"Exploring the future of work & the freelance economy"

La vérité sur la plateforme de demain (épisode 1/3)

Aujourd’hui je vous propose d’imaginer avec moi les caractéristiques de la plateforme de freelances de demain, de réfléchir à ce qui légitime de laisser une commission à la transaction, à la fois côté freelance et côté entreprise.

Qu’on les aime ou qu’on les déteste, elles sont de plus en plus nombreuses et ne sont pas cantonnées au cadre du travail.

Personnellement j’ai utilisé des plateformes lors de mes premières missions en freelance à l’époque ou crème de la crème était positionnée dans la mise en relation entre étudiants et entreprises. Depuis je n’en utilise plus mais je reste convaincu de leur pertinence … pourvu qu’elles aient les caractéristiques nécessaires ! Plus le temps passe et moins elles se limitent à la simple mise en relation mais couvrent une palette bien plus large de services, ce qui légitime plus que jamais leur existence et rend leur modèle si attrayant !

I Qu’est ce qui justifie l’existence d’une plateforme ?

L’arrivée d’internet dans nos vies nous a progressivement fait passer d’une économie de la propriété à une économie de l’usage. Dans chaque domaine, des marketplaces se sont créés afin de réduire les coûts de transaction. Elles regroupent en un même lieu l’ensemble des acteurs, sécurisent bien souvent le paiement, parfois effectuent une pré-sélection … ce faisant, elles créent un cadre permettant la mise en relation. Pensez à Airbnb, Drivy, Deliveroo …

Elles fluidifient ainsi le marché en augmentant le volume de transactions pouvant avoir lieu, en faisant se rencontrer une offre et une demande qui peinent à se trouver hors de ce cadre.

Dans certains cas, ces plateformes ne sont venues que simplifier un marché déjà existant, dans d’autres cas, elles ont tout bonnement créé un usage ! Nombreux sont ceux qui ont découvert “le stop longue distance” avec Blablacar.

Les plateformes auxquelles j’ai choisi de m’intéresser aujourd’hui sont celles qui mettent en relation des freelances avec des entreprises, notamment pour des prestations intellectuelles. Elles sont plusieurs dizaines en France, plus ou moins spécialisées sur des secteurs ou des métiers, j’en ai listé plus d’une centaine dans ce document.

Ces plateformes sont légitimes puisqu’en tant que freelance il est parfois difficile de concilier production opérationnelle et prospection afin de générer un flot continue de missions. Les plateformes jouent alors le rôle d’apporteur d’affaire. Dans le cadre de collaborations avec des grands groupes, il est même quasiment impossible de travailler avec eux en direct, il faut passer par un intermédiaire, référencé auprès des achats.

Ces plateformes sont légitimes puisqu’en tant que freelance il est parfois difficile de concilier production opérationnelle et prospection.

Côté entreprise, les plateformes sont légitimes car elles permettent d’accéder en quelques heures à des experts disponibles et qualifiés.

Pourtant la simple mise en relation ne suffit aujourd’hui plus pour justifier l’existence des plateformes. Au fil des missions, les freelances qualifiés parviennent à se créer une réputation qui leur permet d’attirer naturellement des clients sans avoir à passer par les plateformes. Si chaque travailleur suivait ce schéma, les plateformes ne rassembleraient alors que des profils débutants ou peu expérimentés. Et pourtant, on trouve bien des experts sur les différentes plateformes, certains même collectionnent les recommandations ! 🏆

Alors quelles sont les caractéristiques que devrait posséder chaque plateforme ? Comment aller plus loin que la simple mise en relation ? Quel intérêt aurait un freelance qui attire déjà à lui un nombre suffisant de clients, à passer par une plateforme ? 

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Cet article a initialement été publié dans la newsletter le Billet du futur.