Monthly Archives: février 2021

Si seulement on me l’avait dit quand je démarrais…

Qu’il s’agisse de relations clients, du recours à un comptable ou d’une réflexion à propos de soi-même, il s’agit  de sujets clés que les freelances ont abordés récemment. Et qu’ils auraient dû maîtriser quand ils ont pris la décision de devenir indépendants.

Clients

La relation clients est une préoccupation majeure pour de nombreux freelances, et ce à tous les niveaux de ladite relation. Il est essentiel que vous devez impérativement approcher les prospects comme il se doit : vous montrer trop discret est inadapté et les pousse à renoncer, être trop fougueux leur fait peur et les incite aussi à abandonner.

Si vous avez l’occasion de participer à une réunion concernant un projet, vous devez tenir compte des éléments suivants : Passez les clients au crible lors de l’entretien préliminaire et osez poser des questions sur la mission, le tarif, les conditions… Si une mission ou un client ne vous plaît pas, osez dire NON. Vous vous en féliciterez plus tard.

Si une mission ou un client ne vous plaît pas, osez dire NON. Vous vous en féliciterez plus tard.

Demandez un acompte et vous aurez donc plus de garanties concernant la poursuite du projet. Si on vous le refuse, eh bien, vous vous contenterez de l’argent dont vous disposez.

En savoir plus. Noooon ! Je suis freelance et ma mission vient d’être annulée.

Prenez congé des clients irrespectueux.

Ne diminuez pas vos tarifs. Les clients connaissent toujours bien quelqu’un qui peut le faire à un meilleur prix. Il leur arrive parfois de revenir vers vous, la queue entre les jambes. Le bon marché coûte cher.

Et last but not least : Les bons comptes font les bons amis. Engagez un avocat au besoin.

En savoir plus.

Les services publics administratifs

Selon certains freelances, les services publics administratifs pourraient améliorer leur façon de travailler. En premier lieu, a été abordée la charge fiscale trop élevée. Le manque de vision et de stratégie vis-à-vis des freelances et la quantité excessive de paperasserie sont aussi évoqués. Informez-vous bien avant la création d’une entreprise et laissez-vous accompagner par les bonnes personnes.

Le comptable

Trouvez un bon comptable. N’attendez pas d’avoir des ennuis. le comptable est votre conseiller de premier plan et le plus important : il travaille de manière indépendante. On ne peut pas dire cela des banques, des courtiers d’assurance, des secrétariats sociaux… Ils veulent avant tout vous vendre un produit ou un service.

Vous en tant que tel

Les freelances ne craignent pas non plus de balayer devant leur porte. « Externaliser est une formule gagnante, n’essayez pas de tout faire vous-même. Comme le dit si bien le proverbe, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. »

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Nouvelle architecture de marque ManpowerGroup : des solutions de transition RH et numérique

Soucieux d’accompagner toutes les transitions RH et numériques des entreprises et de répondre aux enjeux de flexibilité, de recrutement, de recrutement, de mobilité professionnelle ou d’outsourcing, ManpowerGroup procède à une simplification de son organisation à l’échelle mondiale. Le groupe est articulé autour de quatre grandes marques : Manpower, Experis, Talent Solutions et Jefferson Wells. Elke De Loecker nous en explique les implications concrètes.

Que signifie précisément la réorganisation du ManpowerGroup ?

« La crise Covid a bouleversé notre façon de vivre et de travailler. Les entreprises ont dû réinventer et adapter leurs méthodes de travail. Elles devront à l’avenir être encore plus réactives pour répondre aux nouvelles attentes de leurs clients et de leur personnel. »

« En vue d’anticiper ces changements, ManpowerGroup a décidé de simplifier son offre. Ce nouveau mode opération concerne quatre marques précisément : Manpower pour l’intérimaire et le recrutement, Experis pour les solutions numériques, Talent Solutions pour le talentmanagement et Jefferson Wells pour l’implémentation de solutions pointues mises en place par des experts. »

La gestion des collaborateurs est le fil conducteur de votre stratégie. Selon vous, quel est le plus grand défi à relever ?

