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« Dire qu’une femme n’a pas sa place dans l’IT, c’est une croyance à dépasser »

D’employée à freelance

Fan avant-gardiste de digital et de tech, Béatrice de Mahieu, fraîchement diplômée de l’IHECS, commence sa carrière en 1997 dans le département marketing d’un Telenet alors à ses balbutiements, puis en tant que responsable communication chez Microsoft. « C’était le tout début d’internet, se souvient-elle, et j’ai tout de suite été très motivée par le potentiel de ce nouvel outil. »

Après 12 années comme employée, elle ressent l’envie de devenir freelance afin de mettre son talent au service d’autres projets, notamment de transformation digitale dans le milieu de la presse. En 2013, elle co-crée Pimento Map, un outil qui valide des business model de projets d’innovation et de start up, qu’elle quitte en 2018 pour prendre les commandes de Co.Station, hub de coworking et d’accompagnement de projets d’innovation.

Ce passage chez BeCode était très important pour moi, je voulais vraiment aller dans l’impact.


De plus en plus d’entreprises professionnalisent le recrutement de leurs talents externes. NextConomy tient à présenter une série d’interviews avec pour thème central : ‘Women in Contingent Workforce Management’. Nous espérons inspirer et partager des idées avec celles (et ceux) qui sont impliqués de près ou de loin dans le recrutement d’externes. Nous voulons plus particulièrement démontrer aux femmes qu’il existe des passionnantes opportunités de carrière dans un domaine encore relativement neuf (et peu connu), mais résolument porteur d’avenir. Une dynamique dont l’importance stratégique pour les organisations est croissante.

Une mission sociétale avec de l’impact

À la suite de la revente de Co-Station et à l’aube de ses 50 ans, Béatrice de Mahieu se met alors en quête d’un nouveau défi, toujours dans le digital et la tech, mais elle veut surtout « prendre le temps de trouver un projet avec une vraie mission sociétale. »  C’est donc sans hésiter qu’elle accepte cet été de devenir la nouvelle CEO de BeCode suite au départ de sa fondatrice et CEO Karen Boers, avec une prise de fonctions en septembre 2022. « Ce passage chez BeCode était très important pour moi, je voulais vraiment aller dans l’impact. » ajoute-t-elle.

Pour devenir freelance, il faut être capable d’assumer une certaine insécurité.

BeCode : plus de 70% des élèves décrochent directement un emploi

Chez BeCode, l’objectif est clair : « mettre ou remettre à l’emploi des personnes très éloignées du marché du travail par une formation au codage, permettant ainsi de répondre à une véritable pénurie de talents développeurs » explique Béatrice de Mahieu. « Ainsi, poursuit-elle, après une formation de 7 mois, plus de 70% de nos élèves trouvent un emploi. »

Parmi ceux-ci, seulement 4% entament une carrière de freelance. Si ce faible pourcentage peut étonner pour un secteur où le freelancing est courant, « il faut garder à l’esprit que ces talents ont pour la plupart des parcours de vie très difficiles » explique la CEO. « Il s’agit souvent de réfugiés, de personnes totalement coupées de la société. Or, pour devenir freelance, il faut disposer d’une fameuse dose de confiance et être capable d’assumer une certaine insécurité. »

En revanche, ajoute Béatrice de Mahieu, il remonte des employeurs de ces nouveaux talents qu’ils sont particulièrement loyaux et restent plus longtemps au sein d’une même entreprise.

Des juniors oui, mais formés à l’autonomie

Toutefois, les futurs employeurs des talents sortant de BeCode doivent avoir à l’esprit que ceux-ci sont des juniors.  « Il est donc utile de les faire travailler en tandem avec un senior pour qu’ils acquièrent tous les savoirs nécessaires au développement de leur plein potentiel. » conseille Béatrice de Mahieu. « Mais leur point fort, complète-t-elle, c’est qu’ils sont formés par une pédagogie active : ils sont constamment mis face à des use cases très pratiques et doivent se débrouiller pour en trouver la solution, comme dans la réalité du job. » 

Le rôle de BeCode face à l’inclusion numérique

Véritablement convaincue par la mission sociétale au cœur du projet dont elle tient désormais les rênes, l’inclusion numérique semble être une réelle préoccupation pour cette maman d’une famille recomposée de 6 ados, dont une fille souffrant d’une dysphasie sévère . « Si les nouveaux outils digitaux sont source de développement et pleins de potentiel, ils créent malheureusement une nouvelle fracture avec ceux qui ne peuvent suivre, que ce soit pour des raisons financières, d’âge, de situation maritale ou de handicap. Les banques, la poste, les mutuelles passent entièrement ou presque au numérique. Il faut éviter qu’une nouvelle couche de population soit exclue de ces services de base. » explique-t-elle.

