Monthly Archives: juin 2017

Marianne Thyssen, commissaire européenne: « Un système social solide est bon pour l’économie »

« Nous ne savons pas ralentir la vitesse des changements sur le marché du travail. Mais nous devons nous assurer que personne ne soit laissé pour compte. »

En tous cas, la commissaire européenne Marianne Thyssen avait envoyé un message clair lors d’une réunion organisée à Bruxelles par la World Employment Confederation (WEC), l’association des organisations interprofessionnelles nationales, pour le secteur du travail flexible, que représente Federgon.

« Nous devons rester vigilants sur le fait que toutes les personnes actives, y compris les indépendants, doivent être en mesure de s’assurer en cas d’incapacité, de se construire une pension et de pouvoir continuer à se former. Les nouvelles façons de travailler demandent une modernisation des règles et des droits sociaux. Que des accords formels pris par l’intermédiaire de plates-formes numériques viennent à expiration, demande d’avoir des réponses pour protéger ceux qui utilisent ce genre de plates-formes.

Bâtir des ponts

L’évolution du marché du travail, et les conséquences sociales que cela entraîne, fait partie, selon Thyssen, du ‘Semestre européen’, un cycle de coordination des politiques économiques et budgétaires au sein de l’UE. « Un nouveau système de droits sociaux n’est pas un obstacle pour la compétition et la concurrence, comme certains le suggèrent. Au contraire. Une économie solide et compétitive ne peut que profiter à un système social solide.

Selon la commissaire européenne, les entreprises actives dans le secteur du travail flexible peuvent devenir des pionniers pour apporter des réponses aux questions que pose le nouveau marché du travail. « Nous devons bâtir des ponts, rapprocher les principes et la politique, et passer à l’action », déclare-t-elle. Selon la commissaire, une meilleure collaboration entre les autorités et les fédérations s’avère nécessaire.

Défis

Denis Pennel
Denis Pennel – Managing Director WEC

L’appel lancé au secteur du travail flexible afin qu’il joue un rôle, n’a bien sûr pas échappé à Denis Pennel de la WEC. Dans son livre blanc sur ’The Future of Work’, Pennel explique comment la WEC perçoit ce monde du travail en mutation, ainsi que les opportunités et les obstacles qui y sont décelés. Les changements sont suralimentés par l’environnement VUCA actuel (volatil, incertain, complexe et ambigu), la mondialisation, l’individualisation, l’open source et la numérisation.  

Ces changements mènent à une nouvelle biodiversité, comme l’indique Pennel. « Une diversité croissante de personnes, d’écosystèmes et de manières de travailler ». Selon Pennel, la diversité et le libre choix des travailleurs doivent être le point de départ de la refonte des règles du marché du travail.  « Nous avons dépassé le stade du ’gagnant qui prend tout’.  Retrouver un nouvel équilibre est nécessaire. »

Selon Pennel, il existe un besoin manifeste de modification des règles et du droit social. Il voit cependant quelques enjeux, comme par exemple les règles de sécurité, la formation, l’employabilité et les assurances sociales pour l’ensemble des travailleurs. Il relève aussi le problème de la ‘classification‘, ou : comment définir les nouvelles catégories de travailleurs. « Nous devons protéger les travailleurs, pas les emplois » comme l’a déclaré la Présidente de la WEC Annemarie Muntz.  

Indépendants

La question de la définition mise en avant par Pennel est régulièrement revenue sur la table au cours de la rencontre. Car que sont en fait les ’indépendants’ ?  Un débat qui a lieu dans plusieurs pays. Sur le plan européen, on évoque la possibilité d’une nouvelle définition de la petite entreprise. Avec l’option plausible, en marge des collaborateurs et entrepreneurs (classiques), de créer un espace pour une troisième catégorie : les travailleurs indépendants.  

Denis Maessen
Denis Maessen – Chairman EFIP

Denis Maessen, président de l’EFIP (l’European Forum of Independent Professionals, duquel Fedipro est également membre), suit ce débat avec une très grande attention. « Les nouvelles règles de l’UE doivent protéger les plus faibles, mais ne doivent pas entraver les indépendants talentueux » dit-il.

Maessen s’inquiète à cet égard que l’on considère trop les indépendants d’une façon générique. « Il existe tant d’éléments qui démontre la diversité que présente ce groupe. Chaque politique doit en tenir compte. »

Maessen plaide pour une approche plus économique que sociale des problématiques actuelles qui concernent les indépendants. « Demandez par exemple aux indépendants qui génèrent un trop faible chiffre d’affaires s’ils n’ont pas besoin de plus de support pour pouvoir se relancer. Ou s’ils veulent avoir recours au filet de sécurité social. Et s’ils ne veulent pas de cette aide… c’est très bien ! »

La Commission européenne mise fortement sur son agenda social, notamment pour répondre au mécontentement de ses citoyens. Étendre cet agenda aux règles et accords européens concernant les travailleurs indépendants a été jugé par certains experts comme infaisable. Un modèle de flex-sécurité comme celui du Danemark n’est pas à reproduire tel quel. Le droit du travail actuel et les règles budgétaires entre les pays sont tout simplement beaucoup trop diversifiés.