« Il existe un fossé entre les collaborateurs qui possèdent les bonnes compétences et le groupe qui manque de personnes et de compétences requises. Nous souhaitons y remédier. ManwoperGroup met, donc, en place des programmes et des formations pour les préparer à d’autres fonctions. »

« Nous constatons en outre que de plus en plus de monde choisit de devenir freelance. Ce groupe souhaite prendre la responsabilité des carrières en jeu. C’est pourquoi il est important de travailler avec des talent communities : une cartographie de freelances, de leur expertise et de leur disponibilité permettra de ne plus passer à côté d’un ou d’une candidate et de mettre rapidement en relation la bonne personne avec votre projet. »

« IT et digitalisation sont désormais des enjeux clés, mais cette évolution ne peut être menée dans la bonne direction que si l’on dispose des bonnes compétences en matière de communication et de soft skills ou compétences comportementales. Il suffit de regarder la crise du Covid-19 que nous traversons : 93 % de la population active a été amenée à modifier sa façon de travailler. Il est fondamental de disposer de ces skills pour garder tout le monde sur les rails et motivé. »

Comment vous, en tant qu’entreprise, veillez-vous à rester efficace ?

« Ne vous égarez pas dans la perspective d’une transformation globale, mais ventilez le processus sur plusieurs phases. Faites en sorte que vos business partners RH soient étroitement connectés aux autres services de l’entreprise. Définissez une stratégie pour les mois et les années à venir. Examinez à la fois vos succès immédiats et votre vision à long terme. Les sociétés qui attirent, retiennent et soutiennent les bons collaborateurs seront récompensées. Vous pouvez déjà le constater. Les entreprises qui appliquent ce processus subissent moins l’impact de la crise du coronavirus. »

Les sociétés qui attirent, retiennent et soutiennent les bons collaborateurs seront récompensées.

Quelle offre faites-vous pour proposer un cadre aux collaborateurs externes ?

« Veillez à ce que ces personnes puissent travailler pour vous en toute tranquillité. Par exemple, externaliser la partie administrative par l’intermédiaire d’un payroll provider. Trouvez des outils pour gérer votre talent community et pour pouvoir identifier rapidement les candidats externes. Et proposez aux freelances des perspectives, même après la fin de leur projet. »

Proposez aux freelances des perspectives, même après la fin de leur projet.

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‘Freelance : l’aventure dont vous êtes le héros’ : un ouvrage intemporel qui ne surfe pas sur les tendances

Un livre à la thématique singulière

« En France, obtenir son statut d’indépendant est (presque) une partie de plaisir. En 15 minutes à peine, l’affaire est bouclée. En revanche, savoir où se positionner, comment établir une relation marketing et comprendre la valeur de son offre, n’a rien d’inné » explique Alexis Minchella. Étape par étape, l’auteur nous propose et valorise une méthode de réussite transposable à toutes les missions freelances.

Demain c’est (déjà) aujourd’hui

C’est en travaillant pour une plateforme destinée aux freelances, qu’Alexis Minchella développe son intérêt pour le statut d’indépendant. Influences d’un écosystème attrayant et aspirations nouvelles viendront confirmer sa décision : pour lui, le freelancing c’est aujourd’hui et demain.  « J’ai trouvé dans ce mode de travail, une liberté, une flexibilité que je ne percevais pas en tant que salarié. Je suis tombé amoureux de tous les discours que j’ai pu entendre et de tous les parcours dont j’ai été le témoin. À 22 ans, j’étais en costume cravate à la Défense (Ndlr : centre des affaires à Paris) à faire du conseil et de l’audit en stage. Aujourd’hui, j’en suis là. En cinq ans, tout peut changer. ». 

Le partage comme vecteur d’inspiration

Au commencement de son aventure freelance, le copywriting et les premières missions en B2B occupent une place centrale. Doté d’un intérêt grandissant et fourmillant pour ce mode de travail, Alexis Minchella décide d’en apprendre davantage et de le faire vite. Pour cela, il donne naissance, en 2019, à Tribu Indé. Ce podcast de référence dans le domaine du freelancing reprend une soixantaine d’épisodes et a déjà généré quelque 220 000 écoutes, un chiffre d’audience qui évolue tous les jours. Le projet Tribu Indé c’est l’histoire d’entrepreneurs, de toutes maturités, de tous horizons, qui se rencontrent, partagent et véhiculent leur message. « L’objectif du podcast est de permettre à tous les indépendants d’avoir des retours d’expérience concrets, des clefs de succès, des stratégies qui ont pu fonctionner pour d’autres » souligne Alexis Minchella.

