"Exploring the future of work & the freelance economy"

Un consultant doit-il limiter le nombre de conseils donnés aux clients?

En tant que consultant externe, dans quelle mesure partagez-vous vos conseils et votre expertise ? Ce fut l’une des questions posées lors d’un séminaire à Marleen Deleu, rédactrice en chef de NextConomy. Nous en avons parlé avec Ronald Jordens qui a plus de dix ans d’expérience en consultance achats et supply chain, et qui est depuis peu Business director du HR-solution provider Pro-Cured, pour qui il délègue des consultants auprès des entreprises (www.pro-cured.be).

« Un consultant se doit de partager ses connaissances avec son client », explique Ronald. « Ne paie-t-il pas aussi pour cela ?  Ce sera bénéfique pour le client.  Mais peut l’être aussi pour le consultant. »

Personal branding

Un consultant repère rapidement les lacunes d’une organisation et sait comment il va pouvoir aider le client. « En communiquant franchement, le consultant se construira une belle carrière », affirme Ronald.

Relation à long terme

Partager ses connaissances gratis est toutefois une question qu’il faut débattre. « Supposons que le consultant constate des lacunes qui ne concernent pas directement sa mission. Il se fait qu’il peut y remédier grâce à sa méthodologie ou à un outil personnel. Dans ce cas, il n’y a pas lieu, selon moi, d’agir avec altruisme. Il s’agira plutôt d’adapter le contrat de sa mission », nous dit Ronald. « Un consultant doit assister au mieux son client, et il y va de son intérêt de proposer de le suivre afin d’établir une relation sur le long terme. »

Éviter d’aboutir sur une voie de garage

« Restez attentif au contenu exact de la mission qui vous a été confiée, et veillez à vous y tenir », conseille Ronald. Vous vous êtes préalablement mis d’accord sur un prix, sur des résultats à obtenir et sur des délais à respecter. « Lorsque le consultant se détourne de sa mission première pour s’occuper d’autres problématiques rencontrées, il risque à coup sûr de se retrouver sur une voie de garage. À moins qu’il ne reçoive une demande expresse du client. Il ne faut surtout pas que la qualité de sa mission initiale puisse en pâtir. Et il faut se méfier des répercussions qui pourraient en découler. »

Vous aussi, vous êtes un consultant ? Êtes-vous d’accord ou pas avec Ronald ? Faites part de votre opinion ci-dessous.