Monthly Archives: mars 2020

Les freelances et les tech startups en Belgique – Omar Mohout : « Prenez place sur les montagnes russes »

Le rapport d’enquête ‘Omvang en Dynamiek van de tewerkstelling bij Belgische tech start-ups’ de la KU Leuven/HIVA et Sirris, publié en début d’année, fournit des chiffres et des graphiques très intéressants. (‘Portée et dynamique de l’emploi dans les tech start-ups en Belgique’) C’est ainsi que nous apprenons qu’il y a dans notre pays 1.353 tech startups, créées entre 2010 et 2017. Le rapport nous apprend aussi que ce sont des jeunes entreprises technologiques qui ‘apportent des innovations et des technologiques numériques sur les marchés existants et les nouveaux marchés, en exploitant les possibilités offertes par le big data, les logiciels, le web 2.0 et la technologie cloud’.

Le mot ‘startup’ est parfois utilisé à tort ou à raison. Si demain vous ouvrez une boutique, vous êtes aussi une ‘startup’. Dans le cadre de cette enquête, il s’agit bien d’entreprises qui proposent un produit ou un service numérique », précise Omar Mohout. Ce dernier suit l’évolution de l’écosystème des startups depuis de nombreuses années, et il aide les entreprises (technologiques) à se développer et à partir à la conquête du monde. Il est Entrepreneurship Fellow chez Sirris, et également professeur à l’Antwerp Management School, à l’université d’Anvers et à la Solvay Business School.

« Il me semble important que de telles startups soient également créées par des freelances », souligne-t-il. « Les co-fondateurs sont alors des freelances qui possèdent une vision commune, qui vont développer quelque chose, et le commercialiser sur le marché. Et cela ne va pas sans risque : non seulement il faut toujours s’attendre à ce que cela ne marche pas, mais les opportunités ont aussi un coût, car ces freelances n’ont en principe pas de rentrées financières pendant une certaine période. »

Équilibre entre fixe et flex

En se basant sur les données fournies par l’ONSS, ce sont 3.223 collaborateurs qui travaillent dans les 1.353 tech startups de notre pays. Il faut encore prendre en compte les 1.443 dirigeants et les 515 administrateurs – des freelances qui ont décidé de créer une entreprise – pour aboutir à 5.161 collaborateurs fixes.

Ensuite, viennent s’ajouter 5.100 collaborateurs flexibles, dont 3.300 font partie de startups sans personnel salarié. Afin d’identifier ces freelances opérant dans et en dehors de notre pays, les enquêteurs ont utilisé des données LinkedIn. « LinkedIn reste la plus importante plateforme au monde où obtenir des profils professionnels. C’est la meilleure indication dont nous disposions de nos jours pour connaître le nombre de freelances travaillant pour des entreprises données, même si ce n’est pas du 100 % », confirme Omar Mohout. Il est vrai que les freelances effectuant des petites missions – une demi-journée de copywriting, par exemple – et qui ne seraient pas pris en compte, ne vont pas changer grand-chose. « Nous nous intéressons aux collaborations structurelles. »

Les avantages amenés par les freelances

Le fait que la moitié des collaborateurs des startups soient des freelances ne présente aucun risque, selon Omar Mohout, mais plutôt un grand avantage pour ces jeunes entreprises. Un collaborateur qui 4 jours par semaine récolte ailleurs des connaissances et de l’expérience qu’il apporte le 5e jour à la jeune entreprise, est riche d’enseignement.

Le fait que la moitié des collaborateurs des startups soient des freelances est plutôt un grand avantage pour ces jeunes entreprises. 

De plus, un freelance n’a rien de ‘binaire’, pour citer notre expert. « Un collaborateur salarié travaille normalement pour vous, et parfois pas ou plus. À l’inverse du freelance, qui lui peut gérer un autre projet tout en vous donnant du support pendant une période transitoire. Vous avez donc plus de sécurité et de continuité à attendre par rapport à un collaborateur salarié, qui peut à la limite disparaître endéans la quinzaine. »

Certaines formes de collaboration flexibles permettent également de faire appel à des talents (ICT) au niveau international. L’enquête montre qu’en Belgique les startups comptent 2.963 collaborateurs situés à l’étranger. Cette dimension mondiale offre un avantage concurrentiel : « Une startup qui utilise des freelances peut intéresser le meilleur programmeur ou le meilleur spécialiste marketing du monde. Une entreprise classique qui recrute du personnel ne dispose somme toute que d’un rayon de recherche limité. La chance que le talent recherché habite la région est extrêmement faible ».

Embarquement dans les montagnes russes

Ce qui n’est du reste pas exceptionnel, c’est de voir un freelance embarquer comme partenaire, par exemple. Cela n’a rien d’illogique, puisque bien souvent ce ou cette freelance aura une part importante dans la réussite de la startup. « La startup a également intérêt à décider assez rapidement avec quels freelances elle veut avancer, car les talents sont partout fort demandés. Sans omettre que vous pouvez être en concurrence avec d’autres clients du freelance. Le risque que le freelance ait à choisir parmi plusieurs projets est réel. »

Omar Mohout se met également à la place du freelance ICT. « Il a devant lui deux options stratégiques », nous dit-il « D’un côté, il peut continuer à opérer pour de grandes entreprises, et ainsi se garantir et optimiser à coup sûr ses revenus. De l’autre, il peut parfaitement décider de travailler pour une rémunération inférieure, ce qui donne aux jeunes entreprises, par définition ‘cash poor’, la possibilité de mettre à profit ses compétences et son expérience. Pour le freelance, c’est un moyen d’accéder à un ‘uplift’ : si la startup réussit, il peut demander une part du gâteau en ‘sweat equity’ par exemple.

