Monthly Archives: juillet 2021

Travail intérimaire, projectsourcing et détachement

Qu’entend-on par là ?

Vous avez les chevronnés et les débutants, les acteurs de niche et les fournisseurs globaux, les partenaires locaux et les agences à vocation internationale. Ainsi qu’une multitude d’autres concepts que chaque partie aborde sous un différent angle, ce qui peut entraîner confusion ou incompréhension.

  1. L’intérim

Le travail intérimaire implique trois parties : le travailleur intérimaire, l’agence d’interim et l’entreprise client. Dans le cas d’une mission temporaire, le travailleur intérimaire est ‘prêté’ par l’agence d’intérim afin d’effectuer un travail chez un client pendant une période déterminée.

En Belgique, le travail intérimaire est la seule forme autorisée de mise à disposition de personnel. La collaboration ainsi créée entre trois parties distingue le travail intérimaire de la relation directe existant entre un employeur et un travailleur. Le fait qu’un tiers intervienne mène à une relation triangulaire entre le travailleur intérimaire, l’agence d’intérim et l’organisation qui embauche (l’utilisateur).

L’autorité de l’employeur

L’agence d’intérim est juridiquement parlant l’employeur du travailleur intérimaire, mais elle va transférer temporairement son autorité à l’utilisateur. Cela signifie que l’entreprise client donne ses instructions sur le travail à effectuer (autorité et supervision), et est responsable de l’organisation du travail et de la sécurité.

Les différents contrats

La collaboration entre les trois parties est définie dans deux contrats. Le premier entre l’utilisateur et l’agence d’intérim (contrat commercial) et le second entre l’agence d’interim et le travailleur intérimaire. Les conditions de travail et les conditions de rémunération des travailleurs intérimaires sont identiques à celles qu’ils auraient obtenues en tant que salarié dans l’entreprise de l’utilisateur.

Les contrats de travail intérimaire sont par définition des contrats temporaires renouvelés généralement sur base journalière ou hebdomadaire.

La reconnaissance

Le travail intérimaire ne peut se conclure que via des agences d’intérim agréées. Ces agences doivent respecter un nombre de dispositions, telles qu’un code de conduite, le respect des droits et obligations des travailleurs et de l’agence, le droit d’accès aux données, etc.

Pour plus d’information :

http://www.emploi.belgique.be/defaultTab.aspx?id=3474

Infos pratiques

Un e-learning bien structuré sur les tenants et les aboutissants du monde de l’intérim

  1. Projectsourcing

Le mot projectsourcing est formé par la réunion de ‘project’ et ‘d’outsourcing’, et fait référence au déploiement de personnel pour un projet d’entreprise spécifique. C’est le cas lorsqu’une entreprise externe propose ses services pour effectuer une mission qui requiert une expertise spécifique. Comme pour le travail intérimaire, trois parties sont ici impliquées. Il ne s’agit donc pas de travail temporaire, mais bien de réaliser un projet déterminé avec un travail clairement défini et des résultats à atteindre. Les missions peuvent être longues ou non, et l’entreprise externe peut déployer ses propres collaborateurs et des indépendants. Le lieu de travail du personnel peut varier.

Les différents contrats

Dans le projectsourcing, les contrats portent sur des projets spécifiques et l’obtention de résultats.

L’autorité de l’employeur

Le client n’exerce aucune forme d’autorité ou de contrôle. Toutes les responsabilités incombent à la partie opérationnelle contractante. La seule exception à la règle concerne les instructions données dans le respect du ‘bien-être au travail’. Ce bien-être étant toutefois soumis à l’autorité et à la supervision de l’entreprise commanditaire vis-à-vis de l’entreprise sous-traitante.

Pour plus d’informations :
https://federgon.be/fileadmin/media/pdf/fr/brochure_clients_mise_a_disposition.pdf

  1. Le détachement

Le terme ‘détachement’ était auparavant utilisé en lieu et place du ‘projectsourcing’ actuel, et reste encore régulièrement utilisé dans ce cadre. C’est notamment le cas chez nos voisins du nord. Les ‘detacheringsbureaus’ remplaçant les ‘projectsourcingbureaus’. Bonjour la confusion.

Le contexte juridique

Pour comprendre le terme ‘détachement’ au niveau belge, il faut se tourner vers l’approche juridique.  L’affectation des travailleurs détachés doit être fixée dans un pays autre que celui du recrutement. Une entreprise établie en Belgique peut donc détacher ses travailleurs dans un pays autre que la Belgique. Inversement, une entreprise ayant son siège à l’étranger peut détacher des travailleurs en Belgique. Il s’agit généralement de la maison-mère et de ses filiales, mais les travailleurs peuvent également être détachés auprès de clients. Le système de sécurité sociale joue un rôle important en matière de détachement. Dans quel pays la sécurité sociale doit-elle être versée ? Cela dépend du pays concerné, et il est donc important de bien se renseigner. Les travailleurs indépendants qui sont socialement assurés en Belgique peuvent effectuer des missions dans un autre pays, tout en restant assurés en Belgique. Il y a toutefois lieu de s’informer sur les pratiques de chaque pays. Le spécialiste en ce domaine est TCP Belgium, partenaire de NextConomy.  Pour les missions effectuées en Belgique, il faut remplir une déclaration obligatoire, dite Limosa. L’employeur étranger qui détache en Belgique des travailleurs salariés, des travailleurs indépendants étrangers ou des stagiaires est tenu de le déclarer via le site web www.limosa.be.