Aller plus loin

Entre témoignages et constats récurrents, il prend conscience que très peu de ressources littéraires abordent l’aspect purement business de l’activité. Les ouvrages qui évoquent et décortiquent l’administratif, il en compte à foison. « La simplicité administrative tranche énormément avec le quotidien du freelance ». L’idée du livre s’est alors éveillée : il ne s’agit pas d’établir une liste d’outils à utiliser, mais bien d’aller plus loin et de communiquer des méthodes pour développer ses compétences et atteindre un objectif précis. « Le livre expose une série de grands piliers business permettant aux freelances de mener leur barque, leur propre aventure »

Le livre expose une série de grands piliers business permettant aux freelances de mener leur barque, leur propre aventure

4 grands axes et de 15 chapitres

En tant qu’explorateur, Alexis Minchella a souhaité amener un vent de différence et d’unicité dans la littérature freelance. À l’aide d’une approche marketing, il tire son épingle du jeu. Comment facturer, négocier, créer de la récurrence… ? Tout est repris au travers de 4 grands axes, de 15 chapitres et idées sous-jacentes. Il ajoute que « Le bouquin se veut être le plus universel possible tout en reflétant une part de moi-même, de mon parcours personnel et de mon expérience. Les premiers retours sont d’ailleurs très positifs, les gens s’identifient à mes écrits et ont le sentiment que, quelque part, ils leur sont destinés. ». Après un tour d’horizon des thématiques développées et de la thèse globale, le verdict est clair : l’ouvrage se présente comme une référence unique pour les indépendants sur le marché francophone.

Un travail solitaire soutenu par une micro-communauté

L’auteur nous éclaire sur les coulisses de son premier projet littéraire et mentionne le temps de travail immense qu’exige une telle réalisation. Cheminement solitaire et doutes envahissants sont intrinsèquement liés à l’exercice. Dans le rétroviseur de cette année fructueuse, il observe : « c’est dans le creux, les moments d’appréhension, que les plus belles choses se créent, que les projets les plus ambitieux voient le jour ».  Bien que seul aux commandes, Alexis Minchella fait appel à une trentaine de bêta-lecteurs pour le soutenir dans ses recherches. Le livre est aussi le résultat d’une co-construction, d’une synergie incroyable entre auteur et micro-communauté engagée. « Choisis au sein de Tribu Indé, ces lecteurs suivent l’évolution de la thèse jusqu’à son aboutissement, tout en apportant leur propre pierre à l’édifice. Confrontations d’idées, de méthodes, de concepts, d’histoires, de vécus…, soulèvent le caractère collectif que j’aime mettre en avant ».

Dans deux ans, les méthodes que je partage ne seront pas périmées. Je pars sur des principes et des concepts que je juge, personnellement, intemporels

Un investissement collectif

Le 14 janvier, jour de la sortie officielle, marque le début d’un succès si pas prédit, du moins tant espéré. Les ruptures de stock annoncent la couleur, le démarrage est positif et l’enthousiasme général. Même si le freelancing a le vent en poupe, ce mode de travail reste le choix d’une petite partie de la population. Un petit segment certes, mais une communauté engagée. Et si la réussite est aussi belle, sûrement la doit-il à ce bel investissement collectif. Sans compter que l’ouvrage est une denrée rare, il est l’un des seuls à traiter de la partie business du freelancing. « Le livre ne surfe pas sur des tendances.  Dans deux ans, les méthodes que je partage ne seront pas périmées. Je pars sur des principes et des concepts que je juge, personnellement, intemporels ». Une méthodologie concrète, un plan d’action structuré, une diversité de niveaux de lecture, une promesse tenue : les ingrédients s’unissent pour livrer au lecteur un ouvrage littéraire sans précédent.


Où trouver le livre ? Publié par la maison d’éditions Eyrolles, l’ouvrage est disponible, entre-autres, chez Club, Furet du Nord, Filigranes et Amazon.

En savoir plus ? Le site Tribu Indé vous permet d’explorer davantage le parcours d’Alexis Minchella et de commander directement son livre sur les différentes plateformes en ligne.


 

 

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Farah Laporte de Refu Interim : « Si chacune des parties fait preuve du même degré de tolérance, bien des solutions sont envisageables. »

Sa responsable, Farah Laporte précise : « Entre 2015 et 2018, près de 100 000 réfugiés et demandeurs d’asile sont arrivés en Belgique ; la moitié a alors été accueillie. Autrement dit, une énorme source de talents externes pouvant être un atout indéniable. Ne vous méprenez pas : ces personnes ont tout laissé derrière elles dans leur pays. Elles témoignent de beaucoup de courage, de persévérance et d’esprit d’entreprise. Des compétences recherchées, de nos jours, par toutes les entreprises et organisations. Nous réalisons néanmoins qu’il y a encore un grand vide à combler. »

Ces personnes ont tout laissé derrière elles dans leur pays d’origine. Elles témoignent de beaucoup de courage, de persévérance et d’esprit d’entreprise. Des compétences recherchées par toutes les entreprises et organisations de nos jours.