« Mon avis à titre personnel est que de temps en temps vous pouvez diminuer vos tarifs afin de saisir l’opportunité de prendre place sur des montagnes russes. Qui plus est, les freelances qui sont au départ d’une startup prospère peuvent dès lors en récolter les fruits. En maintenant leurs tarifs à un niveau relativement élevé, ils auraient poursuivi leur route de freelance sans participer au succès de ce type d’entreprise. »

Pour plus d’information

Vous avez accès au rapport ici. Ne manquez de lire l’interview de Stefaan Arryn, VP People chez Silverfin, une Tech Startup.

Posted in Client, Recruter | Tags , , , , | Commentaires fermés sur Les freelances et les tech startups en Belgique – Omar Mohout : « Prenez place sur les montagnes russes »

Quand un VMS met tout le monde sur un pied d’égalité en 6 mois

L’optimisation de la gestion des talents externes via la digitalisation est-elle fiction ou réalité ? La réponse fournie par David Muyldermans, CEO de proUnity, est claire : « Ne pas digitaliser serait synonyme de travail en mode ‘old school’ ». Le témoignage de Sudpresse confirme la tendance en nous expliquant comment la digitalisation a permis de rationaliser la gestion de près de 500 freelances en moins de 6 mois.

3,5 millions de coûts annuels

Jusqu’il y a peu, le groupe Sudpresse n’avait pas de bon aperçu sur la situation (ni les coûts) que représentent réellement les près de 500 indépendants actifs au sein de son organisation. « La digitalisation de nos processus a permis au groupe de rationaliser leur gestion et de réaliser de sérieuses économies », explique Pierre Leerschool, CEO de Sudpresse et l’invité spécial de l’événement organisé par proUnity le 18 février 2020, en collaboration avec l’Abcal. « 3,5 millions de coûts annuels méritaient bien toute l’attention du conseil d’administration ».

La digitalisation de nos processus a permis au groupe de rationaliser leur gestion et de réaliser de sérieuses économies – Pierre Leerschool, CEO de Sudpresse-

Digitaliser en (moins de) 6 mois

Pierre Leerschool va droit au but dans son discours devant l’assemblée de responsables RH et Achats : « Notre organisation ne s’est auparavant jamais vraiment préoccupée de relever ce défi. Pour nous, l’objectif était donc d’obtenir une solution très pragmatique, et non une usine à gaz. Nous devions palier à l’augmentation des ‘cas particuliers’ et tracer une ligne directrice sans compromis. En six mois, la digitalisation de notre approche nous a permis de mettre tout le monde sur un pied d’égalité ». Quant à Tania Vivane, Partner chez proUnity, elle a fait le compte : « Il existe plus de deux cents solutions de gestion des ressources externes sur le marché. La clé est l’interfaçage possible entre toutes ces plateformes vers notre plateforme VMS, qui permet un reporting efficace ».

Réduire les coûts

Tania Vivane résume le défi des gestionnaires de talents comme étant un cycle continu dont le point de départ (et d’arrivée) est l’objectif de réductions des coûts. « Ensuite viennent le besoin d’une visibilité globale sur la situation, le besoin de conformité juridique tout en assurant une efficacité opérationnelle, et un recrutement sans faille. N’oublions pas que les ressources externes représentent une charge importante. Selon une étude de Hackett Group, 70 % des organisations dépensent jusqu’à 50 millions d’euros par an dans le recrutement de talents externes. »

85 % des effectifs

Selon Pierre Leerschool, les RH se seraient trop longtemps concentrées exclusivement sur les salariés : « Je constate que de plus en plus de collaborateurs adoptent le statut d’indépendant. Cela représente 85 % de nos effectifs gérés via la nouvelle plateforme VMS de proUnity. Pour nous, il est donc primordial d’offrir de la transparence et de travailler avec un tableau de bord en temps réel. Sans parler de la nécessité d’être à la pointe au niveau juridique et d’assurer de la rigueur dans le paiement des prestations. Un collaborateur, salarié ou indépendant, a le droit d’être rémunéré à temps », souligne le CEO.

le VMS (Vendor Management System) est l’outil de support qui fluidifie les différentes étapes du processus et les rend 100 % digitale.

Change management

« Nous avons dû convaincre les organisations syndicales et les collaborateurs du bien fondé de notre démarche. Nous avons très vite trouvé un consensus, grâce aux avantages qu’apporte la plateforme VMS à toutes les parties concernées », explique Pierre Leerschool. « Plusieurs solutions peuvent être prises en considération par les gestionnaires en quête d’optimisation. La première est le brokerage en tant que partenaire opérationnel pour une partie du processus d’embauche de ressources externes. Quant au MSP (Managed Service Provider), il peut être identifié comme étant un partenaire stratégique prenant en charge l’organisation globale du processus. Enfin, le VMS (Vendor Management System) est l’outil de support qui fluidifie les différentes étapes du processus et les rend 100 % digitale. Et c’est exactement là que proUnity intervient », complète Tania Vivane.

Posted in Client, Recruter | Tags , , , , | Commentaires fermés sur Quand un VMS met tout le monde sur un pied d’égalité en 6 mois

Ces plug-in hybrides sont déductibles à (presque) 100%

Pour connaître le traitement fiscal exact des hybrides rechargeables, Fleet vous renvoie à leur aperçu complet sur la fiscalité des voitures de société en 2020. Mais comme vous le savez probablement, la taxation des PHEV est basée sur la taille de leur batterie et leurs émissions de CO2.

La liste reprend les voitures qui remplissent les conditions d’un traitement fiscal favorable.

Posted in Finance, Freelancer | Tags , , , , | Commentaires fermés sur Ces plug-in hybrides sont déductibles à (presque) 100%