Pour plus d’informations :

https://www.belgium.be/fr/emploi/contrats_de_travail/detachement

En résumé :

Le travail intérimaire

  • Trois parties
  • Travail temporaire
  • L’utilisateur exerce autorité et supervision sur le travail à effectuer.

Projectsourcing

  • Trois parties
  • Projet bien délimité
  • À court terme, à long terme, temporaire ou à durée indéterminée
  • Le client/utilisateur n’exerce pas d’autorité sur l’exécution du travail.
  • Le travail est clairement défini

Le détachement

  • Le contexte juridique
  • Recruter des travailleurs dans un autre pays
  • En Belgique vers l’étranger
  • De l’étranger vers la Belgique
  • Connaître le système de sécurité sociale en vigueur est important
  • Également en ce qui concerne les indépendants
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La reprise de l’activité intérimaire ralentit quelque peu en juin

Au mois de juin 2021, le nombre d’heures d’intérim prestées a diminué de -0,67% par rapport au mois précédent (en données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier). Cette diminution résulte d’une évolution positive des heures prestées de +0,59% du côté des ouvriers, et d’une diminution de -2,21% du côté des employés.

Par rapport au mois de juin de l’année précédente, le secteur de l’intérim affiche une hausse de +19,09%. Ce chiffre résulte d’une augmentation de +22,94% dans le segment des ouvriers, et de +14,28% dans le segment des employés. Par rapport à juin 2019, l’activité intérimaire est en recul de -10,0%.

L’indice Federgon a atteint 103,59 points en juin 2021 contre 104,29 points le mois précédent. Cet indice rend compte du niveau de l’activité au cours du mois étudié par rapport au mois de janvier 2007 (base 100), en chiffres désaisonnalisés.

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Entreprises et freelances : ce qui a changé depuis 2020

Il y a d’abord ce constat que fait Beelance, la plateforme belge dédiée aux freelances du secteur de l’IT et du numérique, sur base d’une étude de LinkedIn: depuis 2020, le nombre de candidatures et de postes ouverts pour des emplois à distance a littéralement explosé. De son côté, Charlotte Ries, consultante en recrutement chez iStorm, souligne que la crise a clairement permis d’ouvrir les esprits des entreprises, même celles qui étaient encore frileuses face au freelancing : « Les entreprises qui ne voulaient que des profils salariés sont maintenant ouvertes au contracting. Elles se sont rendu compte que le travail à distance ne rendait pas les collaborateurs moins efficaces. Et puis dans le secteur IT, beaucoup choisissent de plus en plus d’être freelance : plus de liberté, un rapport différent à l’argent et des missions directement disponibles. »

Les entreprises qui ne voulaient que des profils salariés sont maintenant ouvertes au contracting.

Source : LinkedIn

Efforts d’entreprise

Le changement de niveau de maturité des employeurs et des clients est également pointé par Beelance. Laurent-Philippe Ham, co-fondateur de Beelance, explique : « La plupart des freelances sont habitués depuis longtemps à travailler de chez eux. C’est donc l’entreprise qui doit s’adapter, être plus équipée et mieux organisée. Les organisations commencent à bien comprendre l’importance de rester en bon contact avec leur talents pool. Les freelances qui terminent une mission sur une bonne expérience seront contents de revenir. C’est comme ça qu’on crée une communauté de freelances de qualité, c’est de plus en plus important ! »

Les entreprises commencent à comprendre l’importance de créer une communauté de freelances de qualité

Réseau renforcé

Dans son rapport « Ultimate Guide to Remote Work within The IT Sector », Beelance souligne par ailleurs le potentiel du travail à distance pour renforcer ce fameux réseau des entreprises. « Avant, on était tous dans la même mare, on cherchait tous des talents IT en Belgique, trilingues, experts et avec au moins 5 ans d’expérience. Aujourd’hui le réseau s’est élargi, on peut aller chercher des professionnels partout dans le monde. Surtout au niveau du freelancing. Il faut ensuite pérenniser la relation pour que les gens reviennent chez toi. Où qu’ils soient installés, ces freelances de qualité vont t’aider à long-terme, même après les missions » explique Laurent-Philippe Ham.  « L’IT reste un petit monde, les nouvelles vont vite. Les freelances ont rapidement fait le tour des boîtes en Belgique et ils échangent entre eux. Le réseau est hyper important » ajouter Charlotte Ries.