À propos de Farah Laporte

Farah Laporte, responsable de REFU Interim, vit à Gand, entourée de sa famille. Elle a vu naître au cours d’une année d’échange en Bolivie une forte motivation à s’engager et à poursuivre ses actions positives en faveur de la population et de la société. Elle l’a concrétisée en étudiant l’histoire et les matières « Conflict & Development  » à l’Université de Gand, mais aussi en s’engageant activement comme volontaire au CATAPA et, plus tard, dans son travail dans le domaine des droits de l’enfant. D’abord à SOS Villages d’Enfants au service des projets internationaux, puis à la Kinderrechtencoalitie, homologue flamand de la Coordination des ONG pour les droits de l’enfant (CODE). Elle y a été interpellée par la question de la migration et a été confrontée aux enjeux essentiels que représente le respect de la dignité humaine dans une société d’accueil. Elle est aujourd’hui à la tête de REFU Interim, une organisation désireuse de favoriser l’intégration sociale et professionnelle des nouveaux arrivants en leur trouvant un emploi de volontaire dans les secteurs social et culturel au sens large.


L’humour comme levier au service de l’intégration

La mission fondamentale de Refu Interim est de rapprocher les nouveaux arrivants et les organisations par le biais du volontariat et de leur faire prendre conscience que cette synergie ouvre de grandes perspectives. « Nous voulons promouvoir la responsabilisation professionnelle et l’autonomie sociale des demandeurs d’asile, des réfugiés et d’autres groupes confrontés à une expérience de migration. Nous les accompagnons dans leur parcours vers le monde du travail et leur donnons le coup de pouce dont ils ont besoin pour se bâtir un réseau social. Nous encourageons chaque nouvel arrivant à utiliser et à exploiter au mieux son potentiel », explique Farah Laporte.

Cette magnifique initiative est le fruit d’une réflexion née en 2016, en pleine crise des réfugiés, lors des Gentse Feesten (« Fêtes gantoises »). Le collectif artistique, CirQ, qui est derrière de nombreuses créations pendant les dix jours de l’événement en question et réputé pour son humour décapant concernant les questions de société, a décidé d’engager 70 nouveaux arrivants pour son spectacle de théâtre « BataHlan ». « Un zeste de folie nageant dans beaucoup de bonne humeur, telle a été la recette de ce projet. BataHLan est une œuvre où les rôles sont inversés. BataHLan devient la terre promise, le public les réfugiés », raconte Farah. « Et l’accueil fut tellement chaleureux de la part du public, mais aussi des nouveaux arrivants. » Un moment magique : nous avons vu ces personnes s’épanouir, découvrir leurs propres talents, nouer de nouveaux contacts, voire des amitiés. EIles ont pris confiance en elles. »

La demande est considérable. Nous ne pouvons pas, hélas, aider toutes les personnes qui se présentent. L’offre et la demande sont loin d’avoir atteint l’équilibre.

Un projet à fort potentiel

Le succès rencontré par la troupe du BataHLan nous a donné envie d’en faire plus, mais il a aussi montré clairement que le projet prenait trop d’ampleur et nécessitait de mener une initiative spécifique en la matière. Il était évident que cette expérience présentait un grand potentiel. « C’est alors que Refu Interim a été créé, avec le soutien des autorités publiques et de la ville de Gand », poursuit Farah. « Nous ne sommes pas une agence d’intérim dans le sens habituel du terme, mais nous fonctionnons de la même façon. D’une part, nous cherchons de nouveaux arrivants, par exemple pendant nos journées d’accueil et nous avons aussi des contacts étroits avec les centres d’asile et les CPAS. D’autre part, nous essayons de trouver des organisations qui ont besoin de volontaires. À ce jour, cela concerne principalement les milieux culturel et social. Peu à peu, d’autres secteurs commencent à suivre.

Après avoir ouvert un bureau à Gand, Refu Interim s’est installé à Ostende, puis Courtrai, Saint-Nicolas et Lokeren. La ville de Louvain, quant à elle, a mis en place une collaboration étroite avec l’ensemble des nouveaux arrivants.

