Monthly Archives: octobre 2021

Votre système ATS ne coupe-t-il pas simplement les flux entrants ?

Situation pénible

Le système de suivi des candidatures (ATS) est un outil « vital » pour le travail des recruteurs. Ses algorithmes peuvent, toutefois, exclure des pans entiers de candidats intéressants, selon un rapport de la Harvard Business School et d’Accenture. Parmi les employeurs sondés, 88 % d’entre eux ont déclaré que les candidats qualifiés et très spécialisés étaient purement et simplement exclus du processus de recrutement parce qu’ils ne répondaient pas exactement aux critères d’embauche ; 94 % ont déclaré la même chose pour les candidats moyennement qualifiés.

Effet contraire

Les employeurs qui prennent des mesures pour recruter des « talents cachés » procèdent en général en fournissant des efforts en matière de responsabilité sociale – une démarche qui, même si elle part d’une bonne intention, ” conforte le mythe selon lequel le recrutement de profils “alternatifs” constitue un acte de charité ou de responsabilité sociale de l’entreprise, et non une véritable source de bénéfices concurrentiels “, indique le rapport.

Confiance aveugle

Toujours selon le rapport, les recruteurs se fient beaucoup à l’ATS pour gérer d’importants volumes de candidats, mais ne se penchent pas avec attention sur la manière dont les candidats sont analysés.

Pour y remédier, les auteurs du rapport suggèrent aux employeurs de faire passer leurs filtres ATS de « négatif » à « favorable ». Au lieu de filtrer les candidats qui n’ont pas un diplôme en particulier ou qui ont un vide dans leur parcours professionnel, les plateformes devraient être configurées pour rechercher les candidats qui ont certaines compétences et expériences en vue de satisfaire aux exigences de base.

De nombreux autres freins

Non seulement l’algorithme de l’ATS, mais aussi de multiples barrières dans les organisations compliquent l’entrée des talents. Après tout, une grande partie de la pénurie de talents est due aux processus internes et aux règles de procédure rigides.  Vous souhaitez obtenir un relevé de ces (nombreux !) obstacles à franchir pour les candidats ? Envoyez un e-mail à marleen@nextconomy.be

Source : HIDDEN WORKERS: UNTAPPED TALENT – Téléchargez le rapport ici

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Naviguer entre la demande de sens individuelle et la nécessité de créer du sens collectif

Bousculer les fondamentaux

On ne compte plus les évolutions qui viennent colorer notre marché du travail. Elles viennent bousculer les fondamentaux qu’on pensait immuables. Une dynamique qui pousse autant la nouvelle génération que le marché actuel à se poser des questions sur son engagement au travail. « La quête de sens au travail est probablement l’évolution la plus importante. Elle est en grande partie stimulée par la technologie et concerne tous les métiers, plus ou moins qualifiés » souligne d’emblée Laurent Hublet, entrepreneur (et philosophe) à la tête de BeCentral, le campus numérique pluggé dans la Gare Centrale de Bruxelles.

BeCentral est une réelle entreprise. Nos résidents sont nos clients.

Révolution numérique

Ce n’est pas un hasard si BeCentral a pris racine à Bruxelles. Cette cité internationale est probablement le meilleur labo pour élaborer les technologies de demain (en fonction des réponses qu’elles peuvent apporter à nos enjeux). Le plus grand campus numérique d’Europe est né en 2017. Laurent Hublet y recense une soixantaine de projets Tech en développement. Mais surtout près d’un millier de personnes qui s’y retrouvent chaque jour dans le cadre de l’apprentissage et de l’entrepreneuriat. « Notre mission est de faire de chacun de nous des acteurs de la révolution digitale. 64 actionnaires propulsent cette entreprise. Elle est le fruit d’un écosystème et poursuit un business plan strict. Nos résidents sont aussi nos clients. »

Une notion individuelle

Donner du sens au travail grâce à l’innovation et l’entrepreneuriat ? Pour Laurent Hublet, le mot ‘sens’ reste assez flou et s’inscrit dans de multiples significations. « Les Anglais sont plus clairs en parlant de ‘purpose’. Mais force est de constater que le sens est une notion profondément individuelle. Nos entreprises doivent guider les travailleurs pour que le travail ne soit pas un acte de survie économique, mais aussi une œuvre individuelle ou une action collective.

Il faut pouvoir naviguer entre la demande de sens de l’individu et la nécessité de créer du sens collectif. Ce qui explique en partie la montée en force du freelancing.

