Monthly Archives: mars 2019

« Nous sommes une passerelle pour des profils qui n’auraient jamais abouti sur le marché du travail »

Experience@Work est une initiative de KBC, Axa et Proximus pour maintenir en activité des collaborateurs motivés. Inge Janssens, auparavant chez Proximus, et Managing Director chez Experience@Work, nous explique : « Les employeurs importants que nous sommes recherchaient des solutions pour leurs collaborateurs qui ne se voyaient pas faire le même travail jusqu’à leurs 65 ou 67 ans. Mais comme ils travaillaient depuis longtemps dans la même organisation, ils n’avaient pas l’envie de voir s’envoler tous leurs acquis. Dans le même temps, nous constations qu’il y avait une demande croissante sur le marché du travail : celle venant d’organisations à la recherche de talents qu’elles ne trouvaient pas, ou qui étaient quasiment impayables. Avec Experience@Work, nous détenons la solution pour les trois groupes concernés. »

Inge Janssens, Managing Director chez Experience@Work

 

Quel en est le fonctionnement ? Les employeurs – au départ ils étaient 3, et depuis 16 les ont rejoints – acceptent de laisser leurs + de 55 ans postuler pour des postes dans d’autres organisations, principalement à but non lucratif. Pour ces travailleurs, il s’agit d’une alternative à la RCC, le régime de chômage avec complément d’entreprise, anciennement la prépension. Le collaborateur reste inscrit sur le payroll de son employeur en conservant ses avantages, et travaille pour un organisme auprès duquel il est délégué. L’organisme en question doit couvrir les coûts d’un profil junior auprès de l’organisation du collaborateur.

La crainte du changement

Experience@Work apporte de la mobilité sur le marché du travail, sans que les collaborateurs qui acceptent de changer de poste aient à craindre pour leur rémunération ou leurs conditions de travail. Avec aujourd’hui 19 organisations qui permettent à leurs collaborateurs les plus âgés de postuler, et des organismes demandeurs qui l’an dernier avaient plus de 600 postes à pourvoir, Experience@Work affiche un réel succès du côté de ces employeurs. À noter cependant qu’on rencontre quelques difficultés du côté collaborateurs, qui malgré le fait qu’ils ne courent aucun risque, peinent à se mettre en mouvement. « Nous savons qu’il reste des efforts à faire pour mobiliser les personnes. L’examen des postes vacants a du succès, mais aller au-delà ne semble pas évident. »

Pour quelles raisons ? Pour le moment, il n’y a pas encore de données probantes, bien que David Stuer et le professeur Ans De Vos (Antwerp Management School) soient bien décidés à étudier la situation.  « Du point de vue émotionnel, il apparaît que les personnes ont encore peur d’affirmer leur volonté de changement. Les personnes qui ont franchi le pas sont très enthousiastes et sont nos meilleurs ambassadeurs, mais la crainte subsiste chez beaucoup de devoir quitter physiquement leur organisation », se rend bien compte Inge Janssens. « D’après des recherches faites en son temps par David Stuer et Ans De Vos, nous savons que les personnes attendent de connaître l’historique de la mobilité des autres avant de passer à l’acte. »

De nombreux experts prédisent toutefois l’arrivée d’une plus grande dynamique, où davantage de personnes mettront spontanément le pied sur le marché du travail. Cela signifie-t-il qu’Experience@Work deviendra inutile, du fait que les travailleurs prendront eux-mêmes l’initiative de passer à autre chose ? Ce n’est pas l’avis d’Inge Janssens. « On affirme que les travailleurs vont rester de moins en moins longtemps chez un même employeur, mais j’ai quelques doutes à ce sujet. Suffisamment d’études montrent que le besoin de sécurité d’emploi reste important. » Selon l’expérience de David Stuer et du professeur De Vos, les personnes qui se sont lancées avec Experience@Work ne l’auraient pas fait si elles avaient dû renoncer à une partie de leur salaire. « Tant qu’il faudra tenir compte de barèmes basés sur l’ancienneté, peu de choses risquent de changer. Si la structure salariale pouvait changer, on créerait plus de mobilité, particulièrement en fin de carrière.