Boîte à outils

Parmi les difficultés de recrutement dans le secteur IT, on constate que des profils de qualité ont du mal à se sentir séduits pas un environnement d’entreprise, qu’ils ont du mal à cerner depuis chez eux. Pour Laurent-Philippe Ham, il faut mettre d’emblée les candidats en confiance. « Les entreprises sont aujourd’hui jugées sur leur identité digitale, c’est-à-dire les moyens de communication mis en place. Face à une job description, le freelance veut connaître la maturité de l’entreprise face au travail à distance, quels outils technologiques elle utilise. Ce sont ces outils qui permettront au collaborateur de réussir sa mission et donc de s’assurer que sa réputation restera intacte. »

69% des freelances sont plus enclins à rester 3 ans dans une entreprise si leur intégration s’est bien passée

A good onboarding is the key

Freelance ou collaborateur permanent : pour Beelance, la base de toute relation de travail réussie se situe donc dans l’intégration au sein de l’entreprise. Laurent-Philippe Ham revient sur un chiffre du rapport : 69% des freelances sont plus enclins à rester 3 ans dans une entreprise si leur intégration s’est bien passée.  « L’isolement peut faire partie des grosse difficultés des freelances et les entreprises doivent les aider à le surmonter. Il faut les accompagner dans leur productivité, ce qui passe par un bon onboarding. » Charlotte Ries le rejoint et ajoute que le suivi doit être maintenu. « Il faut avoir une idée claire de qui est responsable de quoi, faire des meetings hebdomadaires qui recadrent les rôles des uns et des autres et pour partager le business avec les managers et les collègues qui ne se voient plus tous les jours. Ça évite de tomber dans la déprime et de se sentir trop isolé. »

Téléchargez le rapport complet via le site de Beelance

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Travailler en voyageant : législations, droits et devoirs

C’est désormais bien enregistré dans l’esprit de la majorité des entreprises : le travail à distance fonctionne, mieux vaut juger ses collaborateurs freelances et permanents aux résultats plutôt qu’aux heures passées derrières leur écran. A la fin de la journée, peu importe pour le client que vous ayez rempli votre mission emmitouflés dans votre grenier, ou détendu sur le pont d’un voilier. Vincent Marcelle, avocat spécialisé en droit du travail et en droit social au sein du cabinet MOSAL, rappelle d’ailleurs un principe qu’on avait presque oublié au plus fort de la crise covid : « Au sein de l’Union européenne, il existe toujours la notion de liberté de circulation des personnes et des services, ce qui permet aux freelances de voyager et de travailler d’où ils veulent au sein de l’UE, à condition qu’ils soient citoyens de l’un de ses états membres. S’ils veulent travailler dans un état situé en dehors de l’UE, il faudra toutefois certainement obtenir un permis de travail. »

Qui je paie et qui me couvre en cas de pépin ?

Mais certaines règles sont à respecter, notamment en ce qui concerne les cotisations de sécurité sociale. « Heureusement, il existe le principe de l’unicité d’assujettissement à la sécurité sociale auprès d’un seul état membre, même si un freelance décide de travailleurs dans plusieurs pays de l’UE. » Mais si on se déplace régulièrement dans plusieurs pays de l’UE, comment déterminer le pays compétent pour prélever des cotisations de sécurité sociale ? « Il y a quelques nuances, mais globalement il faut retenir comme principe que la personne qui exerce normalement une activité indépendante dans deux ou plusieurs états membres est soumise (i) soit à la législation de l’État membre de résidence, si elle exerce une partie substantielle de son activité dans cet État membre ; (ii) soit à la législation de l’état membre dans lequel se situe le centre d’intérêt de ses activités, si l’indépendant ne réside pas dans l’un des états membres où il exerce une partie substantielle de son activité (cf. Règlement (CE) n° 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale). »

Lieu de prestation majoritaire

Si on fait les choix d’être en vadrouille plus de 75% du temps, comment déterminer le centre d’intérêt de nos activités ? « Le “centre d’intérêt” des activités d’un indépendant est déterminé en prenant en compte l’ensemble des éléments qui composent ses activités professionnelles, notamment le lieu où se trouve le siège fixe et permanent des activités de l’intéressé, le caractère habituel ou la durée des activités exercées, le nombre de services prestés, ainsi que la volonté de l’intéressé telle qu’elle ressort de toutes les circonstances. La situation doit être étudiée à l’avance pour éviter toute mauvaise surprise. A cet égard, il convient d’ailleurs de consulter le service international des autorités nationales de sécurité sociale concernées (l’INASTI en Belgique). Si on est un ressortissant belge freelance qui décide de travailler en Belgique et aux Pays-Bas, mais en passant le tiers de l’année sur un bateau en Grèce : il devra disposer d’une attestation A1. Cela permet de prouver aux autorités étrangères dans quel pays il doit être affilié à la sécurité sociale et payer des cotisations de sécurité sociale. Ce document sera opposable aux autres états membres. Il sécurisera sa situation. », rappelle Vincent Marcelle.

Le détachement de freelance et les dernières formalités avant le départ ?

Si un freelance souhaite travailler depuis l’étranger pendant quelques mois, quelle solution s’offre à lui ? « Si vous souhaitez travailler quelques mois seulement depuis un autre pays de l’UE en qualité d’indépendant, le détachement est la solution la plus avantageuse. Le détachement vous permet de travailler à l’étranger tout en continuant à bénéficier du système de sécurité sociale du pays dans lequel vous travaillez habituellement. » Quelles démarches préalables devrait alors accomplir un freelance qui décide de travailler au bord d’une piscine italienne pendant l’été, loin de la grisaille belge ? « Avant de partir, le freelance devra : (i) obtenir une attestation A1, (ii) demander un formulaire S1 à l’organisme d’assurance maladie de son pays d’origine pour lui permettre, ainsi qu’à sa famille, de bénéficier de soins de santé dans le pays d’accueil et (iii) éventuellement, faire une déclaration préalable dans le pays d’accueil pour signaler sa présence et son activité. » Alors, qu’est-ce qui nous retient ? On part quand ?

