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À quoi faites-vous attention quand vous postulez pour un projet ?

Quels sont les points douloureux que vous rencontrez souvent en tant que travailleur indépendant quand vous postulez pour un projet ? Quelles sont les premières impressions auxquelles vous faites attention lors de l’entretien introductif ? Dans quelle mesure est-il important pour vous que vous receviez le tarif demandé ? Aidez le marché Beelance à mieux comprendre vos besoins.

Comment faire ? Remplissez le questionnaire de Beelance. Ça dure au maximum 5 minutes. Grâce à cette enquête, l’organisation veut savoir ce qui est vraiment important pour les freelances et comment les clients peuvent mieux y répondre.

Remplir l’enquête

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Ils sont partout !

Généralement, lorsque l’on pense aux “freelances” c’est principalement pour des métiers de développeur, copywriter, designer … simplement parce que la majorité des contenus sur les freelances sont créés par des plateformes positionnées sur ces métiers-là. Je suis d’ailleurs le premier à mettre en avant ces expertises les plus nombreuses.

Pourtant, énormément de métiers différents peuvent s’exercer en freelance, certains dont je n’aurais même pas soupçonné l’existence. L’an dernier je suis tombé sur un pêcheur professionnel indépendant qui avait été sollicité dans le cadre d’un projet d’aménagement urbain pour déplacer des poissons d’un étang à un autre ! Il fallait y penser !

Le freelancing concerne (presque) tous les métiers

Si le terme de freelance fait la plupart du temps référence à des personnes travaillant dans l’IT ou le marketing, ces départements sont loin d’être les seuls dans lesquels le freelancing est en vogue. Les réflexions qui poussent les travailleurs à se lancer en tant qu’indépendants concernent toute une population et pas seulement quelques catégories de métiers.

Il est temps de montrer la variété des activités qui peuvent s’exercer en freelance. Aujourd’hui je vous propose trois profils que l’on n’a pas l’habitude de croiser dans les différents contenus pour freelances ou sur les plateformes et qui pourtant s’éclatent en freelance. Si ça peut donner des idées à certains, il y a des places à prendre et si ça peut tordre le cou au cliché du freelance derrière son ordinateur, c’est bon aussi.

Il est temps de montrer la variété des activités qui peuvent s’exercer en freelance

#1 Have you met Nicolas Dupont ?

Il évolue dans une industrie qui ne connaît pas la crise, elle est bien au contraire considérée comme prioritaire ! Nicolas est freelance spécialisé en Assurance Qualité et propose son expertise à des sociétés dans le domaine médical. Ses clients travaillent par exemple sur des projets de pacemakers ou réalisent des exosquelettes. Dans l’un de ses derniers projets, il a pu réfléchir à la façon de mettre en œuvre les règlements, les normes et les intégrer dans un projet avec les contraintes humaines et budgétaires qui lui sont propres.

Il témoigne : « Sur un de mes projets, j’ai pu voir concrètement le résultat de notre travail. J’ai pu voir marcher pour la première fois un homme qui n’était plus en mesure de le faire depuis quelque temps et qui était arrivé dans nos locaux le matin même en fauteuil roulant ».

Rencontrer du monde, juger de l’impact de son travail en direct, intervenir sur des problématiques différentes … autant d’avantages de la vie de freelance qui s’appliquent aussi bien au métier de Nicolas que ce serait le cas pour un profil marketing.

#2 Have you met Cyril ?

Cyril est consultant Santé, Sécurité et Environnement sur des projets de construction d’Éoliennes. Concrètement, il se charge de superviser le déroulement des opérations en s’assurant que les bonnes personnes utilisent les bons équipements au bon moment. Il s’assure qu’elles ont les habilitations requises afin que le chantier se déroule dans les meilleures conditions afin de diminuer les risques liés à l’environnement de travail.

Il nous raconte son quotidien :

“Un projet d’installation d’Éoliennes dure environ 6 mois. Nous partons d’un champ massif, par exemple des champs de blé, il faut gérer les fondations, les routes d’accès, acheminer les morceaux de tour, la nacelle, le moteur et les pales et utiliser la grande grue. Sur un chantier, il peut y avoir près de 45 personnes qui interviennent en même temps donc il faut s’assurer que tout ce petit monde respecte les règles de sécurité et interagit de la bonne façon.”