Un grand vivier

Experience@Work a fait récemment son apparition sur le marché du travail, et doit encore se positionner. Inge Janssens a bien remarqué que le secteur du travail intérimaire était d’abord sceptique quant à leur initiative, même si ce secteur comprenait qu’Experience@Work ne marchait pas sur leurs plates-bandes, mais était plutôt complémentaire par rapport aux bureaux de sélection. Experience@Work n’avait non plus rien à voir avec les bureaux conseils ou avec les intervenants classiques entre freelances ou Intérim managers et des clients. « Nous nous occupons de profils qui dans d’autres circonstances n’auraient jamais abouti sur le marché du travail. Les intéressés seraient tout simplement restés dans leur entreprise. Le marché du travail connaissant actuellement une pénurie, il nous semble normal de vouloir alimenter le vivier des candidats, ce qui est tout bénéfice pour l’organisation qui les engage », dont acte.  « Rappelons qu’il s’agit ici de missions à long terme : nous sommes en présence de collaborateurs de plus de 55 ans qui vont travailler dans l’organisation qui les accueille jusqu’à leur retraite. On parle de périodes de 8 à 10 ans et plus. »

Et Inge Janssens de conclure : « Je nous vois comme un passeur de témoin. » « Nous sommes une passerelle pour des profils qui n’auraient jamais abouti sur le marché du travail. » Nous nous plaçons entre des grandes entreprises et des organisations à la recherche de personnel, ou encore entre des grandes entreprises et des bureaux de sélection. »

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Rapport par pays de la CE : Critiques sur la rigidité excessive du marché du travail en Belgique

Chaque année, la Commission européenne publie un rapport par pays. Ce rapport indique comment chaque pays se situe au regard des 20 droits et principes qui forment le pilier des droits sociaux. Le rapport n’est pas juridiquement contraignant, mais il fournit des recommandations à chaque pays membre.

Le rapport indique que notre marché du travail est en amélioration, mais que nos taux de participation restent faibles, en particulier au niveau du groupe des peu qualifiés, des personnes issues de l’immigration et des travailleurs âgés. En 2017, le taux d’inactivité dans notre pays était de 23,4%, ce qui est nettement supérieur à la moyenne de l’UE de 20,4%. Malgré un taux de vacance élevé – 3,5% contre une moyenne européenne de 2,1% – certains groupes n’ont pas voix au chapitre.

Incitants financiers

Heureusement, tout n’est pas malheur et désespoir. Ainsi, la Belgique obtient des résultats au-dessus de la moyenne en matière d’égalité de revenus. En comparaison avec d’autres pays européens, notre pays présente aussi des résultats bons à satisfaisants dans les domaines de l’égalité des genres et de l’équité dans les conditions de travail.

Dans le rapport, la Commission européenne donne également un aperçu des recommandations faites à la Belgique les années précédentes, recommandations que cette dernière n’a toujours pas suivies. Par exemple, la réduction des incitants financiers afin de favoriser le travail n’a que peu progressé. Ces obstacles s’appliquent également à la deuxième source de revenus, principalement les femmes. Ce qui explique notamment la quote-part élevée du travail à temps partiel chez les femmes (40,9%).

La Belgique reste le seul pays où les allocations de chômage ne sont pas limitées dans le temps, même si elles diminuent progressivement.

La protection sociale à la traîne

Malgré un système de redistribution sociale efficace, il existe encore en Belgique des foyers de pauvreté, car une partie de la population n’a pas accès au marché du travail. En comparaison avec d’autres pays, les personnes handicapées sont plus exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.

Le rapport de la Commission européenne décrit non seulement la situation économique d’un pays, mais examine également la manière dont ce pays aborde les réformes demandées par l’Europe. La Belgique fait seulement des progrès limités dans la réduction de la pression du paquet réglementaire et administratif qui vise à stimuler l’entrepreneuriat.

