Monthly Archives: février 2020

Talents étrangers plus vite au travail dans les entreprises Belges

« Les sociétés installées dans notre pays ont régulièrement besoin de travailleurs étrangers spécifiques. Le traitement des demandes de permis uniques prenait trop de temps », dit la ministre de l’Asile et la Migration, Maggie De Block (Open Vld). « Grâce à notre simplification administrative, nous avons raccourci la procédure. L’Office des Étrangers et les régions continuent à collaborer à son amélioration continue. Les talents étrangers peuvent ainsi se mettre plus vite au travail dans nos entreprises. »

La directive européenne ‘permis unique’ a été transposée en droit belge à l’été 2018. Le secteur économique avait cependant mis quelques problèmes en évidence. Les entreprises devait parfois attendre plus de quatre mois la décision, à cause de la lourdeur administrative de la procédure. La ministre De Block a dès lors décidé de réduire ce délai grâce à différentes mesures. Depuis son retour à la fonction en décembre 2018, elle vise un service plus efficace en termes de permis.

Le service Long Séjour de l’Office des Étrangers, responsable entre autres du permis unique, dispose d’environ quatre-vingt collaborateurs. La cellule concernée a déjà été renforcée une première fois en juin 2019. Des moyens ont encore récemment été dégagés pour engager vingt agents supplémentaires. Grâce à cela, le délai moyen de traitement des demandes à l’Office diminue de moitié.

En outre, une adaptation de la procédure permet aussi des améliorations. Depuis début février, l’Office doit établir moins de documents, grâce à quoi la cellule concernée peut finaliser davantage de dossiers. Le délai de traitement moyen continue à diminuer grâce à cette simplification administrative.

Ensuite, les travailleurs étrangers qui ont demandé une prolongation de leur permis peuvent continuer à travailler à partir du moment où ils ont l’accord de la région pour le travail. Ils reçoivent désormais un droit de séjour provisoire en attente de la décision de l’Office quant à leur séjour, alors qu’ils tombaient auparavant dans l’insécurité et devait temporairement s’arrêter de travailler.

Enfin, une plateforme électronique est développée afin que la demande et l’échange d’information se fasse de manière moderne et transparente. Cela se passe en concertation avec les partenaires concernés, dont l’Office National de Sécurité Sociale et les régions.

Grâce au permis unique, les entreprises en Belgique peuvent introduire une demande unique tant pour le permis de travail que pour le permis de séjour de travailleurs étrangers. L’accès au marché du travail doit être donné par une région alors que le séjour est une compétence fédérale. Le traitement des demandes de permis unique est donc partagé entre différents niveaux. La bonne collaboration entre les régions et le gouvernement fédéral permet de veiller à l’efficacité de la mesure.

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Sofie Reviers (VRT) : « Ne rien faire ne serait pas réaliste lorsque l’on veut accueillir tous les talents. »

Deux mondes différents. Comme dans nombre d’organisations, le suivi des collaborateurs et celui des externes étaient deux choses distinctes à la VRT (le service public de la radio et de la télévision pour la Communauté flamande) : les premiers dépendaient de l’Achat, et les autres des RH. « Néanmoins, c’est la réunion de ces deux groupes qui forme la globalité des talents de l’organisation », explique Sofie Reviers, HR Manager Compensations and Benefits à la VRT. Sofie fait partie des promoteurs de la mise en place du Total Talent Management (TTM). NextConomy a bien entendu voulu en savoir plus.

Comment la volonté d’aller vers une stratégie de Total Talent Management est-elle née ?

Sofie Reviers : « Dire que le marché du travail évolue, c’est comme enfoncer une porte ouverte. Avec un nombre toujours croissant de personnel externe, cela s’imposait d’élaborer une politique intégrée afin d’attirer aussi bien de nouveaux collaborateurs que des freelances. ‘Faire carrière dans une entreprise’ n’est plus la norme de nos jours. ‘Réaliser des missions’ semble par contre être plus attrayant. Et c’est le choix de ceux et celles qui sont devenus freelances. L’expérience nous a démontré que les freelances amènent autant de valeur ajoutée que nos collaborateurs fixes. Et dès lors, nous devons les intégrer dans notre politique RH. C’est ainsi que notre gestion des freelances est passée d’un processus réservé à l’Achat à celui d’une responsabilité partagée avec les RH ».

Si les freelances disposent des mêmes qualités professionnelles, nous devons les intégrer dans une politique RH globale.

Où en êtes-vous dans l’élaboration de ce processus ?