Les éoliennes sont installées pour une durée de 25 ans et alimentent en électricité jusqu’à 40.000 personnes sans émettre de CO2, leurs performances ont presque doublé en dix ans. Il y a de quoi être fier en rentrant chez soi !

#3 Have you met Jérôme

Après une belle carrière au sein de grands cabinets de conseil, Jérôme a décidé de se lancer en tant que consultant indépendant. Il conseille par exemple des banques ou des assurances sur la mise en place d’un nouveau modèle analytique, la remise à plat d’une orientation stratégique ou d’un programme de transformation.

Et voilà ! Trois profils complètement différents qui entrent pourtant dans la catégorie des freelances, c’est dire si elle est hétérogène ! Dans le fond, presque tous les métiers peuvent être exercés en freelance.

Pour tous les âges ? 

Si l’âge moyen du freelance est de 34 ans en France, le lancement en tant qu’indépendant est aussi très intéressant pour les travailleurs seniors. Forts d’une longue expérience ils ont souvent un solide réseau et une expertise pointue à mettre au service des projets de leurs clients.

A tous niveaux de responsabilité ?

Le freelance n’est pas un exécutant, on le retrouve occasionnellement à des postes stratégiques comme CMO ou encore DRH. Il n’est pas non plus rare d’intégrer un freelance au sein d’une équipe hybride afin de lui confier la gestion du projet parce qu’il est le plus expérimenté. Les freelances sont bel et bien partout !

La crise que nous traversons devrait renforcer la démocratisation du freelancing

L’essor du freelancing n’était déjà plus à prouver, la crise que nous traversons est simplement venue renforcer cette tendance.

Jon Younger a interrogé pour Forbes au début de la crise du COVID une vingtaine de leaders américains de l’univers du du freelancing. S’ils notent une très forte baisse d’activité à court terme, ils prévoyaient en revanche une importante augmentation du nombre de missions en freelance à distance pour les prochains mois. L’avenir leur a donné raison puisqu’une nouvelle étude datant de Septembre abonde en ce sens.

Pour les travailleurs dont l’activité est malheureusement à l’arrêt, nous pouvons imaginer que les freelances sauront rebondir puisqu’ils ne dépendent souvent pas d’un unique client et sont habitués à l’incertitude qui caractérise désormais notre quotidien.

Les freelances sauront rebondir puisqu’ils ne dépendent souvent pas d’un unique client et sont habitués à l’incertitude.

Pour d’autres qui auraient du mal à trouver un CDI, le freelancing pourrait bien devenir l’unique alternative afin de continuer à travailler. Dans ce cas-là, nous sortons complètement de la tendance précédant la crise dans laquelle les travailleurs faisaient le choix de l’indépendance, le freelancing deviendrait un choix par défaut. C’est ce qu’il s’était passé notamment en Espagne suite à la crise de 2008 où de nombreux travailleurs avaient été contraints par les entreprises à créer un statut d’autonomo car celles-ci voulaient éviter de payer les charges salariales.

A la reprise, il s’agira de veiller à ce que de telles situations de salariat déguisé n’existent pas afin de ne pas précariser le statut de freelance.

Cet article a initialement été publié dans la newsletter le Billet du futur.

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Les travailleurs imaginent le monde du travail ‘post-covid’

Alors que la crise sanitaire se prolonge, nos certitudes et nos façons de vivre et travailler continuent d’être mises à l’épreuve. Mais comment les travailleurs imaginent-ils le travail dans ce monde post-corona qui est en train d’émerger ? C’est l’objet d’une étude d’envergure menée par ManpowerGroup auprès de 8.000 actifs dans huit pays (*). Voici 4 tendances qui se dégagent et qui devraient inspirer les responsables des ressources humaines s’ils veulent attirer et retenir les talents sur un marché de l’emploi qui – malgré la crise sanitaire – reste impacté par les pénuries de main-d’œuvre. 

