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La technologie révèle un potentiel inexploité

La technologie rend les organisations plus efficaces et plus humaines. Notamment en matière de gestion des talents externes. C’est la conviction de Dorien Roes, Country Manager Belux chez Workday. Elle a forgé sa carrière dans le secteur de la Tech, un monde principalement masculin.

“« En raison d’un manque de Total Workforce Management, les entreprises ne voient pas le potentiel qui existe au sein de leur organisation », estime Dorien Roes. « Il n’y a pas de vue d’ensemble des capacités et des compétences disponibles parmi le personnel. Dans un marché du travail tendu et face à la pénurie de certains profils, cela pose un problème majeur. Pour déployer rapidement les meilleurs talents, il faut avoir une vue d’ensemble.Et les données jouent un rôle crucial. Les applications et l’IA permettent de cartographier les compétences. La technologie fait partie de la solution pour rendre les entreprises plus agiles. Workday est tourné vers l’avenir du travail. Notre plateforme permet de gérer l’ensemble des effectifs, du premier contact à la retraite.”

Pour déployer rapidement les meilleurs talents, il faut avoir une vue d’ensemble.Et les données jouent un rôle crucial. La technologie fait partie de la solution pour rendre les entreprises plus agiles.


De plus en plus d’organisations professionnalisent le recrutement de leurs collaborateurs externes. NextConomy propose donc une série d’entretiens autour du thème central ‘Women in Contingent Workforce’. Le but? Inspirer et partager des idées avec tous ceux qui sont impliqués, de près ou de loin, dans le recrutement de collaborateurs externes. Nous voulons montrer aux femmes qu’il existe des carrières passionnantes dans un domaine encore relativement novateur et inconnu, mais tourné vers l’avenir. Un volet du métier d’une importance stratégique croissante pour les organisations.


Architecte de l’organisation

Selon Dorien, plusieurs raisons expliquent pourquoi nous sommes encore loin d’une approche de Total Workforce Management. « Les entreprises sont encore trop prisonnières d’une mentalité « nous contre eux ». Les collaborateurs externes sont gérés par le service achats, tandis que les collaborateurs internes sont gérés par les RH. De plus, les collaborateurs externes ont trop longtemps été considérés comme un poste de dépenses. Cependant, en raison de l’évolution de la situation économique, ils sont devenus indispensables pour assumer les rôles cruciaux dont l’organisation ne dispose pas. Cette transition ne peut se faire avec succès que si l’on mise sur Total Talent Management. L’objectif doit être le rendement à générer, que la personne figure ou non sur le payroll. » 

Dorien considère que la personne responsable de la gestion des talents externes n’est pas seulement un gestionnaire, mais aussi un architecte de l’organisation. « Elle doit remplir des fonctions indispensables à l’entreprise. Elle doit donc être capable d’assumer un rôle stratégique afin de contribuer à définir la vision. »

Les externes sont devenus indispensables pour assumer des rôles cruciaux au sein d’une organisation. Il faut donc miser sur le Total Talent Management. L’objectif doit être le rendement à générer, que la personne figure ou non sur le payroll.

Une femme dans un monde d’hommes

Même si Dorien a toujours travaillé dans un secteur à prédominance masculine, elle n’a jamais considéré cela comme un inconvénient. « Dans l’un de mes premiers jobs, j’ai immédiatement intégré une équipe composée d’ingénieurs masculins. En tant que femme et économiste, mon état d’esprit était différent. Mais cela s’est surtout avéré enrichissant. Du coup, depuis le début, j’ai l’habitude de travailler presque exclusivement avec des hommes. »

Si c’était à refaire, elle agirait différemment aujourd’hui. « J’ai toujours attendu trop longtemps avant de m’exprimer. Je pensais aussi que mon travail devait être parfait avant d’oser passer à l’étape suivante. Finalement, j’ai pris des initiatives. Mais la perfection est l’ennemie du progrès. Aujourd’hui, je crois davantage en moi et j’ose me fier à mon intuition et à mes capacités. J’essaie également de mettre en avant mes réalisations, tant en interne qu’en externe. Comme beaucoup de femmes, j’avais souvent du mal à me mettre en avant, car je considérais que ce que je faisais allait de soi. »

L’équilibre entre les hommes et les femmes dans la Tech au sens large et dans les postes de direction reste un défi permanent. Les femmes sont trop peu nombreuses à choisir le côté « dur » des affaires.

La dure réalité des affaires

L’afflux de talents est le facteur déterminant du succès. « Même si les ambitions sont grandes et que des objectifs clairs sont formulés, parvenir à un équilibre entre les hommes et les femmes dans la Tech et aux postes de direction reste un défi permanent », explique Dorien. « La cause n’est pas seulement le manque de profils STEM, mais le fait que trop peu de femmes choisissent le côté « dur » des affaires. On voit principalement des hommes postuler aux missions commerciales et stratégiques. Tout commence par l’image. Il ne faut pas forcément pousser les jeunes filles vers les filières techniques, mais les encourager à s’imposer dans des environnements commerciaux compétitifs. »

À propos de Dorien Roes

Dorien Roes a débuté sa carrière dans la vente internationale chez Materialise, une entreprise technologique. En tant qu’Account Manager, elle a développé les marchés espagnol et portugais de manière indépendante. Elle a ensuite rejoint l’entreprise de logiciels Sigma Conso, où elle a constitué une équipe commerciale internationale et ouvert des bureaux dans le monde entier. Elle est aujourd’hui Country Manager Belux chez Workday.

Veerle is een freelance journalist, copywriter en redacteur. Ze is gespecialiseerd in onderwijs, zorg en hr. Inspirerende gesprekken pent ze neer in leerrijke interviews en boeiende verhalen. Voir tous les articles de Veerle Saman