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Affichez-vous ou pas vos tarifs sur votre site web ?

D’aucuns trouvent logique de présenter leurs prix sur leur site web. D’autres trouvent qu’il faut mieux s’en passer. Pour ou contre ?

Les « Pour »

Vous, personnellement, aimez aussi voir sur-le-champ le prix d’un service ou d’un produit que vous souhaitez acheter, n’est-ce pas ? Et bien, c’est la même chose pour les clients qui veulent engager des collaborateurs de l’extérieur, affirment certains freelances.

Un freelance qui se risque à mettre ses prix en ligne gagne plus rapidement la confiance de ses clients. La transparence est appréciée, selon certains freelances. Des clients préfèrent éviter de perdre leur temps : vous envoyer d’abord un e-mail, pour finalement constater que vos prix sont trop élevés pour eux.

Si vous ne diffusez pas vos tarifs, des clients en concluent automatiquement que vous coûtez trop cher.

L’une des grandes frustrations, surtout chez les freelances créatifs, réside dans le fait que des clients exigent que vous réalisiez leur projet pour trois fois rien. Par exemple, ils estiment que la conception d’un logo peut être créé en moins d’une heure. Ils ignorent que le freelance passe beaucoup de temps à réfléchir à un concept, à mettre au point différentes idées et à en établir quelques versions. En indiquant ensuite vos tarifs sur votre site web, vous signalez sans ambiguïté à ce type de clientèle que vous demandez un montant juste pour votre travail et qu’ils ne doivent pas vous contacter à un prix inférieur.

D’autres freelances préfèrent éviter de perdre leur temps avec des clients potentiels qui réalisent après quelques échanges qu’ils ne peuvent de toute façon pas les payer.

Les « Contre »

Si vous travaillez pour des ASBL, des multinationales et des particuliers, il y a de fortes chances que vous appliquiez des prix différents pour chaque groupe cible. En effet, une ASBL ne dispose pas du même budget qu’une entreprise internationale. Publier vos tarifs sur votre site web se révèle alors souvent peu pertinent.

Si vous vous êtes forgé·e une sérieuse réputation, vous préférerez mettre en avant votre expertise. Une fois vos tarifs en ligne, vous risquez moins de vous en occuper, estiment dès lors les freelances confirmés.

Les « Ni pour » « Ni contre »

Dans le cas des freelances qui proposent des prestations sur mesure, le choix de publier ou non leurs tarifs sur leur site web est particulièrement malaisé. Une solution ? Travailler par modules ou sur la base d’un prix de départ. Le client a ainsi déjà une idée du budget à prévoir.

Montrez qui vous êtes

Pour les coachs, notamment, le déclic entre un client potentiel et eux-mêmes est primordial. Pour les pousser à les contacter personnellement, les coachs ne publient pas leurs tarifs. Mais que se passe-t-il si, après ce premier échange, le client réalise qu’il ne peut pas vous payer ? Vous, le freelance, vous vous rendez compte que tous vos efforts n’ont servi à rien.

Voilà pourquoi vous devriez diffuser une vidéo dans laquelle vous expliquez qui vous êtes, ce que vous faites, comment vous travaillez… Ou organiser un webinaire gratuit. Les personnes intéressées peuvent ainsi faire connaissance et voir si elles sont sur la même longueur d’onde que vous.

Qu’en pensez-vous ?

Comment réagissez-vous en la matière ? Vos tarifs figurent-ils sur votre site web, envisagez-vous de le faire ou non ? Partagez votre avis ci-après.

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« Nous vivons une époque formidable qui s’ouvre sur de nombreuses opportunités ! »

En sa qualité de Présidente de la Confédération mondiale de l’emploi (WEC), Bettina Schaller est bien placée pour observer la situation. Elle se trouve dans une position unique lui permettant de suivre aux premières loges l’évolution du marché du travail à travers 50 pays.

Le marché du travail en pleine mutation

« Les différences entre les pays sont parfois très importantes », dit-elle au cours de l’entretien. Gouvernements, organisations et individus à part entière voient également la situation en général se compliquer à tout va. De nouvelles incidences inédites si nombreuses sont au rendez-vous. Songez simplement à la pandémie et à son impact sur nos vies et notre travail. Les environnements où les entreprises opèrent et mènent leurs activités ont dans certains cas complètement changé. Au terme de la pandémie de coronavirus, un grand nombre de personnes changera sa façon de considérer le travail dans sa vie. Sans compter la rapidité à laquelle évoluent les innovations technologiques et leur impact sur le lieu de travail, son mode et son rythme. En résumé, le marché du travail évolue sur tous les fronts et se transforme à la vitesse de l’éclair. »

Conférence de 3 jours

Ce thème est aussi le fil conducteur d’une conférence (en ligne) de trois jours organisée par la Confédération mondiale de l’emploi (WEC) début septembre 2021, intitulée « Steering a labour market in transformation’. (Piloter un marché du travail en mutation). La Confédération mondiale de l’emploi (WEC) avait coutume d’organiser ces réunions annuelles à des endroits fort agréables, mais cette année, place à un événement virtuel. Question de sécurité sanitaire.