Posted in Client, Freelancer, Législation Entreprendre, Législation sur l'embauche temporaire | Tags | Commentaires fermés sur Marianne Thyssen, commissaire européenne: « Un système social solide est bon pour l’économie »

Le sondage ‘Baromètre Freelance en Belgique’. Vous participez? En 5 minutes.

Quelle est votre position par rapport aux ‘concullègues’? Quels sont les avantages et inconvénients selon vous ? Et comment évolue le marché ?

La nouvelle plate-forme de connaissances NextConomy sollicite votre aide afin de cerner les tendances et les évolutions dans le paysage freelance. Complétez dès lors le sondage Baromètre Freelance Belgique.

Cela vous prendra à peine 5 minutes et vous recevrez les résultats si vous nous communiquez votre adresse e-mail.

Merci d’avance !

Accédez au sondage : https://nl.surveymonkey.com/r/freelancebarometerbelgie

 

Posted in Freelancer, Savoir-faire | Commentaires fermés sur Le sondage ‘Baromètre Freelance en Belgique’. Vous participez? En 5 minutes.

Les principales motivations pour un emploi flexible : être son propre patron et avoir un horaire souple.

 

Est-ce le début d’une nouvelle tendance sur le marché du travail ?

Revenus fixes, avantages extra-légaux, pension, … Un emploi fixe offre, dans la plupart des cas, de la sécurité. Pourquoi de nombreuses personnes envisagent-elles de devenir indépendantes ?

Être son propre patron est la raison la plus citée : 28% des sondés envisagent de faire le pas. Les heures flexibles arrivent en deuxième position.

Les employés envisagent le statut de freelance lorsque leur carrière n’est plus satisfaisante. 39% des demandeurs d’emploi envisagent de devenir indépendants, tout comme 59% des travailleurs à temps partiel et 33% des étudiants.

L’âge et le sexe jouent également un rôle dans le processus de décision vers un statut freelance. Un quart des employés âgés de 35 à 54 ans envisagent le passage vers le marché du travail flexible. Et l’intérêt est plus marqué chez les hommes que les femmes.

Génération Y

Les personnes de la génération Y, souvent des étudiants, sont moins intéressées à travailler en freelance que les travailleurs plus âgés. Pourtant, un jeune sur trois est motivé. Mais 36% d’entre eux estiment que le travail indépendant ne les rendra pas plus heureux.

Que les étudiants soient moins susceptibles de commencer en tant que freelance, cela semble logique. Pour réussir en tant qu’indépendant, il faut disposer d’un certain nombre de compétences acquises par le travail. Déterminer des objectifs, planifier, établir des priorités, autopromotion et résolution de problèmes sont quelques-unes des compétences dont un freelance a besoin. Deux tiers des sondés déclarent être devenus indépendants suite à des problèmes au travail.

Les autres raisons qui font hésiter les employés à passer au travail flexible sont : le peu de droits à la pension, le faible taux d’allocation de chômage et les revenus instables.

Satisfaction via le travail

Aimer faire son job est très important. 73% des employés déclarent retirer de la valeur ajoutée de leur travail. 38% de ceux n’ayant pas ce sentiment sont plus intéressés par le travail flexible.

59% des freelances retirent une satisfaction de leur travail et semblent plus impliqués dans leurs missions que des collaborateurs fixes.

Demandez aux freelances s’ils sont heureux d’avoir fait ce choix et la réponse est unanimement positive. Ils ont un regard plus positif sur leur travail que les employés.

Posted in Freelancer, Prospection | Commentaires fermés sur Les principales motivations pour un emploi flexible : être son propre patron et avoir un horaire souple.

Un nouveau projet de loi permet d’effacer les dettes après la faillite d’un indépendant

En cas de faillite, l’indépendant pourra dès lors facilement repartir à zéro. Car désormais, si l’on fait faillite, on pourra bientôt demander un effacement de ses dettes. C’est la conséquence d’une nouvelle législation qui va notamment modifier la loi sur les faillites. Cette proposition aura donc un impact pour les freelances travaillant avec le statut juridique d’entreprise unipersonnelle.

De quelles dettes s’agit-il ?

Lorsqu’un indépendant fait faillite en laissant des dettes, le curateur vend ses biens et utilise les sommes récoltées pour rembourser les créanciers. Les montants restant dus deviennent des dettes résiduelles. Suivant la nouvelle loi, elles pourront être systématiquement effacées.

Comment effacer ces dettes ?