De nombreuses étapes ont été franchies, mais nous sommes encore en phase ‘work in progress’. Le recrutement, la formation et la gestion sont les fondements que nous avons d’abord mis en place. Pour la sélection et le screening, nous avons développé des procédures parallèles pour les collaborateurs fixes et les freelances. C’est ainsi qu’après avoir structuré notre outil de recrutement, nous l’avons relié à une place de marché spécifique pour la recherche de freelances. Sur le nouveau site d’emploi de la VRT, les candidats ont un aperçu des offres pour des contrats fixes et des missions freelances. Le processus de recrutement et de sélection s’effectue selon les mêmes critères, avec des variantes suivant les différents jobs, fonctions et types de contrats proposés. Ainsi, nous avons le contrôle des processus. Il est notamment essentiel d’assurer notre image d’employeur, l’employer branding, et ce pour les deux groupes de travailleurs. Les freelances sont du reste inclus dans la stratégie L&D. Nous intégrons également des externes dans nos bases de données. Cela nous donne un aperçu sur l’occupation de chaque travailleur dans l’organisation et de notre potentiel global de talents.

Dans de nombreuses organisations, l’intégration des freelances dans les bases de données reste un obstacle. Elles préfèrent jouer la carte de la sécurité juridique. Qu’en pensez-vous ?

L’exercice est complexe à réaliser, car bien que collaborateurs fixes et externes coopèrent entièrement, il subsiste une différence fondamentale. Aussi bien au niveau opérationnel que juridique. Il s’agit de maintenir l’équilibre. Gérer les deux groupes indifféremment n’est pas la solution. Par exemple, les freelances de la VRT sont plus orientés résultats. Mais ne rien faire ne serait pas réaliste lorsque l’on veut accueillir tous les talents.

Un nouvel outil de recrutement, un LMS, ainsi que d’autres systèmes, vous avez plutôt amené du changement en termes de tooling !

C’est exact. Dans notre exercice de TTM, la sélection du tooling approprié n’a pas été aisée. Nous avons souvent constaté que les systèmes RH fournissent une assistance au niveau juridique, mais n’offrent que peu de possibilités pour répondre avec flexibilité à la politique que vous voulez implémenter. Ce qui d’après moi explique pourquoi de nombreuses organisations tiennent à conserver leurs processus en cours. Elles y tiennent car leur politique reste parfaitement dans le cadre et utilise les outils existants. Nous voulions des toolings correspondant à notre vision, et non l’inverse. Ce qui ne va pas de soi, car après notre étude de marché, nous nous sommes rendu compte qu’il n’existe actuellement aucun outil permettant de gérer intégralement à la fois des collaborateurs fixes et des freelances. Prenons le domaine du recrutement : si vous choisissez un outil avec lequel vous mettez en avant votre marque d’employeur, il ne va pas vous permettre de gérer vos externes. Pour la gestion des externes, vous devrez opter pour un VMS (Vendor Management System), mais en vous écartant de l’employer branding. Nous avons donc opté pour un système de recrutement classique qui nous permet d’aller réellement vers l’extérieur, auquel nous avons relié une place de marché pour gérer les externes. De même pour le système LMS. Les paramètres essentiels auxquels nos outils devaient correspondre étaient l’employer branding, la user experience et un look & feel attractif. Ensuite, nous avons déterminé le moyen d’intégrer les externes.

Nous voulions des toolings correspondant à notre vision, et non l’inverse.

Quels sont les autres défis RH qui accompagnent la stratégie de Total Talent Management ?

Il y a en effet pas mal de défis à relever. La numérisation, par exemple, modifie la fonction des collègues RH et la façon dont le business fonctionne avec les RH. De nombreux processus vont être automatisés et plus mobiles. Je citerai la procédure de demande de congés ou celle pour suivre une formation. L’aspiration des collaborateurs à une rémunération flexible nécessite également une autre approche. À différentes étapes de la vie, les collaborateurs peuvent souhaiter une autre formule de rémunération. Accéder à plus de flexibilité ou au travail à domicile sont également des thèmes évoqués.  Sachez qu’à la VRT, nous sommes familiers d’une démarche créative par rapport aux thèmes liés aux ressources humaines. Nous avons déjà fait face à des périodes de récession qui demandaient une redistribution du travail. Si vous voulez garder à bord le plus possible de vos travailleurs, vous devez pouvoir faire des propositions créatives pour leur permettre de travailler moins. Le plan d’achat de jours de congé est ici un bon exemple. Cela permet aux collaborateurs de prendre des congés supplémentaires en échange d’une petite part de leur salaire.