Le rapport critique également l’approche de la protection sociale de travailleurs spécifiques. La Belgique est à la traîne lorsqu’il s’agit des indépendants. Et de mettre en évidence que tous les travailleurs indépendants n’ont pas officiellement accès aux allocations de chômage et aux indemnités en cas d’accident et d’accident du travail. Le rapport de la Commission européenne conclut : ‘Les inégalités doivent être éliminées.’

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Management et gig economy ? Quatre connexions notables !

Sur le marché du travail flexible actuel, il existe de plus en plus d’équipes hybrides : auprès des collaborateurs fixes, et aussi parmi eux, il y a la présence de freelances. Cela place les managers face à de nouveaux défis. Car comment faut-il évoluer dans un contexte hybride ? Comment obtenir une coopération optimale ? Sous peu, la Vlerick Business School va initier une thèse doctorale sur le sujet, menée par Neveen Saied. La professeure Katleen De Stobbeleir, qui dirige le Centre for Excellence in Leading Agile Organisations à la Vlerick, lève déjà pour nous un coin du voile.

Quatre connextions

Katleen De Stobbeleir fait d’abord référence à une étude de Gianpierro Petriglieri, Susan Ashford et Amy Wrzesniewski, intitulée ‘Agony and Ecstasy in the Gig Economy:  Cultivating Holding Environments for Precarious and Personalized Work Identities’. « Alors qu’un travailleur se trouve généralement dans les limites sécurisées d’une entreprise – l’holding environment -, le freelance est lui confronté à nombre d’incertitudes. Gianpierro Petriglieri, Susan Ashford et Amy Wrzesniewski ont observé comment les freelances créent leur propre environnement afin de se sentir suffisamment en sécurité, et de pouvoir s’épanouir dans leur travail et l’accomplir positivement. C’est ce que l’on désigne par personal holding environment. »

La professeure Katleen De Stobbeleir, qui dirige le Centre for Excellence in Leading Agile Organisations à la Vlerick.

 

Les trois co-auteurs de l’étude ont remarqué que les gig workers confirmés ont ainsi déterminé quatre connexions, reprenant la localisation, les routines, la liste des personnes et l’objectif, afin d’établir une sécurité suffisante. Les gig workers qui vivent le mieux leur situation sont ceux qui se sont choisis des endroits bien définis pour exercer leurs talents – que ce soit un coffee shop ou une pièce de leur habitation. De leur côté, les freelances confirmés semblent également vouloir se raccrocher aux routines, alors qu’initialement leur choix de carrière a été inspiré par un besoin de flexibilité.

De plus, des relations professionnelles avec des personnes adéquates sont utiles pour leur productivité, leur créativité et, selon les co-auteurs de l’étude, leur équilibre. Et quid de leur objectif ? « Afin de pouvoir ‘prospérer’, les freelances ont avant tout besoin de ressentir qu’ils participent à la construction de quelque chose d’important, et non de passer d’un gig à un autre », résume Katleen De Stobbeleir.

Points d’attention pour le manager

Comment les managers peuvent-ils réagir ? Pour les deux premières connexions, la localisation et les routines, notre experte insiste sur le fait que les entreprises doivent comprendre que cette relation est importante, et qu’elles doivent donc en tenir compte. « Cela ne signifie pas que les entreprises doivent prévoir un lieu de travail pour leurs gig workers, mais qu’elles doivent s’informer sur le lieu de travail habituel de ces collaborateurs indépendants », explique-t-elle. « Et cela risque de ne pas fonctionner si l’on tente d’imposer des routines. Il vaut mieux voir avec le freelance comment il ou elle souhaite travailler et de là convenir d’un certain nombre de routines, afin de permettre au freelance d’organiser ses tâches en tenant compte de ses autres clients. »