Et si la première réponse à cette préoccupation doit venir d’initiative telles que DigitAll – qu’elle nous invite à découvrir – par l’accessibilité, la formation et l’accompagnement au numérique, Béatrice de Mahieu estime que BeCode joue un rôle de deuxième ligne dans la lutte pour l’inclusion numérique. « Nous offrons des formations de 2 mois qui permettent d’acquérir les bases du digital et du coding, juste après les fondements tels qu’envoyer un e-mail, se connecter via Itsme, etc… »

Dire qu’une femme n’a pas sa place dans l’IT, c’est une croyance à dépasser.

De l’aide et du courage pour casser les codes

Par ailleurs, si Béatrice de Mahieu n’a jamais été impressionnée à titre personnel de se retrouver dans des milieux souvent plus masculins, elle déplore qu’il n’y ait que 30% de femmes dans les formations de BeCode, et principalement dans celles de 2 mois, qui ne débouchent pas sur un emploi. « Souvent, elles n’osent pas se lancer dans les formations long terme. Elles doutent d’y avoir leur place. »

Pour cette raison, la CEO espère lancer en 2023 un programme de mentoring, qui permettrait à ces femmes d’être guidées par un mentor femme ou homme, afin de prendre confiance en elles et d’oser aller plus loin que ce que la société leur dicte. « Souvent, les scénarios se répètent. Qu’il s’agisse de couleur de peau, de genre, de niveau social… nous sommes trop souvent limités par les clichés qui pèsent sur nous. Dire qu’une femme n’a pas sa place dans l’IT, c’est une croyance à dépasser. Mais cela demande du courage et de l’aide. C’est ce que ce programme a l’ambition d’offrir. »

A propos de Béatrice de Mahieu

  • Master en Marketing (IHECS)
  • Nouvelle CEO de BeCode
  • Fan de projets à forte mission sociétale
  • Rebel with a cause
  • Maman d’une famille recomposée de 6 ados
  • LinkedIn
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Les employeurs belges prévoient de ralentir le rythme des embauches au 1er trimestre 2023

Selon le Baromètre de l’emploi de ManpowerGroup, les employeurs belges prévoient de continuer à créer des emplois au cours du premier trimestre 2023, malgré le contexte économique défavorable. En effet, d’après l’enquête menée fin octobre auprès de 510 employeurs, 41% d’entre eux prévoient d’augmenter leurs effectifs au cours des trois prochains mois tandis que 18% prévoient de les réduire. 36% des employeurs interrogés n’anticipent aucun changement.

Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements – atteint la valeur positive de +23%. C’est une baisse importante de 10 points par rapport au trimestre précédent et de 11 points par rapport au 1er trimestre 2022. La Prévision Nette d’Emploi est en recul pour le troisième consécutif.

Récession

« Sans surprise, notre enquête indique que l’impact d’une possible récession mondiale et la dégradation de la situation économique se font ressentir sur le marché de l’emploi, même si le ralentissement n’est pas aussi prononcé que ce que l’on aurait pu prévoir » explique Sébastien Delfosse, Managing Director de ManpowerGroup BeLux.  « Cette phase de turbulence que doivent traverser les employeurs et les travailleurs se traduit par une plus grande prudence. Alors que les entreprises sont toujours à la recherche de personnel qualifié dans un contexte de pénurie de talents, elles continuent à faire le maximum pour maintenir leurs effectifs intacts pour être prêts lorsque la reprise arrivera. Malgré la pression sur leurs coûts, les employeurs cherchent tout à limiter le recours aux licenciements – même si près d’un employeur sondé sur cinq se voit contraint d’anticiper cette option pour le 1er trimestre 2023. Dans ce contexte politico-économique incertain, on peut s’attendra à ce que le marché de l’emploi reste sous forte tension au cours des six prochains mois.»

Perspectives d’emploi contrastées au niveau régional

Les employeurs des trois régions du pays rapportent des intentions de recrutement positives : assez favorables à Bruxelles (+32%) et plus prudentes en Flandre (+19%) et en Wallonie (+18%). Dans les trois régions, les perspectives d’emploi sont en baisse tant en comparaison trimestrielle qu’annuelle, indiquant un ralentissement de l’activité sur les marchés de l’emploi.