 


À propos de Sofie Reviers

Sofie Reviers

Avec un master en ingénierie commerciale et une spécialisation en ressources humaines, la carrière de Sofie Reviers était toute tracée. « C’est mon côté animal », philosophe-t-elle. Trois ans après ses études, Sofie entra à la VRT, où depuis 2005, elle a rempli diverses fonctions. Collaboratrice de staff, HR business partner, manager des conditions de rémunération et de travail. Toutes fonctions où elle s’investit corps et âme, et pour lesquelles l’immobilisme n’a pas cours. Au quotidien, on la retrouve avec ses collègues dans des project meetings, comme consultante ou comme partie prenante dans des réunions. Son temps est d’or, et lorsqu’elle est sur la route, elle va finaliser quelques contacts téléphoniques. Et chez elle, le mercredi après-midi, elle va s’arranger pour abattre un peu de travail.


 

Quelles sont vos propres ambitions pour les années à venir ?

En termes de contenu, je veux poursuivre sur la voie que nous avons empruntée. Il reste encore des étapes à franchir pour achever la modernisation de la politique RH. À titre personnel, le plus grand défi est de combiner mon travail avec ma vie de famille.

Comment maintenez-vous l’équilibre entre un job prenant et la famille ?

Avec de l’organisation. C’est selon moi la compétence qui prime pour garder le navire à flot. Il faut savoir actionner le bouton ‘travail’ à bon escient. Passer d’une situation à une autre, en faisant clairement la distinction entre le rôle de maman et celui de manager ou de cheffe de projet.

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2019 se termine sur une baisse de l’activité dans l’intérim

Au mois de décembre 2019, le nombre d’heures d’intérim prestées a diminué de -2,84% par rapport au mois précédent.

Cette baisse résulte d’une évolution négative dans les deux segments : le nombre d’heures prestées a diminué de -3,26% du côté des ouvriers et de -2,29% du côté des employés.

Par rapport au mois de décembre de l’année précédente, le secteur de l’intérim affiche une baisse de -7,31%. Ce chiffre résulte d’une diminution de -8,33% dans le segment des ouvriers, et de -6,05% dans le segment des employés.

L’indice Federgon a atteint 106,38 points en décembre 2019 contre 109,49 points le mois précédent. Cet indice rend compte du niveau de l’activité au cours du mois étudié par rapport au mois de janvier 2007 (base 100), en chiffres désaisonnalisés.

Plus d’info’s: Market Update December 2019 (.pdf)

Source: Federgon

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Réalisez la croissance de votre entreprise en donnant à vos employés plus de responsabilités

La croissance de toute entreprise est souvent freinée par des employés peu motivés ou mal placés. Julie Follet, gestionnaire intérimaire expérimentée et consultante en vente, en a vu une quantité considérable. Au cours de ses différentes missions, elle a également appris à y faire face. Elle explique au PDG de 3W, Boudewijn Dupont, comment responsabiliser les employés et élaborer une vision claire à long terme garantit des résultats.

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L’économie de plateforme influence l’apprentissage des collaborateurs

Environ 11 % de la population active européenne perçoit partiellement ses revenus de l’économie de plateforme. Cette constatation émane du dernier séminaire du Cedefop Skill Development of Workers in the Platform Economy. Ce pourcentage est certainement appelé à augmenter. Cette tendance permet de s’interroger sur la politique du marché du travail, et en particulier sur la politique de formation.

Les compétences liées à l’utilisation de technologies

De par la diversité des activités professionnelles proposées, l’économie de plateforme disposera d’un grand volume d’informations sur les compétences qui seront requises à l’avenir. Ces compétences sont souvent en lien avec le soutien de l’économie, afin de pouvoir mener à bien les activités.

Apprendre de façon informelle

Alors que les travailleurs des secteurs privé et public se forment principalement collectivement et en mode formel, les travailleurs de l’économie de plateforme se forment individuellement et en mode informel, nous dit une étude sur le CrowdLearn. Ce qui s’explique par la nature même du travail dans un contexte d’économie de plateforme. Chaque nouveau projet ou chaque nouveau client peut, par exemple, exiger la mise en place de technologies, ce qui entraîne une nouvelle approche de l’apprentissage informel.

Les connaissances acquises peuvent dès lors être partagées avec vos peers, et la plateforme devenir une sorte de provider de nouvelles connaissances.

Certification informelle

L’étude menée auprès des travailleurs de l’économie de plateforme a également démontré qu’avec cette dernière, il n’est nul besoin d’expressément valider les compétences. Ce qui va toutefois être validé par les clients, ce sont les compétences déployées pour mener à bien un projet. Nous assistons à une évolution de la traditionnelle certification formelle vers la certification informelle.

 

Auteur: Vickie Dekocker

Source : Syntra Vlaanderen – Remerciements à Johan Desseyn de Mpiris

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