Les travailleurs imaginent le monde du travail ‘post-covid’

Afin d’esquisser concrètement les contours de l’avenir du travail ManpowerGroup a mené une étude d’envergure dans huit pays : ‘The Future For Workers, By Workers‘

Alors que la crise sanitaire se prolonge, nos certitudes et nos façons de vivre et travailler continuent d’être mises à l’épreuve. Mais comment les travailleurs imaginent-ils le travail dans ce monde post-corona qui est en train d’émerger ? C’est l’objet d’une étude d’envergure menée par ManpowerGroup auprès de 8.000 actifs dans huit pays (*). Voici 4 tendances qui se dégagent et qui devraient inspirer les responsables des ressources humaines s’ils veulent attirer et retenir les talents sur un marché de l’emploi qui – malgré la crise sanitaire – reste impacté par les pénuries de main-d’œuvre. 

1. Sécurité d’emploi

93% des actifs interrogés affirment que la crise du Covid-19 a impacté leur vie personnelle et professionnelle. Dans ce contexte d’incertitude, à côté de la santé, l’employabilité reste la préoccupation majeure des travailleurs à travers le monde : 91% des actifs interrogés souhaitent simplement conserver leur emploi au sortir de la crise, tandis que 89% aimeraient monter en compétences au cours de cette période afin de protéger leur emploi.  Sur base de chiffres de l’Organisation Internationale du Travail (**), le rapport de ManpowerGroup montre que les femmes ont davantage été touchées par la crise du COVID, car elles sont sur-représentées dans les secteurs les plus impactés par la crise,  qu’il s’agisse de l’art et des loisirs (63%),  de l’horeca (59%) ou de l’administration et des services (54%). 

2. Modèle de travail hybride 

43% des sondés estiment que la crise marque la fin de travail à temps plein au bureau, avec son horaire de 9h à 17h. Le modèle de travail hybride, qui combine les avantages du travail présentiel et du télétravail, s’impose comme le modèle du futur. Selon l’enquête, le travail au bureau est plébiscité car il permet un meilleur cloisonnement entre la vie professionnelle et la vie personnelle, un maintien du lien social et une meilleure collaboration. D’un autre côté, en travaillant chez eux, les sondés apprécient avant tout de ne plus devoir prendre les transports, devant la flexibilité des horaires de travail, et le temps gagné au profit de leur famille et de leurs proches. La solution se trouve donc au milieu et les entreprises devront rencontrer ces attentes en mettant en place des politiques de ressources humaines individualisées, qui tiennent compte également des besoins spécifiques à chaque génération. C’est impératif, car 8 actifs sur 10 aspirent à un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Ce modèle de travail hybride est source d’inégalité sur le marché du travail car bien évidemment, beaucoup de travailleurs n’ont pas accès à cette opportunité en raison de la nature de leur travail ou du secteur dans lequel ils évoluent, qu’il s’agisse du Manufacturing, du Retail ou des soins de santé par exemple.   

3. Solidarité 

Cette crise a révélé les nouveaux héros du monde du travail, des travailleurs qui effectuent des tâches indispensables, peu valorisées ou manquant souvent de reconnaissance, notamment au niveau salarial. Ils et elles nous servent, nous ou nos proches, dans les hôpitaux, les maisons de repos, les supermarchés ou les centres logistiques. 76% des personnes interrogées estiment que celles et ceux qui effectuent des métiers essentiels devraient être mieux rémunérés. Plus concrètement : 51% pensent qu’ils devraient gagner plus pendant la crise sanitaire et revenir à leur salaire de base après cette crise, tandis que 25% pensent qu’ils devraient gagner plus pendant et après la crise.

4. Révolution des compétences 

Tout au long de l’évolution de la pandémie, les métiers continuent de se transformer et on
observe une réallocation des ressources sur le marché de l’emploi. En croissance, les rôles liés à la transformation digitale, à
l’informatique – en particulier la cybersécurité, l’analyse de données, le développement de softwares ou d’application – au commerce en ligne et à la logistique. La demande pour tous les métiers touchant au bien-être et aux soins va également continuer
à augmenter, en ce compris les laborantins, les ‘traceurs de contact’, le personnel de dépistage ou des consultants spécialisés
dans le domaine de la santé (mentale). En perte de vitesse, les métiers de l’horeca et de l’événementiel, les métiers traditionnels
de la vente et de l’administration, la maintenance ou le tourisme. Il est encore cependant trop tôt pour évaluer la place et la forme
que retrouveront ces métiers dans l’ère post-covid. Autre tendance lourde : les compétences personnelles et humaines gagnent
en importance dans un monde devenu encore plus complexe. Parmi les mots-clés que les recruteurs et les professionnels des
RH veulent retrouver dans les CV (et dans les comportements de leur personnel), on trouve, dans l’ordre : communication,
prioritisation, adaptabilité, prise d’initiative, mais également intégrité, empathie, coaching ou résilience. Des compétences qui
doivent encore davantage être présentes chez toutes les personnes qui occupent des fonctions d’encadrement et de leadership.


L’étude complète ‘The Future for Workers By Workers’ est disponible sur le site manpowergroup.be .

Visitez également le site: https://go.manpowergroup.com/futureforworkers

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