Les ‘moonlighters’ en Belgique

Moonlighting est un nom repris au dictionnaire anglais. Le terme fait référence à la nuit (au noir) lorsqu’une personne effectue un deuxième job. En Belgique, on parle aussi de multi-jobbers, afin d’indiquer que la combinaison de jobs ne se limite pas nécessairement à 2.

Une statistique sur le nombre de travailleurs effectuant un 2e job en Belgique a récemment été publiée. Les chiffres sont issus de l’Enquête sur les forces de travail (EFT) réalisée à la demande du SPF Économie. L’enquête socio-économique ne fait pas la distinction entre les personnes occupant deux ou plusieurs emplois.

En Belgique, 3,8% de la population active occupe un deuxième emploi

Le pourcentage de travailleurs ayant en 2018 un deuxième emploi ne diffère guère de celui de 2017. C’est en tout cas ce que disent les statistiques. Bien qu’il y ait un léger glissement entre le nombre d’hommes et le nombre de femmes qui combinent deux ou plusieurs jobs, la moyenne des pourcentages est de 3,8%. Le taux de travailleurs ayant un 2e job est de 4,3% dans la catégorie d’âge allant de 25 à 49 ans, il est de 2,5% chez les jeunes de moins de 25 ans, et de 3,1% chez les plus de 50 ans.

bron: Statbel

Le deuxième job est généralement un job d’indépendant

La majorité des deuxièmes emplois sont effectués sous le statut d’indépendant. Le pourcentage de personnes ayant un deuxième emploi est plus élevé chez celles ayant un bon niveau d’instruction. 2,1% sont infra-scolarisés, 3,4% ont le niveau secondaire et 4,6% ont une formation supérieure. Le Top 3 des secteurs connaissant le plus de deuxième emploi sont : la santé humaine et l’action sociale, l’éducation et les activités spécialisées, scientifiques et techniques.

bron: Statbel