1 employeur belge sur 5 souhaite évoluer vers un mix de collaborateurs fixes et flexibles.

Les entreprises belges sont-elles actuellement ouvertes à un marché de l’emploi plus flexible ? C’est la question que le prestataire en RH Securex a posée à 700 responsables RH. La réponse ? Oui.

Notre marché du travail évolue fortement par la mondialisation des technologies de l’information et de la communication, l’Uberisation de l’économie et la mondialisation des échanges. Diverses formes d’emploi en découlent :

  • Portfolio workers: ils exécutent des tâches pour plusieurs clients.
  • Crowd workers: ils prennent en charge différentes tâches complexes parcellées via des plateformes en ligne.
  • Moonlighters: ils combinent plusieurs types de jobs sous différents statuts.
  • Entrepreneurs salariés: ils rassemblent leurs différents contrats sous une seule organisation qui les emploie.

La Belgique a déjà procédé à des réformes du marché du travail telles que l’allongement des carrières, le système des flexi-jobs et l’intérim de durée indéterminée. « Ces réformes conduisent à un assouplissement du marché du travail et améliorent l’employabilité des travailleurs tout au long de leur carrière » déclare Securex.

50% fixe et 50% flex

21% des responsables RH déclarent que leur organisation est prête à évoluer progressivement vers un mix de 50% d’employés et 50% d’un autre statut tels des indépendants, freelances ou des collaborateurs autonomes. Une manière de répondre à une demande fluctuante du marché. La tendance est plus prononcée dans les petites entreprises de maximum 50 collaborateurs.

«Les entreprises de petite taille ou en phase de démarrage travaillent plus souvent sur base d’un mix de collaborateurs fixes et freelances. Selon les résultats d’un sondage, les grandes entreprises seraient plutôt réticentes à travailler avec des indépendants. Apparemment, leurs attentes sont d’une part d’avoir la certitude d’un personnel présent et fiable, d’autre part d’éviter que les freelances quittent l’entreprise avec leur connaissance et leur expérience en fin de mission» déclare Iris Tolpe, Legal Director chez Securex.

Partage de personnel

53% des employeurs souhaitent se partager du personnel. Selon la loi Peeters, les entreprises peuvent partager l’occupation des participants via un groupement d’employeurs si ces entreprises n’ont pas le besoin ou les moyens financiers d’employer un collaborateur à temps plein.

«Le chemin des responsables RH au sein des entreprises semble encore long ! Néanmoins, nous remarquons de plus en plus sur le terrain l’effervescence de nouvelles formes de travail et une évolution de la manière dont les gens organisent ce travail.  La question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment les responsables RH se prépareront et collaboreront avec les nouveaux intermédiaires présents sur le marché du travail qui lancent des initiatives afin d’offrir une certaine sécurité de carrière. Sécurité qui, jusqu’à récemment encore, n’existait pas en dehors du contrat de travail classique», dit François Pichault, HEC Liège – Ecole de gestion de l’Université de Liège.