« En 2019, nous avons obtenu des subsides de Fedasil nous permettant de poursuivre nos efforts. » Nous sommes, pour le moment, présents dans les centres d’asile de Menin, Saint-Nicolas, Bruges et Gand, indique Farah. « 8 personnes, parmi lesquelles de nouveaux arrivants, font partie de l’équipe. La première année, nous avons aidé 150 réfugiés à trouver un travail de volontaire, en 2018 ils étaient 250, en 2019, déjà, 567. La demande est considérable. Nous ne pouvons pas, hélas, aider toutes les personnes qui se présentent. L’offre est loin d’être à la hauteur. »

En quête de la parfaite concordance

« Nous mettons alors en relation les deux parties en vue de leur trouver des missions bénévoles. Nous procédons d’abord à une vérification minutieuse des talents, des compétences et des intérêts des nouveaux arrivants. Nous avons par ailleurs dressé la liste des attentes des entreprises. Nous préparons ensuite les nouveaux arrivants à se mettre au travail, notamment par le biais d’ateliers. Si tout se passe bien, ils commencent à travailler sous un statut légal de volontaire.

Ils, hommes ou femmes, reçoivent généralement un défraiement qui tourne autour de 35 euros par jour. La principale richesse dont ils bénéficient est de pouvoir disposé de nombreuses compétences de valeur qui leur permettront de progresser sur le marché du travail et dans la vie : apprendre le néerlandais, établir un réseau, gagner en confiance, développer ses propres talents… bref, tout ce dont ils ont besoin pour se construire une nouvelle vie, en Belgique. Nous constatons en règle générale que les nouveaux arrivants trouvent un « véritable » emploi après leur volontariat. C’est la récompense suprême. »

À toutes les organisations culturelles avec lesquelles nous collaborons et qui veulent faire quelque chose pour les réfugiés, je dis : Ne faites pas quelque chose les concernant ou à leur attention, mais faites-le avec eux.

La diversité est une valeur ajoutée

« Selon des recherches scientifiques, les nouveaux arrivants qui ont la possibilité de mentionner leur engagement comme volontaire sur leur CV ont moins de difficultés à faire face à la discrimination sur le marché du travail. Les craintes des employeurs sont en partie déjà dissipées. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un vrai travail pour les réfugiés, il peut constituer un excellent point de départ », poursuit Farah. « Nous constatons aussi de plus en plus que les entreprises sont prêtes à agir de la sorte.

« De nombreux obstacles subsistent, toutefois. L’inconnu suscite souvent la peur. Voilà pourquoi nous organisons périodiquement des sessions de team-building pour les entreprises, sous forme d’ateliers en présence des nouveaux arrivants. Elles réalisent alors souvent très vite que cette inquiétude n’est pas toujours légitime.

La diversité est une valeur ajoutée indéniable. Une stratégie d’entreprise plus solidaire est un atout majeur, non seulement au sein de l’organisation, mais aussi vis-à-vis des clients et des interlocuteurs.

Manque de temps et de ressources entrave souvent le bon déroulement des opérations. La demande des entreprises est, elle aussi, très ambitieuse. Les nouveaux arrivants doivent par exemple faire preuve de beaucoup de souplesse : leur néerlandais doit être impeccable, ils doivent disposer de leur propre moyen de transport… des exigences qui, à vrai dire, ne sont pas toujours évidentes pour les réfugiés. Mais, cette flexibilité n’est pas toujours réciproque. Si la situation évoluait, si les deux parties se rapprochaient sur ce point, on pourrait accomplir de bien belles choses.

Car la diversité demeure une valeur ajoutée indéniable. Une stratégie d’entreprise plus solidaire est un atout majeur, non seulement au sein de l’organisation – les métiers en pénurie pourraient trouver preneur dans la mesure ou bon nombre de nouveaux arrivants sont (hautement) qualifiés – mais aussi vis-à-vis des clients et des interlocuteurs. Car votre organisation reflètera, donc, mieux la société. « À toutes les organisations culturelles avec lesquelles nous collaborons et qui veulent faire quelque chose pour les réfugiés, je dis : Ne faites pas quelque chose les concernant ou à leur attention, mais faites-le avec eux. »

En savoir plus ? Découvrez le site web deRefu Interim.


Women in Contingent Workforce Management

Un nombre grandissant d’organisations procèdent à la sélection professionnelle de leurs talents externes. NextConomy propose une sélection d’interviews autour du thème central Women in Contingent Workforce Management. Ces entretiens sont destinés à inspirer et à échanger des idées avec toutes les personnes impliquées de près ou de loin dans le recrutement de talents externes. Nous voulons en particulier montrer aux femmes qu’il existe des carrières passionnantes dans un domaine encore relativement nouveau et inconnu, mais tourné vers l’avenir et d’une importance stratégique croissante pour les organisations.


 

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