Intentions de recrutement positives dans 8 des 9 secteurs d’activité sondés

Les employeurs de 8 des 9 secteurs d’activité sondés prévoient de créer de nouveaux emplois d’ici la fin du mois de mars. La demande de personnel qualifié reste forte et cela vérifie dans les secteurs de la Finance et de l’Immobilier (+41%) et dans le secteur de l’IT (+37%) qui anticipent l’activité de recrutement la plus soutenue.  Les perspectives d’emploi sont également assez favorables dans le secteur de l’Energie (+33%). Les employeurs rapportent également des prévisions d’embauche positives dans les secteurs des Services Publics/Education/Autres secteurs (+25%), Soins de santé/Sciences du vivant (+22%), Industrie manufacturière/ Construction/Agriculture & Pêche (+22%).

A l’exception du secteur de l’IT où la Prévision Nette d’Emploi est en hausse de 7 points par rapport au trimestre précédent et du secteur des Services Publics/Education/Autres où elle progresse de 3 points, les employeurs anticipent un ralentissement des embauches dans tous les secteurs sondés.

Fort ralentissement des embauches dans les grandes entreprises

C’est dans le segment des grandes entreprises que les employeurs anticipent le plus fort ralentissement des embauches : la Prévision Nette d’Emploi enregistre une baisse spectaculaire de 15 points par rapport au trimestre précédent et de 24 points par rapport au 1er trimestre 2022 pour atteindre +22%. Les employeurs montrent davantage de confiance dans le segment des petites entreprises avec une Prévision Nette d’Emploi à +28% et dans le segment des moyennes entreprises avec un solde net à +30%.  A l’inverse, les employeurs du segment des micro-entreprises se montrent les plus pessimistes (+15%).

Perspectives d’emploi positives dans 39 des 41 pays et territoires sondés

Les intentions de recrutement pour le 1er trimestre 2023 sont positives dans 39 des 41 pays et territoires sondés, seules la Pologne (-2%) et la Hongrie (-8%) rapportant des prévisions négatives. Avec une Prévision Nette d’Emploi à +23%, la Belgique se situe au même niveau que la moyenne mondiale et au-dessus de la moyenne de la région EMEA – Europe, Moyen Orient, Afrique (+18%).

La Belgique (+23%) occupe la septième place au niveau européen derrière l’Autriche (+29%), la Turquie (+29%) la Finlande (+27%) , la France (+27%) l’Irlande (+25%) et la Suisse (+24%), mais devant les Pays-Bas (+20%), le Royaume-Uni (+19%), l’Allemagne (+17%), l’Italie (+10%) ou l’Espagne (+3%).

Au niveau mondial, les Prévisions les plus fortes sont observées au Paname (+39%), au Costa Rica (+35%) et au Canada (+34%).  Les perspectives d’emploi sont au-dessus de la moyenne mondiale en Inde (+32%), aux Etats-Unis (+29%) au Brésil (+27%) et en Chine (+25%) tandis qu’elles sont nettement plus faibles au Japon (+8%).

Au niveau mondial, les perspectives d’emploi sont en recul dans 29 pays et territoires par rapport au trimestre précédent, alors qu’elles progressent dans 12 autres. Dans la région EMEA, la Prévision Nette d’Emploi se dégrade dans 17 pays alors qu’elle s’améliore dans 7 autres.

Les résultats de la prochaine édition du Baromètre ManpowerGroup des perspectives d’Emploi seront diffusés le 14 mars 2023 (2ème trimestre 2023).

Continuez sur votre lancée :

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Sous les projecteurs : Andreas Valkiers, directeur juridique de Federgon

Andreas Valkiers succède à Andreas Verougstraete, qui en septembre a saisi une nouvelle opportunité professionnelle. « Je tiens naturellement à exploiter les projets réalisés par mon prédécesseur et à les étoffer par mon expertise », indique Andreas. « J’ai acquis ce savoir-faire en qualité d’avocat stagiaire, spécialisé dans le droit du travail, au sein du cabinet d’avocats Stibbe. Après y avoir passé quatre ans, je me suis lancé dans la politique. J’ai entamé ma carrière au département d’études de l’Open Vld, où je me suis plongé dans les dossiers Travail et Affaires sociales. J’ai ensuite travaillé dans les cabinets de Maggie De Block et de Vincent Van Quickenborne. J’y ai eu l’occasion de consolider mes compétences en matière de marché du travail et de relever les défis politiques qui y sont liés. »

Et Ann Cattelain, CEO de Federgon d’ajouter : « Comme Federgon — dans l’intérêt de nos membres — veille toujours à suivre les nouvelles tendances en matière d’emploi et de rétention des travailleurs, nous sommes en contact permanent avec différents cabinets pour être en phase avec le terrain. Les chemins de Federgon et d’Andreas se sont déjà croisés à travers cette communication ouverte. Nous avons donc parfois planché sur les mêmes dossiers, mais sous un angle différent, et nous avons réalisé que nous partagions souvent la même vision. »

La revalorisation des collaborateurs pour des emplois d’avenir constitue un des axes majeurs.