« 4 axes seront explorés en profondeur au cours de cet event de trois jours, à travers des conférences, des tables rondes et des ateliers », explique Bettina. Une ouverture orchestrée par Peter Hinssen et son « The Day after Tomorrow » (Le jour d’après), un véritable moment révélation pour tous. Les thématiques proposées sont : l’évolution des attentes de la population active, comment utiliser avec intelligence des ressources technologiques, comment réussir malgré l’incertitude croissante. En guise de clôture, une attention toute particulière sera accordée aux marchés du travail en Espagne et en Amérique latine. »

Le changement constitue le fil rouge des thèmes qui seront explorés. La conférence tentera d’y voir plus clair en simplifiant cette complexité. « Le changement est le fil rouge de ces quatre domaines. C’est le ‘Comment’ qui nous intéresse. Nos membres pourront y contribuer. Au cours de la conférence, nous partagerons aussi nos réflexions sur les changements à apporter au marché du travail en vue d’en optimiser le fonctionnement pour tout à chacun. »

La mutation est loin d’être une nouveauté sur les marchés du travail. La pandémie de COVID-19 a néanmoins amplifié bon nombre des tendances déjà observées, complexifiant ainsi le monde du travail. Le moment est venu de dénouer cette situation complexe !

L’objectif ? Un marché du travail aux performances renforcées

Les perspectives de la Confédération mondiale de l’emploi (WEC), c’est quoi ? « À quoi pourrait ressembler un marché du travail parfait ? », ai-je demandé à Bettina. Elle y répond avec enthousiasme : « Le marché du travail se doit d’être plus durable, plus inclusif – personne ne peut être mis sur la touche. Et il doit proposer du travail décent ; un sujet qui figure également à l’ordre du jour de l’OIT. La flexibilité doit aussi être moins entravée. Les gouvernements doivent de toute urgence prêter davantage attention à ce type de problématiques. Elles doivent absolument être placées en tête des ordres du jour de la classe politique. »

Bettina entrevoit aussi un autre défi : l’uniformisation à court terme des règles du jeu et du cadre législatif des plateformes en ligne et des intermédiaires classiques. Une approche très fragmentée est à l’ordre du jour complétée par des règles inégales. Les membres de la Confédération mondiale de l’emploi (WEC) disposent aussi d’un code de conduite qui ne s’applique pas à ces plateformes.

Les politiciens font campagne en période électorale avec des slogans comme “l’emploi, avant tout !”, mais dans les faits, rien ne change à vrai dire. Rester sans rien faire est inimaginable face aux mutations du monde du travail. »


La Confédération mondiale de l’emploi (CME) est le porte-parole du secteur privé des services de ressources humaines à l’échelle mondiale. Elle représente à la fois des fédérations nationales et des entreprises proposant des services de placement dans quelque 50 pays. Les membres de la Confédération mondiale de l’emploi représentent une large panoplie de services RH, y compris le travail intérimaire, le recrutement direct, la gestion de carrière, le Recruitment Process Outsourcing (RPO) et le Managed Service Provider (MSP).

La Confédération mondiale de l’emploi (WEC) traite un grand nombre de sujets relatifs au monde du travail et à ses évolutions. Par exemple la question du besoin d’adapter le système de sécurité sociale à la nouvelle réalité du travail, la formation aux nouvelles compétences, les réformes du marché du travail, le RGPD, la diversité et l’inclusion…

En savoir plus sur la Confédération mondiale de l’emploi (WEC), Consultez le site web.

Vous souhaitez participer à la conférence WEC des 6,7 et 8 septembre 2021 ? Obtenez toutes les informations et inscrivez-vous ici.


À propos de Bettina Schaller

Membre du Conseil d’administration de la Confédération mondiale du travail (WEC), Présidente de WEC Europe, Bettina Schaller est aussi Vice-présidente de la commission BIAC de l’OCDE sur l’emploi, le travail et les affaires sociales, membre de la Task Force du B20 « Future of work and Education ». Elle participe aux travaux du Forum mondial sur la migration et le développement (FMMD). Elle est aussi membre du groupe de pilotage « Education, Gender and Work » du Forum économique mondial (WEF) et fait office de personne de contact pour le réseau mondial Global Apprenticeship Network (GAN). Nommée Young Leader de l’American Swiss Foundation (ASF) en 2011 et membre du Conseil d’administration de l’ASF Young Leader Alumni Foundation, Bettina Schaller a été nommée « Staffing 100 Europe Influencer » en 2017, 2018 et 2019 et se retrouve dans le palmarés des 50 premières lauréates internationales du « Global Power 100 – Women in Staffing ».

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Créatif, fun et… rock’n’roll : le bureau de demain selon Edouard Cambier

Dans un contexte socio-économique difficile, Edouard Cambier décide de détourner le stress ambiant et de le transformer en projet collaboratif : le livre ‘Work’n Roll : où vont les bureaux ?’ voit le jour. “ Le covid est, clairement, le déclencheur du livre. Pendant le premier confinement, on a fait en sorte de garder un lien, de partager de façon positive. Je suis à l’initiative du livre mais je ne suis seul. Connaisseurs en tech, en design mais aussi experts en mobilité, en ressources humaines et en immobilier ont accompagné et nourri tout le processus d’écriture. “. Abordons cet ouvrage d’un peu plus près…

Les lieux sociaux : créateurs de talents

Depuis des années, Edouard Cambier propose des espaces de travail aux entrepreneurs qui souhaitent se mettre à leur compte et qui se sentent suffisamment musclés pour fonder leur propre société. “Chez Seed Factory, on donne la chance aux plus jeunes, c’est un lieu qui a pour mission de faire pousser les idées. Notre vision : accompagner une centaine de boîtes sur les 5 ans à venir. Nos valeurs : les 3T, talent, technologie et tolérance.” . Véritable incubateur de talents, le coworking répond aux attentes de la génération de demain : il favorise les échanges, tisse du lien et, cerise sur le gâteau, il génère du business. Selon notre serial entrepreneur, les futurs bureaux devront nécessairement remplir ces fonctions.

