Wanted : freelance travaillant en tongs sur une plage paradisiaque

L’Étude 2019 de Malt sur le freelancing en France dissout certains clichés et confirme les tendances chez nos voisins du sud. Pas de freelances en tongs mais 80% à temps plein et un âge moyen de 34 ans. Découvrez les autres chiffres clés de cette étude réalisée auprès de 756 participants.

Le rendez-vous annuel de Malt

Pour la troisième année consécutive, la plateforme française Malt publie les résultats de son sondage. Cette édition concerne 1.756 participants ayant répondu à 42 questions. Selon l’auteur de l’étude 2019, le phénomène des freelances était encore perçu (à tort) comme marginal lors du premier sondage. Autant par le public que par les freelances eux-mêmes. Aujourd’hui, Malt dénombre 930.000 freelances en France.

Le freelance en France

Dans son étude, Malt observe que 89% des répondants ont déjà été salariés d’au moins une entreprise. On constate aussi une tendance à la hausse des freelance à temps plein, soit 80%. L’âge moyen est de 34 ans. Selon l’auteur, la diversification des métiers et la banalisation du freelancing donnent lieu à une féminisation croissante des freelances: en 2019, 46% des répondants sont des femmes, 54% sont des hommes.

A domicile ou chez le client ?

On associe souvent le freelancing au travail à distance. Mais l’étude démontre la volonté des freelances  de garder un lien de proximité géographique avec leurs clients. 53% des freelances partagent leur temps de travail entre chez eux et chez leurs clients. En plus de rester en contact permanent avec leurs clients via les outils numériques (mail, visio-conférence, Slack…), les freelances ont besoin de rencontrer et de voir leurs clients régulièrement pour mener à bien leurs missions.

L’autonomie avant tout

Les raisons d’être freelance sont multiples et correspondent presque toujours à un choix aspirationnel : être plus autonome et mieux travailler. Les répondants sont également unanimes sur deux avantages en particulier : pouvoir décider de leurs missions et de leurs conditions de travail. Quant à leur formation continue, 35% des répondants confirment avoir suivi une formation en rapport avec leur expertise en 2018.

Qui sont les clients ?

50% des freelances travaillent pour des grands groupes et des startups. Un tiers des répondants choisit de ne travailler que pour des PME et startups. Dans les métiers tech, 11% des freelances travaillent la moitié de leur temps (ou plus) pour des grands groupes. Et qui dit clients dit prospection : 62% des freelances consacrent au moins deux jours par mois à la prospection. Une données à ne pas sous-estimer semble-t-il.

Top 5 des difficultés ressenties

  • Trouver des clients : 65%
  • Fluctuation des revenus : 56%
  • L’absence de certains avantages réservés aux employés : 36%
  • La difficulté d’accès au logement : 29%
  • La solitude au travail : 27

Des entreprises (et des clients) plus flexibles

58% pense que les entreprises sont plus flexibles qu’auparavant dans les conditions de travail octroyées aux freelances (possibilité de télétravail, intégration avec les équipes en interne…). L’auteur de l’étude lie cette réflexion à plusieurs facteurs :

  1. le télétravail et les conditions d’un travail plus autonome sont également demandés (et obtenus) par un nombre de plus en plus grand de salariés ;
  2. les outils numériques ont rendu le travail collaboratif à distance beaucoup plus aisé ;
  3. les freelances sont aujourd’hui davantage identifiés comme des ressources clés qu’il s’agit dans certains cas de « séduire ».

78% se disent fiers d’être freelances

Fiers de leur choix mais conscients du décalage avec la manière dont les institutions les considèrent. Selon l’auteur, le freelancing se banalise et devient une option professionnelle pour un nombre croissant de travailleurs. La question de l’harmonisation des conditions économiques et sociales entre les freelances et les salariés se posera donc de plus en plus. Toujours selon l’étude, trois sujets sont prioritaires dans le débat publique : l’assurance chômage, l’accès au logement et la retraite.

La définition de ‘freelance’ selon Malt

L’étude commence bien sûr par une définition du sujet étudié : « les freelances n’ont pas de fonds de commerce, d’actifs immobilisés ou de licence permettant d’exercer une profession réglementée. Ce sont des travailleurs qualifiés issus du numérique  qui ont pour la majorité été auparavant salariés et qui ont choisi de se mettre à leur compte pour vendre leur force de travail aux entreprises, sans employer d’autres personnes.

Découvrez l’étude complète