussi des êtres humains !
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