Le bureau de demain va connaître vos envies, la manière dont vous aimez travailler {…}. Physiquement, il y aura bien sûr toujours du béton mais le bâtiment sera de plus en plus intelligent, de plus en plus durable et ergonomique.

The best place to work

Avec l’essor du télétravail, le bureau dans sa forme traditionnelle tend à s’effacer. Les espaces de coworking ou ‘tiers-lieux’ se déploient, permettant aux remote workers de prendre l’air et de faire la séparation entre vie privée et professionnelle. Aujourd’hui, l’accent est mis sur la flexibilité du lieu de travail et sur sa capacité à intégrer l’humain, sous toutes ses dimensions. “Le bureau de demain va connaître vos envies, la manière dont vous aimez travailler (avec plus ou moins de lumière, un double écran, des temps de trajet raccourcis, une alimentation adaptée…). En fonction de vos critères, votre gsm va vous orienter vers le lieu de travail idéal. Physiquement, il y aura bien sûr toujours du béton mais le bâtiment sera de plus en plus intelligent, de plus en plus durable et ergonomique” souligne l’auteur.

Propriétaires, restez attentifs

“A présent, le locataire veut de la flexibilité, de l’hybridation, du confort… . Il veut, en quelque sorte, travailler dans un bureau comme dans un hôtel.” Contraint par la crise et ses bouleversements, le propriétaire va devoir repenser son bien pour le rendre plus attractif. Edouard Cambier met en évidence un Top 5 des essentiels à combiner : “ un bureau privatif (avec espace de coworking), une qualité de l’air optimale, de la lumière du jour, la traditionnelle machine à café et un safe space.”. Sécurisé et assaini, le bureau doit être aussi plus inclusif. Indépendamment de leur genre, de leur âge et de leur condition, les nouveaux talents doivent se sentir accueillis et accéder facilement à ces espaces sociaux.

Et les grandes villes dans tout ça ?

Selon Mr Coworking, l’exode urbain est une tendance éphémère. Demain, les villes vont rouvrir, permettant à chacun de respirer à nouveau, “les talents seront de retour dans le cœur des villes et les sociétés vont se réapproprier l’espace urbain”. Il s’inspire d’ailleurs de Carlo Ratti et du distinguo entre liens forts et faibles pour appuyer son propos.  “Les liens forts que sont notre famille et nos amis, nous mettent peu à l’épreuve, ils sont garants de notre bien-être. Par contre, les liens faibles, c’est-à-dire les simples connaissances, vont stimuler notre créativité et remettre en question nos préjugés. Les villes ont un avenir parce qu’elles sont remplies de ces liens faibles qui nous challengent dans toutes les langues et dans toutes les cultures ». Si les grandes cités ont connu leur solitude et leurs fantômes, elles s’imposeront à nouveau comme grands carrefours des chemins.

On doit réinventer l’espace de travail, mais aussi les ressources humaines et la mobilité. Si on parvient à repenser ces trois thématiques, on travaillera de façon plus apaisée.

L’incontournable changement

Edouard Cambier a cette qualité d’être profondément humain. Il s’attache à prendre le pouls d’une société en transition, d’une nouvelle génération de travailleurs en quête de sens et de liberté. “On doit réinventer l’espace de travail, mais aussi les ressources humaines et la mobilité. Si on parvient à repenser ces trois thématiques, on travaillera de façon plus apaisée. En co-créant Seed Factory, j’ai découvert une nouvelle méthode de travail, une nouvelle philosophie : être entouré par des gens talentueux et très tolérants. On a le droit de se planter et comme le rappelle Simon Sinek, auteur de livres et conférencier britannique, ‘When in doubt, be yourself’! “

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Vivre avec le syndrome de l’imposteur : conseils de freelances expérimentés

Suis-je assez doué·e ? Mes clients vont-ils apprécier mon travail ? Vais-je pouvoir réclamer de l’argent pour cette mission ? Voici des idées de panique qui touchent de nombreux freelances. Ils ou elles souffrent, autrement dit, du syndrome de l’imposteur. Cet article vous propose quelques conseils pour mettre fin à cette spirale négative de pensées.

État d’esprit

Comprenez que vous pouvez et devez parfois commettre des erreurs : elles vous en apprendront plus que tout le reste. Si un problème survient, prenez le temps de réfléchir : que s’est-il passé exactement ? Quelles actions avez-vous entreprises ? Comment allez-vous agir désormais ?