Créer du sens collectif

Le challenge est important pour nos entreprises (et leur leadership). On ne peut pas demander au management d’imposer le sens au travail. Si c’est avant tout une recherche individuelle, l’entreprise reste un projet commun. « Il faut pouvoir naviguer entre la demande de sens de l’individu et la nécessité de créer du sens collectif. Ce qui explique en partie la montée en force du freelancing. Notre organisation actuelle du travail ne prévoit pas de scénarios de bifurcation et notre système devrait pourtant pouvoir tenir compte de cette nécessité de changement dans une carrière. Le freelancing devient donc la norme plutôt que l’exception. L’entrepreneuriat donne du sens au travail. »


Les conseils de Laurent Hublet

  • Osez poser la question du sens et réalisez votre voyage intérieur.
  • En entreprise, entourez-vous d’un Conseil d’administration pour qui le ‘sens’ est à l’agenda.
  • Aimez la vie avant d’en aimer le sens (Dostoïevski). Arrêtez-vous et revenez sur la question plus tard.
  • Agissez, puis pensez. C’est ça aussi l’entrepreneuriat (et c’est très bien comme ça !)

Laurent Hublet, “le philosophe de la Tech” et ancien conseiller d’Alexander De Croo, est cofondateur et managing director de BeCentral, le plus grand campus numérique d’Europe. Il se dit lui-même être un animal à deux jambes. Une bien ancrée dans la réalité du business et de sa Scale-up, l’autre en support de son fitness préféré : la philosophie.

Laurent Hublet était notre invité lors de l’événement « L’innovation et l’entrepreneuriat donnent-ils du sens au travail ? « coorganisé avec Beelance. Découvrez notre compte-rendu et la vidéo.

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Google paie trop peu les intérimaires depuis des années.

Dissimulation de la réalité

Google a sous-payé illégalement des milliers de talents externes dans des dizaines de pays. L’entreprise a ensuite différé la régularisation des salaires pendant plus de deux ans, tout en essayant de dissimuler le problème, selon The Guardian.

Les dirigeants de Google savaient au moins depuis mai 2019 que l’entreprise ne respectait pas les lois des pays en question, le Royaume-Uni, par exemple, celles en Europe et en Asie, qui stipulent que les intérimaires doivent recevoir un salaire égal à celui des salariés à temps plein effectuant un travail similaire, selon des documents et des e-mails internes de Google consultés par The Guardian.

Au lieu de rectifier immédiatement le tir, l’entreprise a traîné les pieds pendant plus de deux ans, comme le révèlent les documents, en invoquant des préoccupations liées à l’augmentation des coûts pour les services qui dépendent en grande partie des intérimaires, au risque de poursuites judiciaires et d’une couverture médiatique défavorable.

Ampleur de la situation

Google parle d’elle comme d’une “Extended Enterprise”. Dans le monde entier, Google embauche des milliers de personnes externes, gérées par un programme appelé “xWS”. Dans le monde entier, Google dépense environ 800 millions de dollars par an en intérimaires, emploie plus de 100 000 personnes sous contrat, des vendeurs et du personnel qui ne sont pas directement employés par l’entreprise, mais travaillent pour son compte dans la restauration, la sécurité en passant par le codage et l’analyse de données.

Compte tenu du taux de rotation élevé des intérimaires, le nombre de personnes extérieures concernées par l’erreur de Google pourrait se chiffrer à plusieurs dizaines de milliers. Un document montre qu’au 16 février 2021, Google comptait 1 030 travailleurs intérimaires dans des pays dotés d’une législation sur la parité salariale, les plus nombreux se trouvant au Royaume-Uni (343), en Inde (222), en Irlande (207) et en Allemagne (59).

Cadre légal

En général, ces lois sur la parité salariale requièrent l’égalité de traitement entre les travailleurs intérimaires et les autres à temps plein en matière de rémunération, d’horaires, de pauses, de congés et de certains avantages.
Au Royaume-Uni, par exemple, l’égalité de traitement est obligatoire après une période de qualification de 12 semaines, tandis qu’en Irlande, c’est le cas dès le premier jour de travail. D’autres pays exigent également une équivalence au niveau des avantages sociaux et des primes.

L’agence intérimaire et la société cliente – dans ce cas Google – partagent la responsabilité de l’égalité de traitement. Il incombe, toutefois, au client de fournir à l’agence intérimaire des informations exactes sur les salaires.

 

Source : The Guardian

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