L’importance de la connexion avec des personnes adéquates entraîne que les entreprises doivent considérer les freelances comme des partenaires à part entière, et non comme des sous-traitants interchangeables. « Nous connaissons une pénurie sur le marché du travail, et il faut donc veiller à fidéliser et à développer chaque talent, y compris les gig workers », dit encore Katleen De Stobbeleir. « Si les managers sont généralement disposés à coacher et à donner du feedback à leurs collaborateurs fixes, force est de constater qu’ils sont moins empressés de le faire vis-à-vis de leurs collaborateurs freelances. C’est une erreur, car en respectant cela ils parviendront à mieux les fidéliser. »

Quant à la connexion avec un objectif élevé, si elle reste importante, il faut admettre que les freelances n’ont pas tous un long trajet jalonné de missions. « Dans ce cas, il peut être intéressant pour l’entreprise de les connecter d’une façon ou d’une autre aux objectifs de l’organisation. Quand les collaborateurs, et cela vaut pour les freelances, savent que leurs tâches s’intègrent dans un ensemble plus vaste, ils ne peuvent que s’épanouir me semble-t-il. Donc, soit vous avez la chance d’avoir un gig worker qui sait parfaitement pourquoi il a accepté sa tâche, et alors le but sera atteint. Soit ce n’est pas le cas, et il sera dès lors primordial que l’organisation réalise ce lien. »

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Près d’un employeur belge sur dix prévoit des embauches au cours du 2e trimestre 2019

Selon le Baromètre ManpowerGroup publié ce jour, les employeurs belges devraient continuer à créer des emplois au cours du 2e trimestre 2019. En effet, 9% des 751 employeurs belges sondés fin janvier par ManpowerGroup prévoient d’augmenter leurs effectifs d’ici la fin du mois de juin 2019, alors que seulement 2% prévoient de les réduire. 83% d’entre eux n’anticipent aucun changement.

Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi(*) – ou le différentiel entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements –  atteint la valeur encourageante de +6  pour le troisième trimestre consécutif. C’est une hausse de 3 points par rapport au 2e trimestre 2018

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En un an, la pépite RH proUnity va tripler son chiffre d’affaires

Une équipe agrandie, de nouveaux bureaux et surtout, beaucoup de nouveaux clients. La start-up bruxelloise proUnity, spécialisée dans la gestion des ressources humaines et des contrats pour indépendants, a bien grandi depuis notre première rencontre il y a un an et demi. “L’année 2017 nous a permis de confirmer que nous avons véritablement un produit qui répond aux besoins du marché“, estime David Muyldermans, son cofondateur

Cette année-là, proUnity a signé son premier gros contrat, valorisé à 60 millions d’euros, avec Smals, l’organisation ICT commune des institutions publiques belges, puis un autre avec la société semi-publique Credendo, spécialisée dans la réassurance, et enfin avec le groupe de médias Rossel. Des opérations qui valent plusieurs millions d’euros et qui ont permis à la société de faire décoller ses ventes. Et ses ambitions.

“En 2017 (année calendrier), nous réalisions un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros avec 4 clients. Un an plus tard, nous avions 30 clients pour un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros. Et cette année, nous estimons que nous atteindrons les 50 millions d’euros”, se réjouit David Muyldermans, dont l’équipe s’est agrandie, passant de 4 à 11 équivalents temps-plein.

Actuellement, la majorité des clients de la start-up sont des acteurs publics. Ils représentent environ 70% de son chiffre d’affaires avec de beaux noms comme le Forem, Actiris, Belnet ou encore différents SPF. “En moyenne, ce sont des contrats de 4 ans, ce qui génère une certaine sécurité des revenus. Mais à terme, nous voudrions atteindre un équilibre entre clients publics et privés”, souligne David Muyldermans.Un équilibre qui se précise petit à petit puisque l’an dernier, proUnity s’est concentrée sur le secteur privé et des sociétés telles que Securex, Touring, Rossel et autres sont venues remplir son carnet d’adresses.

