Noooon ! Je suis freelance et ma mission vient d’être annulée.

Tu es freelance et tu as une chouette mission en vue, qui est prévue depuis un bon bout de temps. Au dernier moment, on t’apprend qu’elle tombe à l’eau. Te voilà sans rien, car tu viens de refuser des offres de clients potentiels. Quelle protection s’offre à toi en tant que freelance ?

Quoi de plus râlant d’apprendre un jour avant de te lancer dans un travail que celui-ci est annulé. La rédaction de NextConomy s’est adressée à des freelances pour savoir comment ils se sortent d’une telle situation.

Loin d’être exceptionnel

Vu les réactions que nous avons reçu, nous pouvons constater que ce genre de mésaventure arrive fréquemment. La moitié des personnes que nous avons interrogées confirme avoir déjà été dans le cas. Et l’année dernière, précisément, avec l’apparition du coronavirus. Une des personnes de notre enquête nous a même signalé que sa mission avait été annulée alors qu’elle l’avait démarrée. « Depuis lors, je tiens à demander un acompte de 25 % et ça me soulage.

Depuis lors, je tiens à demander un acompte de 25 % et ça me soulage.

Conseil numéro 1 – demander un acompte

Depuis leur mésaventure, pas mal de personnes interrogées demandent un acompte. « Un acompte facilite le travail. Précisez bien que vous ne démarrerez qu’au moment où l’argent se trouvera sur votre compte. Vous connaîtrez ainsi quelle est l’urgence du travail et serez plus serein.e pour le mener à bien. »

« Si le client refuse de vous verser un acompte, vous savez que vous courez le risque qu’il vous laisse tomber. Les clients qui, au contraire, s’y tiennent se révèlent être plus fiables. »

Conseil numéro 2 – établir un contrat. Toujours.

Le conseil à suivre : « établir un contrat assorti de conditions générales, d’une clause de résiliation, d’une indemnisation en la matière et de conditions d’annulation. C’est élémentaire. Veillez, évidemment, à bien faire signer le contrat avant de démarrer le travail. »

Un contrat assorti d’une clause de résiliation, d’une indemnisation en la matière et de conditions d’annulation. C’est élémentaire. Veillez, évidemment, à bien faire signer le contrat avant de démarrer le travail.

« Pendant la crise sanitaire, j’ai connu plusieurs annulations de projet », a témoigné un autre freelance. « Heureusement, les conditions de résiliation prévues dans mon contrat m’ont permis de sauvé la mise ! »

Or, il y a des freelances qui ne rédigent pas de contrat, même s’ils ont déjà fait l’expérience du non-respect des engagements pris par le client. La raison ? « Un contrat pour chaque projet me prend tout simplement trop de temps. »

Conseil numéro 3 – régler le litige devant un tribunal ?

Les réactions des uns et des autres ont aussi montré que le recours à la justice représente une étape cruciale. « De bonnes conditions sur papier ne sont pas toujours suffisantes pour voir arriver l’argent sur votre compte. À quel moment décider de faire un procès et être en mesure de couvrir les honoraires de votre avocat ? Un contrat bien ficelé clarifie au moins les choses pour toutes les parties et garantit le respect mutuel. Je ne travaillerai plus jamais sans contrat. »

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