1. Sécurité d’emploi

93% des actifs interrogés affirment que la crise du Covid-19 a impacté leur vie personnelle et professionnelle. Dans ce contexte d’incertitude, à côté de la santé, l’employabilité reste la préoccupation majeure des travailleurs à travers le monde : 91% des actifs interrogés souhaitent simplement conserver leur emploi au sortir de la crise, tandis que 89% aimeraient monter en compétences au cours de cette période afin de protéger leur emploi.  Sur base de chiffres de l’Organisation Internationale du Travail (**), le rapport de ManpowerGroup montre que les femmes ont davantage été touchées par la crise du COVID, car elles sont sur-représentées dans les secteurs les plus impactés par la crise,  qu’il s’agisse de l’art et des loisirs (63%),  de l’horeca (59%) ou de l’administration et des services (54%). 

2. Modèle de travail hybride 

43% des sondés estiment que la crise marque la fin de travail à temps plein au bureau, avec son horaire de 9h à 17h. Le modèle de travail hybride, qui combine les avantages du travail présentiel et du télétravail, s’impose comme le modèle du futur. Selon l’enquête, le travail au bureau est plébiscité car il permet un meilleur cloisonnement entre la vie professionnelle et la vie personnelle, un maintien du lien social et une meilleure collaboration. D’un autre côté, en travaillant chez eux, les sondés apprécient avant tout de ne plus devoir prendre les transports, devant la flexibilité des horaires de travail, et le temps gagné au profit de leur famille et de leurs proches. La solution se trouve donc au milieu et les entreprises devront rencontrer ces attentes en mettant en place des politiques de ressources humaines individualisées, qui tiennent compte également des besoins spécifiques à chaque génération. C’est impératif, car 8 actifs sur 10 aspirent à un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Ce modèle de travail hybride est source d’inégalité sur le marché du travail car bien évidemment, beaucoup de travailleurs n’ont pas accès à cette opportunité en raison de la nature de leur travail ou du secteur dans lequel ils évoluent, qu’il s’agisse du Manufacturing, du Retail ou des soins de santé par exemple.   

3. Solidarité 

Cette crise a révélé les nouveaux héros du monde du travail, des travailleurs qui effectuent des tâches indispensables, peu valorisées ou manquant souvent de reconnaissance, notamment au niveau salarial. Ils et elles nous servent, nous ou nos proches, dans les hôpitaux, les maisons de repos, les supermarchés ou les centres logistiques. 76% des personnes interrogées estiment que celles et ceux qui effectuent des métiers essentiels devraient être mieux rémunérés. Plus concrètement : 51% pensent qu’ils devraient gagner plus pendant la crise sanitaire et revenir à leur salaire de base après cette crise, tandis que 25% pensent qu’ils devraient gagner plus pendant et après la crise.

4. Révolution des compétences 

Tout au long de l’évolution de la pandémie, les métiers continuent de se transformer et on
observe une réallocation des ressources sur le marché de l’emploi. En croissance, les rôles liés à la transformation digitale, à
l’informatique – en particulier la cybersécurité, l’analyse de données, le développement de softwares ou d’application – au commerce en ligne et à la logistique. La demande pour tous les métiers touchant au bien-être et aux soins va également continuer
à augmenter, en ce compris les laborantins, les ‘traceurs de contact’, le personnel de dépistage ou des consultants spécialisés
dans le domaine de la santé (mentale). En perte de vitesse, les métiers de l’horeca et de l’événementiel, les métiers traditionnels
de la vente et de l’administration, la maintenance ou le tourisme. Il est encore cependant trop tôt pour évaluer la place et la forme
que retrouveront ces métiers dans l’ère post-covid. Autre tendance lourde : les compétences personnelles et humaines gagnent
en importance dans un monde devenu encore plus complexe. Parmi les mots-clés que les recruteurs et les professionnels des
RH veulent retrouver dans les CV (et dans les comportements de leur personnel), on trouve, dans l’ordre : communication,
prioritisation, adaptabilité, prise d’initiative, mais également intégrité, empathie, coaching ou résilience. Des compétences qui
doivent encore davantage être présentes chez toutes les personnes qui occupent des fonctions d’encadrement et de leadership.


L’étude complète ‘The Future for Workers By Workers’ est disponible sur le site manpowergroup.be .

Visitez également le site: https://go.manpowergroup.com/futureforworkers

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