Un marché en pleine mutation

ProUnity opère dans un marché global qui pèse plusieurs milliards d’euros avec une solution qui ne se limite pas à jouer les matchmakers pour les sociétés à la recherche de partenaires et privilégie une approche de niche. “La tendance à la digitalisation du ‘talent acquisition’ et du ‘talent management’ a débuté il y a 15 ans mais les gens et les sociétés n’étaient pas prêts”, commente David Muyldermans. “Aujourd’hui, on a trouvé la bonne formule via une plateforme digitalisée et le développement de fonctionnalités de gestion. On a un flux à 360 degrés sur une plateforme unique.”

Les sociétés exigent de plus en plus d’agilité et de spécificité dans les profils recherchés pour s’adapter aux différents projets et à la digitalisation – David Muyldermans, cofondateur de proUnity

Construite sur le modèle “No cure no pay”, la plateforme regroupe 500 sociétés de services, de tailles diverses, en Wallonie, en Flandre et à Bruxelles. Les indépendants/freelances représentent environ 10.000 personnes (IT, finances, marcom, RH et legal). “Nous pensons être en mesure de clôturer à 1.000 externes actifs sur notre plateforme d’ici la fin de l’année”, détaille David Muyldermans.

Concrètement, une entreprise qui est à la recherche d’un talent introduit l’offre sur la plate-forme. L’offre est diffusée dans la communauté des indépendants, des sociétés de services et sur les réseaux sociaux. Le cofondateur de proUnity souligne également l’évolution de la demande sur le marché ces dernières années. “Côté clients, les sociétés exigent de plus en plus d’agilité et de spécificité dans les profils recherchés pour s’adapter aux différents projets et à la digitalisation. Elles recherchent des profils de plus en plus spécifiques. Côté candidats, les freelances veulent plus de clients et davantage de flexibilité.

Au-delà de la frontière

Avec Rossel, proUnity s’est aventurée sur un terrain nouveau. Ils cherchaient une solution financière pour gérer leurs journalistes. Nous avons développé une solution qui tient compte des paramètres très spécifiques au secteur”, explique David Muyldermans. Outre les prestations et leurs facturations, l’outil permet également de gérer et valider les projets soumis par les journalistes.

Si les volumes restent plus bas que ceux générés par des consultants classiques, proUnity réfléchit déjà à mettre cette solution sur le marché global. “Nous sommes en discussions avec deux autres parties. Si cela se concrétise, nous pourrions entrer sur de nouveaux marchés limitrophes comme la France, les Pays-Bas ou l’Allemagne”, conclut-il.

Sarah Godard, Journaliste

Source: L’Echo

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La plateforme française Malt a recueilli 25 millions d’euros pour financer son expansion européenne

Malt, qui a débuté en 2013 sous le nom de Hopwork, réunit en ligne les freelances et les clients. Elle opère principalement sur le marché français et espagnol. La plateforme annonce posséder 100.000 freelances dans sa base de données et plus de 15.000 clients. Il semble que près des trois quarts des entreprises du Cac 40 auraient déjà fait appel aux services de Malt. À moindre échelle, signalons toutefois que Malt possède aussi dans sa base de données des freelances belges.

Après avoir réussi son expansion en Espagne, Malt veut maintenant étendre sa plateforme à l’Europe. D’abord les Pays-Bas et l’Allemagne, et ensuite la Belgique.

La proposition de Malt est en partie comparable avec celle de plateformes comme ProUnity, Jellow ou encore GIGHOUSE : réunir l’offre et la demande sans intermédiaires et du support si besoin. Si Jellow , ProUnity et GIGHOUSE s’adressent aussi aux clients potentiels, Malt se focalise particulièrement sur les freelances. C’est ainsi qu’en France par exemple, Malt leur propose des conditions sur les assurances et qu’elle organise dans plusieurs grandes villes la création de communautés freelances en marge de sa plateforme.

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