“Fake it till you make it” (Feindre jusqu’au succès), telle est ma devise. Je me lance parfois dans un projet qui ne relève pas à 100 % de mes compétences, mais qui me captive au plus haut point. J’apprends alors beaucoup de choses. Il m’arrive aussi de douter : « Est-ce que je vais être démasqué·e ? Ai-je assez de talent ? Non, après vingt ans de carrière, je n’ai jamais rien vécu de pareil. »

Effet Dunning-Kruger

Connaissez-vous ce biais cognitif ? Il s’agit d’un phénomène psychologique qui se manifeste chez les personnes incompétentes qui surestiment leurs propres capacités. Si vous ignorez presque tout d’un sujet, vous avez plus confiance en vous que si vous en saviez beaucoup. Plus vous vous immergez dans un sujet, plus vous réalisez à quel point vous en savez peu, ce qui vous donne parfois l’impression d’être plus bête. Autant le savoir quand on étudie quelque chose en profondeur.

Les 4 questions de Byron Katie

Si une croyance limitative vous trotte dans la tête, essayez de la reformuler à l’aide des quatre questions formulées par l’auteure et conférencière Byron Katie. Elle a mis au point une méthode d’introspection connue sous le nom de The Work of Byron Katie autour de 4 questions : Est-ce vrai ? Puis-je absolument savoir si c’est vrai ? Quelle réaction suscite en moi cette pensée ? Qui serais-je sans cette pensée négative ?

En répondant à ces questions, vous allez détecter des pensées peu réalistes ou même des mensonges éhontés, ce qui vous amènera à vous intéresser davantage aux opportunités.

« En tant que freelances, nous ne saluons pas assez nos petites réussites. Pourquoi ne pas déjeuner avec des amis quand vous décrochez une mission importante, ou profiter d’une promenade après avoir travaillé de longues heures pour tenir les échéances ? Non, nous croyons avoir quelque chose à fêter uniquement lorsqu’il y a beaucoup d’argent sur notre compte ou que le client de nos rêves vient frapper à la porte. On continue donc à se sous-estimer et à ne pas reconnaître ce que l’on a déjà accompli. »

Carnet de bord

Tenez un carnet contenant vos petits succès et les compliments reçus. Si un homologue freelance vous envoie une chouette carte, si vous recevez un e-mail d’un client satisfait de votre travail, conservez tout. Revenez-y quand vous traversez une période difficile.

Réseau

Des recherches menées par l’université du Michigan ont montré qu’une personne sur trois ressent un malaise après avoir fait défiler son fil d’actualité sur Facebook. La raison ? Submergés par le succès des autres, nous avons tendance à nous sentir coupables et à nous rabaisser parce que nos vies semblent moins stimulantes ou agréables.

Ne vous comparez donc pas aux autres. Restez vous-même. Assumez vos qualités et vos défauts. Chaque personne possède des compétences qui lui sont propres et les clients vous dénicheront pour cette raison.

Et last but not least, entourez-vous de personnes qui vous acceptent comme vous êtes, vous soutiennent et vous motivent.

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Selon Karen Braeckmans, « Les entreprises éprouvent un besoin croissant d’une expertise juridique polyvalente »

Un cabinet d’avocats nommant une personne qui n’est pas juriste au poste de CEO ? Une première en Belgique quand Karen Braeckmans, alors directrice RH et membre de la direction à la VRT est arrivée, en 2015, chez Monard Law. Une expérience unique qui, de prime abord, a pu faire froncer les sourcils, mais qui constituait un choix conscient pour l’un des bureaux d’avocat leader en Belgique. « Monard Law cherchait une personne expérimentée en partenariat et dans le secteur des services professionnels. Exactement ce qu’apportent mes expériences chez Accenture et à la VRT », ajoute Karen.

Comme je ne suis pas partie prenante dans les dossiers et avec mes clients, je peux réfléchir en toute indépendance et de manière proactive à la stratégie et aux opérations.

Plus simple pour une personne qui n’est pas juriste

« Mes différents postes chez Accenture et à la VRT m’ont amené à travailler avec des cabinets d’avocats », explique Karen. « Je comprends donc l’importance de l’interaction entre les entreprises et les experts juridiques. Je n’ai toutefois pas de formation juridique et selon moi, cela n’a pas été contre-productif à mon arrivée. Au contraire. Je trouve même que c’est plus simple pour une personne qui n’est pas juriste, car mon seul objectif est de diriger cette entreprise. Comme je ne suis pas partie prenante dans les dossiers et avec mes clients, je peux réfléchir en toute indépendance et de manière proactive à la stratégie et aux opérations. C’est un atout majeur pour moi. »


Biographie de Karen Braeckmans

Karen Braeckmans, CEO chez Monard Law. Après avoir obtenu une maîtrise en économie appliquée, elle a commencé sa carrière chez Accenture en 1989, pour devenir associée en 1999. Elle s’est spécialisée dans le conseil aux entreprises publiques parmi lesquelles Belgacom (aujourd’hui Proximus) et la Poste belge (aujourd’hui bpost), dans le cadre des changements induits par la libéralisation des marchés. Karen a aussi participé, à cette époque, à la création de la joint-venture entre Accenture et bpost, qu’elle a dirigée en tant que CEO pendant deux ans.

En 2007, elle a quitté Accenture pour créer sa propre entreprise, mais en 2011, elle a décidé de relever un nouveau défi en devenant membre du comité de direction et directrice RH de la VRT. Avec le CEO de l’époque, elle a lancé le processus de numérisation du groupe de radiodiffusion publique.