Nouvel employeur passionnant

Comment Andreas perçoit-il la vocation et les missions de son nouvel employeur ? « Federgon est vraiment à l’aise sur de nombreux marchés », déclare Andreas. « Nous représentons un large secteur de prestataires de services RH variés, allant du projectsourcing à la guidance professionnelle et du bien-être au travail à l’outplacement. Dans le contexte actuel de pénurie sur le marché du travail et d’une vague imminente de faillites et de licenciements, nos membres doivent se mobiliser pour recruter et garder le plus de talents possible. La revalorisation des collaborateurs pour des emplois d’avenir constitue un des axes majeurs à cet égard. La ré-intégration des employés absents de longue durée est aussi au cœur de l’actualité, notamment en raison des nouvelles réglementations fédérales et de la création d’un nouveau fonds de « trajets retour au travail » par Frank Vandenbroucke, ministre fédéral des Affaires sociales et de la Santé publique. Les personnes malades de longue durée peuvent introduire une demande à cet effet pour reprendre le travail. Federgon veut soutenir ses membres sans réserve dans cette démarche. »

Des missions variées pour un directeur juridique

Et en qualité de tout nouveau directeur juridique, comment Andreas apprécie-t-il la portée de ses tâches ? « Le poste de directeur juridique chez Federgon représente un défi d’autant plus beau et passionnant que je le relève avec grand enthousiasme et beaucoup d’ambition. À titre de coach d’une équipe juridique de cinq personnes, je dois non seulement veiller à ce que nous traitions toutes les questions des membres avec rapidité et compétence, mais aussi faire office de « sparring-partner » pour Ann. Notre équipe suit de près les activités des différentes commissions — intérim, outplacement, titres-services, etc. Et du fait de notre approche au cas par cas, nous devons être en mesure de passer très vite d’un sujet à l’autre. L’évaluation permanente des idées auprès de nouveaux protagonistes doit permettre de vérifier que nos solutions sont réalisables et applicables dans la pratique pour nos membres. »

« En plus de guider nos membres et de concevoir des actions de valorisation du travail, nous sommes bien sûr aussi chargés de représenter les intérêts de nos membres au niveau fédéral et régional. Ajoutez à cela la mise en place d’un large éventail de séminaires, et vous pouvez imaginer que le calendrier de travail de l’équipe juridique est plus que bien rempli. »

Nous voulons être un partenaire du gouvernement dans le cadre de l’emploi et aborder cette thématique fondamentale sous un angle positif et pragmatique.

Des solutions pragmatiques aux problèmes de société

Accroître le taux d’emploi dans notre pays (pour atteindre au minimum 80 %) est et demeure un axe prioritaire que Federgon entend soutenir énergiquement. « Nous voulons être un partenaire du gouvernement à cet égard et aborder cette thématique fondamentale sous un angle positif et pragmatique », déclare Andreas. « Donc, exit le modèle conflictuel comme il existe malheureusement depuis de nombreuses années en Belgique en matière de concertation sociale et place aux solutions pragmatiques pour résoudre les problèmes de société. Un exemple de cette approche positive ? Les agences d’intérim fournissent à Fedasil du personnel pour gérer les centres d’accueil des demandeurs d’asile. Concernant la mise en service des personnes d’origine étrangère, il est urgent d’intensifier nos efforts, notamment par une évaluation plus rapide des qualifications, l’acquisition de compétences linguistiques sur le lieu de travail et un accompagnement ciblé vers l’emploi. Par exemple, nous aimerions mettre en place une coopération avec Fedasil pour orienter les demandeurs d’asile vers le secteur des titres-services. »

Synergie avec différents protagonistes

« Réfléchir aux côtés des entreprises et des décideurs s’inscrit parfaitement dans le mode de travail plus transversal que Federgon applique aujourd’hui », conclut Ann. « Tandis que nous avions l’habitude de proposer surtout des services par l’intermédiaire de nos membres, nous nous attachons désormais à résoudre des problèmes de société. En d’autres termes, sur la base de nos valeurs fondamentales : « rassembler les forces vives, donner à chacun les conseils dont il a besoin, insuffler à tous une dynamique inspirante et créatrice », nous voulons devenir un partenaire capable de générer des synergies avec les protagonistes qui s’intéressent aux questions liées au marché du travail. Aux côtés d’Andreas et de son équipe, Federgon tiendra largement ces engagements. »

Lire le communiqué de presse.

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