Les indépendants qui ont fait faillite peuvent faire la demande d’effacement de leurs dettes auprès d’un tribunal. Ce qui devra être fait dans les trois mois qui suivent la publication de la faillite.  Le tribunal est obligé d’accorder cette dispense. Le jugement qui prononce l’effacement des dettes sera publié au Moniteur belge.

Comment faire objection ?

Les parties concernées, comme le curateur ou les fournisseurs lésés, pourront s’opposer à la remise de dettes. « Mais le fournisseur devra prouver que la personne en faillite a commis une faute grave qui l’a menée à la faillite. Ce qui s’avère généralement très difficile à prouver », explique dans l’Écho Melissa Vanmeenen, professeur à l’Université d’Anvers.

Qu’en sera-t-il ensuite du salaire ou des autres revenus ?

Conformément au projet de loi, le curateur ne pourra pas saisir ni le salaire, ni aucun autre revenu de la personne concernée après la déclaration de faillite.

Posted in Freelancer, Législation Entreprendre | Commentaires fermés sur Un nouveau projet de loi permet d’effacer les dettes après la faillite d’un indépendant

La plateforme de connaissances en ligne NextConomy connecte les freelances et les clients.

« Via la plateforme de connaissances NextConomy, notre objectif est de mieux connecter ces deux mondes et de stimuler le débat entre les parties concernées.»

Pourquoi une plateforme de connaissances pour les indépendants et les clients ?
Marleen Deleu : «Les freelances et les clients travaillent ensemble mais se connaissent finalement très peu. Nous voulons améliorer leurs relations afin qu’ils puissent mieux se connaître et mieux se comprendre. Pour y arriver, la plateforme de connaissances NextConomy publie des informations et des réflexions objectives et neutres, complétées par l’opinion d’acteurs importants du secteur. Le tout étant bien adapté aux freelances et aux clients. »

Quel est le type de contenu que propose NextConomy par rapport aux autres sources d’information ?
« Comment trouver des clients ? Comment s’assurer qu’une mission soit prolongée ? Quand et chez qui peut-on demander une référence ? Comment déterminer mon tarif ?  Mais également pour les clients : Comment trouver un freelance ? Que faire pour éviter le travail indépendant fictif ? Qu’est-ce qu’un tarif conforme au marché ? … »

La plateforme sert-elle uniquement à informer ou avez-vous d’autres ambitions ?
« Via Nextconomy, nous voulons stimuler le débat sur le monde du travail freelance. Et nous souhaitons impliquer les autorités, les syndicats, le monde académique et d’autres parties prenantes. Un exemple ? Le nombre de freelances croît en Belgique, mais ils n’ont toujours aucun statut distinct. Ils tombent sous le statut des travailleurs indépendants, alors que dans la pratique, ils travaillent de manière très différente d’une personne qui dirige une PME. Un statut freelance est-il nécessaire ? Et en quoi doit-il consister ? Ce sont les questions que nous posons en exprimant des opinions personnelles ou des pistes de réflexion alternatives. »

L’information provient-elle des partenaires ? Ou comment établissez-vous votre objectivité ?
« Nos partenaires ont beaucoup d’expérience et une bonne vision du marché. En outre, ils publient souvent des études très intéressantes. Si la source est clairement indiquée, je ne vois pas aucun inconvénient. La rédaction veille à ce que l’information soit neutre et objective, y compris celle provenant des partenaires. »

Quel est votre rôle au sein de NextConomy ?
« En tant que rédactrice en chef, je veille à l’exactitude de l’information, à la neutralité et l’objectivité du contenu, et j’ai également un rôle de modératrice. Tout le monde a le droit de réagir. Nous souhaitons stimuler cette dynamique. Les intéressés peuvent d’ailleurs placer leur propre blog. Là aussi je veille au bon déroulement des choses. »

Promoteurs

Marleen Deleu, administratrice de Flex Academy, et Hugo-Jan Ruts, fondateur de la plateforme de connaissances néerlandaise Zipconomy, sont les initiateurs de NextConomy. Son lancement a été réalisé grâce au soutien et à l’apport financier de quatre partenaires fondateurs et de quelques sponsors. Une rédaction indépendante est assurée dans les deux langues nationales, et des blogueurs externes alimentent l’actualité et l’information de fond en matière de règlementation, d’information financière, d’évolution du marché et de technologie. L’accent est mis exclusivement sur le marché belge. La plateforme a été mise en ligne le 1er juin dans les deux langues nationales.

Les 4 partenaires fondateurs :

  • 3W : leader en interim management, une division d’Adecco.
  • TAPFIN: MSP-services and Workforce Solution, la division MSP (Master Service Provider) de ManpowerGroup Solutions.
  • TCP : expert européen pour le payroll et le contracting.
  • SThree : prestataire mondial de services RH, spécialisé dans les profils STEM.
Posted in Client, Freelancer | Commentaires fermés sur La plateforme de connaissances en ligne NextConomy connecte les freelances et les clients.