En mars 2015, Karen est entrée chez Monard Law, le premier cabinet d’avocats belge à nommer une personne qui n’est pas juriste au poste de CEO. 

Les contributions de Monard Law, partenaire de NextConomy, sont disponibles ici.


Un secteur en transition

Un leadership transparent est aussi essentiel en période de changement. « La profession d’avocat est en pleine transition », déclare Karen. « Dans les entreprises, nous constatons de plus en plus une propension au détachement ou à un recours flexible au savoir-faire juridique. La raison en est simple : en Belgique, environ 50 000 entreprises occupent plus de 10 personnes, sans  disposer d’expert juridique. Dans les grandes entreprises, cet effectif fluctuant externalisé est souvent utilisé pour couvrir les absences de longue durée du service juridique de l’entreprise. »

Une évolution que Karen considère comme croissante à l’avenir. « Les entreprises bénéficient de nombreux avantages à travailler de cette manière, dans la mesure où il faut impliquer dès le départ les bonnes personnes dans votre gestion opérationnelle, y compris dans le domaine juridique. Vous pouvez aussi, en tant qu’entreprise, réagir de manière souple et rapide.

Dans les entreprises, nous constatons de plus en plus une tendance au détachement ou à un recours au savoir-faire juridique en toute flexibilité.

Des projets pilotes proposent déjà des formules d’abonnement pour recourir à un expert juridique via des cabinets d’avocats. Mais je ne vois pas beaucoup de dynamisme dans ce domaine spécifique pour le moment. La constitution de groupements d’avocats pouvant être déployés à la carte est donc une solution que les cabinets d’avocats ne sont pas encore prêts à adopter à grande échelle. »

Une pollinisation croisée à envisager

« Une partition pour l’avenir est toutefois envisageable et elle se concrétise déjà davantage : les avocats rattachés à un cabinet sont externalisés auprès d’entreprises pour une période donnée. Cette démarche crée également une pollinisation croisée, qui est à mon sens très appréciable. Et ce d’autant plus que l’avocat apprend à connaître le fonctionnement de l’entreprise, qui en tire elle-même parti. Pour une entreprise, un avocat en interne qui peut consulter toute une équipe de spécialistes dans son bureau au besoin, représente une grande valeur ajoutée.

L’entreprise se sent ainsi en confiance, car les dossiers juridiques souvent complexes nécessitent également une coopération à long terme. En tant que juriste, vous devez être en mesure de vous plonger dans les structures et les questions juridiques d’une entreprise. Et cela ne se fait pas du jour au lendemain. »

Un freelance a tout intérêt à faire partie d’une équipe.

« Mais il y a d’autres avantages, car en matière de contenu et de matériel, vous ne comptez évidemment pas sur une seule personne. Le support est solide point de vue matériel et contenu. L’avocat à demeure n’est pas à l’aise dans un certain domaine ? Il peut alors toujours faire appel à une solide équipe d’experts. Le freelance se sent également à l’aise dans cette situation, car il fait partie d’une équipe, il pratique l’intervision et peut donner son avis. Être membre d’une organisation représente un aspect important. Comme vous faites partie d’un bureau, vous devez faire en sorte que tout se déroule conformément à la planification. Avoir quelqu’un de disponible à tout moment est une excellente idée en théorie, mais ne s’applique pas toujours en pratique. »

Priorité à la transformation des effectifs

Quant à l’avenir, Karen parle avec passion de ses objectifs : « Ma mission principale est de toujours rester à l’écoute, surtout en ce qui concerne les questions numériques. Sans pour autant que cela fasse trop d’ombre à notre core business, car je sais qu’il est important de rester en contact étroit avec nos clients. Je veux faire la différence dans la question du service. L’expérience client est essentielle. 

Je veux faire la différence dans la question du service. L’expérience client est essentielle. 

Mais je veux aussi faire la différence pour ce qui est de notre effectif. Comment s’y prendre avec le personnel, stimuler la créativité et l’innovation, créer une bonne ambiance de travail agréable ? Bref, comment se profiler comme étant le meilleur endroit pour travailler ? Autant de questions qui me préoccupent et à propos desquelles je souhaite obtenir des résultats.

Je veux également mettre en place et équilibrer une bonne transformation des effectifs : à quoi ressemble le mix idéal entre avocat.e.s freelances, assistant.e.s juridiques voire avocat.e.s salarié.e.s ? Et avant tout : quelles sont les ressources que nous utilisons pour obtenir les meilleurs résultats ? Ce sont des enjeux pour aujourd’hui et demain que j’aime relever. »

 


 À propos de la série ’Women in Contingent Workforce Management’

De plus en plus d’organisations professionnalisent le recrutement de leurs collaborateurs externes. NextConomy propose donc une série d’entretiens autour du thème central ‘Women in Contingent Workforce’. Ils ont pour but d’inspirer et de partager des idées avec tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans le recrutement de collaborateurs externes. En particulier, nous voulons montrer aux femmes qu’il existe des carrières passionnantes dans un domaine encore relativement novateur et inconnu, mais tourné vers l’avenir et d’une importance stratégique croissante pour les organisations.

Les autres articles de cette série peuvent être consultés ici.


 

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