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93 % des traducteurs freelances sont diplômés (et d’autres chiffres clés)

Qui sont ces traducteurs freelances (h/x/f) et quels chiffres clés se dégagent de l’enquête menée par l’agence Inbox translation à l’échelle mondiale ? Qu’en pense Frédérique Fourez, traductrice freelance ?

 L’étude déjà menée en 2020 par Inbox translation vient d’être mise à jour. Les tendances et le profil type du traducteur freelance sont basés sur les réponses de 1 510 personnes (dont 76 % de femmes) dans le monde âgées de 25 à 54 ans. 

Combinaisons linguistiques et outils

63 % des répondants ont mentionné être traducteur freelance exclusivement, 19 % traducteur et interprète. 18 % allient le métier de traduction avec d’autres services linguistiques comme la correction ou le copywriting. « Pour ma part, j’appartiens à cette minorité qui aime apporter un peu de variation dans son boulot grâce à des missions de révision ou de rédaction. J’ai beaucoup d’admiration pour les collègues interprètes, une discipline qui mériterait plus d’attention » souligne Frédérique Fourez.

Les 3 combinaisons linguistiques principales à partir de l’anglais sont l’espagnol (158 personnes), le français (104) et l’allemand (65). Les personnes interrogées traduisent pour les secteurs juridique (22 %), publicitaire (17 %), médical (16 %) et des affaires (16 %). « Les combinaisons les plus populaires sont bien sûr différentes en Belgique. Et selon la dernière enquête de la Chambre belge des Traducteurs et Interprètes, le profil moyen correspond à une femme, âgée de 42 ans, freelance à temps plein et spécialisée dans la combinaison néerlandais-français. »


Selon la dernière enquête de la Chambre belge des Traducteurs et Interprètes, le profil moyen correspond à une femme, âgée de 42 ans, freelance à temps plein et spécialisée dans la combinaison néerlandais-français.


Dans leur pratique professionnelle, 79 % indiquent avoir parfois recours à un outil d’aide à la traduction contre 56 % régulièrement. La plus-value dans leur travail est apportée par des bases terminologiques plus fiables, le gain de temps et la cohérence des traductions pour le client. « Oui, les traducteurs, freelances ou pas, utilisent généralement des ‘CAT tools’, l’abréviation de computer-assisted translation. Rien de mal à cela, au contraire, c’est un signe de professionnalisme. »


Les traducteurs, freelances ou pas, utilisent généralement des ‘CAT tools’, l’abréviation de computer-assisted translation. Rien de mal à cela, au contraire, c’est un signe de professionnalisme.


Avantages (et inconvénients) d’être traducteur freelance

La liberté est l’atout n° 1 pour 64 % des participants : diriger sa propre affaire, être flexibles sur les horaires de travail, voilà deux composantes qui reviennent régulièrement. Les faibles tarifs (souvent proposés par les agences) sont pour 59 % des participants le problème majeur de leur profession. « Pour moi, traduire est un peu comme réécrire le monde. Ce qui ne veut pas dire que le volet financier n’est pas important. Et force est de constater que le tarif des agences est plus bas qu’en direct avec le client. Mais les volumes et le fait de ne pas devoir gérer chaque client séparément rééquilibrent probablement la balance… »


Force est de constater que le tarif des agences est plus bas qu’en direct avec le client. Mais les volumes et le fait de ne pas devoir gérer chaque client séparément rééquilibrent probablement la balance.


Les traducteurs freelances sont hautement qualifiés

Seuls 7 % des participants ne disposent pas de diplôme. 93 % sont diplômés (36 % [hommes] se sont tout de suite lancé comme traducteur) dont 39 % dans une formation linguistique. Néanmoins, plus de femmes (38 % contre 24 %) ont étudié la traduction. « Très reconnaissable. Personnellement, je suis licenciée en traduction allemand – russe et je transmets ma passion pour le français à travers des cours pour adultes et collaborateurs en entreprise. Si je me base sur la dernière enquête de la Chambre belge des Traducteurs et Interprètes, le profil type est titulaire d’un Master en traduction et actif dans la traduction juridique. CQFD. »