"Exploring the future of work & the freelance economy"
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Un freelance sur trois ne travaille que pour un seul client

Le nombre de freelances qui dépendent financièrement d’un seul client est en forte hausse depuis ces dernières années.

Entre 2010 et 2015, le nombre d’entrepreneurs dont 75% du revenu était dépendant d’un seul client, a plus que doublé : de 13 à 29%. Ceci a été déterminé par le guichet d’entreprises Securex après analyse de l’enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS 2015).

Les formes de travail alternatives

Cette augmentation s’explique par la croissance rapide des formes de travail alternatives telles que le travail à temps partiel, le travail indépendant, le travail temporaire et le travail à domicile. Selon Frank Vander Sijpe, directeur du service d’études de Securex, la population active a augmenté de 4,7% entre 2007 et 2016, le nombre d’indépendants de 13%, le nombre d’emplois temporaires de 11% et les emplois à temps partiel de 18%.

Dans cette catégorie de formes de travail alternatives, un ensemble important de jobs ne relèvent pas du statut fixe ou du statut indépendant. Ces jobs se trouvent dans une sorte de zone tampon. « En nous concentrant uniquement sur les deux statuts de base, nous occultons le phénomène qui se développe actuellement : les nouvelles formes de travail », explique François Pichault, professeur à la HEC de Liège. Ce groupe inconnu auparavant qui englobe les jobs formant la nouvelle économie, ou économie digitale, les Uber de ce monde.

Insécurité d’emploi

Frank Vander Sijpe est d’avis qu’on ne peut, malgré l’émergence de ces formes de travail alternatives, pas vraiment parler d’insécurité d’emploi en Belgique. Ces nouvelles formes de travail sont encore relativement limitées dans notre pays, contrairement à d’autres tels que les États-Unis et les Pays-Bas. « Le Conseil supérieur de l’emploi a noté dans son dernier rapport que 90% de la population active dispose toujours d’un contrat fixe », nous dit Frank Vander Sijpe.

« Mais bien que cette tendance reste chez nous encore en arrière-plan, elle est bel et bien présente. Et il existe plusieurs facteurs qui peuvent l’accélérer », prévient-il encore. « Les baby-boomers (les 45-65 ans) quitteront le marché du travail ces prochaines années. Comment les entreprises vont-elles les remplacer ? Avec des contrats fixes ou via des moyens alternatifs ? Si cette dernière possibilité voit le jour, il y a un risque que la population active soit plus souvent exploitée. » Il fait référence ici aux Pays-Bas, où les freelances ne bénéficient pas d’une protection sociale ou d’un statut.

Securex propose donc que l’on réfléchisse sérieusement à créer un troisième statut.

Source : L’Echo

Nathanëlla Monsaert is redacteur en grafisch vormgever. Met haar jarenlange ervaring werkt ze elke communicatie uit van A tot Z. Of hoe ze het liever zelf zegt: van A naar Beeld. Ze is een storyteller pur sang en gaat voor NextConomy vooral op zoek naar boeiende verhalen bij freelancers. Voir tous les articles de Nathanella Monsaert